Greta Thunberg et les militantes du climat ont rejoint vendredi une vingtaine de jeunes activistes suisses pour une brève manifestation à Davos (GR). "Nous ne le faisons pas plaisir", a affirmé une Brésilienne, niant toute venue au WEF pour les caméras.
Son pays a été largement critiqué par la communauté internationale sous la présidence de Jair Bolsonaro. Cette semaine au Forum économique mondial (WEF), le nouveau chef de l'Etat Luiz Inacio Lula da Silva avait envoyé sa ministre de l'écologie Marina Silva, elle-même ancienne activiste, pour retrouver une crédibilité internationale sur cette question.
"C'est fatigant pour nous de nous rendre jusqu'ici", a expliqué vendredi la jeune manifestante brésilienne, au bord des larmes. "C'est déprimant, nous le faisons parce que c'est notre avenir."
"Peut-être que la population de Davos sera en sécurité, mais cela n'est pas le cas d'où nous venons", un peu partout dans le monde, a-t-elle insisté sur la menace climatique.
Diatribe de Greta
Près d'elle, Greta Thunberg ne s'est pas exprimée, au lendemain de sa nouvelle diatribe contre les participants du WEF, "les gens qui alimentent le plus la destruction de la planète". Jeudi, elle avait jugé "absurde" de considérer leurs déclarations plutôt que les victimes du changement climatique et appelé à une offensive "massive" contre les énergies non renouvelables.
"Gardez-le dans le sol !", affichait une banderole qu'elle portait vendredi, en référence au pétrole. Elle a tenté de quitter discrètement la manifestation. En vain, puisque sa sécurité a dû l'entourer dans les rues de Davos pour éviter qu'une nuée de journalistes ne l'assaille.
Des crises oubliées
Les autres militantes internationales du climat ont rapidement pris le dessus sur leurs camarades suisses dans les discours. Les dirigeants politiques et économiques qui participent au WEF "ont appris à dire 'climat'. Mais les énergies non renouvelables augmentent", a déclaré l'Allemande Luisa Neubauer.
L'Ougandaise Vanessa Nakate a déploré que la sécheresse dans une partie de l'Afrique ne semble plus au menu de la scène internationale. Le WEF "est tellement déconnecté de ce qui a lieu en première ligne de la crise climatique", a-t-elle affirmé.
L'Equatorienne Helena Gualinga a averti que des actions légales pourraient encore être prises si les dirigeants ne répondent pas aux revendications.
Des centaines de milliers de soutiens
De son côté, une jeune Pakistanaise a rappelé que son pays a été affecté l'an dernier par son plus grand désastre climatique. Une crise qui a eu des conséquences qui est devenue une crise de santé, d'inégalités pour certaines parties de la population et d'insécurité alimentaire.
Les activistes ont présenté jeudi une pétition demandant aux patrons de multinationales de ne pas lancer de nouveaux sites d'extraction de ressources non renouvelables. Le texte avait récolté plus de 940'000 signatures vendredi à la mi-journée.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats