Les bas revenus de la FASe, la Fondation genevoise pour l’animation socioculturelle, s'estiment être les "grands oubliés" du projet de revalorisation qui est en préparation au sein de l'institution sociale.
La FASe, Fondation genevoise pour l’animation socioculturelle prépare une révision des classes de fonctions mais selon les syndicats SIT et SSP, le conseil de Fondation prévoit surtout d’augmenter les plus haut revenus, en oubliant les plus précaires, dont les moniteurs, les nettoyeurs ou les ludothécaires.
Les syndicats parlent d'un processus « choquant et indigne", d'autant plus au sein d'une institution à caractère social, dirigée par des élus de gauche. Alice Lefrançois, secrétaire syndicale du SIT.
Parmi les "oubliés", Maria Teixeira est nettoyeuse en maison de quartier. Depuis 20 ans, elle est payée en classe 4, soit 26.10 CHF de l'heure. Et aucune revalorisation n'est prévue pour elle...
Selon les syndicats, l'institution a engagé un processus de revalorisation qui serait limité à une cinquantaine de personnes qui sont déjà les mieux loties. Vital Dorsaz, lui, est animateur socio-culturel au Grand-Lancy, mais il plaide surtout pour ses collègues aux salaires les plus bas.
Les syndicats SIT et SSP demandent à la Fondation de stopper le processus et de prioriser les revalorisations en faveur des employés les plus précaires.
De son côté, la Fondation précise que "ce projet de réévaluation existe depuis plus de deux ans" et qu'il vise à "réévaluer l’ensemble des fonctions à responsabilité de l’institution". Le secrétaire général de la Fondation précise aussi que "le processus est en cours et prendra de nombreux mois. Aucune indication n’est possible à ce jour sur les éventuelles conséquences salariales ni sur une date d’entrée en vigueur."
Seules les fonctions propres à la FASe sont concernées par le projet, "ce qui n’est pas le cas par exemple pour les nettoyeurs et nettoyeuses". Enfin, en ce qui concerne les moniteurs, la Fondation précise aussi "qu'une entrée en matière sur une réévaluation ne peut se faire sans accord préalable des partenaires".