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Economie

La BCE poursuit ses baisses de taux

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La BCE a abaissé son taux directeur d'un quart de point, à 2,50%. Ici, la présidente Christine Lagarde. (archive) (© KEYSTONE/EPA/RONALD WITTEK)

La Banque centrale européenne a poursuivi jeudi sa politique de détente des taux d'intérêt mais son cap monétaire n'a jamais été aussi incertain dans un contexte de guerres commerciales avec les Etats-Unis et de hausse des dépenses de défense attendues en Europe.

En abaissant, comme attendu, son principal taux d'intérêt directeur de 0,25 point de pourcentage, l'institution de Francfort marque sa confiance dans le retour progressif de l'inflation à l'objectif de 2%.

Le taux de dépôt, qui fait référence, est ainsi ramené de 2,75% à 2,50%.

C'est le cinquième assouplissement monétaire d'affilée - le sixième depuis juin dernier après le pic atteint par les taux d'intérêt en septembre 2023, dans un contexte à l'époque de forte inflation.

La fin de ce cycle est-il en vue ? Les gardiens de l'euro ont souligné jeudi dans leur communiqué que les taux sont désormais à un niveau auquel la politique monétaire "devient sensiblement moins restrictive", renforçant les attentes d'une pause à venir dans les baisses.

Mais l'horizon économique est plus incertain que jamais et l'équation s'est sensiblement compliquée ces dernières semaines pour la BCE.

La décision radicale du futur gouvernement allemand d'augmenter la dette publique pour les dépenses d'armement a déjà causé une poussée de fièvre des taux d'emprunt de l'Allemagne, inédite depuis la Réunification.

Ce resserrement des conditions financières intervient alors que l'activité de la zone euro reste faible et que s'ajoute l'imposition imminente de droits de douane réciproques par les États-Unis qui menace d'amener de la récession en Europe.

Risques

Le contexte oblige la BCE à jongler entre des objectifs parfois difficiles à concilier: maîtriser l'inflation tout en soutenant la croissance dans une zone euro fragilisée par des crises successives.

Le soudain resserrement des taux d'emprunt allemands devrait inciter la présidente de la BCE, qui s'exprime jeudi après-midi, "à laisser entendre que des baisses ultérieures (de taux) pourraient encore suivre", estime Eric Dor, directeur des études économiques à l'IESEG School of Management.

Les membres de la BCE étaient apparus divisés ces dernières semaine sur la suite du cycle monétaire.

Isabel Schnabel, membre du directoire, a suggéré qu'il était peut-être temps de discuter d'une pause dès mars, car les taux se rapprochent déjà d'un niveau qui ne pénalise ni ne favorise l'économie, ne laissant guère de marge pour les assouplir encore.

D'autres membres du conseil des gouverneurs de la BCE estiment qu'il est trop tôt pour ouvrir ce débat, vue la récente quasi-stagnation du PIB de la zone euro au dernier trimestre de 2024, notamment du fait d'un coût élevé de l'emprunt.

D'un autre côté, les dépenses colossales prévues par l'Allemagne, en s'affranchissant du dogme de la rigueur, pourraient doper la croissance européenne et l'inflation. Dans ce contexte, "les attentes de baisse des taux de la BCE (pourraient) être reconsidérées", souligne Kathleen Brooks, directrice de recherche de la plateforme de trading XTB.

L'évolution du conflit en Ukraine, pays qui ne peut plus compter en grande partie sur l'aide américaine face à l'agresseur russe, pourrait également influencer la trajectoire économique et donc les décisions de la BCE.

Ces risques ne sont pas encore pleinement intégrés dans les dernières projections économiques publiées jeudi par l'institution.

La BCE a rehaussé ses prévisions d'inflation pour 2025 à cause de la hausse des prix de l'énergie, et abaissé ses prévisions de croissance pour 2025 et 2026 face à "la baisse des exportations et la faiblesse persistante des investissements".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Economie

Les communes suisses critiquées pour leur gestion du surtourisme

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Le débat sur le surtourisme est esquivé en Suisse, estime Janine Bunte (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La directrice des Auberges de Jeunesse Suisses critique les communes pour leur gestion du surtourisme. "Elles vivent du tourisme, mais se plaignent du nombre élevé de visiteurs", déclare Janine Bunte dans un entretien diffusé samedi par le journal Blick.

