La guerre en Iran a fait flamber les prix du pétrole et du gaz ce lundi. Cette envolée s'explique par le blocage du détroit d'Ormuz, point stratégique du commerce mondial désormais évité par les principaux armateurs mondiaux en raison du conflit.
Vers 18h00, le prix du baril de Brent de la mer du Nord montait de 6,0% à 77,32 dollars, au plus haut depuis juin dernier. Le WTI américain se négociait quant à lui en hausse de 5,5% à 70,79 dollars, se reprenant quelque peu après s'être envolé au dessus des 72 dollars dans la nuit.
"Cette hausse s'explique par l'escalade des tensions au Moyen-Orient et les craintes de perturbations potentielles dans le détroit d'Ormuz, point de passage stratégique où transite environ un cinquième du pétrole mondial chaque année", ont résumé les spécialistes de la plateforme Trading Economics. Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz est actuellement interrompu. Par précaution, les compagnies maritimes ont commencé à dévier leurs navires de cette voie de navigation.
Sur le marché mondial des hydrocarbures, le pétrole iranien est actuellement indisponible. "Plus le conflit perdure et plus le pétrole du Golfe reste bloqué dans la région, plus la probabilité d'une nouvelle flambée des prix, potentiellement jusqu'à 100 dollars le baril, augmente", anticipe Ricardo Evangelista, analyste chez ActivTrades.
Pour les analystes d'UBS, une hausse durable des prix de l'énergie constituerait un frein à la croissance économique. "Concernant la croissance du produit intérieur brut (PIB), la hausse des prix du pétrole impacterait les consommateurs et les entreprises par une augmentation des coûts, similaire à une hausse des impôts", estiment-ils dans un commentaire.
Le prix du gaz européen a bondi de plus de 50% lundi après l'annonce par la compagnie énergétique publique du Qatar, QatarEnergy, de l'arrêt de sa production de gaz naturel liquéfié (GNL) après l'attaque de drones iraniens.
Vers 18h00, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, s'affichait en hausse de plus de 40% à 44,80 euros le mégawattheure, après avoir atteint son plus haut niveau depuis février 2025, à 47,70 euros par mégawattheure (+52,4%). Il reste encore très loin des niveaux atteints en 2022 au début de la guerre en Ukraine, où il avait dépassé les 300 euros.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp