Quatre personnes ont été blessées par des frappes nocturnes israéliennes dans la région de Baalbeck, bastion du Hezbollah dans l'est du Liban, a rapporté dimanche un correspondant de l'AFP.
"Des avions de chasse des forces de défense israéliennes ont frappé un site de production contenant des armes dans la zone de Baalbeck", a communiqué l'armée israélienne dans la nuit de samedi à dimanche.
D'après un correspondant de l'AFP, "l'aviation israélienne a lancé cinq missiles sur un bâtiment habité de deux étages à al-Osseira, aux abords de Baalbeck". Il a ajouté que les frappes ont visé un centre du Hezbollah qui avait été déserté depuis un moment, faisant quatre blessés parmi les habitants des immeubles voisins. Un précédent bilan faisait état de trois blessés.
"En riposte au bombardement" à Baalbeck, le Hezbollah a dit avoir lancé près d'une heure plus tard "plus de soixante roquettes de type Katioucha" sur deux positions militaires israéliennes dans le Golan syrien occupé par Israël.
La formation libanaise pro-iranienne a indiqué avoir visé une base et une caserne faisant office de "siège du commandement de la défense aérienne, où des membres de la brigade de Golani s'y entraînaient après être rentrés de la bande de Gaza".
Calme relatif
L'armée israélienne a, elle, rapporté avoir repéré "environ 50 lancements" depuis le Liban "en direction du nord d'Israël", expliquant en avoir intercepté plusieurs et avoir frappé au moyen de son aviation plusieurs des lanceurs impliqués. Israël n'a fait mention d'aucune victime et d'aucun dégât.
Israël lance depuis plusieurs semaines des raids aériens de plus en plus en profondeur sur le territoire libanais, contre des positions du Hezbollah, accentuant les menaces d'une guerre ouverte. En plus de cinq mois d'échanges de tirs transfrontaliers, la région de Baalbeck a été visée à plusieurs reprises.
Cette frappe, à une centaine de kilomètres de la frontière israélo-libanaise, intervient après un calme relatif d'une dizaine de jours entre le Hezbollah et l'armée israélienne.
Le mouvement libanais, qui affirme qu'il ne mettra fin à ses attaques contre Israël qu'en cas de cessez-le-feu à Gaza, a dit samedi avoir mené plusieurs attaques sur des positions militaires israéliennes.
Depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza, au moins 323 personnes ont été tuées au Liban, des combattants du Hezbollah pour la plupart, et au moins 56 civils, selon un décompte de l'AFP.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp