A Genève, le public a été nombreux, lundi, pour la fête du 1er août, à suivre les exploits du funambule Nathan Paulin. Des milliers d'yeux ont vu l'acrobate haut-savoyard traverser la rade, en équilibre sur son filin, à 50 mètres de hauteur. L'homme a parcouru ainsi 940 mètres. Une attraction un peu différente, comme l'explique la Maire de Genève, Marie Barbey-Chappuis au micro de Judith Monfrini.
Marie Barbey-Chappuis
Maire de Genève
Marie Barbey-ChappuisMaire de Genève
Marie Barbey-ChappuisMaire de Genève
Le funambule français a l'habitude de tenir les gens en haleine aux quatre coins du monde. Avec 2200 mètres, il détient notamment le record du monde de distance en "slackline". Une performance qu'il a réalisée en mai dernier au Mont-Saint-Michel. A Moscou, il a osé passer d'un gratte-ciel à un autre, à 350 mètres du sol.
Malgré qu'il soit né dans la région, le Haut-Savoyard n'était jamais venu à Genève. Pour cette traversée de la rade, le filin avait été tendu entre deux immenses grues de levage, l'une aux Bains des Pâquis, l'autre à la plage des Eaux-Vives. Le funambule était équipé d'un micro et pouvait partager ses sensations avec les spectateurs.
Photo Lionel Demander
"Sur le fil, j'ai besoin que tous mes sens soient affutés", a-t-il expliqué. L'exercice, selon lui, relève autant du physique que du mental. Il a raconté que petit, il avait des sautes de concentration. Jouer aux équilibristes sur sa corde lui a permis de surmonter ce problème, de même que d'affronter sa peur du vide.
Nathan Paulin n'utilise pas de balancier. Il marche pieds nus sur son filin. A Genève, il s'est autorisé quelques petites pauses durant sa traversée. Parfois assis, il s'est même mis en position couchée lorsque le jet d'eau, arrêté à cause du vent, s'est mis en marche exprès pour l'événement.
Conquis, le public a été chaudement applaudi le funambule.
"Les derniers mètres ont été très difficiles, car la grue s'est mise à bouger et c'est un mouvement inhabituel pour moi", a-t-il commenté, une fois arrivé au bout de son périlleux voyage. Là-haut, il a dit avoir apprécié la vue sur les eaux du lac et les bateaux. Ecoutez sa réaction à la descente de la slackline.
Nathan Paulin
Champion français de slakline
Nathan PaulinChampion français de slakline
Nathan PaulinChampion français de slakline
Le Champion souhaite relier la Tour Montparnasse à la Tour Eiffel prochainement, soit 2,7 km.
Le Groupe intercommunal pour l'animation parascolaire (GIAP) estime que le préavis de grève annoncé mardi par les syndicats genevois pour le 5 mai est "prématuré". Il conteste plusieurs arguments avancés par ces représentants du personnel.
"Le comité du GIAP est surpris de la réaction du Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs (SIT)", a affirmé mercredi à Keystone-ATS une responsable de sa communication. Contrairement à ce qu'affirment cette centrale et le Syndicat des services publics (SSP), il estime avoir fait des propositions concrètes et avoir donné une première réponse avant l'assemblée générale de lundi dernier.
Selon lui, toutes les discussions n'ont pas échoué et il est "prématuré" d'annoncer une grève. Il rétorque aussi aux syndicats que plus de 50 heures rémunérées de formation continue ont été décidées et rendues obligatoires, là où les centrales affirmaient que ces deux composantes n'avaient pas été précisées.
Autre approximation des syndicats selon le GIAP, le groupe n'a pas rechigné à déposer une demande de revalorisation de classe salariale au Conseil d'Etat. Il affirme au contraire que le canton a refusé et que, comme le prévoit la législation, il applique les décisions prises par celui-ci. Parmi ses revendications, le personnel souhaite aussi que les non-permanents soient rattachés au statut des permanents.
Selon la responsable de la communication, les communes membres du GIAP ont accepté de financer une augmentation des taux d'activité des fonctions encadrantes menées en 2022 et 2025. Un plan de réforme de 12 millions de francs, lancé en 2025, est en cours jusqu'en 2028.
"Cela montre leur soutien pour le personnel parascolaire", insiste le comité du GIAP. "Dans le cadre de cette réforme, il a été décidé de renforcer la formation et les compétences des animatrices", des mesures actuellement appliquées, ajoute-t-il.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lancé fin 2025, "Onesimus le Réseau Suisse de Médecins Afro-descendant·s" propose un espace de mentôrat, d’entraide. Face à l’isolement et aux micro-agressions vécus par certains praticiens, son fondateur genevois, Mohammed Abbas, souhaite transformer ces expériences en une force collective pour améliorer les conditions de travail et la prise en charge des patients.
