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Genève

Déficit de 256 millions prévu au projet de budget 2024 de Genève

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Le projet de budget de l'Etat 2024, qui affiche un déficit de 256 millions de francs, a été présenté jeudi par le Conseil d'Etat genevois in corpore. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Présenté jeudi par le Conseil d'Etat in corpore, le projet de budget 2024 de l'Etat de Genève prévoit un déficit de 256 millions de francs. A ce stade, aucune indexation salariale ne sera accordée aux fonctionnaires.

"Ce premier projet de budget de la législature 2023-2028 peut être qualifié de budget de transition", a relevé le président du Conseil d'Etat Antonio Hodgers. Les orientations et les priorités du nouveau gouvernement seront révélées cet automne en même temps que le programme de législature et le plan financier quadriennal.

La mouture présentée jeudi n'intègre par conséquent pas de mesures structurelles. Le gouvernement sera attendu au tournant sur ce point, en particulier par le PLR et le Centre. "Le projet de budget n'est pas fortement marqué, mais il contient quand même des choix", a précisé la conseillère d'Etat Carole-Anne Kast. Il répond aux besoins de la population, à l'évolution démographique et à la crise migratoire, selon le Conseil d'Etat.

La gauche, désormais minoritaire au Grand Conseil, ne partage pas cet avis. Selon les socialistes, "les moyens annoncés sont insuffisants pour répondre aux besoins réels de la population". Les Verts-e-s déplorent pour leur part un manque d'ambition face à l'urgence climatique.

Ajustement méthodologique

Pour la première fois depuis les crises sanitaire et migratoire, le projet de budget respecte les dispositions du frein au déficit qui fixent le déficit maximum autorisé à 279 millions de francs. Ceci est dû à la forte croissance des revenus fiscaux, qui devraient augmenter de 570 millions à 8,523 milliards, soit une hausse de 7,2% par rapport au budget 2023.

La bonne santé des secteurs phares de l'économie genevoise, dont le commerce international, permet de tirer ces revenus fiscaux vers le haut. Souvent sous-estimées lors des exercices précédents, ces recettes fiscales ont bénéficié d'un ajustement méthodologique afin de limiter les écarts considérables entre les budgets et les comptes. Ceux de 2022 affichaient un excédent 727 millions.

Des postes supplémentaires

Les revenus de fonctionnement atteignent 10,111 milliards (+6,3%). Au niveau des charges, le Conseil d'Etat a annoncé une hausse de 3,8% (+383 millions). Elles atteignent 10,367 milliards. La croissance des postes est inférieure à 2%, hors crédits supplémentaires acceptés et régularisations des postes de l'exercice 2023.

"On voulait ainsi rester dans une ligne qui peut être acceptée par le Grand Conseil", a relevé Thierry Apothéloz, chef du Département de la cohésion sociale. Le Conseil d'Etat prévoit ainsi 356 postes supplémentaires, en particulier dans le domaine de la formation en lien avec la hausse des effectifs des élèves (+128 postes).

Les syndicats ne sont pas satisfaits pour autant. Selon eux, les postes garantis ne sont pas adaptés aux besoin. Geneviève Preti, Présidente du Cartel Intersyndical. 

Geneviève PretiPrésidente du Cartel Intersyndical

Cette augmentation fait bondir la droite. Le PLR "regrette l'importante augmentation des postes qui dépasse largement la hausse de la population". L'UDC ne soutiendra pas ce "budget scandaleux", qui prévoit la création de 356 postes "pour pallier en grande partie l'immigration massive".

Pas d'indexation

L'annuité des fonctionnaires, qui découle d'une obligation légale, sera versée en 2024, a annoncé le Conseil d'Etat. En revanche, le gouvernement renonce, à ce stade, à indexer les salaires de la fonction publique afin de rester dans les limites du déficit admissible.  Les explications de Nathalie Fontanet, Conseillère d'Etat chargé des finances.

Nathalie FontanetConseillère d'Etat chargé des finances

Une décision qui fait bondir les syndicats. Françoise Weber, membre du bureau du Cartel Intersyndical ne mâche pas ses mots.

Françoise WeberMembre du bureau du Cartel Intersyndical

Cette mesure est inacceptable pour le MCG et pour la gauche.

Les investissements sont maintenus à un niveau élevé avec 729 millions nets prévus en 2024, soit une hausse de 9% par rapport au projet de budget 2023. La mobilité décroche 26% de la somme totale. Un effort conséquent est aussi mis pour accélérer les transitions écologique et numérique.

Place maintenant au processus parlementaire. Le document va être examiné et amendé par la Commission des finances durant l'automne.

MH avec Keystone-ATS

Genève

L'hôpital des nounours pour familiariser les enfants au milieu hospitalier

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C'est une manière originale de dédramatiser le milieu hospitalier pour les enfants: l'hôpital des nounours prend ses quartiers depuis lundi à Genève. 

