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L'étude des coraux montre qu'El Niño s'intensifie avec le climat

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Le phénomène El Niño, à l'origine de dérèglement climatique, s'intensifie à mesure que la planète se réchauffe, ont démontré des scientifiques (photo d'illustration). (© KEYSTONE/EPA/HOTLI SIMANJUNTAK)

Des squelettes de coraux vieux de 1000 ans montrent que le phénomène naturel El Niño s'intensifie à mesure que la planète se réchauffe, avec des conséquences majeures pour l'avenir, alerte une étude jeudi.

Publiée dans la prestigieuse revue Science, elle paraît au moment où El Niño se renforce dans le Pacifique équatorial et menace de provoquer des conditions climatiques extrêmes à travers le globe.

Cet épisode, dont le pic est attendu vers la fin de l'année, pourrait être le plus puissant jamais observé et contribuer à faire de 2027 une année record en matière de chaleur, ont prévenu les météorologues. Et ses conséquences se font déjà sentir, de l'Amérique centrale frappée par la sécheresse à l'Indonésie, où il alimente de violents incendies de forêt.

"Nous savons désormais que, dans le Pacifique équatorial, ces épisodes d'El Niño très puissants sont inhabituels à l'échelle des 1000 dernières années et dépassent largement le niveau préindustriel", explique à l'AFP Julia Cole, professeure à l'Université du Michigan et principale auteure de l'étude.

Les scientifiques s'accordent largement à reconnaître que les effets météorologiques d'El Niño s'ajoutent à ceux du changement climatique, aggravant ainsi les précipitations dans certaines régions et la sécheresse et les vagues de chaleur dans d'autres.

Mais aucun consensus n'existait jusqu'à présent sur la question de savoir si le réchauffement de la planète amplifie lui-même l'ENSO, le phénomène climatique naturel cyclique à l'origine des épisodes opposés El Niño et La Niña, tous deux lourds de conséquences météorologiques.

Plongée dans le passé

Si l'on sait que le monde a connu plusieurs épisodes forts d'El Niño à la fin du XXe siècle et au début du XXIe siècle, les observations satellitaires ne remontent qu'au début des années 1980 et les données auparavant recueillies par les navires sont limitées, détaille Julia Cole.

C'est pourquoi les paléoclimatologues se sont tournés vers des indicateurs indirects, comme les coraux.

Les îles Galápagos, archipel volcanique situé au large de la côte ouest de l'Équateur, au coeur même de la zone où El Niño se forme, en abritent une riche collection.

Comme les coraux grandissent d'environ un à deux centimètres par an, et que la géochimie de leur squelette reflète les conditions dans lesquelles ils se développent, les scientifiques ont opéré de petites ponctions dans leur structure afin d'étudier le climat d'antan. Ils ont ainsi pu reconstituer les conditions climatiques auxquelles leur territoire a été exposé.

Ces précieuses fenêtres temporelles, leur ont permis de remonter jusqu'au millénaire passé, et ont montré que les fluctuations associées aux cycles de l'ENSO étaient nettement plus faibles durant la période préindustrielle (1000-1850).

Impact du réchauffement climatique

Les résultats indiquent que ces variations ont commencé à se renforcer à la fin du XIXe siècle, avec une "amplification frappante" au cours des quarante dernières années.

En comparant ces changements à des modèles climatiques simulant la période préindustrielle, les chercheurs ont montré que cette augmentation était supérieure à tout ce qui pouvait être expliqué par les seules causes naturelles.

"Ce renforcement va de pair avec le réchauffement climatique, il semble donc être lié au réchauffement de la planète provoqué par l'utilisation humaine de combustibles fossiles", résume Julia Cole.

Or, les implications d'une telle intensification "sont immenses pour les populations", rappelle la chercheuse, car "El Niño est une source majeure d'extrêmes climatiques et de risques naturels".

Plus intenses

"Ces résultats soulignent la nécessité urgente de passer des énergies fossiles à des énergies renouvelables moins nocives pour le climat", insiste auprès de l'AFP Andrew Dessler, climatologue à l'Université Texas A&M n'ayant pas participé à cette étude.

Selon les auteurs, la variabilité de l'ENSO est aujourd'hui environ 36% plus élevée dans l'est du Pacifique équatorial qu'à l'époque préindustrielle, principalement en raison d'épisodes El Niño plus intenses.

Ce chiffre ne signifie toutefois pas que les épisodes El Niño eux-mêmes sont 36% plus puissants, car la mesure s'applique à l'ensemble du cycle, y compris à la phase refroidissante La Niña.

Si l'étude ne propose pas de mécanisme physique expliquant les changements observés, Julia Cole espère qu'elle permettra de combler une importante lacune dans la compréhension scientifique de l'impact du réchauffement climatique sur El Niño.

"Nos coraux sont une machine à remonter le temps" qui nous permet désormais d'affirmer que cet impact "est bien réel, qu'il se poursuit, et que nous l'observons désormais chaque jour", insiste-t-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Marc Marquez remporte la course sprint en Aragon

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Marc Marquez a remporté le sprint du GP d'Aragon (© KEYSTONE/EPA/Javier Cebollada)

Le champion du monde en titre Marc Marquez (Ducati) a remporté sans trembler la course sprint du Grand Prix d'Aragon de MotoGP. L'Espagnol a devancé son frère Alex et l'Italien Marco Bezzecchi.

Le Catalan s'est imposé avec 1''140 d'avance sur son cadet samedi sur le circuit de Motorland. Bezzecchi, qui avait pourtant été impressionnant dans la matinée en décrochant la pole position avec un temps canon, a concédé 2''089.

Marc Marquez réalise une bonne opération au championnat puisque le leader espagnol Jorge Martin (Aprilia) n'a terminé que cinquième du sprint. Marc Marquez lui a donc repris sept points et accuse désormais 33 longueurs de retard sur son compatriote.

Le Français Johann Zarco (Honda-LCR), de retour après plus de trois mois d'absence en raison d'une sérieuse blessure aux ligaments du genou gauche, a par ailleurs pris une belle 9e place, inscrivant ainsi un point.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Downhill: L'argent pour Lisa Baumann aux Mondiaux

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Lisa Baumann s'est parée d'argent samedi aux Mondiaux du Val di Sole (© KEYSTONE/MAXIME SCHMID)

Lisa Baumann tient sa première médaille dans des Mondiaux.

La Neuchâteloise s'est parée d'argent samedi en descente dans le Val di Sole. Elle n'a été battue que par la désormais quintuple tenante du titre, l'Autrichienne Valentina Höll.

Deux fois 5e lors des deux dernières éditions des Championnats du monde, Lisa Baumann (25 ans) a signé son plus bel exploit dans la discipline. Elle avait certes décroché le titre européen en 2024 à Champéry puis à La Molina en 2025, mais la concurrence n'y était pas autant relevée que lors des Mondiaux.

La Neuchâteloise, jamais victorieuse en Coupe du monde, avait confirmé ses ambitions en remportant la qualification vendredi dans le Val di Sole. Mais elle n'a rien pu faire samedi face à la reine Valentina Höll, qui comptait près de 4'' d'avance à mi-parcours et a devancé sa dauphine de 1''728 au final.

Lisa Baumann a fini très fort, reprenant plus de 2'' à Valentina Höll sur les deux dernières minutes de course. Elle a ainsi pu arracher la 2e place avec une marge de 0''318 sur la Britannique Harriet Harnden, qui comptait encore 0''107 d'avance sur la Neuchâteloise après 2'35 de course.

A noter aussi le sacre de Raoul Schneeberger chez les juniors. Le Jurassien bernois de 17 ans est le premier Helvète à décrocher un podium mondial en downhill dans cette catégorie depuis... 1996. En élite chez les messieurs, l'unique médaille mondiale dans la discipline remonte à 1991.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Ben Dhiman remporte l'UTMB en moins de 19 heures

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Ben Dhiman (ici au Col de la Forclaz) a fêté un succès historique sur l'UTMB (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'Américain Ben Dhiman a remporté l'Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB) à Chamonix. Il est devenu le premier coureur à terminer la boucle (173 km, 10'000 m de dénivelé positif) en moins de 19 heures.

Deuxième en 2025, Dhiman a pris les commandes de la course dès la sortie des Contamines (environ 35 km) avant de se lancer dans un irrésistible numéro en solitaire, bien aidé par une météo particulièrement favorable cette année. Il a achevé son effort en 18h16'29, loin devant les autres concurrents.

Ce temps ne constitue toutefois pas un record car, comme l'an passé, le parcours a été raccourci par rapport au tracé habituel de la course, devenue aujourd'hui l'épreuve reine du trail mondial.

N'empêche, le traileur de 33 ans termine avec plus d'une heure d'avance par rapport au Britannique Tom Evans qui avait remporté la course l'an dernier sur exactement le même tracé (19h18'58, mais dans des conditions dantesques), et plus d'une heure et demie par rapport à son propre chrono de 2025 (2e en 19h51'37).

Originaire de l'Ohio, installé en France depuis 2021, Ben Dhiman a réalisé une véritable démonstration autour du Mont Blanc entre vendredi soir et samedi après-midi. A la sortie du ravitaillement de Champex-Lac (127 km), il comptait déjà près de 30 minutes d'avance sur son premier poursuivant, le Français Baptiste Chassagne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Norris prolonge chez McLaren

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Lando Norris pilotera une McLaren jusqu'en 2030 au moins (© KEYSTONE/EPA/Sander Koning)

Le champion du monde en titre de Formule 1 Lando Norris s'engage avec l'écurie McLaren jusqu'en 2030 au moins.

Le Britannique de 26 ans a annoncé sa décision lors de la journée des familles organisée par l'écurie à son siège de Woking.

Lando Norris pilote pour l'écurie anglaise depuis 2019 et a disputé à ce jour 163 Grands Prix, soit plus que tout autre pilote dans l'histoire de McLaren. En récompense de la prolongation de son contrat, il a reçu une monoplace du modèle MCL39, avec laquelle il avait remporté son premier titre la saison dernière.

"C'était l'une des décisions les plus faciles à prendre. McLaren, c’est chez moi", a déclaré Lando Norris, qui a récemment remporté les Grands Prix de Hongrie et des Pays-Bas et pointe au 4e rang du championnat du monde des pilotes.

L'année dernière déjà, son coéquipier Oscar Piastri avait signé un contrat à long terme. Le directeur de l'écurie, Andrea Stella, a souligné que McLaren pouvait ainsi continuer à compter non seulement sur l’un des partenariats les plus solides, "mais aussi sur l’une des équipes les plus soudées et les plus unies de la Formule 1".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / dpa

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International

Crue dans l'Himalaya: près de 700 morts, milliers de disparus

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Les secouristes redoublaient d'efforts samedi pour localiser quelque 3000 disparus. (© KEYSTONE/NEPAL ARMY/NEPAL ARMY HANDOUT)

Les secouristes ont redoublé d'efforts samedi pour localiser quelque 3000 disparus et évacuer les rescapés encore isolés à la frontière entre le Népal et la Chine, trois jours après la terrible crue qui a fait près de 700 morts et englouti des villages entiers.

"Toutes les habitations près de la rivière ont été emportées. Il ne reste plus rien", a résumé pour l'AFP Buddhi Ram Dangol, un Népalais de la vallée ensevelie.

Selon les bilans officiels encore très provisoires, un total de 682 corps - 675 côté népalais, 7 sur le territoire chinois du Tibet - ont été exhumés depuis mercredi de l'épaisse couche de boue et des décombres des bâtiments, routes, ponts et chantiers balayés par la vague.

Sept corps retrouvés à des dizaines de kilomètres en aval, dans le nord de l'Inde, en cours d'identification, pourraient rejoindre la liste des victimes de la catastrophe.

Le travail des sauveteurs est lent, difficile, épuisant, a décrit un sauveteur de la sécurité civile népalaise, Kawan Koirala.

