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Genève: un référendum lancé contre l’indemnisation des travailleurs précaires

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La première distribution d’aide alimentaire à Carouge (GE) mardi 16 juin

L’UDC et le MCG s’opposent à la loi sur l’indemnisation des travailleurs précaires qui ont perdu leurs revenus pendant la crise due à l’épidémie de Covid-19. Ils annoncent, ce lundi, le lancement d’un référendum.

 

La Chancellerie a publié lundi dans la Feuille d’avis officielle l’annonce du lancement de ce référendum cantonal. « C’est une question de principe. On ne peut pas donner des indemnités pour perte de revenus pour du travail non déclaré », a expliqué André Pfeffer, interrogé par Keystone-ATS. Le député UDC a créé le comité référendaire « Contre le travail illégal » avec son collègue du MCG François Baertschi.

 

Fin juin, la gauche et le PDC acceptaient un fonds d’urgence de 15 millions de francs destinés à ceux qui n’ont pas eu droit aux aides cantonales ou fédérales. Limitée à deux mois, soit entre le 17 mars et le 16 mai, l’indemnité financière est plafonnée à 4000 francs par mois, alors que le projet de loi initial du Conseil, élaboré avec les partenaires sociaux, misait sur 5800 francs.

 

Agir vite

 

Selon le Département de la cohésion sociale (DCS), environ 3000 personnes pourraient en bénéficier: des travailleurs sur appel, des employés domestiques sans protection, des intermittents du spectacle, des travailleurs du sexe ou encore des étudiants qui ont de petits emplois. L’indemnisation n’est pas conditionnée à un statut légal.

 

Les files interminables de personnes plusieurs samedis de suite devant la patinoire des Vernets en vue d’obtenir une aide alimentaire ont mis en lumière la précarité dans laquelle était plongée une partie de la population pendant la crise sanitaire. Ces images ont choqué en Suisse et au-delà. Le Conseil d’Etat a voulu agir vite pour ces personnes qui risquent de s’endetter.

 

« Débat populaire »

 

Les référendaires estiment toutefois que l’Etat n’a pas à payer en lieu et place de ceux qui ne respectent pas la loi. Ils contestent aussi la disposition permettant au DCS de prendre en considération une déclaration signée « plausible » d’un bénéficiaire qui n’aurait pas de documents pour attester son revenu mensuel déterminant.

 

« En s’opposant à cette loi, les référendaires veulent aussi qu’il y ait un débat populaire et une votation sur le travail illégal à Genève », souligne André Pfeffer. Selon lui, « Genève est le canton le plus laxiste concernant le contrôle de l’immigration illégale et du travail au noir. C’est presque le seul canton où il est possible d’obtenir un numéro AVS sans justifier d’un titre de séjour. »

 

La récolte des signatures devrait commencer en fin de semaine, selon le député. Compte tenu de la suspension estivale du délai, les référendaires ont jusqu’au 14 septembre pour obtenir 5370 signatures valables.

Source : ATS

1 commentaire

1 commentaire

  1. Thomas

    14 juillet 2020 à 19 h 19 min

    C’est une question de principe, on aide les gens dans le besoin.
    Et pour les dépositaires de ce référendum, on s’achète un coeur par la même occasion.

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Genève veut mieux informer ceux qui souffrent de la crise

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KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

Le canton de Genève a annoncé l’ouverture ce jeudi d’un bureau d’information sociale. Il doit permettre à des personnes frappées par la crise sanitaire d’obtenir des renseignements sur le dispositif social à Genève, et de savoir si elles ont droit à une aide. Situé au Bouchet, ce bureau est ouvert à tous les habitants du canton.

Les conséquences économiques et sociales de la deuxième vague épidémique de Covid-19 posent un défi majeur à une partie de la population, relèvent le département de la cohésion sociale et les Villes de Meyrin et Vernier dans un communiqué. La précarisation guette certains et d’autres voient leur situation difficile s’aggraver. Afin d’orienter et informer les personnes dans ce contexte de crise, le département de la cohésion sociale (DCS) ouvrira à partir de jeudi 26 novembre un Bureau d’information sociale à la paroisse Saint Pie X, au carrefour du Bouchet qui tiendra une permanence hebdomadaire jusqu’à fin décembre. Ce bureau aura un objectif bien précis comme l’explique Thierry Apothéloz, conseiller d’Etat en charge de la cohésion sociale.

Thierry Apothéloz Conseiller d'Etat en charge de la cohésion sociale

Les différents acteurs du domaine sociale constatent que la complexité du dispositif social à Genève et le manque de lisibilité des prestations engendrent un non recours à certaines aides. Ecoutez Thierry Apothéloz.

Thierry Apothéloz Conseiller d'Etat en charge de la cohésion sociale

Multiples partenaires

Des représentants de l’Hospice général, du Collectif d’associations pour l’action sociale, des Colis du Coeur, de l’ASLOCA Genève, de la Haute école de travail social, ainsi que l’Association genevoise des psychologues participent à l’opération. POur Thierry Apothéloz c’est l’une des grandes forces de ce projet.

Thierry Apothéloz Conseiller d'Etat en charge de la cohésion sociale

ATS avec MH

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La rénovation du Forum Meyrin entre les mains des Meyrinois

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KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi

Les Meyrinois se prononceront dans les urnes le 29 novembre sur la rénovation du Forum Meyrin. Au coeur des débats, l’octroi d’un crédit d’étude de plus de 3 millions de francs. Les autorités jugent le lieu inadapté aux besoins de la population et veulent le rénover. La droite estime de son côté que le coût est disproportionné au vu de la conjoncture économique.

Le Théâtre Forum Meyrin est au cœur d’une bataille politique. Les habitants de Meyrin doivent se prononcer le 29 novembre sur un crédit d’étude destiné à la rénovation du Forum Meyrin. Concrètement, il s’agit de rénover le bâtiment construit il y a 25 ans et de relocaliser les multiples activités qu’il abrite durant cinq ans, le temps que durera le chantier « Cœur de Cité » qui va encercler le Forum. Celui-ci vise principalement à construire une nouvelle mairie et à enterrer le grand parking du centre commercial jouxtant le Forum.

Ces travaux doivent démarrer le printemps prochain. Le bâtiment connaît notamment des problèmes d’isolation thermique et phonique, la taille limitée de la scène et la visibilité pour le public n’est pas toujours optimale, la simultanéité des utilisations est problématique et les locaux de stockage sont insuffisants. La gauche et la droite s’opposent sur ce projet. Pour les autorités les travaux autour du Forum sont une bonne occasion de le rénover comme l’explique Nathalie Leuenberger, Maire de Meyrin.

Nathalie Leuenberger Maire de Meyrin

Du côté de l’opposition on juge que ce projet n’est ni prioritaire ni nécessaire au vu du bon état du bâtiment. Les précisions de David Dournow, conseiller municipal UDC à Meyrin.

David Dournow Conseiller municipal UDC à Meyrin

Pour rappel, le crédit d’étude de 3,235 millions de francs a été accepté en février par une majorité du Conseil municipal (PS-Verts-PDC). Il a été remis en question par un référendum de l’UDC qui a abouti.

Désaccord sur l’état des finances

L’autre gros point de mésentente porte sur le coût des travaux. Les deux camps sont en désaccord sur l’état des finances meyrinoises. Du côté des autorités on assure que les finances sont saines comme l’explique Nathalie Leuenberger.

Nathalie Leuenberger Maire de Meyrin

Du côté de l’opposition on juge que la commune a d’autres priorités et ne peut pas se permettre une telle dépense surtout au vu de la conjoncture économique. Le détail avec David Dournow.

David Dournow Conseiller municipal UDC à Meyrin

Inauguré en 1995, le Forum est fréquenté chaque année par plus de 100’000 personnes et abrite notamment des salles de spectacle, un restaurant, une bibliothèque et des espaces pour les associations.

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L’Etat de Genève va former ses fonctionnaires pour prévenir le harcèlement sexuel

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Les 18’000 fonctionnaires de l’Etat de Genève vont suivre une formation pour prévenir,  identifier, faire cesser voire sanctionner le harcèlement sexuel. Ce e-learning genevois a été intégré à un kit de la Confédération qui propose également des fiches à l’attention des responsables d’entreprises.  

L’Etat de Genève agit contre le harcèlement sexuel. Il va obliger ses 18’000 employés à suivre une formation, un e-learning qui explique ce qu’est le harcèlement sexuel au travail. Parallèlement, la Confédération met à disposition un kit gratuit avec des fiches, des films ainsi que le e-learning de l’Etat de Genève. Il est destiné à toutes les entreprises en Suisse et s’adresse aux managers et aux responsables RH. Le kit est édité en 4 langues, français allemand, italien et anglais. La formation genevoise propose une série de mise en situation. La Conseillère d’Etat chargée des ressources humaines. Nathalie Fontanet

Nathalie Fontanet Conseillère d'Etat chargée des finances et des ressources humaines

Le e-learning est mis à disposition des entreprises genevoises gratuitement. Son coût : 33’000 francs dont 9’000 ont été financés par la Ville de Genève. L’Etat de Genève veut montrer l’exemple avec cette formation et délivrer un message clair au harceleur.

