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Genève

2000 Genevois défilent pour la Journée des travailleurs

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A Genève, 2000 personnes ont défilé dans le calme mercredi pour la Journée internationale des travailleurs. Cette manifestation du 1er Mai était placée sous le signe de la solidarité avec le peuple palestinien. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

A Genève, environ 2000 personnes ont défilé dans le calme mercredi pour la Journée internationale des travailleurs. Cette manifestation du 1er Mai était placée sous le signe de la solidarité avec le peuple palestinien.

Un fort accent pro-Palestinien pour le défilé du 1er mai ce mercredi après-midi à Genève. Drapeaux, banderoles et slogans en solidarité avec Gaza étaient nombreux au fil du cortège, qui a rassemblé plus de 2000 personnes entre le boulevard James Fazy et le parc des Bastions. Le reportage de Benoît Rouchaleau:

 

Plusieurs banderoles pro-palestiennes étaient placées à l'avant du cortège, tandis que de nombreuses personnes arboraient un keffieh, symbole de lutte pour les Palestiniens. "Free free Palestine", "Nous sommes tous des enfants de Gaza" ou encore "Boycott Israël", ont scandé des manifestants, tout en fustigeant la complicité de la Suisse. Anis étaient au 1er rang.

 

Aux côtés des traditionnelles revendications sociales, nombre de slogans et de chants pour témoigner du soutien de Genève à Gaza. Sans pour autant mettre en sourdine les problématiques locales, assure Jean-Luc Ferrière, secrétaire syndical du SIT.

 

Les syndicats et la gauche ont profité de cette manifestation pour afficher leurs positions sur des objets en votation le 9 juin au bout du lac. Une importante délégation vêtue de violet a défilé contre la sous-enchère salariale dans les crèches privées, qui a fait l'objet d'un référendum. Plusieurs banderoles ont aussi appelé à voter pour l'initiative visant à étendre les droits politiques des étrangers.

Salaire minimum

Ce 1er mai coïncidait avec l'échéance de la consultation ouverte par le Conseil fédéral sur la motion Ettlin, qui menace le salaire minimum. "C'est une attaque violente contre le salaire minimum. Celui-ci a permis de diviser par trois la proportion de bas salaires à Genève entre 2020 et 2022", a déclaré une membre du Syndicat interprofessionnel de travailleurs.

Alors que la droite, désormais majoritaire au Grand Conseil, entend réformer l'école, la Fédération des enseignants genevois a pris part au cortège qui a traversé la ville, des environs de la gare Cornavin au parc des Bastions. "Formation: tous ensemble pour une école genevoise de qualité", pouvait-on lire sur sa banderole.

Des membres du Parti communiste révolutionnaire, qui sera fondé lors du congrès du 10 au 12 mai, étaient aussi dans la rue. En fin de cortège, des fumigènes colorés ont été allumés, tandis qu'un orateur a revendiqué le droit de manifester, lui aussi menacé par un projet de loi de la droite.

Avec ATS Keystone.

2 Commentaires

2 Comments

  1. Amina

    1 mai 2024 à 18 h 18 min

    Bonjour. Vous dites que les pro palestiniens se sont “invités au cortège” mais c’est injuste. Le mouvement BDS a été également invité à participer avec les divers syndicats, avec l’honneur d’être sur le devant car la cause est urgente. Les travailleurs et travailleuses de Gaza et Palestine occupée sont dans une situation entre la vie et la mort. Merci bien d’utiliser les mots justes afin d’informer correctement les lecteurs et lectrices. Bonne continuation.

    • Benoît Rouchaleau

      2 mai 2024 à 10 h 23 min

      Bonjour,
      Vous avez raison, la formule pouvait prêter à confusion. Elle a été modifiée.
      Cordialement,

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Culture

L'Eglise protestante revisite la Pêche miraculeuse de Konrad Witz

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La Pêche miraculeuse de Konrad Witz est exposée au Musée d'art et d'histoire de Genève (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Un photomontage grand format basé sur La Pêche miraculeuse du peintre Konrad Witz a été accroché à la façade du temple de la Fusterie, à Genève. La toile de cinq mètres de haut et de 12 mètres de large restera visible pendant la durée des travaux de restauration de l'édifice religieux, jusqu'en 2027.

