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A Chypre, les sirènes retentissent 50 ans après l'invasion turque

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Chypre marque le coup 50 ans après l'invasion turque. Photo : le Premier ministre chypriote Nikos Christodoulides à Bruxelles en juin dernier. (© KEYSTONE/EPA/OLIVIER MATTHYS)

Les sirènes ont retenti samedi à l'aube à Chypre, pour marquer les 50 ans de l'invasion par les troupes turques de l'île méditerranéenne, qui reste depuis coupée en deux.

Dans la partie sud de l'île contrôlée par la République de Chypre - seule reconnue internationalement et membre de l'UE depuis 2004 - les sirènes ont été activées à 05h30 locales, heure du début, en 1974, de l'opération Attila de l'armée turque, qui allait conquérir un tiers du territoire, provoquant le déplacement d'environ 40 % de la population.

Une zone tampon, où patrouillent les forces de maintien de la paix de l'ONU, traverse aujourd'hui l'île d'ouest en est, avec des points de passage et des contrôles frontaliers séparant le sud, à majorité chypriote grecque, du nord chypriote turc.

Avant l'anniversaire, des vétérans chypriotes grecs de l'invasion se disaient pessimistes quant aux perspectives de réunification.

"Cela fait 50 ans maintenant et il n'y a toujours pas de solution, et il n'y a pas d'espoir", a déclaré à l'AFP Demetris Toumazis, emmené en Turquie en tant que prisonnier de guerre en 1974.

Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, est attendu à Chypre dans la soirée pour assister aux commémorations aux côtés du président chypriote, Nikos Christodoulides.

Ce dernier doit présider une cérémonie à la mémoire des soldats tombés au combat dans la matinée, suivie d'un service religieux dans le village de Kokkinotrimithia, à l'ouest de Nicosie, la dernière capitale divisée au monde.

M. Mitsotakis le rejoindra pour la présentation d'un projet artistique autour de la mémoire de l'invasion au palais présidentiel de Nicosie, avant des discours des deux dirigeants.

"Penser différemment"

Dans la République Turque de Chypre du Nord (RTCN), autoproclamée et reconnue seulement par Ankara, l'ambiance sera tout autre, à la fête.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, y est attendu, sous haute sécurité, pour participer à des événements commémoratifs, dont un défilé militaire.

La RTCN, qui a déclaré unilatéralement son indépendance en 1983, reste soumise à un embargo international, et vit sous perfusion de la Turquie.

Après des décennies de pourparlers, qui ont échoué à conduire à la réunification, la dernière envoyée en date des Nations unies, la diplomate colombienne Maria Angela Holguin Cuellar, a écrit dans une lettre ouverte début juillet qu'il était nécessaire de "s'éloigner" des solutions du passé et de "penser différemment".

Le dernier cycle de négociations a échoué en 2017. Auparavant, les Chypriotes grecs avaient rejeté, en avril 2004, lors d'un référendum, un plan d'unification soutenu par les Nations unies.

L'invasion a été déclenchée par une tentative de coup d'Etat de nationalistes chypriotes-grecs, soutenu par la junte des colonels à Athènes, pour rattacher l'île à la Grèce, ce à quoi la communauté chypriote turque s'opposait avec acharnement.

L'opération Attila a été le point culminant d'une période de conflits dans l'histoire de l'île, colonie britannique à partir de 1878 et devenue indépendante en 1960.

Le Royaume-Uni, la Grèce, la Turquie et les dirigeants chypriotes avaient négocié cette indépendance dans le cadre d'une Constitution complexe, conçue pour garantir les droits de la minorité chypriote turque, forte alors d'environ 18% de la population.

Le traité d'indépendance de Chypre interdit l'union avec la Grèce ou la Turquie ainsi que la partition, et fait de Londres, Athènes et Ankara les garants de l'indépendance, de l'intégrité territoriale et de la sécurité de l'île.

Mais le système s'était effondré fin 1963 dans un contexte de violences intercommunautaires, qui avaient conduit les Chypriotes turcs à se retirer dans des enclaves, divisant déjà Nicosie.

Huseyin Silman, un Chypriote turc originaire de Nicosie, raconte à l'AFP que ses parents sont encore "traumatisés", "opposés à toute réunification". Mais ce quadragénaire travaillant pour le groupe de réflexion Global Policies Center se veut toutefois optimiste, misant sur les jeunes générations.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Climat: les conditions extrêmes deviennent "la norme"

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Le mois de mai a engendré des situations "particulièrement difficiles" en France, au Royaume-Uni, en Irlande et au Portugal, selon Copernicus (archives). (© KEYSTONE/AP/ANNA SZILAGYI)

Les phénomènes extrêmes deviennent "la norme" en Europe, s'alarme l'observatoire climatique européen Copernicus dans un rapport publié mercredi. Le mois de mai se classe deuxième après le record de chaleur de mai 2024.

"En Europe, une vague de chaleur inhabituellement précoce et intense montre à quelle vitesse les phénomènes climatiques extrêmes sont en train de devenir la norme plutôt que l'exception", a affirmé Samantha Burgess, climatologue de Copernicus, citée dans un communiqué.

Le mois de mai a établi de nombreux nouveaux records mensuels sur le continent et engendré des situations "particulièrement difficiles" en France, au Royaume-Uni, en Irlande et au Portugal, rappelle Copernicus.

"Bien que remarquable, ce phénomène s'inscrit dans le cadre du réchauffement rapide de l'Europe et de la tendance à long terme à des vagues de chaleur plus fréquentes, plus intenses et survenant plus tôt dans la saison", explique l'institut européen dans son bilan mensuel du climat mondial.

A l'échelle mondiale, mai 2026 reste toutefois derrière mai 2024 en terme de températures. Terres et mers confondues, la température moyenne a été de 15,81 degrés Celsius, soit 1,42 degré au-dessus des valeurs estimées pour la période préindustrielle (1850-1900), avant que la combustion massive du charbon, du pétrole et du gaz ne réchauffe durablement le climat, montre ce rapport.

El Niño redouté

Le climat a été mis sous pression par des températures "exceptionnellement élevées" de l'eau dans le Pacifique tropical, alors que le Pacifique équatorial "poursuit sa transition vers des conditions El Niño, attendues dans les mois à venir", explique Copernicus.

El Niño est l'une des phases d'un cycle naturel dans l'océan Pacifique, qui se manifeste certaines années et démarre habituellement au printemps, affectant progressivement dans les mois suivants les températures, les vents et le climat dans le reste du globe.

Pour certaines régions, cela se traduit par des sécheresses, comme en Australie ou en Indonésie. D'autres, comme le Pérou, devront se préparer à des pluies diluviennes.

Le dernier épisode date de 2023/2024. Sa survenance est probable à 80% entre juin et août, a alerté début juin l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Bienvenue aux Etats-Unis, si vous pouvez entrer

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Malgré des déclarations rassurantes il y a quelques mois, Gianni Infantino et la FIFA sont impuissants face aux décisions controversées de l'immigration américaine. (© KEYSTONE/AP/JACQUELYN MARTIN)

Le coup d'envoi du Mondial 2026 va être donné jeudi, en dépit de controverses surpassant celles des précédentes éditions. A J-2, les regards sont braqués sur les frontières étasuniennes.

Trois des plus vastes territoires de la planète (Canada, Etats-Unis, Mexique), 48 équipes, 104 matches. Gianni Infantino, le président de la FIFA, peut pavoiser. Il a mis sur pied "le plus grand Mondial de l'histoire." Mais peut-être aussi le plus controversé.

On aurait pu penser que le retour en Amérique du Nord, 32 ans après un Mondial 1994 qui avait initié les Etats-Unis au "soccer", allait faire du bien au monde du football. Il y avait eu la Russie de Vladimir Poutine, quatre ans après l'annexion de la Crimée. Puis l'édition hivernale au Qatar, jouée parmi les fantômes de travailleurs morts pour ériger des stades.

En territoire ennemi

Mais pour la première fois de l'histoire, une équipe, l'Iran, s'apprête à disputer un Mondial en territoire ennemi. Ici, point de métaphore guerrière que le sport aime tant: l'offensive israélo-américaine qui a embrasé le Moyen-Orient a longtemps mis en péril la participation de la "Team Melli".

Alors que son camp de base a été délocalisé à Tijuana, au Mexique, la sélection iranienne a finalement obtenu des visas "à entrées multiples" pour pénétrer sur le sol étasunien. Elle ne pourra toutefois pas s'attarder à Los Angeles et Seattle, où ses trois premiers matches sont prévus. Selon l'Ambassadeur iranien au Mexique, la délégation devra quitter les lieux le jour même de son arrivée.

La FIFA se serait sans doute bien passée de ce feuilleton, venu s'ajouter à une longue liste de polémiques depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Le président des Etats-Unis n'a pas caché sa volonté de s'approprier l'évènement, sur fond de tensions assumées avec ses voisins canadien et mexicain.

Car même si les trois pays sont co-organisateurs, ce sont bien les USA qui se taillent la part du lion avec 78 des 104 matches organisés sur leur sol. Cantonnés à 13 matches chacun, zéro à partir des quarts de finale, le Canada et le Mexique font presque de la figuration.

Une réalité favorable à Donald Trump, dont la politique sécuritaire a eu de nombreuses conséquences ces derniers jours. Les différents "travel bans" décrétés à partir de juin 2025 concernent quatre pays qualifiés: interdiction totale de voyager pour les ressortissants de l'Iran et d'Haïti, partielle pour ceux du Sénégal et de la Côte d'Ivoire. Mais l'obtention d'un visa touristique pour les supporters des deux pays africains s'est apparentée à un chemin de croix.