La salle du Faubourg à Genève s'est transformée pendant une semaine en hôpital des nounours. Chaque jour, entre 300 et 500 enfants de 4 à 9 ans vont venir faire soigner leurs peluches aux côtés d’étudiants en 2ème année de médecine. Objectif: dédramatiser les hospitalisations. Emma Desenne, présidente de l’hôpital des Nounours.

 

Le long d’un parcours d’une trentaine de minutes, les enfants de 4 à 9 ans sont ainsi guidés par des étudiants de médecine, de sciences pharmaceutiques, de la haute école de santé ou des sciences biomédicales devenus « nounoursologue » pour l’occasion.

Reportage sur place de Viviane Bisson et Benoît Rouchaleau.

Au total, près de 3000 enfants sont attendus durant la semaine à la salle du Faubourg. L’entrée est gratuite après réservation sur le site internet de l'hôpital des nounours.

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Genève

La Chaux-de-Fonds: plantation du premier arbre offert par Genève

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Le maire de Genève, Alfonso Gomez et le président de La Chaux-de-Fonds Jean-Daniel Jeanneret (au centre) ont planté symboliquement un chêne offert par la Ville de Genève. (© KEYSTONE/LAURENT MERLET)

La Ville de Genève a offert une dotation permettant de planter plus de 400 arbres à La Chaux-de-Fonds (NE), dévastée le 24 juillet par une tempête. Un chêne pédonculé a été planté lundi dans le square de la gare par les autorités communales des deux cités.

Le chêne pédonculé, d'une hauteur de plus de 4 mètres, sera bientôt entouré d'un anneau arborisé selon le principe de la microforêt Miyawaki: une plantation dense de plants arbustifs et de jeunes arbres destinés à être rapidement autosuffisants, ont indiqué les deux villes. Plusieurs dizaines d'enfants ont contribué à la démarche de ré-arborisation en plantant de petits arbres dans le square.

"Cet événement, signe fort de la solidarité qui règne entre les villes suisses, est l'occasion de mettre en avant les nombreux liens qui unissent Genève et La Chaux-de-Fonds. Toutes deux sont des cités fortement marquées par l'horlogerie et font partie des sites Le Corbusier", ont précisé les deux métropoles.

"La Ville de Genève a été la plus généreuse", a déclaré à un vidéaste de Keystone-ATS Jean-Daniel Jeanneret, président du Conseil communal de La Chaux-de-Fonds. "Nous avons été très sensibles et très touchés par l'événement qui s'est produit il y a bientôt une année", a précisé Alfonso Gomez, maire de la Ville de Genève.

Soutien unanime

Un état d'esprit d'entraide est également au centre des relations entre les deux villes. En février 1985, alors que plus de 50 centimètres de neige avaient recouvert Genève, le Service de la voirie de La Chaux-de-Fonds avait mis à disposition du matériel et du personnel pour dégager les routes genevoises.

Dès les premiers jours après la tempête du 24 juillet, le Service d'incendie et de secours de Genève était à La Chaux-de-Fonds avec une vingtaine de collaborateurs pour aider à la sécurisation de l'espace public. Constatant les nombreux dégâts causés aux arbres, le Conseil administratif genevois a ensuite sollicité un crédit de 600'000 francs auprès du parlement de la Ville pour un soutien exceptionnel devant permettre la replantation de 400 des 1500 arbres abattus sur l'espace public.

Le crédit a été accepté à l'unanimité et la plantation symbolique du 1er arbre marque le début d'une campagne de ré-arborisation qui s'étalera sur quelques années et dans différents lieux de la ville. Une plaque marquant ce soutien a également été installée au pied de l'arbre.

La cérémonie de la plantation de l'arbre s'est tenue en présence du maire de Genève, Alfonso Gomez, de Christina Kitsos, vice-présidente du Conseil administratif, ainsi que du Conseil communal in corpore de la Ville de La Chaux-de-Fonds.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Tirabosco à l'honneur à BDFIL: "c'est la récompense d'une pugnacité"

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KEYSTONE- SALVATORE DI NOLFI

Le festival consacré à la bande dessinée BDFIL s'ouvre ce lundi à Lausanne. Un Genevois sera mis à l’honneur: Tom Tirabosco.  

Difficile de passer à côté de lui ce printemps, l'artiste Tom Tirabosco est partout.

L’actualité du dessinateur genevois est chargée en ce mois d’avril. Il est tout d’abord l’invité d’honneur du festival BDFIL qui commence ce lundi. L'événement vaudois lui consacre une grande rétrospective intitulée "Monstres et merveilles". Tom Tirabosco présentera également à Lausanne son nouvel ouvrage en avant-première “Terra Animalia”. Sa bande dessinée “L’œil de la forêt” qui lui avait valu le prix du festival de Sierre il y a 20 ans, est rééditée.

