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Kiev plongée dans le froid après des frappes russes

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La moitié des immeubles résidentiels de Kiev étaient privés d'électricité vendredi après les bombardements massifs russes de la veille. (© KEYSTONE/EPA/SERGEY DOLZHENKO)

Au lendemain de frappes russes massives sur Kiev, de nombreux habitants de la capitale de l'Ukraine se retrouvent samedi privés de chauffage dans un froid glacial, en attendant une nouvelle réunion des Nations unies lundi.

Les bombardements ont fait au moins quatre morts et privé de chauffage la moitié des immeubles résidentiels de la ville, poussant son maire, Vitaly Klitschko, à appeler vendredi la population à évacuer "temporairement".

Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira lundi à la demande de l'Ukraine à la suite de ces frappes et du recours par Moscou à son missile balistique de dernière génération Orechnik.

"La Russie a atteint un nouveau niveau effroyable de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité dans ses attaques contre les civils et infrastructures civiles en Ukraine", dénonce l'ambassadeur d'Ukraine à l'ONU Andriï Melnyk dans sa lettre demandant la réunion, vue par l'AFP, dans laquelle il affirme que l'utilisation du missile constitue une "menace grave et sans précédent pour la sécurité du continent européen".

L'Union européenne, Paris, Berlin et Londres ont dénoncé une "escalade" de la part de Moscou dans l'utilisation de ce missile de portée intermédiaire (IRBM) capable d'emporter des ogives nucléaires.

La Russie a continué de pilonner l'Ukraine après avoir la veille le plan européen de déploiement d'une force multinationale dans le pays après une éventuelle fin du conflit.

Le Royaume-Uni a de son côté annoncé vendredi mobiliser des fonds d'environ 230 millions d'euros pour préparer son armée à un tel déploiement en cas de cessez-le-feu avec la Russie.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réclamé une "réaction claire" de la communauté internationale après cette attaque en pleine vague de froid, qui a touché une quarantaine de sites dans la capitale.

Le parquet ukrainien a fait état de 4 morts et de 26 blessés.

"La moitié des immeubles d'habitation à Kiev - près de 6000 - sont actuellement privés de chauffage", s'est alarmé M. Klitschko, qui a exhorté ceux qui le peuvent à quitter "temporairement" la ville.

Les journalistes de l'AFP n'ont pas constaté d'affluence massive dans les gares routières et ferroviaires.

Des équipes étaient à l'oeuvre vendredi par des températures oscillant entre -7°C et -12°C pour rétablir au plus vite le chauffage dans la capitale, coupé pour 417'000 foyers, selon l'opérateur électrique privé DTEK.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a condamné ces frappes. "Les attaques contre des civils et des infrastructures civiles violent le droit international humanitaire. Peu importe où elles se produisent, elles sont inacceptables et doivent cesser immédiatement", a-t-il déclaré selon son porte-parole.

"Où est l'Amérique ?"

Nina, 70 ans, qui vit dans l'un des bâtiments touchés, s'est dite en colère que le monde parle d'un possible accord pour mettre fin au conflit quand la Russie bombarde. "Où est l'Europe, où est l'Amérique?", a-t-elle lancé, interrogée par l'AFP.

Moscou a dit avoir frappé des "cibles stratégiques" en Ukraine, notamment avec son missile balistique Orechnik, dont les ogives peuvent atteindre une vitesse d'environ 13'000 km/h.

Selon le ministère russe de la Défense, ces attaques ont été menées "en réponse" à une tentative ukrainienne de frapper une résidence de Vladimir Poutine fin décembre, des accusations que Kiev et les Occidentaux qualifient de "mensonges".

Le service ukrainien de sécurité (SBU) a diffusé des images de débris présentés comme étant ceux du missile Orechnik utilisé par Moscou pour frapper la région de Lviv (ouest). Il n'a pas précisé quelles cibles avaient été visées par l'engin ni l'ampleur des dégâts.

Des habitants de Roudno, en périphérie de Lviv, ont affirmé à l'AFP avoir entendu des explosions et certains ont signalé des coupures de gaz.

