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Genève

Le Ministère public réclame 14 ans de prison contre Erwin Sperisen

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Erwin Sperisen a pu s'exprimer en dernier à son procès: il s'en est pris à la Commission internationale contre l'impunité au Guatemala, un organisme à l'origine de ses déboires. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le premier procureur Yves Bertossa a demandé mercredi à la Chambre pénale d'appel et de révision de Genève de reconnaître Erwin Sperisen coupable de complicité d'assassinat de sept détenus au Guatemala. Il a requis à son encontre une peine de prison de 14 ans.

Erwin Sperisen est jugé pour la quatrième fois à Genève. L'ex-chef de la police nationale civile du Guatemala est accusé d'avoir donné son accord à la liquidation, par un commando de tueurs, de sept détenus de la prison guatémaltèque de Pavon, en 2006, lors d'une opération de reprise de contrôle de l'établissement pénitentiaire.

Pour le premier procureur Bertossa, il ne fait aucun doute que l'ancien patron de la police guatémaltèque était au courant des agissements de cet escadron de la mort. L'équipe de tueurs était composée "des hommes d'Erwin Sperisen". Il y avait notamment son lieutenant et ses deux conseillers personnels.

Il existe, selon le magistrat, des témoins qui étaient au contact de ce groupe d'individus cagoulés. Ces personnes qui ont raconté ce qu'elles ont vu n'étaient pas des détenus, mais des gardes du corps, des policiers, des agents pénitentiaires. "Des gens qui n'avaient rien à gagner" et dont certains ont dû fuir le Guatemala.

Des vidéos et des photographies aident aussi à retracer le déroulement de cette journée à la prison de Pavon. Elles permettent d'affirmer que les sept détenus ne sont pas morts au cours d'un affrontement armé avec les forces de l'ordre, mais qu'ils ont été rassemblés dans une maison pour "être abattus comme des chiens".

Confirmé par le TF

Selon Yves Bertossa, tous ces éléments sont confirmés dans un arrêt du Tribunal fédéral datant de 2017, qui précise qu'Erwin Sperisen a pris part à la mise en place des circonstances permettant le passage à l'acte. Pour le premier procureur, il s'agit de la définition même de la coactivité ou de la complicité.

Le magistrat est aussi revenu sur Javier Figueroa, le bras droit d'Erwin Sperisen, qui était membre du commando de tueurs et qui, jugé pour ces faits, a été acquitté par un tribunal autrichien. Yves Bertossa a estimé que la justice suisse n'était pas liée par ce jugement.

Un autre membre du commando a été poursuivi au Guatemala et a été reconnu coupable. M. Bertossa a souligné ne pas comprendre pourquoi ce jugement aurait moins de valeur que celui d'Autriche. S'il avait accepté d'être extradé au Guatemala, Erwin Sperisen, qui dispose aussi de la nationalité suisse, "aurait pu y être jugé".

Erwin Sperisen a pu s'exprimer en dernier à son procès. Le prévenu s'en est pris à la Commission internationale contre l'impunité au Guatemala (CICIG), un organisme à l'origine de ses déboires et dont le travail a, selon lui, fait l'objet d'un rapport sévère d'une commission parlementaire du Guatemala.

Privé de liberté pendant 11 ans

Erwin Sperisen, âgé de 54 ans, s'est réfugié en Suisse avec sa famille en 2007. Il a été arrêté à Genève en 2012. Il a passé plus de 11 ans privé de liberté, entre détention préventive, assignations à résidence et peine de prison. Se disant innocent, il réclame environ 8 millions de francs de réparation à l'Etat de Genève.

En 2018, la Chambre pénale d'appel et de révision avait condamné le double national suisse et guatémaltèque à 15 ans de prison pour complicité d'assassinat.

L'audience de jugement de ce quatrième procès aura lieu le jeudi 12 septembre à 16h00.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Genève

La Suisse veut le secrétariat du nouveau "GIEC de la pollution"

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La directrice de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) Katrin Schneeberger a insisté sur la volonté suisse d'accueillir le secrétariat du nouveau Panel intergouvernemental scientifique et politique sur les produits chimiques, les déchets et la pollution (ISP-CWP) à Genève (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La Suisse veut le secrétariat du nouveau Panel intergouvernemental scientifique et politique sur les produits chimiques, les déchets et la pollution (ISP-CWP). Au début de la première réunion de ce "GIEC de la pollution" lundi à Genève, elle s'est montrée offensive.

Face à un "mandat ambitieux", "le panel a besoin d'un secrétariat qui est à la fois bien doté financièrement et bien connecté", a affirmé la directrice de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) Katrin Schneeberger. "Genève offre précisément ces conditions", a-t-elle insisté en ouvrant la première plénière de ce nouveau mécanisme lancé en 2025.

Elle a ajouté que cette ville accueillait déjà les secrétariats de plusieurs conventions internationales sur l'environnement, comme celles de Bâle-Rotterdam-Stockholm et celle de Minamata sur le mercure. Et "de nombreuses autres institutions clés", ajoute Mme Schneeberger.

Sans parler de la présence de 185 missions de pays auprès de l'ONU et auprès des organisations internationales. Et la directrice de l'OFEV d'insister sur "l'engagement" suisse dans le nouveau panel.

La Suisse doit faire face à la concurrence du Kenya, hôte du Programme de l'ONU pour l'environnement (PNUE), pour obtenir le secrétariat. Dans son offre, le conseiller fédéral Albert Rösti estime que Genève permet "des synergies qui accélèrent le basculement des trouvailles scientifiques en politiques cohérentes".

Plus de 120 membres

La Suisse est prête à mettre 500'000 francs par an, auxquels s'ajouterait une contribution d'un million de francs pour lancer les premières activités du panel. Elle donnerait 50'000 francs par an au moins jusqu'en 2029 pour des bureaux et une seule enveloppe de 10'000 francs par employé pour doter le secrétariat dans la Maison internationale de l'environnement.

Plus largement, la directrice exécutive du PNUE, Inger Andersen, a estimé dans son discours que le Panel répond à un "décalage entre la science et les politiques". Il doit aboutir à des indications scientifiques face à des problèmes qui ont "un impact important sur les écosystèmes humains et la santé économique".

Mme Schneeberger a elle estimé que le Panel peut avoir "un impact réel". Elle a demandé aux participants de la réunion cette semaine d'être "limpide sur les défis auxquels nous devons faire face".

Face aux attaques contre le multilatéralisme et aux "ressources limitées" pour celui-ci, elle les a enjoints à collaborer. Les universités et les scientifiques doivent notamment oeuvrer pour ce "GIEC" , selon elle. De quoi être certains que les rapports de l'ISP-CWP seront "scientifiquement robustes", dit la directrice. Le Panel rassemble déjà 127 membres.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le MEG veut réduire de 85% ses émissions de CO2 d'ici 2030

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Le Musée d'ethnographie de Genève (MEG) veut mettre le public et les partenaires davantage au centre de la réflexion sur ses expositions (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le Musée d'ethnographie de Genève (MEG) veut diminuer de 85% ses émissions de gaz à effet de serre liées à l'énergie d'ici 2030. Le public et les partenaires seront aussi davantage associés à la réflexion sur les expositions à venir, a affirmé lundi l'établissement.

La nouvelle politique du MEG pour 2030 rassemble quatre axes. Ceux-ci doivent oeuvrer à l'amélioration de la situation des sociétés humaines et non humaines dont les liens seront davantage mis en avant.

Sur le front environnemental, le musée souhaite des expositions éco-compatibles. Il promet aussi un recours au numérique plus responsable et écologique.

Le musée veut également renforcer son lien avec son territoire. Les droits des communautés qui sont au centre des expositions montrées doivent être considérés et celles-ci doivent pouvoir participer, ajoute-t-il.

Autre renforcement de la collaboration, le musée souhaite un climat de travail positif. Des formats de dialogue doivent être lancés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Les critères du don du sang ont évolué depuis le 1er février

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Les critères du don du sang évoluent dès le 1er février. (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

Un nouveau public peut désormais donner son sang depuis le dimanche 1er février en Suisse. Sont concernées: les personnes qui ont reçu des transfusions sanguines, qui ont séjourné au Royaume-Uni entre 1980 et 1996 ou qui ont subi des interventions de neurochirurgie. 

C’est une petite révolution pour le don du sang.

Depuis le dimanche 1er février, de nouveaux critères d’aptitude s’appliquent en Suisse. 

Les personnes qui ont reçu des transfusions sanguines, qui ont séjourné au Royaume-Uni entre 1980 et 1996 ou qui ont subi des interventions de neurochirurgie peuvent à nouveau donner leur sang. 

Ces modifications se fondent sur une évaluation globale des risques réalisée par un groupe d’experts et qui a été approuvée par Swissmedic. De quoi réjouir la doctoresse Sophie Waldvogel-Abramowski, médecin-responsable de l’unité d’hématologie transfusionnelle aux HUG. 

Dre Sophie Waldvogel-AbramowskiMédecin-responsable de l’unité d’hématologie transfusionnelle aux HUG

"C'est une très bonne nouvelle, c'était un long travail réalisé par les responsables de la transfusion au niveau suisse. Il a fallu démontrer qu'au fil des années, ce risque commençait à vraiment devenir trop négligeable pour susciter une interdiction au don de sang."

Peut-on s’attendre à voir arriver de nombreux nouveaux donneurs à Genève?

Dre Sophie Waldvogel-AbramowskiMédecin-responsable de l’unité d’hématologie transfusionnelle aux HUG

"Je connais énormément de gens en très bonne santé qui ont séjourné en Angleterre pendant plus de six mois et qui seront très heureux de venir redonner leur sang. Il y a aussi beaucoup de gens qui ont reçu des transfusions, qui ont tellement envie de redonner, c'est un beau symbole"

Pour en savoir plus, retrouvez l'interview de la doctoresse Sophie Waldvogel-Abramowski en intégralité ci-dessous:

Dre Sophie Waldvogel-Abramowski Médecin-responsable de l’unité d’hématologie transfusionnelle aux HUG

 

 

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Culture

Le Grand Théâtre vend certains de ses costumes de scène

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Le Grand Théâtre de Genève veut faire vivre durablement une partie de ses costumes auprès du public (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le Grand Théâtre ouvre les portes de son patrimoine costumé. Samedi 14 et dimanche 15 février, une partie de son stock sera vendue pour continuer à faire vivre ces pièces de manière "durable et responsable", indique l'établissement.

Au total, 250 portants rassemblant près de 15'000 costumes, accessoires et chaussures pourront être acquis. Objets d'époque côtoieront des pièces intemporelles.

Après une première vente pour les professionnels samedi matin, le public pourra participer samedi après-midi et dimanche, précise l'institution.

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Genève

Un derby du Rhône fou mais sans vainqueur à Genève

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A l'image de Rilind Nivokazi et Lilian Njoh (de face), Servette et Sion ont fini dos à dos à Genève. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le derby du Rhône a accouché d'un match fou samedi à Genève. Le Servette FC et Sion se sont séparés sur le score de 3-3 après une égalisation valaisanne au bout du temps additionnel.

Entré en jeu à la 83e, Winsley Boteli a refroidi le Stade de Genève dix minutes plus tard en coupant un centre de Numa Lavanchy, grand bonhomme de la rencontre côté sédunois. Les Grenat pensaient avoir fait le plus dur quelques minutes plus tôt lorsqu'Ablie Jallow, remplaçant lui aussi, a marqué le 3-2 (85e). Ce point arrange davantage Sion (5e), qui conserve sa marge de 8 longueurs sur Servette (8e) au classement.

Guillemenot marque encore

Comme à Saint-Gall dimanche dernier (victoire 4-2), Servette a encaissé une ouverture du score précoce, sur la première offensive sédunoise. Lavanchy a été à l'origine et à la conclusion d'une jolie triangulation, et a bénéficié du concours de Steve Rouiller. Le défenseur servettien a dévié malencontreusement le centre tir de Lavanchy dans son propre but (5e).

Mais Servette a bien réagi après ce coup du sort, prenant petit à petit le jeu à son compte et profitant aussi du jeu conservateur des hommes de Didier Tholot. Après avoir buté deux fois sur le portier genevois du FC Sion Anthony Racioppi, les Grenat ont égalisé sur une belle frappe de Micha Stevanovic, bien servi à l'entrée de la surface par Lilian Njoh (25e).

Boosté par cette réussite, le SFC a concrétisé sa domination en prenant les devants à la 35e. Jérémy Guillemenot, "placardisé" par les prédécesseurs de Jocelyn Gourvennec, a confirmé son retour sur le devant de la scène après son doublé à Saint-Gall. Profitant d'un centre mal renvoyé par la défense sédunoise, l'attaquant genevois a crucifié Racioppi, son pote de longue date, d'une frappe à ras de terre.

La volée de Lavanchy

Le FC Sion, poussé par une cohorte de supporters qui n'a pas lésiné sur les fumigènes, a pris le jeu a son compte après le thé. La domination valaisanne a rapidement payé, Lavanchy, encore lui, marquant le 2-2 d'une remarquable reprise de volée dans la surface.

Lors d'une fin de match enlevée, Joël Mall a d'abord sauvé les meubles côté grenat grâce à deux parades décisives devant Théo Berdayes (74e) et Rilind Nivokazi (77e), avant que Jallow ne reprenne victorieusement un long centre de Bradley Mazikou au point de penalty (85e). Ce but aurait pu permettre à Servette de revenir à portée du top 6, mais Lavanchy et Boteli en ont décidé autrement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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