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Drame de Bex en 2016: le policier ayant abattu Hervé acquitté par la justice vaudoise

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Les manifestants ont observé une minute de silence devant le Palais de justice de Montbenon. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La justice a acquitté mercredi le policier ayant abattu Hervé, un jeune Congolais armé d'un couteau, lors d'une intervention à Bex (VD) en 2016. L'agent a agi en état de légitime défense, selon le Tribunal. Près de 500 personnes ont manifesté leur colère à Lausanne.

Légitime défense ou geste disproportionné du prévenu, alors caporal, qui devait répondre de meurtre, chef d'accusation passible de cinq ans de prison au moins? Les cinq juges ont tranché, suivant ainsi le réquisitoire du Ministère public qui avait demandé lors du procès la semaine dernière l'abandon des charges et donc l'acquittement.

Le policier "a agi en état de légitime défense et a fait un usage proportionné de son arme à feu. Le meurtre ne peut pas être ainsi retenu", a déclaré Anne-Catherine Page, présidente du Tribunal d'arrondissement de l'Est vaudois, délocalisé à Renens pour l'occasion.

Risque d'être touché au visage ou au cou

La cour criminelle a estimé qu'il n'était pas possible de repousser l'attaque au couteau à pain par d'autres moyens vu la proximité et la rapidité de celle-ci. "L'attaque était actuelle, imminente, sérieuse et illicite. Elle portait atteinte à la vie ou à l'intégrité corporelle", selon le verdict de la présidente.

Hervé "surplombait" le policier avec un couteau "brandi en hauteur": il y avait un risque pour le policier d'être frappé au visage ou au cou, selon le tribunal. "Dans ce contexte, l'arme à feu était le seul moyen efficace pour contrer la rapidité de l'attaque", a dit Mme Page. Il ne peut pas lui être reproché d'avoir tiré et même trois coups, selon le tribunal qui a admis la "proportionnalité" de la réaction et du geste du policier par rapport au danger.

Dans un état second

Pour rappel, les faits remontent au dimanche soir 6 novembre 2016. Une patrouille de police avait été alertée en raison d'un grabuge dans un immeuble de Bex. Sur place, Hervé, père de famille de 27 ans, avait défoncé une porte et réveillé un voisin, faisant mine de l'égorger avec un couteau à pain avant de le laisser tranquille.

Arrivés sur place, cinq policiers avaient essayé de calmer Hervé, drogué et dans un état second, avant que celui-ci s'en prenne à un des agents en lui courant après avec le couteau à la main. Puis il s'était dirigé et rapproché du caporal, aujourd'hui âgé de 52 ans, le menaçant avec le couteau. Le policier avait dégaîné et tiré trois coups de feu, atteignant la victime à la cuisse et au thorax.

"Ni un méchant ni un délinquant"

La présidente du tribunal a eu des mots empathiques pour la famille d'Hervé présente au verdict. "Ce jugement n'implique pas que votre fils était un méchant ou un délinquant. Il y a eu un concours de circonstances entre son état psychique et l'intervention de la police ce jour-là".

L'avocat de la famille a aussitôt affirmé à la sortie du tribunal que la partie plaignante ferait appel à ce jugement. "Nous sommes très déçus du verdict, même s'il était prévisible dès le premier jour du procès puisque le tribunal nous a refusé de se rendre sur la scène du crime et de faire une reconstitution des faits", a déclaré Ludovic Tirelli.

Il a néanmoins dit avoir apprécié les "mots très justes pour la famille" de la part de la présidente. La lecture du jugement était "sobre et respectueuse" à l'encontre d'Hervé, a reconnu M. Tirelli.

Soulagé et triste

De son côté, l'avocate du policier, Odile Pelet, a affirmé que son client était "très soulagé de cette décision (...) d'être enfin libéré de l'accusation de meurtre après plus de quatre ans d'enquête". Et d'ajouter: "Il est triste pour la famille et comprend sa colère".

La mort d'Hervé avait suscité de nombreuses réactions. Plusieurs centaines de personnes avaient manifesté quelques jours plus tard à Lausanne pour rendre hommage à la victime et dénoncer "un profilage racial" de la police. La République démocratique du Congo (RDC) était également intervenue pour demander des explications aux autorités suisses.

Manifestation en soirée

Mercredi à Renens, à l'extérieur du Tribunal, une quinzaine de jeunes de différents collectifs étaient présents pour la lecture du jugement, en solidarité avec la famille d'Hervé et en mémoire de la victime. En début de soirée, quelque 500 personnes se sont réunies au centre-ville pour crier leur colère et dénoncer "un meurtre policier".

"Un Noir peut être une bonne personne. S'il se retrouve au mauvais endroit, il meurt. C'est notre quotidien", a lancé un des orateurs qui a appelé à continuer le combat. "Je ne lâcherai pas l'affaire."

Après un rassemblement à la Riponne, les participants ont défilé en ville et se sont dirigés vers Montbenon, le siège du tribunal d'arrondissement de Lausanne, où ils ont observé une minute de silence.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Genève

Le Canton et les Communes signent un accord pour financer la culture

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Le Canton de Genève et les communes genevoises ont signé un accord de financement de la politique culturelle. Il concrétise l'engagement du Canton dans la création et dans les institutions d'importance cantonale.

Signature ce jeudi de l’accord pour la politique culturelle à Genève. Concrètement cet accord défini la répartition Canton-Communes pour le financement des institutions culturelles. Il se concrétise par un projet de loi pour la promotion de la culture et la création artistique qui doit encore être approuvé par le Grand Conseil. Un organe de concertation va être créé. Il réunira 2 Conseillers d’Etat, deux Magistrats de la Ville de Genève et deux représentants de l’Association des communes genevoises. Les premiers 11 millions de financement du Canton sont déjà inscrits dans le plan financier quadriennal. Les institutions d’importance cantonale, comme le Grand Théâtre, le Musée d’art et d’histoire ou la bibliothèque de Genève seront financées à part égale par le canton et les communes via un fonds de régulation. Ce qui implique également une entrée du Canton dans la gouvernance.

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Suisse Romande

"Indésirables!?": une exposition sur les animaux mal-aimés en ville

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Une exposition au Palais de Rumine à Lausanne se penche sur les indésirables, ces animaux mal-aimés qui font partie de la nature urbaine. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Palais de Rumine à Lausanne propose dès vendredi et jusqu'au 2 juillet 2023 une exposition consacrée aux "indésirables". Elle se penche sur le monde si proche et si mal connu des animaux urbains dérangeants: rats, cafards, pigeons et autres punaises de lit.

L'objectif de l'exposition est de communiquer sur cette autre nature urbaine souvent peu désirée, mais formidablement adaptée à l'environnement artificiel des villes. Les visiteurs peuvent y découvrir trois points de vue: celui des habitants confrontés à ces bestioles, des personnes luttant contre leur prolifération et des animaux eux-mêmes.

Les animaux mal aimés questionnent la nature de la ville comme écosystème et milieu de vie où s'épanouit une faune sauvage qui échappe en grande partie au contrôle. Témoignages, portraits d'indésirables ou encore pouvoir de ces animaux urbains, le public pourra découvrir la face cachée de la ville et, qui sait, changer son regard sur ces indésirables.

Portrait sans (ca)fard

L'exposition "Indésirables!?" est le fruit d'une collaboration entre l'Institut de géographie et de durabilité de l'Université de Lausanne et le Musée cantonal de zoologie. Elle est destinée grand public.

Plusieurs projets de médiation culturelle l'accompagnent. Notamment des ateliers "les petites bêtes qui nous embêtent" pour les personnes phobiques, des visites dans le Palais de Rumine ou des balades organisées en ville.

Sans oublier le projet participatif "Portrait sans (ca)fard". Il invite le public et les écoles à raconter une histoire de rencontre avec un animal importun, sous forme de dessin, bricolage, photographie, voire même tricot, accompagné d'un petit texte.

www.indesirables.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le National d'accord avec les tirs préventifs du loup

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Le Parlement veut réguler la population de loups (archives). (© KEYSTONE/FABRICE COFFRINI)

Les loups pourront être tirés préventivement. Le National s'est rallié jeudi par 106 voix contre 74 et 12 abstentions au projet qu'a élaboré la Chambre des cantons en vue d'une régulation plus efficace du prédateur.

La législation en vigueur n'admet la régulation du canidé qu'après l'apparition d'importants dommages ou d'un grave danger. Mais elle ne suffit plus. Le Conseil des Etats a donc élaboré un projet proposant que les loups puissent faire l'objet d'une régulation proactive à l'instar des bouquetins. Concrètement, il doit être possible de tirer le prédateur avant qu'il s'en soit pris à des proies.

"Le loup est parmi nous. Il s'attaque désormais aux cheptels en plaine. Il faut agir avant qu'un drame humain ne survienne", a déclaré au nom de la commission Pierre-André Page (UDC/FR). Si on ne résout pas un problème, il ne se résoudra pas tout seul, a renchéri Nicolo Paganini (Centre/SG).

Débat émotionnel

Beaucoup d'élus de droite ont insisté sur la douleur des agriculteurs au moment de trouver leurs bêtes mortes ou demi-mortes. Ce risque devient toujours plus grand avec l'augmentation des populations du prédateur.

La Suisse compte aujourd'hui quelque 180 loups et au moins 17 meutes. Leur population pourrait doubler en trois ans. Le projet de loi est très ciblé, capable de convaincre la majorité, a souligné Stefan Altermatt (Centre/SO).

Le Conseil fédéral soutient aussi la régulation proactive. La seule protection des troupeaux ne suffit plus aujourd'hui, a déclaré la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga. Le projet actuel tient cette fois compte des critiques qui avaient mené à l'échec de la loi il y a deux ans. Il s'agissait notamment des nouvelles compétences pour les cantons jugées problématiques.

Faux espoirs

La gauche et le PVL n'ont pas réussi à renverser la vapeur. "Il ne faut pas rendre le débat plus émotionnel qu'il ne l'est", a tenté Ursula Schneider-Schüttel (PS/FR). Le projet actuel n'est pas compatible avec la Convention de Berne, selon elle.

"Appliquer le modèle des quotas au loup, c'est donner de faux espoirs aux agriculteurs", a souligné Christophe Clivaz (Vert-e-s/VS). L'élimination du prédateur n'a d'effet que s'il est lié à un danger effectif sur des troupeaux. Il a rappelé que cette année la Confédération avait délivré pas moins d'une vingtaine d'autorisations de tir.

Pour Beat Flach (PVL/AG), le projet devait être amélioré. Oui, il est justifié de pouvoir tirer des loups problématiques s'ils perdent leur crainte des humains ou s'approchent trop près des habitations. Mais l'augmentation des populations du prédateur doit être acceptée. "C'est la nature qui est parfois cruelle".

Pas de conditions plus sévères

Plusieurs intervenants ont répété en vain le rôle du loup dans la régulation de la faune et dans la protection des forêts mises à mal par les cerfs. En vain. Les députés ont rejeté par 103 voix contre 91 une proposition qui visait à limiter les conditions de tir.

Matthias Samuel Jauslin (PLR/AG) soutenu pourtant par le PVL, les Vert-e-s et le PS proposait que les tirs proactifs soient autorisés si tant est qu'ils ne mettent pas en danger l'effectif régional des loups et n'interviennent que pour prévenir un dommage important. Mais le tir aurait été permis toute l'année.

Les députés ont par contre rejeté sur le fil par 96 voix contre 92 et 7 abstentions une proposition de Simone de Montmollin (PLR/GE) demandant que le loup qui cause des dommages significatifs puisse être abattu également dans les districts francs où la faune sauvage est protégée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Un chalet en flammes à Crans-Montana

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Des investigations sont menées pour déterminer la cause de l'incendie (image symbolique). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Un chalet de quatre étages est en proie aux flammes depuis jeudi matin à Crans-Montana (VS), près du lac de Chermignon. Le sinistre n'a pas fait de blessés.

"Les deux niveaux supérieurs du chalet sont la proie des flammes", indique jeudi à Keystone-ATS le porte-parole de la police cantonale Steve Léger. Les opérations sont toujours en cours. Des investigations sont menées pour déterminer la cause de l'incendie.

La police cantonale a reçu l'alerte incendie jeudi matin à 09h18, précise M. Léger. Le sinistre a nécessité un important déploiement de la police cantonale, de la police intercommunale de Crans-Montana, du Centre de Secours Incendie Crans-Montana et du Centre de Secours Incendie Région Sierre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Céline Dion ne viendra pas à Paléo cet été

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CREDIT: KEYSTONE/AP The Canadian Press/GRAHAM HUGHES

Céline Dion ne chantera pas à Paléo le 17 juillet prochain. Son concert à Nyon (VD) et tous ceux prévus en Europe ces prochains mois sont annulés pour des raisons de santé.

La superstar québécoise "continue d'être traitée par son équipe médicale pour des spasmes musculaires sévères et persistants qui l'empêchent de se produire en concert", indiquent jeudi les organisateurs de Paléo dans un communiqué. Tous les billets seront remboursés, dans des modalités qui seront communiquées fin janvier.

Jeudi également, Céline Dion a révélé sur son compte Instagram souffrir d'un "trouble neurologique très rare". Visiblement émue dans ce message vidéo, la chanteuse de 54 ans explique qu'elle "éprouve des problèmes de santé depuis longtemps". Et d'ajouter: "récemment, j'ai été diagnostiqué avec un trouble neurologique très rare, appelé en anglais 'stiff-person syndrome'", a-t-elle détaillé.

Ce trouble, qui se caractérise notamment par une rigidité musculaire progressive, entraîne chez Céline Dion des difficultés à marcher et l'empêche d'utiliser ses cordes vocales comme elle le souhaiterait. "Cela m'attriste énormément de devoir vous dire aujourd'hui que je ne serai pas prête à recommencer ma tournée en Europe en février", a-t-elle reconnu, disant avoir à ses côtés "une excellente équipe de médecins".

Longue attente

Céline Dion avait donné les 52 premiers spectacles de sa tournée avant le début de la pandémie de Covid-19, début 2020. L'artiste avait ensuite annoncé, en janvier dernier, qu'elle annulait la partie nord-américaine de cette tournée à cause de ses problèmes de santé.

A Paléo, le retour de Céline Dion était initialement prévu pour les éditions 2020 puis 2021, successivement annulées à cause du coronavirus. Sa venue était très attendue, son dernier concert en Suisse remontant à 2017 à Berne au stade de Suisse, et même à 2008 pour sa dernière prestation en Suisse romande. Les 30'000 billets pour son concert nyonnais s'étaient arrachés en moins d'une demi-heure.

Les organisateurs avaient même prévu une journée supplémentaire au festival, le lundi, pour accueillir la superstar. Finalement, le prochain Paléo se déroulera comme d'habitude du mardi au dimanche, soit du 18 au 23 juillet.

 

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