"Il fait -18 à -20°C et il n'y a plus de gaz. Les gens ont des jeunes enfants, des familles. Comment peuvent-ils vivre sans pouvoir se réchauffer?", s'est interrogée Slava, une femme de 70 ans.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiga, a estimé que l'attaque, dans une région située près de la frontière avec l'UE et l'Otan, était un "test pour l'alliance transatlantique".

Les dirigeants français, allemand et britannique Emmanuel Macron, Friedrich Merz et Keir Starmer ont dénoncé les attaques "continues" de la Russie, "y compris l'utilisation d'un missile balistique de portée intermédiaire Orechnik", qui constituent "une escalade et sont inacceptables", au cours d'un échange téléphonique vendredi.

Le missile Orechnik, qui ne portait pas d'ogive nucléaire lors de ces tirs, a été utilisé pour la première fois en 2024 contre une usine militaire située dans la ville de Dnipro, dans le centre-est de l'Ukraine.

"Cibles légitimes"

Près de quatre ans après le déclenchement par le Kremlin de l'offensive à grande échelle, l'armée russe continue de bombarder l'Ukraine quasi-quotidiennement, ciblant notamment les installations énergétiques et portuaires.

Kiev a accusé Moscou vendredi d'avoir frappé avec des drones deux cargos naviguant en mer Noire, causant la mort d'un marin de nationalité syrienne, après plusieurs opérations similaires ces dernières semaines.

En réponse, l'Ukraine vise également les infrastructures énergétiques russes.

Quelque 556'000 personnes ont ainsi été privées vendredi matin de courant et de chauffage dans la région russe de Belgorod, frontalière de l'Ukraine, selon son gouverneur, Viatcheslav Gladkov.

Ces nouvelles frappes interviennent à un moment où les discussions diplomatiques impulsées par le président américain Donald Trump ces derniers mois semblent dans l'impasse.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Chili: arrestation du meurtrier du chanteur Victor Jara tué en 1973

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Victor Jara avait été torturé et criblé de 44 balles le 16 septembre 1973 (archives). (© KEYSTONE/AP HO/FUNDACION VICTOR JARA, PATRICIO)

La justice chilienne a annoncé dimanche l'arrestation de l'ex-militaire Nelson Haase, condamné en 2023 à 25 ans de prison pour l'enlèvement et le meurtre en 1973 du chanteur Victor Jara à l'époque de la dictature. L'homme avait pris la fuite à l'annonce du jugement.

Victor Jara, qui était aussi auteur et compositeur, a été torturé et criblé de 44 balles le 16 septembre 1973, à 40 ans, cinq jours après le coup d'Etat d'Augusto Pinochet. Il était une figure de proue de la Nouvelle Chanson chilienne, un mouvement musico-social des années 1960 dans le pays andin.

"Un ordre d'incarcération a été donné à l'encontre du militaire à la retraite Nelson Haase Mazzei", ont expliqué dans un communiqué transmis à l'AFP les autorités judiciaires. Selon les médias locaux, il avait été localisé dans la région de Los Lagos, à 950 kilomètres au sud de la capitale Santiago.

Six autres anciens militaires ont été condamnés en 2023 à des peines allant de huit à 25 ans de prison pour ce meurtre. Cinq sont déjà en prison, tandis que le général Hernan Chacon s'est suicidé lors d'une descente de police pour l'arrêter.

Environ 3200 personnes ont été tuées ou ont disparu sous la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

RDC: un millier de nouveaux cas d'Ebola recensés en dix jours

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Le foyer d'Ebola se situe en Ituri, province du nord-est congolais frontalière du Soudan du Sud et de l'Ouganda, qui concentre près de 90% des cas (archives). (© KEYSTONE/AP/Dirole Lotsima Dieudonne)

Plus de 3000 cas du virus Ebola, dont 1354 décès, ont été recensés en République démocratique du Congo (RDC), depuis le début de l'épidémie, ont indiqué dimanche les autorités congolaises. Le seuil des 2000 cas a été dépassé à la mi-juillet.

La RDC fait face à une flambée d'Ebola dans l'est, une région en proie à plus de 30 années de conflits.

Le virus, qui se transmet par contact avec les fluides corporels et provoque une fièvre hémorragique, a tué plus de 15'000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années. L'épidémie la plus meurtrière en RDC avait fait près de 2300 morts pour 3500 malades recensés entre 2018 et 2020.

La 17e épidémie en RDC, déclarée officiellement le 15 mai, est causée par la souche Bundibugyo pour laquelle il n'existe ni vaccin ni traitement. Dimanche, 3075 cas ont été confirmés dans cinq provinces du pays, dont 1354 décès, selon les données publiées par les autorités de la RDC.

Foyer en Ituri

Le seuil des 2000 cas confirmés avait été dépassé le 15 juillet. Les autorités congolaises ont déclaré dans ce rapport que les "données disponibles permettent de suivre de façon plus précise l'évolution des cas et des décès", en raison d'une "amélioration concrète de la détection et de la confirmation des cas".

Le foyer de la crise, qui pourrait durer plusieurs mois, se situe en Ituri, province du nord-est congolais frontalière du Soudan du Sud et de l'Ouganda, qui concentre près de 90% des cas, selon l'OMS.

Des mouvements de grève du personnel chargé de la riposte qui réclament leurs salaires y ont été observés dans plusieurs hôpitaux ces derniers jours.

Experts de la santé et organisations se sont mobilisés pour développer rapidement des vaccins et des traitements contre le virus Bundibugyo. Un premier volontaire a reçu vendredi un vaccin expérimental ciblant spécifiquement la souche Bundibugyo du virus Ebola, selon l'université d'Oxford.

Plusieurs autres vaccins expérimentaux contre Bundibugyo sont également en cours de développement accéléré en vue d'entrer en phase d'essais cliniques, tandis que deux traitements potentiels sont en préparation.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

TdF: Mathieu van der Poel s'adjuge la dernière étape

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Tadej Pogacar a remporté dimanche à Paris son 5e Tour de France. (© KEYSTONE/AP/Mosa'ab Elshamy)

Héroïque, Mathieu van der Poel a remporté l'ultime étape du Tour de France dimanche à Paris en résistant au retour du peloton. Tadej Pogacar s'est imposé pour la 5e fois au classement général.

Réduite à 89 kilomètres au lieu de 132,5 pour soulager les forces de sécurité engagées contre les incendies, la dernière étape de cette Grande Boucle a tenu ses promesses, avec au menu la triple ascension de la Butte Montmartre. Incapable de tenir la roue de Wout Van Aert dans la rue Lepic l'an dernier, Pogacar a cette fois résisté à l'accélération de Mathieu van der Poel à 10 kilomètres de l'arrivée.

Le duo a ensuite résisté au retour du peloton pour se jouer la victoire. "MDVP" a lâché le Slovène dans les derniers mètres pour devancer d'une roue son coéquipier de l'équipe Alpecin Jasper Philipsen sur la ligne d'arrivée et engranger un 2e succès sur cette 113e édition.

Sans surprise, Pogacar a remporté pour la 5e fois de rang le classement général, devant Remco Evenepoel (2e à 6'26) et son coéquipier Isaac Del Toro (3e à 9'42), qui s'adjuge également le maillot blanc de meilleur jeune. Richard Carapaz (meilleur grimpeur) et Mads Pedersen (points) se sont imposés dans les autres classements annexes.

Meilleur Suisse, le Jurassien Yannis Voisard a conclu son premier Tour de France au 11e rang final (à 38'02 de Pogacar) le jour de ses 28 ans. Le leader de la formation Tudor était encore dans le top 10 jeudi, mais en a été chassé par Carapaz, vainqueur de l'étape-reine samedi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le Mont Olympe au patrimoine mondial de l'Unesco

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La lumière du matin éclaire le Mytikas, le plus haut sommet de Grèce (au centre à gauche), et le Stefani, connu sous le nom de "trône de Zeus" (au centre à droite), au sommet du mont Olympe, vus depuis les environs de Litochoro, dans le nord de la Grèce. (© KEYSTONE/AP/Petros Giannakouris)

La Grèce s'est félicitée dimanche de l'inscription du mont Olympe sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Plus haute montagne du pays, cette réserve naturelle protégée est considérée, dans la mythologie grecque, comme le domicile des dieux de l'Antiquité.