"Les gens veulent absolument retrouver leurs proches, morts ou vifs, mais on n'y arrive pas (...) regardez toute cette boue", a-t-il confié à l'AFP, fourbu après dix-huit heures de travail sans interruption. "C'est très perturbant pour moi aussi. C'est la première fois que je vois ça".

Experts et scientifiques attribuent la catastrophe à l'effondrement d'un énorme glacier qui a transformé en un instant une paisible rivière en un fleuve en furie.

Dans les régions sinistrées, les autorités peinent à retrouver la trace de quelque 3000 personnes - 2426 au Népal et 556 côté chinois - dont elles sont sans nouvelles depuis mercredi.

"Milliards de dollars"

Parmi elles figurent des centaines de touristes, de pèlerins et d'ouvriers étrangers, employés sur les chantiers des barrages en construction dans la région, ainsi qu'un nombre toujours croissant d'habitants des villages dévastés.

Les proches des disparus ont continué à affluer samedi au quartier général de campagne des secours népalais, à Bidur, en quête d'informations. Mais leur espoir s'amenuise.

"Cela fait déjà plus de trois jours", a constaté auprès de l'AFP Rishi Shrestha, sans nouvelles depuis mercredi de son cousin qui devait se rendre en Chine. "Alors il y a 99% de risques pour qu'il ne soit plus en vie".

Le ministre népalais des Affaires étrangères Shisir Khanal a assuré que son gouvernement était pleinement mobilisé. "A l'heure actuelle, l'urgence reste aux secours et à sauver des vies autant que possible", a-t-il dit devant la presse.

Même s'il est encore trop tôt pour une évaluation précise, M. Khanal a d'ores et déjà estimé à "plusieurs milliards de dollars" le coût de la reconstruction, et fait appel "au soutien de la communauté internationale".

La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) a estimé vendredi à 93'000 le nombre de sinistrés, évoquant un "traumatisme énorme".

En Chine, des milliers de sauveteurs continuent à batailler pour se frayer un chemin vers le coeur de la zone dévastée, le poste-frontière de Gyirong à 1830 m d'altitude. Selon l'agence Chine nouvelle, un peu plus de 500 secouristes y sont désormais à pied d'oeuvre.

La télévision publique CCTV a diffusé des images de pompiers casqués traversant un torrent à l'aide de bateaux pneumatiques ou hélitreuillés à l'aide d'un puissant drone. "La plus grande difficulté, c'est d'assurer la sécurité de nos militaires", a déclaré un officier, Jiang Wanqiang.

"Effort de tous"

Des deux côtés de la frontière, les secours travaillent sous la menace d'une éventuelle rupture du lac formé mercredi par l'effondrement du glacier dans la rivière. Vendredi, leurs opérations de secours ont été perturbées par des alertes liées à de possibles coulées, levées par la suite.

Côté népalais, plus de 80 sauveteurs cherchent toujours à atteindre un tunnel du chantier du barrage de Trishuli-3 en construction, où une centaine de personnes restent bloquées.

"Le travail de dégagement du tunnel s'est intensifié samedi matin", ont rapporté samedi les services du Premier ministre Balendra Shah, "mais leurs efforts sont contrariés par les conditions météo défavorables".

Une équipe de sauveteurs spécialisés est arrivée d'Inde voisine pour les assister, une autre est attendue de Chine.

Plus de 350 ouvriers et riverains ont déjà été évacués de cette région. "J'ai survécu parce que j'étais dans le tunnel", a expliqué à l'AFP l'un d'eux, Buddha Tamang, après son évacuation. "Des cadres travaillaient de l'autre côté, ils ont tous été emportés".

Les inondations et les glissements de terrain sont fréquents pendant la mousson - entre juin et septembre - au Népal, au Tibet et dans toute l'Asie du Sud.

Selon les scientifiques, le changement climatique accroît leur intensité et leur fréquence.

"Nous appelons le monde à l'aide face au changement climatique, un grand défi pour le Népal et toute la région", a exhorté samedi devant la presse le ministre Shisir Khanal, "ce combat doit être celui de tous".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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