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L’Italie confinée « a casa », l’OMS parle de « pandémie »

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[Keystone/Claudio Furlan/Lapresse via AP]

A Rome ou Naples, des supermarchés de nuit ont été pris d’assaut par des Italiens apeurés par un décret gouvernemental, ont constaté des médias italiens. Le texte ordonne aux 60 millions d’habitants de rester chez eux afin de lutter contre le coronavirus.

Des employés sont préposés à l’entrée des supermarchés pour réguler les entrées des consommateurs, qui font sagement la queue dehors avec des chariots, selon des images. Pommes de terres, biscottes, lait, sucre, farine, mais aussi savons et désinfectants, partent en premier des rayonnages, comme en temps de guerre, souligne un vendeur interrogé par l’agence de presse Ansa.

« Tutti a casa » (tous à la maison), « tout ferme »: les titres de la presse italienne résumaient ainsi mardi le nouveau décret signé par le chef du gouvernement Giuseppe Conte, qui étend à toute l’Italie les mesures drastiques confinant depuis dimanche un quart de la population dans le nord du pays.

« Je vais signer un décret que l’on peut résumer ainsi: ‘Je reste chez moi’. Il n’y aura plus de ‘zone rouge dans la péninsule’ (…) L’Italie toute entière deviendra une zone protégée », a-t-il affirmé sur un ton grave lors d’un point presse au siège du gouvernement à Rome. Tous les Italiens devront « éviter les déplacements » sauf pour aller travailler, pour se ravitailler ou encore pour des soins médicaux. Les rassemblements sont également prohibés.

Toute l’Europe touchée

Une note explicative du gouvernement, rappelant lundi soir que les supermarchés resteront ouverts et seront « régulièrement » approvisionnés, recommande à la population de ne pas « s’affoler pour acheter des denrées alimentaires ou des biens de première nécessité, qui pourront être achetés dans les prochains jours ».

L’Italie, pays membre du G7, devient ainsi le premier pays dans le monde à généraliser des mesures aussi draconiennes pour tenter d’enrayer la progression du coronavirus. La Chine a certes confiné elle aussi plus de 50 millions de personnes à leur domicile, mais aucun pays n’a pris de telles mesures à l’échelle de tout son territoire depuis le début de l’épidémie en décembre.

L’Italie est le deuxième pays le plus touché après la Chine, d’où est partie l’épidémie, avec plus de 9000 cas dont 463 morts. Au niveau mondial, le nombre de décès dus au nouveau coronavirus a dépassé dans la nuit de lundi à mardi la barre de 4000 avec 17 nouveaux morts rapportés par la Chine, selon un comptage de l’AFP. Par ailleurs, plus de 113’000 personnes ont été contaminées dans plus de 101 pays et territoires.

Toute l’Union européenne est désormais touchée, avec l’annonce lundi de deux premiers cas à Chypre. La Mongolie a aussi enregistré son premier cas, ont annoncé mardi les autorités. Le patient, un ressortissant français travaillant dans le pays asiatique, n’aurait pas respecté la quarantaine obligatoire de 14 jours à son arrivée sur le territoire, selon le ministère mongol de la Santé.

Vers une pandémie

Après un lundi noir sur les Bourses mondiales, les grandes Bourses asiatiques limitaient les dégâts mardi en matinée, soulagées par un rebond des prix du pétrole après leur krach de la veille et par l’espoir de mesures budgétaires des Etats pour soutenir leurs économies, qui vacillent à cause du coronavirus.

Si l’Organisation mondiale de la santé a estimé que la Chine (plus de 80’700 cas) était « en train de maîtriser l’épidémie », elle a parallèlement averti lundi que « la menace d’une pandémie » à l’échelle de la planète était « devenue très réelle ». L’OMS, qui appelle à des « actions rapides et décisives », a néanmoins ajouté que « ce serait la première pandémie de l’histoire qui pourrait être contrôlée ».

Le FMI a appelé à « une réponse internationale coordonnée ». Les dirigeants européens discutent mardi pour coordonner leurs actions, et la Banque centrale européenne pourrait déployer jeudi un éventail de mesures de soutien dans la zone euro. Car si la Chine semble sortir de l’ornière, les autres pays ont vu leurs bilans humains gonfler et multiplient les mesures pour tenter d’endiguer la contagion. La Corée du Sud, troisième pays le plus touché, a quant à elle vu les chiffres décroître. Le total est à 7513 dont 54 décès après la mort de trois personnes lundi.

Quarantaines imposées ou volontaires

La quarantaine a été imposée à tous les voyageurs arrivant en Israël et, en Egypte, un bateau de croisière avec 171 passagers dont 101 touristes étrangers a été évacué à Louxor (sud) après la découverte de 45 porteurs du virus à son bord. Les autorités tunisiennes ont pour leur part décidé de suspendre toutes les liaisons maritimes avec l’Italie.

La France et la Roumanie ont interdit dimanche les rassemblements de plus de 1000 personnes. L’Allemagne pourrait prendre une mesure identique. En Slovénie, le plafond est de 100 personnes. L’Irlande a annulé les parades prévues à Dublin et à Cork pour la Saint-Patrick le 17 mars. Tout comme Boston.

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VIDEO – Les autotests anti-Covid, comment ça marche ?

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Test rapide
Depuis le 7 avril, des autotests sont disponibles en pharmacie, avec une limite de 5 par personne. Malgré des problèmes d’approvisionnement, les Suisses sans symptômes sont incités à les utiliser afin de dissiper tout doute alors que la demande d’un retour à une forme de normalité se fait de plus en plus entendre.

Mais sont-ils simples à utiliser et quel bilan après le résultat? Benjamin Smadja et Laurie Selli ont testé les tests!

Les autotests ne doivent être utilisés que quand l’accès à un test antigénique n’est pas possible. Il n’est pas nécessaire de fournir plus de cinq autotests par mois, a indiqué Patrick Mathys, responsable de la section Gestion de crise et collaboration internationale à l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).

Les tests antigéniques rapides sont plus fiables que les autotests à faire chez soi. Et une personne qui obtient un résultat positif avec un autotest doit le faire confirmer par un test PCR, a précisé M. Mathys. Un autotest dont le résultat est négatif n’est pas une carte blanche pour ne plus respecter les gestes barrières.

Confirmation par test PCR nécessaire

Pour le président de la Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la santé, Lukas Engelberger, ces autotests ont le potentiel de changer fondamentalement la situation. Si tout le monde peut régulièrement effectuer un autotest dans sa salle de bain le matin, la charge sur les pharmacies et les centres de tests s’en verrait allégée, a-t-il indiqué à la Sonntagszeitung.

Depuis la mi-mars, la Confédération prend en charge les coûts de tous les tests, même s’il n’y a pas de symptômes présents. Son but est que 40% de la population soit testée chaque semaine.

Grosses arrivées mercredi et jeudi

Après des demandes répétées au groupe bâlois, Roche lui a indiqué qu’une grande quantité devrait arriver mercredi et jeudi, selon Mme Ruggli. « Après, ça devrait aller mieux », a-t-elle ajouté.

Selon Pharmasuisse, les pharmacies ont reçu huit millions de tests. Roche écrit pour sa part en avoir fourni neuf millions à des grossistes et des pharmacies. Vendredi, plus d’un demi-million ont été distribués aux clients en Suisse. La demande a donc été « en grande partie » satisfaite, selon l’entreprise.

Benjamin Smadja avec ATS

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La Suisse compte 2241 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures

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Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 25'673, soit 296,98 nouvelles infections pour 100'000 habitants (image d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La Suisse compte mardi 2241 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore dix décès supplémentaires et 82 malades ont été hospitalisés.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 25’447 tests ont été transmis, indique l’OFSP. Le taux de positivité s’élève à 8,81%.

Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d’infections est de 25’673, soit 296,98 nouvelles infections pour 100’000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d’une dizaine de jours, est lui de 1,14. Les patients Covid-19 occupent 22,70% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d’occupation est de 68,40%.

Au total 689’178 personnes ont déjà reçu deux doses de vaccins et 1’815’117 une dose. La Suisse a reçu jusqu’à présent 2’390’325 doses de vaccins

Quant aux variants du coronavirus, 41’910 cas ont été détectés en Suisse jusqu’à ce jour, dont 16’468 cas ont été attribués au variant britannique (B.1.1.7), 245 au variant sud-africain (B.1.351) et 13 au variant brésilien (P.1). Dans 25’184 cas, une mutation était présente, mais la lignée n’était pas claire.

Depuis le début de la pandémie, 625’367 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 6’437’818 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s’élève à 9830 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 26’085.

Le pays dénombre par ailleurs 14’785 personnes en isolement et 23’953 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine. S’y ajoutent 3358 autres personnes revenant de voyage d’un pays à risque et qui ont dû aussi passer par la case de la quarantaine.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les Romands plus sceptiques face à la vaccination

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Le taux de vaccino-sceptiques est plus élevé chez les Romands, les femmes et les plus jeunes. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Pourtant généralement plus ouverts dans le domaine, les Romands sont les plus sceptiques vis-à-vis de la vaccination contre le Covid-19. Le taux de vaccino-sceptiques est deux fois plus élevé chez eux qu’ailleurs en Suisse, indique un sondage Sotomo.

Près de 20% des Romands se sont dits opposés à la vaccination, contre plus ou moins 10% dans le reste du pays, selon le rapport publié mardi. Les Romands sont particulièrement sceptiques quant aux effets secondaires et à l’efficacité du vaccin.

Dans l’ensemble du pays, le taux de personnes voulant se faire vacciner a lui légèrement augmenté par rapport à la dernière enquête cet hiver. En janvier, 41% des personnes interrogées avaient indiqué vouloir se faire vacciner. Ce taux est désormais passé à 44% et 9% des sondés ont déjà reçu au moins une dose. Le nombre de vaccino-sceptiques reste lui stable à 23%.

Les femmes, plus sujettes aux effets secondaires, sont davantage réticentes à se faire vacciner. 27% d’entre elles sont plutôt contre, alors que ce taux s’élève à 18% chez les hommes.

Des différences sont aussi visibles selon l’âge des participants. Les plus de 64 ans sont ceux qui veulent le plus se faire vacciner, tandis que les moins de 35 ans rechignent davantage à se faire piquer.

Choisir son vaccin

Du côté des types de vaccin utilisés, la population a une nette préférence pour la technologie ARN-messager, qu’on retrouve dans les vaccins Pfizer/BioNTech et Moderna actuellement sur le marché. Et la plupart des sondés aimeraient pouvoir choisir eux-mêmes la sorte de vaccin à employer.

Dans le même temps, une majorité estime que le type de vaccin n’est pas décisif, du moment qu’il a été autorisé par les autorités. Cette double majorité, contradictoire en apparence, est probablement due au fait que les autorités ont jusqu’à maintenant été réticentes à valider des vaccins et que seuls des vaccins ARN-messager ont été approuvés, selon Sotomo.

Environ la moitié des personnes interrogées ont reçu au moins occasionnellement des informations liées au vaccin qui les ont irritées, effrayées ou déconcertées, indique encore le sondage. Et près de deux tiers d’entre elles ont vu au moins une fois par semaine des publicités avec le slogan « Je vais me faire vacciner », par ailleurs jugé clair et compréhensible.

L’enquête en ligne, consacrée uniquement à la vaccination, a été réalisée entre le 11 et le 17 mars. Le questionnaire à été développé par l’OFSP et les réponses de 1692 personnes ont été pondérées et analysées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La Suisse compte 5583 nouveaux cas de coronavirus en 72 heures

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Depuis le début de la pandémie de coronavirus, plus de 6 millions de tests ont été réalisés (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Suisse compte lundi 5583 cas supplémentaires de coronavirus en 72 heures, selon les chiffres de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore 16 décès supplémentaires et 146 malades ont été hospitalisés.

Durant les dernières 72 heures, les résultats de 72’975 tests ont été transmis, indique l’OFSP. Le taux de positivité s’élève à 7,65%.

Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d’infections est de 25’967, soit 300,38 nouvelles infections pour 100’000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d’une dizaine de jours, est lui de 1,14. Les patients Covid-19 occupent 22,20% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d’occupation est de 65,50%.

Au total 645’055 personnes ont déjà reçu deux doses de vaccins et 1’697’339 une dose. La Suisse a reçu jusqu’à présent 2’390’325 doses de vaccins

Quant aux variants du coronavirus, 41’819 cas ont été détectés en Suisse jusqu’à ce jour, dont 16’464 cas ont été attribués au variant britannique (B.1.1.7), 245 au variant sud-africain (B.1.351) et 13 au variant brésilien (P.1). Dans 25’097 cas, une mutation était présente, mais la lignée n’était pas claire.

Depuis le début de la pandémie, 623’126 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 6’412’371 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s’élève à 9820 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 26’003.

Le pays dénombre par ailleurs 14’789 personnes en isolement et 24’281 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine. S’y ajoutent 3130 autres personnes revenant de voyage d’un pays à risque et qui ont dû aussi passer par la case de la quarantaine.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La vaccination à domicile débute ce lundi à Genève

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Photo illustration (KEYSTONE/Martial Trezzini)

Nouvelle étape de vaccination au Covid-19 à Genève

En attendant l’ouverture du centre de Palexpo le 19 avril, un nouveau dispositif débute ce lundi sur le canton: la vaccination à domicile. C’est l’IMAD, l’Institution genevoise de maintien à domicile, qui a été mandatée par la Direction générale de la santé. Mais les critères pour en bénéficier sont très stricts. 

Christine Renais
Directrice du service des pratiques professionnelles à l’IMAD
Christine RenaisDirectrice du service des pratiques professionnelles à l’IMAD

Ce sont 2 infirmiers formés spécifiquement qui se déplaceront. Ils pourront ainsi administrer 6 à 12 doses quotidiennes, du lundi au vendredi. 

Christine Renais
Directrice du service des pratiques professionnelles à l’IMAD
Christine RenaisDirectrice du service des pratiques professionnelles à l’IMAD

Et le protocole sanitaire à respecter est lui aussi très spécifique.

Christine Renais
Directrice du service des pratiques professionnelles à l’IMAD
Christine RenaisDirectrice du service des pratiques professionnelles à l’IMAD

 

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