"À partir d'aujourd'hui (dimanche) le mythique Olympe devient une montagne de toute l'humanité", s'est félicité le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis sur son compte Facebook.

Il a souligné que "l'inscription du site sur la liste du patrimoine mondial était un succès national important".

Dimanche, lors des travaux de la 48e session du Comité du patrimoine mondial de l'Unesco - qui se tient du 19 au 29 juillet à Busan en Corée du Sud - la réserve du mont Olympe dont le sommet est situé à une altitude de 2914 mètres au-dessus de la mer, a été inscrite à l'unanimité sur la liste des sites naturels et culturels du patrimoine mondial.

Une des biodiversité les plus riches d'Europe

Le mont Olympe est l'une des zones de biodiversité les plus riches d'Europe, abritant plus de 2000 plantes, dont des dizaines d'espèces que l'on ne trouve nulle part ailleurs, ainsi qu'une faune rare, selon des experts.

De nombreux touristes se rendent "dans ce centre de la mythologie grecque où Homère évoqua les douze dieux grecs et leurs palais sur le mont Olympe", souligne Unesco.

Outre le mont Olympe, les Forteresses royales du Languedoc et les plages du débarquement en Normandie en France, ainsi que les savanes de Boma-Badingilo au Soudan, ont été inscrites dimanche au patrimoine mondial de l'Unesco.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Joshua finit par l'emporter par KO face à Prenga

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Anthony Joshua (à gauche) a préparé idéalement le choc prévu face à Tyson Fury en battant Kristian Prenga (à droite) (© KEYSTONE/AP/Ali Issa)

Après avoir été mis deux fois au tapis, Anthony Joshua l'a finalement emporté par KO face à l'Albanais Kristian Prenga samedi soir à Jeddah chez les lourds.

Le Britannique a ainsi lancé idéalement le choc prévu en fin d'année face à Tyson Fury.

Anthony Joshua a toutefois eu chaud: après 20 secondes de combat et un uppercut du droit au menton de Prenga, surpris, il a été envoyé au tapis. Et s'il est parvenu à se relever, il a de nouveau connu un passage délicat, acculé dans les cordes et une nouvelle fois envoyé au sol vers la fin du premier round.

Mais Anthony Joshua s'est bien repris dans le deuxième round, contrôlant la puissance de Prenga, avant de le surprendre en alignant une belle combinaison conclue par une lourde frappe du gauche.

Il s'agissait du premier combat du Britannique depuis l'accident de voiture au Nigeria en décembre 2025 qui avait mis sa carrière entre parenthèses, et dans lequel deux de ses amis, Sina Ghami et Latif Ayodele, avaient perdu la vie.

Le boxeur de 36 ans avait d'ailleurs la voix brisée par l'émotion au moment de répondre sur le ring à une question au sujet de ses amis et des sentiments qui l'ont habité ces sept derniers mois. "C'était l'esprit, c'était pour Latz, c'était pour Sina. C'était pour la famille", a-t-il déclaré.

"On y est!"

Cette victoire lance en tout cas idéalement la +Bataille d'Angleterre+ entre Joshua et Fury prévue en novembre, dans un lieu restant à déterminer. Tyson Fury, 37 ans, a lui connu un combat de préparation beaucoup moins mouvementé en battant Mariusz Wach par abandon au septième round vendredi à Pattaya, en Thaïlande.

Anthony Joshua n'a d'ailleurs pas manqué l'occasion de lancer les hostilités après sa victoire. "Je vais lui arracher le coeur ! Je suis le champion le plus féroce et le plus impitoyable qui ait jamais existé. Personne ne peut m'arrêter", a-t-il lancé.

Avant de nuancer: "Trêve de plaisanterie, il y a deux facettes à tout cela. D'un côté, il y a le feu. Il faut avoir cette énergie, cette rage. Mais il y a aussi le respect. Je respecte tout ce qu'il a fait et tout ce qu'il a accompli. Mais en tant que combattant, et pour quelqu'un qui réclame ce combat depuis longtemps : on y est!"

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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