Une mise à l'honneur qui vient récompenser une carrière riche. Que se dit Tom Tirabosco lorsqu’il se retourne sur le chemin parcouru?

L'artiste genevois est arrivé à vivre de sa passion. Comment a t-il fait pour se démarquer?

 

Tom Tirabosco est une figure locale reconnue dans le monde de la bande dessinée. Cette particularité lui a permis d'exercer son métier sur le long terme:

Le dessinateur sera présent du 19 au 21 et du 26 au 28 avril pour, entre autres, des séances de dédicaces à BDFIL.

Enfin, sachez qu’une exposition sur de nouvelles œuvres est à découvrir jusqu'au 24 avril à la galerie Tiramisu à Carouge.

Retrouvez l'interview de Tom Tirabosco en intégralité ci-dessous:

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Genève

Le décès d'un automobiliste après une embardée sur l'A1

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(image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)
Un automobiliste perd la vie dans la région genevoise.

Un automobiliste français de 47 a fait vendredi une embardée sur l'embranchement entre l'autoroute A1 et la voie d'autoroute direction la Praille (GE). Désincarcéré, il a été conduit aux urgences des Hôpitaux universitaires de Genève, mais a succombé samedi à ses blessures, a indiqué la police genevoise.

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Genève

La cannabinothèque: un magasin (pas tout à fait) comme les autres

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La cannabinothèque se présente comme n'importe quel magasin

Le National s’empare de la régulation du cannabis. Un projet de loi est en cours d’élaboration et sera présenté prochainement à la commission de la santé. En attendant, les essais pilote de vente régulée se multiplient. A Genève, c’est à Vernier, que la cannabinothèque a ouvert, il y a quatre mois. Un essai pilote avec un suivi scientifique des consommateurs, triés sur le volet. Immersion au sein de ce magasin pas comme les autres. 

La Suisse va-t-elle passer le pas de la légalisation du cannabis? Un projet de loi pour sa régulation est, en tout cas, en cours d’élaboration et sera présenté prochainement à la commission de la santé du National. En attendant, les essais pilote se multiplient, à l’image de celui mené à Vernier, depuis quatre mois. Reportage.

Les différents échantillons de cannabis sont présentés sur le comptoir 

Quatre mois d'ouverture et un premier bilan très satisfaisant, pour Martine Baudin, la coordinatrice de l’essai pilote de vente réglementée de cannabis, à Genève.

"Nous avons une liste d'attente de consommateurs qui souhaitent participer à cet essai pilote" (Martine Baudin, coordinatrice de l'essai pilote de vente réglementée de cannabis)

La cannabinothèque n'est pas ouverte à tous. 640 personnes, triées sur le volet, participent actuellement à cet essai pilote qui est avant tout une étude scientifique. Martine Baudin.

L'arrivée d'un magasin de vente régulée de cannabis a suscité quelques craintes dans le quartier. Mais elles ont vite été dissipées. Martine Baudin.

"Nous n'avons eu aucun désagrément avec le voisinage" (Martine Baudin, coordinatrice de l'essai pilote de vente réglementée de cannabis)

Un échantillon de chaque type de cannabis est disponible, avec notamment indiqué, le taux de THC

La cannabinothèque propose différents types de cannabis. A l'image d'un vin et de ces différents cépages, le cannabis, présente divers goûts et effets. Explication avec un des vendeurs, Alexandre Medioni.

"On va avoir en bouche, ce côté très épicé, à l'ancienne" (Alexandre Medioni, vendeur à la cannabinothèque)

Le cannabis peut aussi être vendu sous forme d'huile

Un cannabis qui se présente sous des formes différentes. Alexandre Medioni.

Le cannabis, vendu par la cannabinothèque, se présente sous forme de sachet. scellé

Les vendeurs prodiguent donc des conseils "techniques" mais aussi sanitaires. Un aspect primordial de cet essai pilote de vente régulée, autorisée par la Confédération et conduit par l'association ChanGE. Chaque produit dispose d'un QR Code, sorte de "carte d'identité" du cannabis. Celui-ci doit respecter un cahier des charges très strict: être local et bio et ne pas contenir un taux de THC supérieur à 20%. Cédric Jacquemoud, responsable de la Cannabinothèque.

"Ce QR code est la carte d'identité du produit avec tous les messages de prévention (...) et toutes les garanties de qualité du produit" (Cédric Jacquemoud, responsable de la cannabinothèque)

Les consommateurs, eux, semblent ravis. Ils sont déjà plus de 640 à s'être inscrits à cet essai pilote.  Pour certains, ce cannabis légal a même modifié leur consommation.

"Je fume moins, je fume mieux" (un des consommateurs)

Cet essai pilote doit durer cinq ans, avec à terme, 1200 participants.

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