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Actualité

Procès du meurtre de Semhar: la juge qui s'est assoupie a démissionné

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Le meurtre de la jeune Semhar, 12 ans, avait bouleversé l'opinion publique et provoqué une immense émotion dans le quartier où elle habitait, à Carouge (archives). (©KEYSTONE/MAGALI GIRARDIN)

La juge assesseure qui s'est assoupie mardi pendant le procès en appel du meurtre de Semhar a démissionné. C'est ce qu'a annoncé la Tribune de Genève. Le pouvoir judiciaire nous a confirmé l'information et indique que la magistrate sera remplacée au sein du tribunal collégial en charge de ce procès.

Pour rappel, Me Vincent Spira, qui défend l’homme prévenu de l’assassinat de la fillette, avait interrompu sa plaidoirie après une heure et demi. L'avocat avait demandé la récusation de cette magistrate chargée d'assister la juge qui préside l’audience. Me Spira réagit à la décision de la juge:

Vincent SpiraAvocat de la défense

L'avocat souligne le caractère exceptionnel de cet incident:

Vincent SpiraAvocat de la défense

Les parties sont convoquées le 26 mars. Date à laquelle le procès en appel devrait reprendre. Sur le banc des accusés: un chauffeur de taxi d'origine éthiopienne de 43 ans. Il nie être l'auteur du viol et du meurtre de la petite Semhar, qui, au moment des faits en 2012, était âgée de 12 ans. En première instance, le quadragénaire a écopé de vingt ans de prison, assortie d'un internement.

@marie_prieur

International

Rare naissance au Cambodge de 60 crocodiles en voie d'extinction

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Les crocodiles siamois mesurent jusqu'à trois mètres de long et le bassin du Mékong et les zones humides du Cambodge semblent abriter les seules populations sauvages restantes, selon l'organisation de protection de la nature WWF. (© KEYSTONE/AP/Heng Sinith)

L'espoir renaît pour le crocodile siamois, l'un des reptiles les plus menacés au monde. Cela avec la rare naissance de 60 spécimens au Cambodge, ont déclaré jeudi les autorités.

Cinq nids ont été découverts à la mi-mai dans un parc national du sud-ouest du pays, où ces crocodiles sont victimes de braconniers, a annoncé le ministère cambodgien de l'environnement dans un communiqué commun avec l'ONG Fauna & Flora.

Les nids contenaient 106 oeufs, et 60 d'entre eux ont éclos avec succès entre le 27 et le 30 juin, a déclaré le ministère.

"Cette découverte indique que la zone est un habitat clé pour les crocodiles naturels, ce qui donne de l'espoir pour le rétablissement de l'espèce", a-t-il ajouté.

Plus que 400 crocodiles sauvages

Les chercheurs estiment qu'il ne reste plus que 400 crocodiles sauvages, principalement au Cambodge.

Leur survie est menacée par les braconniers qui fournissent des oeufs et des reptiles adultes aux fermes de crocodiles de la région, où leurs peaux sont transformées en ceintures, chaussures et sacs à main de luxe.

C'est une source de "fierté" que le pays abrite certaines des espèces les plus rares du monde, a déclaré le ministre cambodgien de l'environnement, Eang Sophalleth, s'engageant à poursuivre ses efforts pour "préserver la biodiversité".

Déforestation et braconage

La déforestation et le braconnage ont été fatals à de nombreuses espèces au Cambodge, l'une des nations les plus pauvres et les plus corrompues d'Asie.

Les crocodiles siamois mesurent jusqu'à trois mètres de long et le bassin du Mékong et les zones humides du Cambodge semblent abriter les seules populations sauvages restantes, selon l'organisation de protection de la nature WWF.

Ils figurent actuellement sur la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) pour les espèces menacées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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International

Ukraine: Moscou revendique la prise d'un nouveau village dans l'est

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Des policiers ukrainiens enquêtent sur le site d'un tir de roquette russe dans la ville de Chuhuiv dans la région de Kharkiv, au nord-est de l'Ukraine, vendredi. Au moins 9 personnes ont été blessées, selon les autorités locales. (© KEYSTONE/EPA/SERGEY KOZLOV)

La Russie a revendiqué vendredi la prise d'un nouveau village dans l'est de l'Ukraine, poursuivant sa poussée en direction de la localité de New York, cible d'intenses bombardements de la part des forces russes qui cherchent à progresser.

"Le village de Iourivka (...) a été libéré", a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué.

Iourivka, un tout petit village du Donbass, se trouve à 2 km au sud de New York, et non loin de Toretsk, deux localités qui subissent depuis la mi-juin de nombreuses frappes de la part des Russes qui cherchent à s'en emparer et progresser dans la région de Donetsk (est).

L'armée ukrainienne, en manque d'hommes et de munitions, fait face à des assauts russes le long de la ligne de front, qui s'étend sur près de 1000 km, notamment dans l'Est, où l'armée russe a conquis plusieurs petites localités ces dernières semaines, malgré d'importantes pertes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Gaza : aucun cas de polio détecté jusqu'ici, dit l'OMS, inquiète

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Selon l'OMS, des dizaines de milliers d'enfants de moins de cinq ans de la bande de Gaza risquent de contracter la polio et d'autres maladies évitables par la vaccination. (© KEYSTONE/EPA/HAITHAM IMAD)

Aucun cas de poliomyélite n'a été détecté jusqu'à présent dans la bande de Gaza, a déclaré vendredi l'OMS, après la découverte du virus dans des échantillons d'eaux usées. Mais l'organisation est très inquiète.

Mardi, le Réseau mondial de laboratoires de lutte contre la poliomyélite a isolé le poliovirus de type 2 dérivé d'une souche vaccinale dans six échantillons de surveillance environnementale collectés le 23 juin, a déclaré le porte-parole de l'OMS, Christian Lindmeier, lors d'un point de presse à Genève.

"Cette découverte est extrêmement préoccupante", a souligné M. Lindmeier, et était "malheureusement attendue" étant donné la situation sanitaire dans la bande de Gaza soumise à des bombardements intensifs depuis neuf mois par les forces israéliennes.

"Le virus n'a à l'heure actuelle été isolé que dans l'environnement et aucun cas de paralysie associé n'a été détecté", a-t-il précisé.

La poliomyélite est une maladie très contagieuse provoquée par un virus (le poliovirus) qui envahit le système nerveux et qui peut entraîner en quelques heures des paralysies irréversibles.

"Réponse rapide essentielle"

L'OMS, d'autres agences de l'ONU et le ministère de la Santé de Gaza contrôlé par le Hamas, sont en train d'essayer de déterminer l'ampleur de la propagation du poliovirus, a souligné M. Lindmeier.

"Ils détermineront quelles mesures prendre pour stopper toute nouvelle propagation", a-t-il ajouté. "Une réponse rapide est essentielle pour empêcher la propagation du virus", insiste t-il, soulignant les conditions très difficiles sur le terrain. Il n'exclut pas le risque d'une "propagation internationale".

Couverture optimale avant

Selon M. Lindmeier, la couverture vaccinale contre la polio était "optimale" à Gaza avant la guerre, estimée à 89% en 2023.

Actuellement, seuls 16 des 36 hôpitaux de l'étroite bande de territoire palestinien sont partiellement fonctionnels, et environ 45 des 105 établissements de soins de santé primaires sont opérationnels.

Dizaines de milliers d'enfants à risque

Les taux de vaccination chutent à cause des conditions extrêmes auxquelles sont soumises la population et le système de santé. Des dizaines de milliers d'enfants de moins de cinq ans risquent de contracter la polio et d'autres maladies évitables par la vaccination, selon le porte-parole.

L'OMS estime que beaucoup de maladies "se propagent de manière incontrôlable" dans le territoire assiégé.

"Les efforts visant à collecter et à transporter des échantillons de patients à Gaza afin de déterminer les causes de leurs maladies ont toutefois été empêchés par l'insécurité, les restrictions d'accès et, plus récemment, la fermeture du poste frontière de Rafah" avec l'Egypte, a expliqué M. Lindmeier.

"En fin de compte, un cessez-le-feu est essentiel pour permettre d'augmenter rapidement les campagnes de vaccination et combler les lacunes générées par la guerre", a-t-il souligné.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Environnement

Douze personnes sont mortes dans des accidents agricoles en Suisse

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Deux personnes sont décédées lors du renversement d'un tracteur ou un transporteur (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Douze personnes ont perdu la vie dans des accidents agricoles en Suisse depuis le début de l'année, dont trois enfants. Deux personnes avaient déjà atteint l'âge de la retraite.

Trois enfants âgés de 6 à 9 ans ont perdu la vie en lien avec des véhicules ou des machines, indique vendredi le service de prévention des accidents dans l'agriculture (SPAA). Deux personnes sont décédées lors du renversement d'un tracteur ou un transporteur. Une personne a été écrasée lors de l'attelage d'un outil porté.

Deux personnes ont perdu la vie dans un accident dû aux gaz dans la fosse à lisier. Une personne est décédée dans une grange en feu. Deux personnes ont fait une chute mortelle d'un toit ou d'un grenier à foin. Et une personne a été retrouvée sans vie dans un box à chevaux, précise le SPAA.

Pour celui-ci, les risques sont souvent trop peu perçus, sous-estimés ou ignorés. Le SPAA et agriss veulent sensibiliser les personnes qui travaillent dans l'agriculture à prendre au sérieux les "dangers invisibles" et à ne pas prendre de risques pour leur sécurité ou leur santé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Russie: un journaliste américain condamné pour espionnage

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Le journaliste du Wall Street Journal écoute le verdict au "Palais de Justice" de Yekaterinburg en Russie. (© KEYSTONE/AP/Dmitri Lovetsky)

Le journaliste américain Evan Gershkovich a été condamné en Russie à 16 ans de prison. Il a été reconnu coupable d'espionnage, une accusation jamais étayée par Moscou et rejetée par l'intéressé,ses proches et les Etats-Unis.

Le Wall Street Journal a fustigé une condamnation "scandaleuse", qui "survient alors qu'Evan a passé 478 jours en prison, détenu à tort, loin de sa famille et de ses amis (...) tout cela pour avoir fait son travail de journaliste". Des responsables du journal s'engagent dans un communiqué à continuer à se battre pour obtenir sa libération.

Reporter sans frontières (RSF) a de son côté qualifié la condamnation du reporter d'"autre exemple flagrant de prise d'otage inacceptable de la part de la Russie". "La condamnation (...) résulte d'un procès qui ne peut en aucun cas être considéré comme équitable ou libre. Ce verdict doit être immédiatement annulé", a ajouté Rebecca Vincent, directrice des campagnes de RSF, dans un communiqué.

La condamnation d'Evan Gershkovich marque la fin d'un procès expéditif à huis clos. Sa condamnation était une condition préalable à un possible échange de prisonniers avec Washington, Moscou n'échangeant des détenus que s'ils sont condamnés.

Dans une colonie pénitentiaire

"Gershkovich Evan est reconnu coupable et condamné à 16 ans d'emprisonnement", a déclaré le juge du tribunal régional Sverdlosvki d'Ekaterinbourg, Andreï Mineïev, selon une journaliste de l'AFP sur place.

Le reporter du Wall Street Journal, âgé de 32 ans, devra purger sa peine dans une colonie pénitentiaire à "régime sévère", ce qui signifie des conditions de détention très strictes, comparées au "régime normal".

Il est apparu devant la presse avant l'énoncé du verdict, les bras croisés, le crâne rasé - une coupe imposée aux prisonniers - dans le box en verre réservé aux accusés.