Le milieu médical helvétique voit naître une initiative portée depuis Genève. Mohammed Abbas, médecin et président fondateur d'Onesimus, a structuré ce réseau pour répondre à une réalité: les situations difficiles que vivent les médecins afro descendant. «On l'a créé parce qu'il y a un besoin réel», explique-t-il.
«Souvent on est assez isolés et on n'a pas d'espace sûr pour en parler».
Sortir de l’isolement par le dialogue
Un des objectifs de l'association est de créer un espace sûr pour pallier l'isolement vécu par certains praticiens. Il s’agit aussi d’un lieu d’échange où la parole se libère sans crainte du jugement. Pour Mohammed Abbas, cette étape est cruciale. «Il y a un niveau de compréhension qui se fait entre personnes qui ont subi les mêmes choses, qui ont partagé les mêmes expériences»
Au-delà de la simple écoute, le réseau vise à redonner une légitimité à ceux qui doutent de leur ressenti face à des comportements inappropriés. «Rien que ça, c'est thérapeutique. Ça redonne aussi de la dignité à la personne et ça enlève justement cette sensation que c'est dans notre tête».
«C'est comme si on émettait un doute sur notre vécu. Il y a une banalisation et une rationalisation»
Un quotidien marqué par les micro-agressions
Le racisme en milieu hospitalier ne prend pas toujours des formes spectaculaires. Il se niche souvent dans des détails, des remarques ou un manque de considération. Dr Abbas décrit une accumulation de «micro-agressions, de remarques, de doutes qui sont émis ou de déficit du bénéfice du doute».
«L'objectif, c'est de pouvoir transformer ces expériences qui sont lourdes en compréhension et en entraide et, éventuellement, en action concrète»
Un soutien pour la relève
Basé à Genève mais ouvert à toute la Suisse, le réseau compte déjà une cinquantaine de membres. Si les médecins installés y trouvent un soutien entre pairs, l’accent est également mis sur les futurs professionnels via le mentorat. «On veut aussi soutenir les plus jeunes qui entrent maintenant dans le monde du travail ou qui sont en formation, et faire part de notre expérience».
Onesimus ne se définit pas comme une structure de signalement, mais comme une communauté de solidarité et d'excellence.
Les professionnels genevois de l'immobilier formalisent leur approche en cas de grands travaux liés à des rénovations énergétiques. Ils ont approuvé récemment une charte, en pleine polémique après la résiliation d'une centaine de baux au boulevard Carl-Vogt à Genève.
L'ensemble des membres de la branche locale de l'Union suisse des professionnels de l'immobilier (USPI) ont validé ce texte le 2 février dernier. Cette charte a été établie dans le cadre de l'accord pour la rénovation énergétique du parc bâti genevois, signé en 2024 par tous les partenaires. "Y compris l'ASLOCA", affirme le secrétaire général Simon Reichen dans un entretien publié mercredi par la Tribune de Genève.
La charte précise les bonnes pratiques à appliquer. Elle recommande de "limiter autant que possible les résiliations de baux" dans le cadre de "grands travaux" dont les contours sont également expliqués, ajoute le secrétaire général.
Des dispositifs d'accompagnement doivent être prévus pour aider les locataires à trouver des solutions. Ce texte formalise des attitudes déjà suivies par l'ensemble des membres, fait remarquer le président de la faîtière genevoise Yvan Baillif. Mais il refuse de se prononcer sur l'absence de dialogue reprochée à la régie dans le cas de Carl-Vogt.
Plan directeur demandé
Si les locataires n'ont pas été convoqués pour recevoir des explications, "cette pratique ne reflète pas celles qui sont habituellement appliquées par nos membres", ajoute toutefois M. Reichen. Et d'insister sur le fait que, selon lui, le parc prévu d'ici 2050 ne suffira pas, demandant un plan directeur cantonal qui garantisse davantage de logements.
Face au taux très bas de vacance, son président considère comme "irréaliste" de contraindre les régies à reloger les personnes lésées. Il rappelle aussi que la loi ne permet pas des augmentations de loyer considérables après des travaux. Et que, dans certains cas, des résiliations sont requises parce que les rénovations sont trop importantes pour maintenir les locataires dans leur appartement.
En cas de violation de la charte approuvée, des sanctions associatives sont possibles.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Le personnel du Groupe intercommunal pour l'animation parascolaire (GIAP) a voté lundi à Genève un préavis de grève pour le 5 mai prochain. Il demande notamment une revalorisation de la classe salariale, une augmentation du taux de travail des animateurs et des avancées sur leur formation, ont affirmé mardi le Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs (SIT) et le Syndat des services publics (SSP).
Vendredi dernier environ 150 personnes avaient manifesté sous les fenêtres de la direction. Une délégation syndicale a rencontré le comité du GIAP.
Les syndicats déplorent l'absence de réponse sur des revendications de 2019 et 2021. Le GIAP a annoncé être prêt à négocier la question du taux d'encadrement et que des formations obligatoires auraient lieu pour le personnel remplaçant et suppléant, sans préciser le nombre d'heures, ni la rémunération.
Les revendications restent valides, ajoutent les deux syndicats. Ils regrettent également le refus du GIAP de déposer une demande de revalorisation auprès de l'Office du personnel de l'Etat (OPE). Or, ils disent avoir appris que le Conseil d'Etat n'ajoutera pas le groupe dans le projet de réforme du système d'évaluation de fonctions et de rémunération du personnel de l'Etat de Genève.
Le personnel demande que les communes votent une revalorisation dès début 2027 pour augmenter d'une classe salariale les animateurs et les référents socio-éducatifs. Il souhaite que les non-permanents soient rattachés au statut des permanents pour qu'ils obtiennent les mêmes avantages.
Les communes doivent aussi faire un inventaire des locaux et du mobilier pour les activités parascolaires pour vérifier leur conformité en termes de normes de sécurité, selon le personnel. Il souhaite encore que deux animateurs soient toujours au minimum aux côtés d'un groupe d'enfants.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Blanche Tschantz et Alexandra Savigny en pleine préparation pour le Rallye Aïcha des Gazelles.
Blanche et Alexandra vont participer au Rallye Aïcha des Gazelles en mars prochain. Ces deux Genevoises ont pris leur décision l’été dernier. Entre préparation et collecte de fonds, leur aventure commence bien avant de conquérir le désert marocain.
Deux Genevoises se lancent à l’assaut du Rallye Aïcha des Gazelles.
Blanche Tschantz et Alexandra Savigny sont voisines. A l’occasion d’un apéro l’été dernier, elles ont décidé de se lancer dans cette aventure. Ces deux passionnées de sport auto ont appelé leur équipage “Swiss Wild Pearls”.
Pour rappel, le Rallye Aïcha des Gazelles se passe au cœur du désert Marocain avec 190 équipages, 100% féminin qui se retrouvent sur la ligne de départ chaque année. Les concurrentes doivent naviguer sans GPS, uniquement avec une carte, une boussole et une règle de navigation. L’équipage gagnant sera celui qui aura parcouru le moins de kilomètres en pointant un maximum de balises.
Ce défi engage une grosse préparation, les deux Genevoises ont dû notamment faire des stages.
Ecoutez Alexandra Savigny :
Alexandra Savigny
Participante au Rallye Aïcha des Gazelles
Alexandra SavignyParticipante au Rallye Aïcha des Gazelles
Alexandra SavignyParticipante au Rallye Aïcha des Gazelles
"Il y a le stage de pilotage et le stage de navigation qu'on a fait aussi il n'y a pas longtemps. On avait déjà vu un petit peu dans le stage de pilotage, ce que c'était que la navigation, poser les points, etc. Et là, on se rend compte que c'est vraiment délicat."
Cette aventure a aussi un coût, non négligeable. Plus de 28 000 francs. Et pour rentrer dans leurs frais, les Genevoises ne manquent pas d'imagination. Elles ont mis en place plusieurs événements pour récolter des fonds, comme une soirée dégustation de vin, la vente de packs de fondue ou de bougies pour la St-Valentin. En plus de leur vie personnelle et professionnelle, la préparation du rallye les met dans des conditions de dépassement de soi avant de partir.
Blanche puis Alexandra:
Blanche Tschantz et Alexandra Savigny
Participantes au Rallye Aïcha des Gazelles
Blanche Tschantz et Alexandra SavignyParticipantes au Rallye Aïcha des Gazelles
Blanche Tschantz et Alexandra SavignyParticipantes au Rallye Aïcha des Gazelles
"Ça ouvre tellement de portes. Ça nous fait découvrir plein de choses parce qu'autant le milieu associatif que des rencontres, c'est plein de découvertes, plein d'apprentissages, des ratés aussi. Mais c'est comme ça qu'on apprend. Du coup, le dépassement de soi, il commence déjà bien avant."
Retrouvez l'interview d'Alexandre et de Blanche en intégralité ci-dessous:
Blanche Tschantz et Alexandra Savigny
Participantes au Rallye Aïcha des Gazelles
Blanche Tschantz et Alexandra SavignyParticipantes au Rallye Aïcha des Gazelles
Blanche Tschantz et Alexandra SavignyParticipantes au Rallye Aïcha des Gazelles
Alexandra et Blanche feront la course en buggy et soutiennent aussi l'association Cœur de Gazelle qui met en place notamment des caravanes médicales au Maroc.
Le Rallye Aïcha des Gazelles se déroulera du 27 mars au 11 avril 2026.