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Autoroute en Chablais: Genève attaque l'Etat français

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La Ville de Genève va batailler devant le Conseil d'Etat français pour s'opposer à la construction d'un tronçon autoroutier dans le Chablais français. L'exécutif municipal juge le projet, décrété d'utilité publique, incongru en cette période d'urgence climatique.

"Je vais me rendre à Paris le 14 février pour déposer le recours devant le Conseil d'Etat", a déclaré lundi le conseiller administratif de la Ville de Genève Rémy Pagani. Avec le RER Léman Express, qui vient d'être mis en service, ce projet autoroutier entre Thonon-les-Bains et Machilly "appartient au passé".

Remy Paganiconseiller administratif de la Ville de Genève

La municipalité a mandaté l'avocat français Christian Huglo pour défendre ses intérêts. Ce spécialiste en environnement et droit public a rappelé devant les médias qu'un projet autoroutier semblable avait déjà été abandonné dans les années 90. Le Conseil d'Etat français l'avait considéré comme inutile.

Depuis, la situation a profondément évolué. La question climatique est devenue prioritaire. Pourquoi construire une autoroute qui débouchera sur des axes engorgés alors, qu'à côté, un même service, bien plus favorable à l'environnement, est offert par le Léman Express, s'est interrogé M.Huglo.

Elisabeth Charmot, secrétaire de l'association ACPAT (Association de Concertation et de Proposition pour l’Aménagement et les Transports) et conseillère municipale de la ville de Thonon, y voit elle aussi de nombreux désagréments et estime que le projet n'a pas lieu d'être:

Elisabeth CharmotSecrétaire de l'ACPAT

Des coûts astronomiques

"Ce projet ne tient pas la route en matière de réchauffement climatique", a poursuivi l'avocat. Par ailleurs, les coûts de construction de ce tronçon sont démesurés, à cause des compensations écologiques à faire. Pour les opposants à cette liaison, cette autoroute sera probablement la plus chère de France au kilomètre.

La Ville de Genève veut aussi faire valoir devant le Conseil d'Etat français la Convention alpine liant la France et la Suisse qui protège une partie du sol hexagonal. Ce texte prévoit que les autorités suisses soient consultées pour des projets voisins en France et vice-versa, a expliqué M.Pagani.

La Ville de Genève est soutenue dans ce combat par des élus, des associations et des habitants du Chablais savoyard. Ceux-ci vont également saisir, dans des procédures distinctes, le Conseil d'Etat pour contester le caractère d'utilité publique du tronçon autoroutier, décrété par le gouvernement français.

Selon M.Huglo, le Conseil d'Etat français pourrait prendre environ deux ans pour se prononcer sur les recours qui lui sont soumis. Les recours n'auront pas d'effet suspensif. Les travaux pourraient ainsi théoriquement commencer, une fois la concession accordée. Les frais de recours s'élèvent pour la Ville de Genève à environ 3000 francs.

International

Europol annonce le démantèlement d'un réseau de drogues de synthèse

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Près de 1000 tonnes de produits chimiques servant à la fabrication de diverses drogues synthétiques telles que MDMA ont été saisies (Photo d'illustration). (© KEYSTONE/AP/NICK UT)

Europol a annoncé mercredi le démantèlement d'un important réseau de production et de distribution de drogues de synthèse opérant dans plusieurs pays européens, lors de la "plus vaste opération jamais menée" de ce type.

Les autorités des pays concernés ont démantelé 24 laboratoires et saisi quelque 1000 tonnes de produits chimiques servant à la fabrication de drogues telles que la MDMA, l'amphétamine et la méthamphétamine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Actualité

[ITW] : "La Genève Internationale est dans une phase difficile mais il faut rester positif"

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Yannick Roulin, Ambassadeur au Centre d'Accueil de la Genève Internationale, le CAGI.

Si l'heure est encore au bilan de l'an passé, alors la Genève Internationale ne peut que trouver 2025 difficile. Les États-Unis ont coupé drastiquement le budget des organisations internationales et d'ONG actives ici à Genève. Interview avec Yannick Roulin, Ambassadeur et directeur du Centre d'Accueil de la Genève Internationale.

La Genève Internationale, on le sait, est à la peine. Les coupes budgétaires américaines l'a font souffrir. Quelle est votre analyse de la situation? 

YR : Oui, c'est une situation qui est quand même assez inédite. Je pense qu'on avait rarement vu ça ici à Genève. Depuis février, la situation est assez tendue. Il y a des coupes budgétaires qui sont vraiment massives, aussi bien au niveau des organisations internationales que des ONG. Il faut savoir que les 15 plus grandes organisations internationales ici ont des budgets qui sont souvent couverts par les États-Unis à hauteur de 15 à 40%. Et voilà, il y a eu des coupes américaines massives, mais il y a aussi des coupes de la part de nombreux autres donateurs, ce qui fait que beaucoup d'organisations sont dans une situation difficile, surtout celles qui sont actives dans le domaine des droits de l'homme, du droit humanitaire, de l'environnement. Et par effet de ricochet, beaucoup d'ONG aussi souffrent de cette situation. Ce qui a un impact évidemment, du moment qu'il y a des coupures budgétaires, il y a de nombreuses coupures de postes, il y a des réductions d'activités, des mandats qui sont mis de côté, des opérations qui ne peuvent plus avoir lieu. Donc oui, un changement assez important ici à Genève.

Et comment il s'illustre ce changement au sein du CAGI ? 

YR : Alors on sait qu'il y a beaucoup de gens qui vont perdre leur emploi ou qui vont être délocalisés, c'est surtout plutôt une perte d'emploi. Tout se fait pas soudainement parce qu'il y a souvent des délais de résiliation, donc les choses s'étalent sur le temps. On ressent beaucoup d'inquiétude de gens qui veulent rester ici à Genève, qui ont leur famille ici depuis de nombreuses années et qui souhaitent du coup aussi retrouver un travail à Genève. Donc nous on les aide avec le soutien des autorités cantonales, de la Confédération, à leur expliquer le marché du travail suisse, quelles sont les possibilités et dans la mesure du possible essayer de les replacer ici. On a des entreprises qui ont besoin aussi de talents internationaux, donc voilà, si on peut aider à faire un matching, on le fait volontiers.

Il y a de l'incertitude. Mais je reste convaincu, qu'à terme, la situation sera bonne. 

Comment garder la tête hors de l'eau de cette crise qui va encore durer? Comment rester positif et rassurer? 

YR : Je pense qu'on est dans une phase qui est assez difficile. Comme toute phase où il y a des changements profonds, il y a de l'inquiétude, on ne sait pas trop où on va. Il y a de l'incertitude. Mais je reste convaincu, qu'à terme, la situation sera bonne. On a un écosystème à Genève qui est vraiment unique au monde. Il n'y a aucune autre ville qui a une telle concentration d'acteurs dans des domaines aussi variés. Je pense que ça ne va pas changer. Là, il y a un redimensionnement des activités. Mais je pense qu'il y aura aussi une consolidation à terme qui sera peut-être une bonne chose au final. Je crois qu'il faut toujours rester positif. Je pense que Genève a de bonnes cartes en main. Mais ça n'empêche pas que pour les gens qui sont concernés maintenant, pour les institutions, c'est une phase qui est difficile. On comprend pleinement et on essaie de soutenir au mieux.

À noter qu'en juin l'année dernière, le CAGI avait organisé, pour la première fois, une conférence destinée aux fonctionnaires internationaux en reconversion ou en rupture de contrat. Conférence qui avait affiché "complet" avec plus d'un millier d'inscrit.