Même des pays non concernés par les "travel bans" de Donald Trump sont touchés. Le Times a révélé samedi que des supporters écossais, hôtels réservés et billets de match achetés, avaient vu leur autorisation électronique (ESTA) être annulée au dernier moment.

La FIFA impuissante

La délégation irakienne a également été freinée à son arrivée à l'aéroport de Chicago. Son attaquant star Aymen Hussein a été interrogé pendant plusieurs heures par des agents de l'immigration, tandis que le photographe officiel de la sélection, Talal Salah, n'a pas pu entrer sur le territoire américain malgré un visa valide.

Dernier scandale en date lundi, le Somalien Omar Artan, nommé meilleur arbitre d'Afrique en 2025 et choisi par la FIFA pour officier lors du Mondial, a été refoulé à son arrivée à Miami. Impuissante, l'instance mondiale a dû se ranger derrière cette décision.

En août 2025, devant un parterre de journalistes à Nairobi, au Kenya, Gianni Infantino déclarait pourtant: "Je pense qu'il est important de clarifier les choses, car il y a beaucoup d'idées fausses qui circulent. Tout le monde sera le bienvenu au Canada, au Mexique et aux États-Unis pour la Coupe du monde."

Le Haut-Valaisan poursuivait: "Il y a évidemment un processus à suivre pour obtenir des visas. Ce processus sera fluide et garantira que les équipes qualifiées pourront venir avec leurs supporters." Dix mois plus tard, le constat est pourtant brutal: la FIFA ne peut tout simplement rien faire face au pouvoir discrétionnaire de l'immigration américaine.

Le sport, malgré tout

Dans ce contexte, il y aura malgré tout du sport. Le match d'ouverture, un "remake" de celui de 2010 entre l'Afrique du Sud et le Mexique, aura lieu jeudi au stade Azteca de Mexico (21h00 en Suisse), là-même où Pelé (1970) et Maradona (1986) ont été sacrés champions du monde, et sont devenus des dieux.

Les favoris de cette 23e édition sont connus: l'Espagne de Lamine Yamal, la France d'Ousmane Dembélé, l'Argentine de Lionel Messi... Et parmi les 48 équipes qualifiées, un peu de fraîcheur: Ouzbékistan, Cap-Vert ou Curaçao. Des petites nations du football qui ont obtenu le droit de participer à la fête sur le terrain. Là où personne, espérons-le, ne devrait être refoulé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Afghanistan: au moins treize morts dans des frappes pakistanaises

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Des affrontements sporadiques entre Afghanistan et Pakistan ont mené à la fin février à l'éclatement d'une guerre ouverte entre les deux pays (archives). (© KEYSTONE/EPA/QUDRATULLAH RAZWAN)

Au moins treize personnes sont mortes en Afghanistan dans des frappes pakistanaises à proximité de la frontière entre les deux pays, ont indiqué mercredi le gouvernement afghan et des sources locales. Ces bombardements sont les plus meurtriers depuis des semaines.

"Hier soir, l'armée pakistanaise a une nouvelle fois violé l'espace aérien de l'Afghanistan et bombardé des habitations civiles dans les provinces de Kunar, Khost et Paktika. Ces attaques ont tué onze enfants, une femme et un homme âgé", a écrit sur le réseau social X le porte-parole du gouvernement taliban, Zabihullah Mujahid.

Un responsable de la province de Khost, qui a requis l'anonymat, a déclaré à l'AFP qu'une frappe sur une maison dans le district de Spera avait tué neuf personnes et fait dix blessés.

Un habitant de la province voisine de Paktika a indiqué qu'une autre attaque avait fait trois morts.

Sollicitée par l'AFP, l'armée pakistanaise n'a pas répondu dans l'immédiat.

Ces frappes sont les plus meurtrières depuis des semaines. Un calme relatif était revenu près de la frontière, après des affrontements sporadiques ayant mené à la fin février à l'éclatement d'une guerre ouverte entre les deux pays.

Au moins 372 civils afghans ont été tués dans ces violences entre le 1er janvier et le 31 mars, selon un rapport de l'ONU publié mi-mai.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'armée américaine bombarde l'Iran accusé d'avoir abattu un Apache

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Des médias iraniens ont évoqué des attaques menées par des avions de combat américains (archives). (© KEYSTONE/AP U.S. Central Command)

L'armée américaine a annoncé mardi mener des frappes contre l'Iran après qu'un de ses hélicoptères, de type Apache, a été abattu près du détroit d'Ormuz. Les médias iraniens ont rapporté des explosions dans le sud du pays.