L'initiative revient à l'Eglise protestante de Genève (EPG), la propriétaire du temple. Le but du projet est de proposer à la population "une réflexion sur l'image dans la cité", indique l'EPG dans un communiqué. Outre le photomontage, quinze panneaux retraçant l'histoire de la place de la Fusterie sont érigés autour du chantier.

Le photomontage intitulé "Déplié", conçu par l'artiste Jean Stern, propose "une relecture" du célèbre tableau que Konrad Witz a achevé en 1444. L'oeuvre du peintre allemand a la particularité d'être la première représentation dans l'histoire de l'art "d'un lieu topographiquement exact et reconnaissable".

On y voit au premier plan le Christ, marchant sur l'eau, et des pêcheurs sur une barque, qui s'activent à remonter leurs filets. Au loin, le spectateur familier du paysage genevois distinguera immédiatement les montagnes qui servent de décor à la scène: les Voirons, le Môle et une extrémité du Salève.

L'observateur en déduit que le plan d'eau où se déroule l'épisode évangélique ne représente pas une rive du lac de Tibériade imaginée par le peintre allemand, mais qu'il s'agit bel et bien de la rade de Genève comme les yeux de Konrad Witz la percevaient, voilà bientôt six siècles.

Figures décalées

Le photomontage accolé au temple de la Fusterie associe La Pêche miraculeuse à des images contemporaines. "Entre quatre découpes du tableau, trois scènes d'aujourd'hui se déroulent sur la même rive, face aux montagnes". Le photomontage contient aussi un fragment du lac Léman peint par Ferdinand Hodler, au même endroit.

A travers ce projet, l'EPG veut sortir la toile de Konrad Witz de son écrin de verre, au Musée d'art et d'histoire de Genève (MAH). La réplique revisitée doit interroger le public sur le sens de l'oeuvre en tant qu'image religieuse et de sa signification dans la cité. Le tableau a été admiré, rejeté, déplacé, restauré au cours du temps.

Le temple de la Fusterie a été inauguré en 1715. Il a été le premier sanctuaire urbain bâti à Genève après la Réforme. Son architecture, calquée sur le temple de Charenton, lieu de culte des réformés parisiens détruit en 1686, contraste avec l'architecture des églises élevées au Moyen-Age dans le périmètre de la Vieille-Ville.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Le nouveau directeur du CICR parlera d'humanité à l'UNIGE

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Pierre Krähenbühl, directeur général du CICR, donnera lundi une conférence sur les actions et dilemmes de l'organisation (archives). (© KEYSTONE/FR170905 AP/ANDRES KUDACKI)

Le nouveau président du CICR Pierre Krähenbühl donnera lundi une conférence publique à l'Université de Genève (UNIGE). Elle portera sur les défis et les dilemmes actuels auxquels l’organisation genevoise est confrontée.

Conflits armés, violence, souffrance des populations, violation des droits humains: quelle est la pertinence pour l'action et le droit international humanitaire aujourd'hui? Pour en discuter, Alumni UNIGE, l’association des diplômés de l'UNIGE, a invité Pierre Krähenbuhl.

Fort de plus de 30 ans d’expérience dans le secteur humanitaire, le directeur général du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui est entré en fonction en avril, reviendra sur le rôle de l'institution fondée il y a 160 ans. Outre les défis et les dilemmes actuels, il évoquera également les perspectives pour l'avenir de l'engagement du CICR en faveur de la dignité humaine.

Préserver l’humanité

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Des milliers de personnes manifestent dans les rues genevoises

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La grève féministe a rassemblé des milliers de personnes dans les rues genevoises. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, des milliers personnes ont défilé vendredi en fin de journée à l'appel du collectif de la grève féministe. Les manifestants ont revendiqué un féminisme intersectionnel, inclusif, décolonial et sans frontière.

"Le féminisme: c'est l'espoir!" a lancé Françoise Nyffeler, membre du collectif, devant une foule rassemblée dans le parc des Bastions, devant le Mur des Réformateurs. Elle a encouragé à pousser un cri de colère, juste avant que le cortège ne se mette en marche. La clameur a résonné jusqu'en haut de la vieille-ville.

Pendant tout l'après-midi, les prises de paroles se sont succédé pour revendiquer l'égalité salariale, la fin des discriminations, une protection sérieuse contre les violences sexistes ou des assurances sociales équitables et dignes. La montée de l'extrême-droite en Europe a été fustigée. "On ne lâche rien!", ont martelé plusieurs personnes sur la scène.

De nombreuses associations ont exprimé leur soutien aux peuples opprimés. Des performances musicales, dont un "Bella ciao!" revisité, ont fait monter l'ambiance. Le cortège est parti des Bastions peu après 18h30. "Solidarité avec les femmes du monde entier!" ont scandé les manifestants au son des tambours. Ou encore "Patriarcat tu es foutu, les féministes sont dans la rue".

Selon le collectif de la grève féministe, entre 25'000 et 30'000 personnes ont exprimé vendredi leur colère dans les rues genevoises. L'estimation fournie par la police se situe entre 6000 et 8000 personnes. La manifestation s'est déroulée sans incident.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le cri de colère des femmes contre l'inégalité salariale

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Une centaine de manifestantes ont crié leur colère devant les Bastions contre les inégalités salariales

Les femmes dénoncent toujours les inégalités salariales, à l'occasion de la traditionnelle grève féministe du 14 juin. 

Elles étaient une petite centaine, toutes de violet vêtues, rassemblées ce vendredi après-midi à l'entrée du Parc des Bastions pour crier leur colère face aux inégalités salariales persistantes. Un cri qui a commencé à résonner à 15h24, heure à laquelle les femmes travaillent gratuitement en Suisse, si on se réfère à la différence de salaire entre homme et femme sur une journée. Anne Michel, membre du collectif grève féministe :

Anne MichelMembre du collectif de la grève féministe à Genève

En parallèle, Unia a exigé un salaire minimum de 5000 francs par mois pour les femmes. On leur signale que leur travail a moins de valeur, ce qui les met à juste titre "en colère", a déclaré la présidente du syndicat Vania Alleva à Berne

Il est incroyable que les femmes en Suisse gagnent toujours 1500 francs de moins par mois que les hommes, a ajouté la syndicaliste. Il est aussi tout à fait scandaleux qu'une femme sur trois soit encore victime de harcèlement sexuel au travail. Et il est honteux pour la riche Suisse qu'un quart des femmes soient touchées par la pauvreté dans la vieillesse.

 

 

 

 

 

 

 

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Genève

Ville de Genève: l'UDC lance deux candidats pour l'exécutif

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Deux candidats UDC visent un des cinq sièges à l'exécutif de la Ville de Genève, qui compte actuellement une seule représentante de la droite (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'UDC Ville de Genève a désigné jeudi soir deux candidats à l'élection au Conseil administratif qui aura lieu au printemps 2025. Vincent Schaller, conseiller municipal sortant et Alexandre Chevalier, vice-président de l'UDC Genève, tenteront de décrocher un siège à l'exécutif de la Municipalité.

Vincent Schaller, avocat de formation et expert fiscal, est chef de groupe au Conseil municipal. Il siège dans les rangs de l'UDC depuis 2018 après avoir quitté le PLR. Alexandre Chevalier, également un ex-PLR, est président de la section UDC Ville de Genève. Il est juriste dans le domaine banquier et financier.

Le parti, qui compte 7 élus au délibératif de la Ville, présentera sa liste en automne pour le Conseil municipal, indique-t-il vendredi dans un communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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