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Eric Balet, administrateur de Téléverbier, croit en l’avenir des (grandes) stations de ski

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Pour Eric Balet, administrateur délégué de Téléverbier et directeur de la société pendant 14 ans, ce fut une très bonne saison d’hiver. Augmentation de 6 à 7% du nombre des skieurs. Deuxième excellente saison de suite mais après quatre ou cinq années qui furent  catastrophiques pour l’ensemble des stations valaisannes.

En matière tarifaire, Eric Balet estime qu’il vaut mieux aujourd’hui en Suisse se profiler dans le haut voire très haut de gamme. “On le voit avec Zermatt par exemple où la carte journalière est à plus de 90 francs. Les petites stations devront aussi trouver d’autres solutions. Et elles auront sans doute besoin de quelques aides  pour survivre.”

Mais Verbier comme d’autres stations est attentive à la question tarifaire: “Verbier était la première station à casser les prix pour les enfants de la région en dessous de 12 ans. Depuis 2008 déjà, le prix d’une carte annuelle coûte dix francs aux parents et la commune ajoute 50 francs. On a remis quasi 100% des enfants de la région sur les skis. Et leurs parents s’y remettent aussi."

La Suisse a aujourd’hui trop de stations, estime Eric Balet. Il y a énormément de petites domaines puisque 80% des quelque 250 stations en Suisse dégagent moins d’un million de chiffre d’affaires.  En Valais, les deux plus grandes, Zermatt et Verbier, réalisent 80% du cash flow total. “Les grandes s’en sortent bien. Le plus petites devront trouver des solutions, soit sous forme d’aide parce qu’elles ont une importance vitale pour la région, soit les sociétés vont devoir élargir leurs activités et investir dans de ce qui est plus rentable comme les écoles de ski ou les magasins de sport. C’est ce qui permettra de financer les infrastructures."

Autre option, s’attaquer au marché chinois. “On peut en bénéficier à long terme. On essaye de vendre du service pour développer les stations chinoises. Pékin estime que dans dix ans, il y aura 300 millions de Chinois sur les skis. Il faut qu’ils apprennent à skier et quand ils seront au point, ils viendront faire l’Xtreme de Verbier”, sourit Eric Balet.

Pierre RuetschiEric Balet, administrateur de Téléverbier, croit en l’avenir des (grandes) stations de ski

Suisse Romande

Mobilité durable dans l'administration: projet de l'exécutif refusé

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Les objectifs de la mesure vaudoise consistaient à réduire les besoins de mobilité, à privilégier les transports publics ou le vélo, ou encore à promouvoir le covoiturage ou l'autopartage (photo symbolique). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Le Conseil d'Etat vaudois a été désavoué mardi sur son plan d'action de mobilité durable dans l'administration. Le Grand Conseil a refusé d'entrer en matière sur un crédit de 5 millions de francs pour déployer une stratégie destinée au personnel de l'administration cantonale vaudoise (ACV) sur différents sites.

Ses objectifs étaient de réduire les besoins de mobilité, privilégier les transports publics ou le vélo, ou encore promouvoir le covoiturage ou l'autopartage. Selon le gouvernement, ce plan d'action général devait marquer un tournant décisif pour la mobilité au sein de l'ACV, afin de préparer l'avenir tout en répondant aux enjeux climatiques actuels.

Il n'a cependant pas été suivi et devra revoir sa copie. Le vote d'entrée en matière, qui intervient avant même de pouvoir discuter du fond du décret et de proposer des modifications, n'a en effet pas passé la rampe, à huit voix près: 68 non, 60 oui et neuf abstentions. Si la gauche s'est montrée largement pour, la droite et les Vert'libéraux se sont majoritairement exprimés contre.

Vaste périmètre

Ces derniers ont relevé les fortes abstentions déjà en commission, chargée d'examiner le plan d'action. PLR et Vert'libéraux ont dit avoir des doutes et ne pas être convaincus par la manière de dépenser les cinq millions, à savoir en avançant par projets-pilotes. Il y aurait moyen de faire plus simple et plus direct, selon eux.

A gauche, on a mis en avant l'exemplarité et la nécessité de cette stratégie de l'Etat de Vaud. Les économies se feront sur le long terme, a argué le PS. A l'instar des socialistes et des Vert-e-s, la ministre en charge du dossier Nuria Gorrite s'est dite ouverte au dialogue, encourageant à voter l'entrée en matière pour proposer et débattre d'amendements. En vain.

La conseillère d'Etat socialiste a pourtant estimé que cette stratégie générale est "indispensable". Elle a justifié les projets-pilotes du fait de l'importance du périmètre de l'ACV, avec plus de 800 sites, dont 70% d'établissements scolaires. "Ce n'est pas un simple plan de mobilité pour entreprises", a-t-elle défendu.

La mesure concerne les déplacements professionnels et pendulaires des employés de l'ACV, soit environ 25'000 personnes, dont la moitié sont des enseignants. Son périmètre couvre l'ensemble des départements et entités de l'ACV, mais ne concerne pas le CHUV ni l'UNIL, ni les Hautes Ecoles, ni Plateforme 10. Ceux-ci ont en effet leurs propres dispositions en termes de plans de mobilité.

Horizon 2040

Concrètement, les cinq millions se seraient répartis comme suit: 750'000 francs pour des modifications d'infrastructures (comme abris vélos, vestiaires, accès au stationnement); 1,1 million pour des promotions, subventions et mise à disposition de moyens (de type vélos ou autopartage); 1,3 million pour des applications informatiques, de la communication et des prestataires externes; et 1,9 million pour une cellule temporaire, spécialement créée pour ce projet, selon l'exposé des motifs et projet de décret (EMPD).

Une phase-pilote était prévue jusqu'à l'horizon 2030. Elle prévoyait la mise en oeuvre des plans de mobilité-pilote sur six à dix sites sélectionnés pour explorer et tester des solutions adaptées aux différentes configurations. Le déploiement généralisé du plan de mobilité durable à l'ensemble des sites de l'ACV, dont 30 à 40 constituent des sites principaux, était prévu ensuite jusqu'à l'horizon 2040.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Mobilité

Arrêts de bus pour handicapés: crédit de près de 25 mios accepté

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En Suisse, les personnes en situation de handicap doivent pouvoir emprunter les transports publics facilement et de manière autonome, indique la loi fédérale sur l'élimination des inégalités frappant les personnes handicapées (LHand) (archives). (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

Le Canton de Vaud va pouvoir accélérer la mise en conformité des arrêts de bus pour les personnes handicapées. Le Grand Conseil a accepté mardi à la quasi-unanimité un crédit de 24,7 millions de francs pour rattraper son retard dans ce domaine. Les communes seront aussi soutenues dans les travaux de mise aux normes de leur compétence.

L'urgence d'intervenir, le retard pris dans ce domaine par rapport aux normes fédérales et l'impatience des communes ont été des arguments très largement reconnus dans l'hémicycle. Le vote final n'a d'ailleurs enregistré qu'une voix contre.

Près de 17 millions de francs sont destinés à mettre aux normes les arrêts de bus situés le long des routes cantonales hors traversée de localité qui seront jugés prioritaires et proportionnés. Près de huit millions sont, eux, mis à disposition des communes sous forme de subvention pour les inciter à mettre en conformité les arrêts dont elles sont propriétaires. Le Canton leur fournira aussi un appui technique et des conseils.

Seuls 9% des arrêts de bus conformes

Pour rappel, les personnes en situation de handicap doivent pouvoir emprunter les transports publics facilement et de manière autonome, indique la loi fédérale sur l'élimination des inégalités frappant les personnes handicapées (LHand). Ces adaptations bénéficient aussi aux personnes à mobilité réduite, par exemple les personnes âgées, les personnes accompagnées de jeunes enfants, blessées ou avec un bagage lourd. Environ 10% de la population est concernée.

Entrée en vigueur en 2004, cette loi donnait 20 ans pour mettre en conformité les infrastructures de transports publics. Si le matériel roulant a été globalement bien adapté, la mise en oeuvre est moins avancée pour les infrastructures, en particulier les arrêts de bus, reconnaît le Canton. A ce jour, seuls 9% des arrêts de bus sont conformes à la LHand, soit environ 200 sur 2300.

Quelque 400 arrêts de bus sont situés sur les routes cantonales en dehors des localités, dont 30 seulement sont conformes. Des critères ont permis d'effectuer une priorisation, comme le nombre de montées par jour aux arrêts et leur proximité avec des établissements accueillant des personnes à mobilité réduite, tels que des hôpitaux et des EMS, précise le Canton.

L'objectif est aussi de pouvoir offrir au moins un arrêt conforme à la LHand par localité. Cette priorisation a permis d'identifier quelque 80 arrêts à mettre aux normes ces prochaines années.

Délai de quatre ans

Les communes sont, elles, responsables de 1900 arrêts, dont seulement environ 180 sont conformes Les crédits demandés vont permettre d'accorder des subventions à hauteur de 30% des coûts des travaux et pour un montant maximal de 15'000 francs par quai.

Ce programme d'impulsion soutiendra la mise aux normes d'environ 250 arrêts sous responsabilité des communes. Les deux crédits doivent être engagés dans un délai de quatre ans après leur entrée en vigueur. Les arrêts ferroviaires ne sont pas compris dans les aides financières proposées par le Conseil d'Etat. Ils sont en effet de la responsabilité des entreprises de transport qui les exploitent.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Un élève poignarde et blesse grièvement sa professeure en France

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L'enseignante a reçu trois ou quatre coups de couteau (image symbolique). (© KEYSTONE)

Une enseignante de 60 ans a été grièvement blessée mardi après avoir été poignardée dans sa salle de classe au sein d'un collège à Sanary-sur-Mer, dans le sud-est de la France. Son pronostic vital est engagé, a déclaré le procureur de Toulon.

L'agression s'est produite vers 14h00 lorsqu'un élève de 3e (dernière année du collège, adolescents d'environ 14-15 ans) a porté trois ou quatre coups de couteau à l'enseignante. Il a été interpellé et placé en garde à vue pour tentative d'assassinat.

Le ministre français de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé qu'il se rendait sur place, au collège La Guicharde. "Mes pensées vont immédiatement à la victime, à sa famille et à l'ensemble de la communauté éducative, dont je partage le vif émoi", a déclaré le ministre.

Le préfet du Var, Simon Babre, a également fait savoir qu'il allait aussi dans l'établissement. "Le président de la République est tenu informé de l'état de santé de l'enseignante et de l'évolution de la situation", a dit son entourage à l'AFP.

Selon le rectorat de Nice, l'autorité régionale de l'Education nationale, la victime, une enseignante d'arts plastiques, a été évacuée vers un hôpital.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Mobilité

Un crédit de 24 millions de francs pour des interfaces de type P+R

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Le parking relais P+R de Vennes sur les hauts de Lausanne avait vu sa capacité augmenter de 400 à 1200 places en 2010 (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les députés du Grand Conseil vaudois ont accepté mardi à l'unanimité un crédit-cadre de 23,9 millions de francs, destiné à financer la participation de l'Etat aux études et à la réalisation des interfaces de transport de type P+R. Il fait suite à un premier crédit de 20,5 millions de francs, adopté en 2019 pour mettre en oeuvre la stratégie des interfaces.

"On a densifié les transports publics, il faut maintenant permettre l'intermodalité", a fait valoir la conseillère d'Etat en charge des infrastructures, Nuria Gorrite, devant le plénum. Elle a souligné que ces projets d'interface, qui incombent souvent aux communes, sont complexes et onéreux à mener. Le gouvernement a donc intérêt à les aider puisqu'ils servent la stratégie cantonale d'interconnexion des modes de transport.

Les interfaces de transport ont pour objectif de permettre aux personnes peu ou mal connectées aux transports publics dans leur lieu de domicile, de déposer leur véhicule privé, - voiture, moto, scooter ou vélo -, pour continuer leur trajet en transports publics. Il existe deux types de parking d'échange: les P+R (Park and Ride) destinés aux véhicules à moteur et les B+R (Bike and Ride) destinés aux vélos.

Tarification dégressive

Afin de délester au maximum le réseau routier et de réduire les émissions de gaz à effet de serre, l'objectif consiste à faire en sorte que les personnes déposent au plus vite leur véhicule pour continuer en transports publics. Une tarification dégressive est donc prévue et consiste à rendre les P+R excentrés moins chers que ceux proches des grands centres.

La commission recommandait à l'unanimité l'entrée en matière sur cet objet. Tant les socialistes, que les Vert-e-s et les libéraux-radicaux avaient appelé à le soutenir. Ils ont été entendus. En vote final, le projet a été adopté à l'unanimité par 119 voix.

A noter encore que le premier crédit de 20,5 millions de francs, adopté en 2019, a été engagé à 100% entre 2019 et 2023. Il a servi à cofinancer des études et à réaliser 65 arrêts de bus, 1100 places de parc P+R et 1300 places B+R. Pas tous les projets n'ont encore été menés à bien.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Jobs d'été: droite et patrons veulent déroger au salaire minimum

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Le président de l'Union des associations patronales genevoises (UAPG) Pierre-Alain L'Hôte estime que les syndicats acceptent déjà des exceptions au salaire minimum pour les étudiants dans les branches où ces dérogations ont été prévues (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La faîtière des patrons genevois et plusieurs représentants de la droite insistent sur l'importance d'exceptions au salaire minimum cantonal pour relancer davantage d'emplois d'été étudiants. Ils ont dévoilé mardi leurs arguments à Genève pour ce projet de loi approuvé fin octobre mais soumis en votation le 8 mars prochain.

La droite avait formulé ce texte qui diminuerait le salaire des jobs d'été étudiants de 25%. Les jeunes qui travaillent tout au long de l'année ne seraient eux pas affectés par ce dispositif limité à des contrats de 60 jours.

Ce projet veut "corriger la rigidité du système de salaire minimum en vigueur", a expliqué à la presse le rapporteur de la majorité au Grand Conseil, le PLR Jacques Béné. "La question est avant tout de savoir si nous souhaitons conserver" la possibilité d'emplois pour les jeunes pendant l'été, a renchéri son collègue de Libertés et Justice sociale (LJS) Vincent Canonica.

Selon la droite, l'entrée en vigueur du salaire minimum à Genève en novembre 2020 avait eu pour conséquence de raréfier les emplois d'été dès 2021. Un sondage de la Fédération des entreprises romandes (FER) allait dans ce sens, mais il est contesté par la Communauté genevoise d'action syndicale (CGAS) qui parle d'une "propagande patronale".

Actuellement à 24,59 francs par heure, la rémunération minimale peut déjà être contournée pour les emplois d'étudiants. Mais seulement si cette exception est prévue par une convention collective de travail (CCT) ou par une commission paritaire.

"Discriminatoire" selon la gauche

Une situation qui pousse le président de l'Union des associations patronales genevoises (UAPG) Pierre-Alain L'Hôte à s'en prendre aux opposants. "Il est inexact de dire que les syndicats seraient contre un salaire dérogatoire", estime-t-il. "Ils l'acceptent depuis des années dans un certain nombre" d'activités.

Au moment de lancer leur campagne en décembre dernier, la gauche et les syndicats avaient dénoncé une manoeuvre pour "profiter des étudiants" qui seraient encore plus précarisés. Ils estimaient ce projet "discriminatoire" parce qu'il considérait un statut et non le travail abattu.

Au Grand Conseil, le projet de loi venu du PLR, du Centre, de l'UDC et de LJS avait été accepté par 64 voix contre 30 (Vert-e-s et PS). Comme la droite veut pouvoir l'appliquer dès l'été prochain, elle l'avait assorti d'un référendum obligatoire par le biais d'un amendement.

Il y a une semaine, le Département de l'économie et de l'emploi (DEE) avait dévoilé le dernier rapport d'une étude sur les effets du salaire minimum. Celui-ci confirme que les jeunes sans formation sont pénalisés par les bas salaires dans le canton.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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