Il a plaidé non coupable

Evan Gershkovich a plaidé non coupable et exercé son droit à une "dernière prise de parole" avant le verdict, avait annoncé plus tôt à la presse une porte-parole du tribunal, Ekaterina Maslennikova. Le parquet avait requis 18 ans de prison.

S'il fait appel et que sa condamnation est confirmée, il devrait ensuite rejoindre sa colonie pénitentaire dans la foulée, lors d'un transfert qui peut mettre plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

Accusation jamais étayée

Reporter reconnu pour son professionnalisme, Evan Gershkovich avait été arrêté fin mars 2023, alors qu'il était en reportage à Ekaterinbourg (Oural), pour "espionnage", une accusation que la Russie n'a jamais étayée et que le journaliste, sa famille, ses proches ainsi que la Maison Blanche rejettent.

Le Kremlin a une fois encore refusé vendredi de spécifier ses accusations : "Les accusations d'espionnage sont une chose très sensible, nous ne pouvons pas faire d'autres commentaires, le procès est en cours", a éludé le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov.

Procès expéditif

Le procès de M. Gershkovich, après 16 mois de détention, aura été expéditif : une audience le 26 juin, une autre jeudi et enfin celle de ce vendredi. Toute la procédure a été placée sous le sceau du secret et rien n'a filtré du huis clos imposé par les autorités.

Il s'agit donc d'une procédure express, car les procès de ce type s'étalent d'ordinaire sur plusieurs semaines ou mois.

Monnayer un possible échange

Pour Washington, son arrestation a visé avant tout à monnayer un possible échange de prisonniers, en pleine tension entre la Russie et les Etats-Unis liée au conflit armé en Ukraine.

Moscou a admis négocier sa libération et le président russe Vladimir Poutine a évoqué lui-même le cas de Vadim Krassikov, en prison en Allemagne pour un assassinat commandité attribué aux services spéciaux russes.

Première depuis l'URSS

Evan Gershkovich est le premier journaliste occidental, depuis l'époque soviétique, à être accusé d'espionnage en Russie. Son emprisonnement a suscité une importante vague de solidarité au sein de médias américains et européens.

Fin juin, la Maison Blanche a dénoncé un "simulacre" de procès, répétant que M. Gershkovich n'avait "jamais travaillé pour le gouvernement" américain.

Le journaliste communique avec sa famille et ses amis via des lettres lues et censurées par l'administration pénitentiaire. Dans ces courriers, il dit garder le moral, attendre sa condamnation, vouloir voir le ciel plus souvent, le tout avec des traits d'humour.

Enfant d'immigrés ayant fui l'URSS pour les Etats-Unis, Evan Gershkovich s'était installé en Russie en 2017.

Détention "arbitraire"

Début juillet, un panel d'experts de l'ONU a estimé que sa détention était "arbitraire" et qu'il devait être libéré "sans délai".

Les enquêteurs accusent M. Gershkovich, qui avait travaillé pour l'AFP à Moscou en 2020-2021, d'avoir collecté des informations sensibles pour la CIA sur l'un des principaux fabricants russes d'armements, l'entreprise Ouralvagonzavod.

Cette usine produit notamment des chars T-90 utilisés en Ukraine et ceux de nouvelle génération Armata, alors que son activité civile est la production de wagons de marchandises.

La Russie détient plusieurs autres Américains, dont la journaliste russo-américaine Alsu Kurmasheva, arrêtée en 2023 pour une infraction à la loi sur les "agents de l'étranger", et l'ex-Marine Paul Whelan, qui purge une peine de 16 ans de prison pour espionnage, une accusation qu'il conteste.

Une ressortissante russo-américaine, Ksenia Karelina, est jugée depuis le 20 juin, à Ekaterinbourg aussi, pour haute trahison, accusée d'avoir donné de l'argent à un groupe de soutien à l'Ukraine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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