De nombreuses communes ont négligé de définir une stratégie touristique, constate la responsable. Pour parvenir à une répartition plus équilibrée des visiteurs, il faut que les communes, les organismes touristiques et les prestataires agissent de concert, ajoute-t-elle.

"Il faudrait aussi avoir le courage de dire 'stop'", relève Mme Bunte. "Le sujet est actuellement souvent esquivé. Or, sans nommer le problème, il est impossible de trouver une solution".

La directrice des Auberges de Jeunesse Suisses fait preuve de compréhension envers les personnes touchées par l'afflux massif de touristes. "C'est insupportable", reconnaît-elle.

Le fait que l'on fasse moins attention aux autres est un phénomène de société, remarque-t-elle, soulignant que cela n'a rien à voir avec la nationalité. Les auberges de jeunesse cherchent à dialoguer avec les clients, poursuit-elle. "Mais nous sommes un hébergement, pas un établissement d'éducation".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Entre Téhéran et Washington, les médiateurs reprennent les efforts

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L'Iran, qui a profité du conflit pour prendre le contrôle du détroit d'Ormuz, veut imposer des droits de passage sur les bateaux (archives). (© KEYSTONE/AP/Amirhosein Khorgooi)

Les médiateurs entre l'Iran et les Etats-Unis tentent samedi de remettre la diplomatie sur les rails après un nouvel accès de violence, sur le terrain comme dans les mots, malgré le protocole d'accord signé en juin entre les deux pays ennemis.

Les frappes échangées cette semaine ont été les plus importantes depuis la signature, le 17 juin, d'un texte visant à mettre fin de façon durable à la guerre déclenchée le 28 février par une attaque israélo-américaine contre l'Iran.

"Jusqu'à présent, l'Iran a tenu parole", a assuré samedi sur X le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, ajoutant qu'il "ne peut y avoir de respect que lorsqu'il est mutuel".

Iraniens et Américains s'étaient retrouvés après le 17 juin pour des discussions directes en Suisse, puis indirectes au Qatar, sans progrès depuis.

Pour redonner une chance aux pourparlers, une délégation du Qatar, pays médiateur, est arrivée vendredi en Iran, selon un média local.

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue également un rôle de médiateur, a dit sur X avoir exhorté le président iranien Massoud Pezeshkian à sauver une paix "durement gagnée".

Si le calme est revenu sur le terrain, Donald Trump a de nouveau affirmé que le cessez-le-feu était "terminé", tout en acceptant de continuer à parler avec Téhéran.

"La République islamique d'Iran nous a demandé de continuer +les discussions+. Nous avons accepté de le faire, mais les Etats-Unis leur ont signifié, en des termes sans équivoque, que le cessez-le-feu était TERMINE!", a déclaré le président américain.

Téhéran "n'a fait aucune demande", a tenu à rectifier le porte-parole de la diplomatie iranienne, tout en annonçant une visite de M. Araghchi à Oman.

Ormuz, catalyseur de tensions

Le ministre a été reçu, selon son bureau, samedi matin par son homologue omanais Badr al-Busaidi, pour évoquer le détroit d'Ormuz, passage stratégique situé dans les eaux iraniennes et omanaises et au coeur du différend avec les Etats-Unis.

L'Iran l'avait bloqué pendant la guerre et autorise désormais un seul couloir de navigation, le long de ses côtes.

Il exclut tout retour à la situation d'avant-guerre, quand le passage dans le détroit, par lequel transitait un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures, était gratuit, bien que le droit de la mer prévoit une liberté de navigation "sans entrave".

Les Etats-Unis ont frappé l'Iran deux nuits consécutives à partir de mardi après y avoir imputé à Téhéran la responsabilité d'attaques contre trois navires commerciaux.

Selon le ministère iranien de la Santé, 17 Iraniens ont été tués et 115 blessés dans les frappes américaines.

Washington a aussi rétabli les sanctions économiques contre le pétrole iranien suspendues par le protocole d'accord, une "violation" du cessez-le-feu, selon M. Araghchi.

L'Iran a de son côté visé ses voisins du Golfe: le Koweït, où au moins une personne a été blessée, Bahreïn et le Qatar.

"Décimer et détruire"

Vendredi soir, Donald Trump a accusé l'Iran de vouloir le faire assassiner, renouant avec son ton martial en promettant une nouvelle fois de l'anéantir.

"1.000 missiles sont prêts à tirer et pointés vers la République islamique d'Iran, et des milliers d'autres suivront immédiatement si le gouvernement iranien met à exécution sa menace, proclamée aux quatre coins du globe, d'assassiner ou de tenter d'assassiner le président en exercice des États-Unis d'Amérique, c'est-à-dire MOI!", a-t-il écrit sur Truth Social.

"Les ordres ont déjà été donnés, et l'armée américaine est prête, disposée et capable, pendant une période d'un an, susceptible d'être prolongée, de décimer et de détruire complètement toutes les régions d'Iran", a-t-il ajouté.

Selon les médias américains Axios et Politico, Washington a fait savoir à Téhéran qu'il lui donnait jusqu'à samedi pour s'engager publiquement à ne plus attaquer de navires à Ormuz.

Ce regain de tensions est intervenu pendant les funérailles du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour de la guerre et qui a été inhumé vendredi à Machhad (nord-est).

Si les Etats-Unis affirment avoir visé des cibles militaires, Téhéran les accuse d'avoir aussi touché des infrastructures civiles afin d'empêcher les Iraniens de se rendre aux obsèques.

Le chef du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohammad Bagher Zolghadr, a prévenu que l'Iran riposterait "à toute attaque" contre ses infrastructures, y compris en s'en prenant à Israël.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Apple accuse OpenAI de détournement d'informations confidentielles

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Plus de 400 anciens employés d'Apple travaillent aujourd'hui chez OpenAI (archives). (© KEYSTONE/EPA/ADAM VAUGHAN)

Le géant américain de la technologie Apple a assigné vendredi en justice OpenAI, accusant plusieurs de ses anciens employés d'avoir fait profiter d'informations confidentielles la start-up californienne, qui les avait recrutés. Deux ex-cadres d'Apple sont visés.

Le document judiciaire, déposé devant un tribunal fédéral de San Jose (Californie), fait état de la "stratégie" d'OpenAI "pour extraire des informations confidentielles" provenant de chez Apple.

Outre la société OpenAI, sont nommément visés par la procédure deux ex-cadres d'Apple, dont Tang Tan, co-fondateur de la start-up io Products. Cette dernière a été rachetée par OpenAI en mai 2025 pour 6,5 milliards de dollars, une étape majeure de la diversification du créateur de ChatGPT, qui prévoit de lancer, d'ici à 2027, une famille d'appareils centrés autour de l'intelligence artificielle (IA).

Selon Apple, Tang Tan a emporté avec lui des documents internes à son départ de l'entreprise, en 2024. Désormais responsable des produits physiques chez OpenAI, il cherche activement à récupérer des données supplémentaires auprès de salariés d'Apple qui se présentent pour un poste au sein du fleuron de l'IA, selon le document judiciaire.

Dommages et intérêts réclamés

Un autre ancien d'Apple, Chang Liu, est accusé d'avoir conservé des appareils internes après avoir quitté la société, en 2026, et d'avoir continué à accéder au réseau informatique interne par la suite.

"Dans la mesure où plus de 400 anciens employés d'Apple travaillent aujourd'hui chez OpenAI, il n'est pas surprenant que certains aient connaissance d'informations confidentielles et protégées", reconnaît le géant de l'électronique grand public.

"Mais OpenAI a décidé d'exploiter ces informations, notamment pour en extraire davantage de salariés actuels d'Apple et de ses partenaires commerciaux", affirme le créateur de l'iPhone.

Pour l'entreprise, ces manoeuvres supposées s'inscrivent dans le développement par OpenAI de ses appareils physiques, domaine dans lequel le laboratoire d'IA n'a aucune expérience préalable.

Apple demande au tribunal d'interdire à OpenAI d'exploiter des informations confidentielles provenant de ses salariés, anciens ou actuels, mais aussi des dommages et intérêts sans en fixer le montant.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Cuba: deuxième panne d'électricité générale en cinq jours à Cuba

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Il s'agit de la quatrième coupure générale d'électricité en moins de six mois à Cuba et la neuvième depuis la fin 2024 (archives). (© KEYSTONE/AP/Ramon Espinosa)

Cuba connaissait vendredi une nouvelle coupure générale d'électricité, la deuxième en cinq jours, a annoncé la compagne nationale d'électricité. L'île communiste est en proie à une crise énergétique aggravée par le blocus pétrolier imposé par Washington.

Une "déconnexion totale du réseau électrique national" s'est produite à 16h30 locales (22h30 en Suisse), a annoncé sur le réseau social X l'union électrique de Cuba (UNE).

Il s'agit de la quatrième coupure générale en moins de six mois et la neuvième depuis la fin 2024 sur l'île de 9,6 millions d'habitants. La dernière a eu lieu pas plus tard que lundi, provoquée par une oscillation de la tension, conjuguée à une faible production électrique. Le réseau avait été rétabli deux jours plus tard.

Sept centrales thermiques

Le réseau électrique cubain subit régulièrement des coupures générales ou partielles en raison de la vétusté des infrastructures et de la pénurie de carburant. Mais les coupures quotidiennes se sont encore aggravées depuis que Washington a imposé en janvier un blocus pétrolier qui empêche les livraisons de carburant pour alimenter des groupes électrogènes.

Ces derniers complètent la production de sept centrales thermiques vieillissantes, qui subissent des pannes fréquentes ou doivent être arrêtées pour maintenance.

La principale centrale électrique du pays, située dans l'ouest, est actuellement à l'arrêt pour réparation. Elle a été arrêtée plus de quinze fois depuis le début de l'année en raison d'avaries successives.

Cette situation provoque des délestages incessants qui atteignent désormais plus de 30 heures d'affilée à La Havane, plusieurs jours en province, malgré un vaste programme de construction de parcs solaires lancé il y a deux ans.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Misenso, ex-filiale de Migros, annonce sa faillite

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L'ex-filiale de Migros Misenso annonce sa faillite. (archive) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Surendettée, la chaîne zurichoise spécialisée dans les lunettes et les appareils auditifs Misenso, ex-filiale de Migros, a annoncé sa faillite. Au total, 18 magasins en Suisse mettent la clé sous la porte. Plus d'une centaine d'employés sont concernés.

"Fondée par Migros il y a six ans, Misenso n'a jamais été rentable", a déclaré vendredi à l'agence AWP un porte-parole de la maison mère autrichienne Neuroth, confirmant une information du Blick.

Il y a deux ans, Hören & Sehen Beteiligungs GmbH, une société du groupe Neuroth, a investi dans Misenso afin de stabiliser la société et de l'implanter sur le marché. "Cependant, ni les ajustements stratégiques, ni les changements de gestion opérationnelle, ni les mesures prises pour accroître les ventes, ni la récente réduction du réseau de magasins à 18 points de vente n'ont permis d'améliorer sensiblement la situation financière de Misenso", a poursuivi le porte-parole.

Misenso compte actuellement 18 points de vente en Suisse, la plupart situés dans des magasins Migros, et emploie environ 140 collaborateurs, selon l'article du Blick.

De grandes ambitions

La Fédération des coopératives Migros (FCM) avait vendu en juin 2024 l'enseigne zurichoise au groupe Neuroth, dont le siège est à Graz, en Autriche, dans le cadre de la plus importante restructuration de son histoire. Le marché spécialisé devait alors continuer à opérer en tant qu'entreprise et marque indépendante.

Lors du rachat, Neuroth avait acquis 25 points de vente en Suisse. Quelques mois plus tard, Misenso ouvrait trois nouvelles succursales, portant le réseau à un total de 28 magasins. Le directeur général de Neuroth, Lukas Schinko, nourrissait de grandes ambitions pour sa nouvelle acquisition. "Nous aimerions arriver à un total de 40 à 50 magasins Misenso à terme", déclarait-il à l'agence de presse AWP en février 2025.

Mais en septembre 2025, la chaîne Misenso annonçait qu'elle fermait 11 de ses 28 points de vente, selon le Blick. Au total, 63 employés perdirent leur emploi. Un porte-parole justifia à l'époque cette décision en évoquant des "difficultés économiques persistantes".

Aujourd'hui, l'affaire est aux mains de l'Office des faillites de Zurich. "En raison de la procédure en cours, aucun autre détail, notamment concernant les obligations financières, ne peut être divulgué", a souligné le porte-parole de Neuroth.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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