"Des frappes d'autodéfense contre l'Iran" ont commencé à 23h00 (en Suisse) "sur ordre du commandant en chef", a affirmé sur le réseau social X le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, en référence au président américain Donald Trump. "La mission est une réponse proportionnée à une agression iranienne injustifiée", a ajouté l'armée.

"La réponse devrait être très forte, très puissante", a toutefois dit le président américain, selon des propos rapportés par la chaîne de télévision américaine ABC.

Selon des médias iraniens, des explosions ont été entendues en plusieurs lieux sur la côte sud de l'Iran, près du stratégique détroit d'Ormuz, toujours bloqué. La télévision d'Etat iranienne a ensuite rapporté que l'attaque avait cessé mercredi matin.

Pétrole à la hausse

Le président Trump avait accusé un peu plus tôt les Iraniens d'avoir abattu la veille un hélicoptère militaire américain "de type Apache pendant qu'il survolait le détroit d'Ormuz", dont les deux occupants avaient pu s'éjecter. Il avait promis de "répliquer".

L'annonce de ces frappes a fait repartir à la hausse les prix du pétrole. Le baril de WTI, référence américaine du brut, s'échangeait ainsi pour 89 dollars (en hausse de 1%) mercredi avant l'ouverture des marchés asiatiques.

Avant les frappes américaines, le ministre iranien des affaires étrangères avait semblé vouloir minimiser l'incident impliquant l'hélicoptère. "Les forces étrangères à proximité de notre territoire sont constamment exposées à des risques, en raison de leurs propres erreurs humaines, de simples accidents ou de la possibilité d'être prises dans des tirs croisés. Pour réduire ce risque, la meilleure solution est qu'elles partent", avait souligné Abbas Araghchi sur le réseau social X.

"Nous préférons le langage diplomatique, mais nous parlons aussi d'autres langues", avait-il poursuivi, plus menaçant.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Lutte contre l'immigration: le Congrès américain vote un budget

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L'adoption du texte au Congrès américain survient après plusieurs mois de polémiques autour des pratiques de la police de l'immigration (ICE) et de la police aux frontières (archives). (© KEYSTONE/EPA/WILL OLIVER)

La chambre américaine des représentants a approuvé mardi un texte budgétaire de près de 70 milliards de dollars pour la lutte contre l'immigration. Cette thématique est l'une des priorités du président américain Donald Trump.

Le projet de loi a déjà adopté par le Sénat la semaine dernière. Il prévoit sur les trois prochaines années 38 milliards de dollars pour la police de l'immigration (ICE), 26 milliards pour la police aux frontières (CBP) et 5 milliards supplémentaires pour des coûts imprévus.

Cette enveloppe permettra d'assurer le financement du programme massif d'expulsions décidé par Donald Trump, d'autant plus que ces fonds s'ajoutent aux 140 milliards de dollars déjà approuvés l'an dernier par le Congrès, à majorité républicaine, à destination de la lutte contre l'immigration.

Le gouvernement américain fait face à la pression des partisans d'une ligne plus dure contre l'immigration, qui regrettent que les autorités ne soient pas parvenues à remplir l'objectif d'un million d'expulsions annuelles.

Tom Homan, l'un des architectes de ce programme d'expulsions au sein du gouvernement, a promis mardi une accélération des opérations, notamment à New York, ville votant en grande majorité pour les démocrates.

"Chèque en blanc"

Après le vote, le président de la chambre des représentants, le républicain Mike Johnson, a salué dans un communiqué le fait que "les démocrates seront dans l'impossibilité de retirer le financement" de l'ICE et de la CBP pour les prochaines années.

Le texte budgétaire doit être à présent transmis à la Maison-Blanche pour une promulgation par le président. Son adoption survient après plusieurs mois de polémiques autour des pratiques de l'ICE et de la CBP.

Les démocrates demandaient d'importantes réformes pour ces deux agences, depuis la mort à Minneapolis en janvier de Renee Good et d'Alex Pretti, deux Américains tués par des agents fédéraux en marge de manifestations contre les opérations de l'ICE dans cette ville du nord des Etats-Unis.

"Nous estimons que les dollars des contribuables doivent servir à rendre la vie plus abordable pour les Américains, pas à donner un nouveau chèque en blanc de 70 milliards de dollars à l'ICE", a estimé lundi le chef de la minorité à la chambre, Hakeem Jeffries.

Le texte approuvé mardi ne comprend finalement pas ces réformes demandées par l'opposition. Plusieurs mesures voulues par Donald Trump ne figurent pas non plus dans le projet de loi, notamment un milliard de dollars exigés pour la construction d'une salle de bal à la Maison-Blanche.

Exit aussi un fonds "anti-instrumentalisation" de près de 1,8 milliard de dollars censé dédommager ceux que Donald Trump présente comme des victimes du système judiciaire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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