Les cantons romands de la Conférence latine des affaires sanitaires et sociales (Class) unissent leurs forces pour la mise en place du 142, la ligne d’aide aux victimes. Ils ont mandaté Solidarité femmes Fribourg pour la gestion d'un instrument qui sera lancé vendredi.
Gratuite, bilingue, la ligne sera disponible 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Elle a été présentée mercredi à Fribourg notamment par le président du Conseil d'Etat fribourgeois Philippe Demierre et la conseillère d'Etat neuchâteloise Florence Nater.
Le 142 doit renforcer l’accès à une aide "ciblée" et la réactivité des réponses données en cas de crise. Il s'adresse aux personnes victimes de violences physiques, psychiques ou sexuelles ainsi qu’aux proches ou témoins en recherche de soutien ou conseil.
Contexte inquiétant
"Le lancement du 142 intervient dans le contexte inquiétant de l’augmentation des violences domestiques", a relevé Florence Nater, la cheffe du Département de l'économie et de la cohésion sociale (DECS) du canton de Neuchâtel, cité dans un communiqué.
La ligne offrira une "écoute confidentielle, un accompagnement professionnel et une orientation rapide vers les structures d’aide adaptées, sans frais". En résumé, elle renforce l’accès à une aide ciblée et la réactivité des réponses données en cas de crise.
Le 142 est un point d’entrée unique sur tout le territoire, tout en dirigeant les appels vers des spécialistes formés à répondre selon les spécificités du canton dont vient l’appel. Le modèle s'articule autour des structures cantonales et la nouvelle ligne intercantonale.
Coordination renforcée
L'approche a cependant nécessité une coordination accrue entre les cantons partenaires, afin de garantir une accessibilité continue et homogène des prestations. Dans ce contexte, les cantons romands ont fait le choix de la mise en place d’une réponse commune.
La mise en oeuvre et la gestion du 142 ont été confiées l’association fribourgeoise Solidarité femmes. Cette dernière bénéficie d'une expertise reconnue dans la prise en charge des situations de violence, avec plus de 40 ans d'expérience.
Son dispositif inclut une permanence téléphonique, un centre de consultation d’aide aux victimes et une maison d’accueil d’urgence. "Les cantons ont à coeur que la prestation apporte un réel soutien à toute personne victime de violences", a insisté Philippe Demierre.
Nouvelle ressource
"L'offre est une nouvelle ressource pour aider les victimes à s’en sortir et à demander de l’aide aux professionnels", a ajouté le directeur fribourgeois de la santé et des affaires sociales. Les cantons concernés sont Fribourg, Neuchâtel, Jura, Genève, Valais et Vaud.
Dans le détail, la prise en charge des appels sera assumée par les centres cantonaux d’aide aux victimes du lundi au vendredi, de 08h00 à 18h00. En dehors de ces horaires, elle sera effectuée par une ligne intercantonale, de 18h00 à 08h00, les week-ends et jours fériés.