Yannick Roulin répondait à Léna Ailloud

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International

Audi présente la première monoplace de son histoire

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Audi a dévoilé la première monoplace de son histoire (© KEYSTONE/AP/Ebrahim Noroozi)

Audi a présenté mardi soir la première monoplace de son histoire et affiche pour ambition de "remporter des titres d'ici 2030".

Le constructeur allemand fera ses débuts en Formule 1 cette saison après avoir racheté l'écurie suisse Sauber

La livrée de la voiture dénommée Audi R26, qui fait la part belle au gris et affiche en rouge les quatre anneaux du logo de la marque allemande sur son aileron arrière, a été pensée pour être "la plus élégante et la plus remarquable du plateau". "Le règlement 2026 a créé le moment idéal pour entrer en Formule 1", a estimé l'Italien Mattia Binotto, patron du projet.

Les monoplaces cette saison vont en effet beaucoup évoluer car elles devront répondre à une nouvelle réglementation technique qui les rendra plus petites et plus légères. Le moteur, déjà hybride depuis 2014, va aussi changer avec une augmentation de l'apport de l'énergie électrique et l'utilisation de carburants dits "100% durables".

"Notre chemin vers les sommets repose sur un plan clair, mais il sera défini par notre état d'esprit: la résilience, la précision et une curiosité sans relâche. Nous construirons une équipe qui incarne ces valeurs. Nous sommes ici pour défier, évoluer et, au final, gagner", a ajouté Jonathan Wheatley, directeur de l'équipe.

Comme les dix autres équipes de F1, cette nouvelle voiture, qui sera pilotée cette saison par l'Allemand Nico Hülkenberg et le Brésilien Gabriel Bortoleto, fera ses débuts en piste la semaine prochaine lors d'essais à huis clos sur le circuit de Barcelona-Catalunya.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Genève

Un rassemblement de soutien à la population iranienne à Genève

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EPA/ABEDIN TAHERKENAREH

« Stop aux massacres », « Pour un Iran sans Shah ni mollahs » : tels seront les slogans scandés ce mercredi après-midi à Genève lors d’un rassemblement de soutien à la population iranienne, organisé par des Iraniens avec l’appui des syndicats et de la gauche.

Un mouvement, déclenché le 28 décembre à Téhéran par des commerçants en colère contre le coût de la vie a pris une ampleur majeure le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique en place depuis 1979. La mobilisation a ensuite été étouffée par une répression violente qui, selon des ONG, a fait des milliers de morts. Paolo Gilardi est membre du comité d’organisation du rassemblement, qui se tient ce mercredi.

Paolo Gilardi Membre du comité d'organisation du rassemblement

"Sans Shah ni mollahs"

Le rassemblement, qui se tient ce mercredi à 17h30 près de la gare Cornavin, est organisé par des Iraniens avec le soutien des syndicats et de la gauche. Les manifestants réclament la fin des massacres et un Iran sans Shah ni mollahs.

Paolo Gilardi Membre du comité d'organisation du rassemblement

Les manifestants précisent que leur rassemblement est soutenu par l’ancienne conseillère fédérale Ruth Dreifuss.

Session spéciale

Le Conseil des droits de l’homme se réunit ce vendredi en urgence pour débattre de la situation des droits humains en Iran. Une session spéciale à la demande de plusieurs pays dont l’Islande, l’Allemagne, et le Royaume-Uni.

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International

Japon: prison à vie pour le meurtrier de l'ex-premier ministre Abe

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L'homme a été reconnu coupable d'avoir tiré sur Shinzo Abe à l'aide d'une arme artisanale lors d'une réunion électorale le 8 juillet 2022 à Nara (archives). (© KEYSTONE/AP Kyodo News)

Tetsuya Yamagami, l'homme jugé pour avoir tué par balle l'ancien premier ministre japonais Shinzo Abe en juillet 2022, a été reconnu coupable mercredi par un tribunal nippon. Il a écopé d'une peine de prison à vie.

M. Yamagami, 45 ans, était accusé d'avoir tiré sur l'ex-dirigeant japonais, qui avait quitté ses fonctions deux ans auparavant, à l'aide d'une arme artisanale lors d'une réunion électorale le 8 juillet 2022 à Nara, près de Kyoto.

Le juge a prononcé une peine d'emprisonnement à vie lors d'une audience au tribunal de Nara, a constaté un journaliste de l'AFP.

Lors de l'ouverture du procès en octobre, Tetsuya Yamagami avait reconnu le meurtre. Le parquet avait requis la prison à perpétuité, qualifiant le meurtre "d'inédit dans notre histoire d'après-guerre" et invoquant les "conséquences extrêmement graves" sur la société, selon les médias

Au Japon, ce verdict laisse ouverte la possibilité d'une libération conditionnelle, même si, en pratique, beaucoup meurent en détention, selon les experts.

L'assassinat de Shinzo Abe avait provoqué un traumatisme dans un pays où les crimes par arme à feu sont extrêmement rares.

Secte Moon

Le fait que l'assassin présumé en voulait à M. Abe pour ses liens présumés avec l'Eglise de l'Unification, dite "secte Moon", a également provoqué un examen des pratiques de cette organisation religieuse accusée d'exercer des pressions financières sur ses fidèles et de ses liens avec le monde politique japonais.

Fondée en 1954 en Corée du Sud par Sun-myung Moon, l'organisation s'est vite rapprochée du monde politique, M. Moon côtoyant des chefs d'Etat étrangers, comme le président américain, Richard Nixon. M. Abe, lui, avait pris la parole lors d'événements organisés par des groupes liés à l'Eglise de l'Unification.

Le parquet avait détaillé lors d'une audience en octobre, comment M. Yamagami avait développé une profonde rancoeur envers l'organisation, qui, selon lui, avait "déterminé" sa vie. Il avait décrit ses expérimentations dès 2020 pour fabriquer une arme à feu, à partir d'informations glanées sur Internet, et ses essais de tirs dans une zone montagneuse isolée.

Ses avocats avaient, de leur côté, rappelé le suicide de son père, lorsqu'il avait quatre ans, et l'impuissance de M. Yamagami alors que sa mère sombrait dans le désespoir, cherchant du réconfort auprès de la secte Moon. Elle avait fait don de près de 100 millions de yens (environ un million de dollars à l'époque) à l'organisation, menant sa famille à la ruine.

Démission de quatre ministres

Tetsuya Yamagami a dû renoncer à faire des études et a lui-même tenté de mettre fin à ses jours en 2005. La mort il y a dix ans de son frère a été reconnue comme un suicide. "Il a commencé à penser que toute sa vie avait été gâchée" par la secte Moon, avait déclaré l'un des avocats.

"Il pensait que s'il tuait une personnalité aussi influente que l'ancien premier ministre Abe, il pourrait attirer l'attention du public sur l'Eglise [de l'Unification] et alimenter les critiques à son égard", a estimé un procureur à l'ouverture du procès.

L'enquête a révélé des liens étroits entre la secte Moon et plusieurs élus du parti libéral-démocrate (PLD, droite nationaliste) au pouvoir au Japon, entraînant à l'époque la démission de quatre ministres. Une enquête interne du PLD avait montré en septembre 2022 que la moitié de ses 379 élus d'alors au Parlement avaient des relations avec la "secte Moon".

En avril 2025, un tribunal a ordonné la dissolution de la branche japonaise de l'organisation, évoquant des "dommages sans précédent" causés à la société nippone.

L'assassinat de M. Abe avait également mis en lumière les failles du dispositif de sécurité, les policiers présents n'ayant pas immédiatement identifié le bruit du premier coup de feu, intervenant trop tard pour sauver l'ancien premier ministre.

Le drame a conduit à un renforcement de la législation japonaise sur les armes en 2024. La diffusion de tutoriels sur leur fabrication ou d'informations sur leur vente sur les réseaux sociaux est passible d'un an de prison.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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