Nathalie Fontanet Conseillère d'Etat chargée des finances et des ressources humaines

Les chiffres sont clairs. Une femme sur 3 et un homme sur 10 souffre de harcèlement sexuel au cours de sa vie professionnelle en Suisse. Le harcèlement sexuel est puni par la loi, le code pénal en son article 328 mais aussi par la Loi sur le travail et par celle sur l’égalité. Les employeurs ont l’obligation de le prévenir.  La limite du harcèlement tient au fait que le comportement n’est pas désiré, comme l’explique Nathalie Fontanet.

Nathalie Fontanet Conseillère d'Etat chargée des finances et des ressources humaines

Dans un cas de harcèlement plusieurs personnes entrent en jeu et le e-learning met en scène plusieurs situations et les différents acteurs.

Nathalie Fontanet Conseillère d'Etat chargée des finances et des ressources humaines

Le e-learning est mis à disposition via le kit de la Confédération à toutes les entreprises du Canton de Genève. Les explications de Nathalie Fontanet

Nathalie Fontanet Conseillère d'Etat chargée des finances et des ressources humaines

Un kit réalisé en collaboration avec les bureaux cantonaux de l’égalité

Le harcèlement sexuel est l’une des thématiques prioritaires des bureaux de l’égalité cantonaux. Anne Saturno, chargée de projet au bureau de l’égalité et de prévention des violences.

Anne Saturno Chargée de projet au bureau de l'égalité et de prévention des violences

Le kit part du ressenti de la victime qui prime sur l’intention de l’auteur. Un seul acte suffit. Et ce fait est encore trop méconnu. Anne Saturno

Anne Saturno Chargée de projet au bureau de l'égalité et de prévention des violences

Le harcèlement sexuel provoque une grande souffrance au travail. Le kit permet de prévenir le harcèlement et il est un outil pour le faire cesser. Notez que le groupement de confiance de l’Etat de Genève a reçu très peu de plaintes ces dernières années.

Les documents sont disponibles sur le site du BPEV et sur celui de la CSDE

 

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Faisons la route ensemble

« On a perdu de vue le rôle que chacun doit jouer face à la pandémie »

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MARTIAL TREZZINI

Cela fait 8 mois maintenant que nous vivons avec cette pandémie de Covid-19, avec deux semi-confinements mais aussi des mesures qui ont varié ces dernières semaines, notamment, et qui diffèrent d’un canton à l’autre. Des mesures que beaucoup ont de plus en plus de mal à respecter, comme l’ont prouvé les différentes manifestations et prises de position sur les réseaux sociaux ces dernières semaines.  Francesco Panese, professeur de sociologie de la médecine et de la santé à l’Université de Lausanne, a expliqué à Benjamin Smadja et Laurie Selli comment et pourquoi est-ce qu’il faut tenir face à cette pandémie.

Francesco Panese Professeur de sociologie des sciences et de la médecine à l'UNIL

 

 

 

 

 

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Genève en bonne voie sur la transition énergétique

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La transition énergétique dans le canton de Genève est en bonne voie. En 20 ans, depuis l’année 2000, la consommation par habitant a baissé de près de 29,6 % en matière d’énergie thermique fossile et de 11% en consommation d’électricité. Le bâti reste encore trop gourmand. Il est responsable de 50% des émissions de CO2.

Genève a atteint ses objectifs en matière d’économie d’énergie. Le canton est en bonne voie pour attendre la société à 2000 watts. Ces économies ont été réalisées grâce au programme Eco 21 des SIG mais aussi grâce à la mise en place par l’Etat de Genève d’une police de l’énergie. Du côté de l’énergie thermique fossile, l’Etat et les services industriels annoncent une baisse de près de 30% entre 2000 et 2020. Et Genève fait encore mieux en matière d’électricité. Les explications du Conseiller d’Etat chargé du territoire, Antonio Hodgers.

Antonio Hodgers Conseiller d'Etat chargé du département du territoire

La police de l’énergie a effectué un certain nombre de contrôles entre 2016 et 2019. Sur plus de 330 contrôles, seuls 60 étaient conformes. Les explications du Conseiller d’Etat chargé de l’environnement, Antonio Hodgers.

Antonio Hodgers Conseiller d'Etat chargé du département du territoire

Le bâti est encore trop gourmand puisqu’il est responsable du 50% de l’énergie fossile consommée à Genève. Le canton doit s’améliorer selon le Conseiller d’Etat chargé de l’environnement, Antonio Hodgers.

Antonio Hodgers Conseiller d'Etat chargé du département du territoire

Le Conseiller d’Etat se réjouit de la bonne collaboration de ses services avec les Services industriels genevois.

Antonio Hodgers Conseiller d'Etat chargé du département du territoire

L’objectif du canton est de réduire de deux tiers ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, par rapport à l’année 1990. La neutralité carbone devrait être atteinte en 2050.

 

 

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