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Abolition de l’esclavage: Piqûre de rappel pour la Suisse

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Des manifestations à Bâle contre l'esclavagiste moderne, un combat toujours d'actualité. (KEYSTONE/Georgios Kefalas)

Le 2 décembre est déclaré par l’ONU journée mondiale de l’abolition de l’esclavage. Une légende voudrait que la Suisse, dans sa neutralité, n’aurait pas été impliquée dans la traite des esclaves et le commerce triangulaire, organisés entre le XVIème et le XIXème siècle. Et pourtant.

Pas d’accès direct à la mer pour notre petit pays qui est passé bien inaperçu dans les siècles sombres de l’histoire de l’humanité, et alors ? L’implication de la Suisse dans la traite des esclaves et l’apartheid aurait été semblable à celle des autres pays européens tels que la France ou l’Angleterre. Alors comment s’exprimait concrètement la participation du pays dans l’un des plus grands crimes contre l’humanité?

Bien souvent, c’est par des placements d’argent dans des sociétés coloniales. Particuliers ou organismes étatiques ont participé activement aux financements de ces sociétés, et au final à la déportation et à l’exploitation de 150’000 êtres humains.

Hans Fassler est, historien, professeur, et auteur de l’ouvrage « Une Suisse esclavagiste ». Il a accepté de revenir sur cette histoire plutôt méconnue de la Suisse au micro de Radio Lac :

Hans Fassler Historien

Si en Suisse, la reconnaissance de cette implication semble en bonne voie, paradoxalement les pays concernés n’en sont pas forcément conscients, comme l’explique Hans Fassler:

Hans Fassler Historien

Malgré tout, la Suisse a joué un rôle important dans l’abolition de l’esclavage, et c’est aussi pourquoi l’ONU célèbre cette journée le 2 décembre.

Hans Fassler Historien

 

 

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Bertrand Levrat: « nous sommes clairement dans une 2ème vague »

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Plus de 200 patients Covid-19 sont hospitalisés aux HUG ce mercredi. Le Directeur des Hôpitaux universitaires genevois et le Conseil d’Etat tirent la sonnette d’alarme. Genève est clairement dans la deuxième vague. Comme pour la première, la chirurgie élective est stoppée, pour dégager des lits d’hospitalisation. Les cliniques privées vont être appelées en renfort. 

A Genève, l’heure est grave, c’est en substance ce qu’ont dit les professionnels de santé et le Conseil d’Etat ce mercredi soir lors du point sanitaire qui se tenait exceptionnellement aux Hôpitaux universitaires de Genève. 200 patients Covid sont actuellement hospitalisés aux HUG. Ce mardi ce sont 40 personnes qui ont été admises contre 10, il y a deux semaines. «Nous sommes clairement dans une deuxième vague» a déclaré le Directeur général des HUG, Bertrand Levrat. Pour faire face à l’afflux de patients et augmenter le nombre de lits, l’hôpital va cesser tout acte de chirurgie non urgente. Ecoutez Bertrand Levrat.

Bertrand Levrat Directeur général des HUG

Personnel de santé fatigué

Selon le Directeur des HUG, le personnel soignant est fatigué. Pour Bertrand Levrat, chacun doit faire un effort pour protéger l’hôpital.

Bertrand Levrat Directeur général des HUG

Mauro Poggia, le Conseiller d’Etat chargé de la santé, en a lui aussi appelé à la responsabilité de chacun pour freiner la propagation du virus. La Covid-19 atteint aussi des personnes dans la force de l’âge selon Mauro Poggia.

Mauro Poggia Conseiller d'Etat chargé de la santé

Les patients qui se retrouvent en unité de soins ont besoin d’une oxygénation supplémentaire. Même si la prise en charge s’est améliorée, ils doivent être hospitalisés pour s’en sortir. Professeur Arnaud Perrier, directeur médical des HUG.

Pr Arnaud Perrier Directeur médical des HUG

Mesures fortes attendues de la Confédération

Demain jeudi, le Conseiller d’Etat rencontre les autres directeurs de la santé romands et Alain Berset. L’accélération de l’épidémie est beaucoup plus importante que prévue, partout en Suisse et des décisions uniformes doivent être prises. Mauro Poggia

Mauro Poggia Conseiller d'Etat chargé de la santé

Deuxième semi-confinement?

S’achemine-t-on vers un semi-confinement ? Ecoutez la réponse de Mauro Poggia.

Mauro Poggia Conseiller d'Etat chargé de la santé

Contact Tracing automatisé

Ce mercredi 560 personnes ont été déclarées positives. Le Contact Tracing se poursuit mais sous la responsabilité de chacun. Les explications d’Adrien Bron, le Directeur général de la santé.

Adrien Bron Directeur général de la santé

Une quarantaine de résidents en EMS seraient atteints, dont une vingtaine dans un seul établissement. Il n’est pourtant pas question d’interdire les visites, comme lors de la première vague.

Mauro Poggia Conseiller d'Etat chargé de la santé

Des décisions devraient être prises ce jeudi lors de la réunion entre Alain Berset et les responsables romands de la santé. Le Conseil d’Etat genevois a promis de se réunir d’ici vendredi. Les cliniques privées genevoises vont être appelées en renfort dès jeudi.

 

 

 

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Coronavirus

Près de 5’600 nouveaux cas de Covid-19 recensés ces dernières 24 heures

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(KEYSTONE/Jean-Christophe Bott

La Suisse compte mercredi 5596 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Onze décès de plus sont à déplorer et 115 malades ont été hospitalisés.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 28’328 tests conventionnels ont été transmis, indique l’OFSP. Le taux de positivité s’élève à 19,75%. Sur les deux dernières semaines, le pays compte 389,6 nouvelles infections pour 100’000 habitants.

Depuis le début de la pandémie, 91’763 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 1’674’840 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s’élève à 1856 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 5615.

Le pays dénombre par ailleurs 11’824 personnes en isolement et 16’368 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine. S’y ajoutent 13’941 autres personnes revenant de voyage d’un pays à risque et qui ont dû aussi passer par la case de la quarantaine.

Source: ATS

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Interview – Philipe Chevrier met l’œuf et la poule à l’honneur de Monsieur Bouillon

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Malgré la situation sanitaire actuelle, vous l’avez peut-être remarqué, une nouvelle brasserie s’est installée rue de la Synagogue à Genève. Monsieur Bouillon a ouvert ses portes le mois dernier. Aux commandes Grégory Arhr et Philippe Chevrier, deux figures incontournables de la gastronomie genevoise.

Monsieur Bouillon vient s’ajouter à la liste des nombreux autres établissements dont le chef, doublement étoilé du Domaine de Châteauvieux, est propriétaire ou qu’il supervise. Hyperactif dans la création de projet monsieur Chevrier ne sait pas rester tranquille, comme ont pu le remarquer Benjamin Smadja et Laurie Selli.

Monsieur Bouillon est un établissement chic qui a su garder l’ambiance rustique du bâtiment qui l’abrite. Au menu, la carte s’adapte au fil des saisons en déclinant l’œuf et la volaille. En plus du restaurant Monsieur Bouillon accueil un bar à l’étage mettant l’accent sur les cocktails et des brochettes d’inspiration japonaise.

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Port du masque imposé dans tous les espaces publics clos de Suisse

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Face à la 2e vague d'infections au Covid-19, la Suisse rend le masque obligatoire dans tous les espaces publics clos. Les réunions publiques spontanées sont limitées à 15 personnes, ont annoncé dimanche a présidente de la Confédération Simonetta Somm (©KEYSTONE/MARCEL BIERI)

Le port du masque sera obligatoire dans tous les espaces publics clos de Suisse dès lundi pour lutter contre le coronavirus, a annoncé le Conseil fédéral dimanche. Les réunions publiques spontanées sont limitées à 15 personnes et le télétravail est recommandé.

Le Conseil fédéral réagit à la forte hausse des infections constatées ces derniers jours. La Suisse comptait 3105 nouveaux cas vendredi contre 1487 une semaine auparavant.

Suite à la demande des cantons et après avoir tenu une séance extraordinaire dimanche, le Conseil fédéral impose le port du masque sur les quais et dans les gares, mais aussi dans les aéroports ou aux arrêts de bus. Tous les espaces publics clos sont concernés.

Lors d’une conférence de presse, le gouvernement a précisé que l’obligation vaut par exemple dans les magasins, les banques, les musées, les restaurants, les discothèques, les églises ou les vestiaires des salles de sport. Idem pour les parties de l’administration publique accessibles au public. Dans les écoles, les crèches et les zones d’entraînement des fitness, le port du masque n’est obligatoire que s’il fait partie du concept de protection desdits établissements.

Dans la modification de l’ordonnance, le Conseil fédéral précise que « toute infraction à l’obligation de porter un masque est passible d’une amende jusqu’à 10’000 francs », en vertu de la loi sur les épidémies. Les infractions « par négligence » sont punissables d’une amende pouvant aller jusqu’à 5000 francs.

Les autorités cantonales se chargent d’évaluer l’infraction. Un propriétaire de magasin peut par exemple décider s’il souhaite procéder à une dénonciation. La police est elle tenue de communiquer aux autorités de poursuite toute infraction présumée à l’obligation du port du masque.

« Eviter les réunions de famille »

Le ministre de la santé Alain Berset a lancé un appel urgent à reporter les fêtes de famille « à des temps meilleurs ». Pour les événements privés qui réunissent plus de 15 personnes, les convives ne peuvent boire ou manger qu’assis. Une fois debout, le port du masque devient obligatoire. Les données personnelles doivent être récoltées.

Les événements privés de plus de 100 personnes doivent avoir un concept de protection similaire à celui des événements publics et ils ne peuvent être organisés que dans des installations accessibles au public.

Le Conseil fédéral n’entend pas empêcher la vie économique et sociale, mais appelle à la prudence. La grande différence par rapport au printemps est que, actuellement, aucune entreprise ne doit fermer ses portes. Mais « chaque jour compte », a averti la présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga.

Maximum 15 personnes

Les rassemblements spontanés de plus de 15 personnes sont interdits dans les lieux publics, sur les sentiers et dans les parcs. Ceci afin d’empêcher que les événements privés ne se déplacent dans l’espace public.

Les événements organisés dans l’espace public, tels que rassemblements politiques ou manifestations, sont toujours autorisés. Mais uniquement avec des mesures de protection appropriées.

Pas de changement concernant les manifestations publiques comme les concerts. Seule nouveauté: pour les lieux où des secteurs sont délimités, comme dans les discothèques, leur taille est réduite de 300 à 100 personnes.

Consommation assise

Dans les restaurants, les bars ou les boîtes de nuit, boire ou manger ne sera possible qu’en position assise, à l’intérieur comme à l’extérieur.

Dans son ordonnance, le gouvernement recommande en outre à nouveau le télétravail. « C’est un élément important pour limiter le déplacement de personnes aux heures de pointes », a précisé Alain Berset. Simonetta Sommaruga a elle souligné qu’il est important que les employeurs de ceux qui ne peuvent travailler depuis chez eux les protègent.

« La deuxième vague est là »

Le nombre d’hospitalisations a commencé à augmenter et les effets des infections d’aujourd’hui se verront dans deux à quatre semaines, a précisé Alain Berset. « La deuxième vague est là, plus tôt et plus forte que prévu, mais nous y sommes préparés », a-t-il déclaré.

Le ministre de la santé juge la situation inquiétante, il ne faut toutefois « pas avoir peur mais du respect devant cette évolution ». ll faudra l’aide de la population pour ne pas avoir à prendre des mesures « plus drastiques ». « C’est un test pour l’ensemble de notre société. »

Le Conseil fédéral a par ailleurs rappelé que les cantons peuvent imposer des règles plus strictes. Ce sont aussi les cantons qui sont en charge du traçage des contacts, mais la Confédération peut leur apporter son aide en cas de besoin.

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Un professeur d’histoire décapité en région parisienne

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Un périmètre de sécurité a été installé et le service de déminage appelé, en raison d'une suspicion de gilet explosif (archives). (©KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

Un enseignant français qui avait montré des caricatures de Mahomet à ses élèves a été décapité vendredi près de Paris, et son assaillant a été tué par la police. Le président Emmanuel Macron a qualifié l’attaque d' »attentat terroriste islamiste caractérisé ».

Le professeur d’histoire a été tué sur la voie publique non loin de son collège du Bois d’Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), en région parisienne. Il avait montré récemment à ses élèves des dessins faisant la satire de Mahomet lors d’un cours sur la liberté d’expression, selon une source policière.

Le parquet national antiterroriste a annoncé à l’AFP s’être immédiatement saisi de l’enquête, ouverte pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

Quatre personnes, dont un mineur, ont été placées en garde à vue dans la nuit de vendredi à samedi, a appris l’AFP de source judiciaire. Ces personnes sont issues de l’entourage familial de l’assaillant, selon une source proche de l’enquête.

Macron sur place

Le président Emmanuel Macron s’est rendu dans la soirée sur les lieux de l’attaque. Après avoir rencontré le personnel du collège, M. Macron a appelé « la nation toute entière » à s’unir aux côtés des enseignants pour « les protéger et les défendre ». « Toutes et tous nous feront bloc. Ils ne passeront pas. L’obscurantisme et la violence qui l’accompagne ne gagneront pas », a-t-il dit, visiblement ému.

L’agresseur a crié « Allah Akbar » avant d’être abattu par les forces de l’ordre. Selon une source judiciaire, une pièce d’identité a été retrouvée sur l’assaillant indiquant qu’il est né en 2002 à Moscou. Mais les enquêteurs attendent une identification formelle.

Message Twitter

Les enquêteurs s’intéressent à un message posté sur Twitter par un compte désormais fermé et qui montre notamment une photo de la tête de la victime. Ils cherchent à savoir si elle a été postée par l’agresseur ou une autre personne.

Sous cette photo, un message menace Emmanuel Macron, « le dirigeant des infidèles », et son auteur assure vouloir venger celui « qui a osé rabaisser Muhammad » (nom du prophète Mahomet en anglais).

Les policiers de la brigade anticriminalité de Conflans-Saint-Honorine, à environ 50 km au nord-ouest de Paris, ont été appelés vers 17h00 pour un individu suspect, rôdant autour d’un établissement scolaire, selon la police.

Sur place, les policiers ont découvert la victime, et à 200 mètres de là, sur la commune d’Eragny (Val-d’Oise), ils ont tenté d’interpeller un homme qui les menaçait avec une arme blanche et ont fait feu, le blessant grièvement, avant qu’il ne succombe à ses blessures.

Choc et incompréhension

L’incompréhension dominait vendredi chez les riverains rencontrés par l’AFP dans ce quartier pavillonnaire, qu’ils décrivent comme calme et sans histoire. « Il ne passe jamais rien ici », lance, interloqué, Mohand Amara, un habitant de 45 ans sorti, comme d’habitude, promener son chien, le long de l’enceinte du collège.

Rodrigo Arenas, coprésident de la FCPE, la première association de parents d’élèves, dit avoir reçu un signalement il y a une semaine qui faisait état « d’un père extrêmement énervé » après la publication en classe d’une caricature de Mahomet.

Auparavant, l’enseignant aurait, selon M. Arenas, « invité les élèves musulmans à sortir de la classe » avant de montrer une caricature du prophète accroupi avec une étoile dessiné sur ses fesses et l’inscription « une étoile est née ».

Selon le père d’un élève qui se trouvait dans cette classe de 4ème et qui a compris la volonté du professeur de ne pas choquer certains enfants, la séquence a suscité une vive polémique auprès d’autres parents.

« Abominable attentat »

L’attentat a soulevé une vague d’indignation dans la classe politique. A l’Assemblée nationale, les députés se sont levés pour « saluer la mémoire » du professeur et dénoncer un « abominable attentat ».

Cette attaque survient trois semaines jour pour jour après l’attentat au hachoir perpétré par un jeune Pakistanais de 25 ans devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, qui avait fait deux blessés graves.

L’hebdomadaire a exprimé sur Twitter « son sentiment d’horreur et de révolte après qu’un enseignant dans l’exercice de son métier a été assassiné par un fanatique religieux ».

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