Genève veut prêter ses paysages au septième art et devenir une destination attractive pour les tournages de films et de séries. Le nouveau dispositif d'incitation à la production audiovisuelle, qui comprend un fonds d’un million de francs pour rembourser certaines dépenses effectuées par les équipes de production dans le canton, a été détaillé mardi. Interview.
Max Karli
Ex-co-président et membre de l'Association Suisse Romande de la Production Audiovisuelle (AROPA)
Max Karli Ex-co-président et membre de l'Association Suisse Romande de la Production Audiovisuelle (AROPA)
Max Karli Ex-co-président et membre de l'Association Suisse Romande de la Production Audiovisuelle (AROPA)
"C'est une excellente nouvelle" pour Max Karli, ancien président et membre de l'Association Suisse Romande de la Production Audiovisuelle, qui travaille sur le projet depuis près de 10 ans en collaboration avec les départements de l'économie et de la culture et de la cohésion sociale, afin de "faire reconnaître le cinéma comme une vraie industrie."
"Faire reconnaître le cinéma comme une vraie industrie"
"Les sociétés de cinématographiques de Genève ont un vrai poids économique, non seulement culturel, mais lorsqu'on produit un film, c'est énormément de retombées pour le lieu de tournage, pour le lieu où l'on va tourner le film, car ce sont des équipes de 50 à 100 personnes qui s'installent pendant plusieurs mois", décrit-il.
Industrie gourmande
"A Genève, il y a plusieurs studios, les plus grands étant Downtown Studios et Masé Studios, au pôle de Meyrin, qui sont des studios de postproduction très importants en Suisse. Quasiment les plus grands de Suisse", ajoute Max Karli.
Tournage pour les actualités cinématographiques suisses sur un toit à Genève, en septembre 1940. (KEYSTONE/PHOTOPRESS ARCHIVE/Gilbert Meylan)
L'industrie cinématographique est gourmande d'autres industries lors des tournages : hôtels, restaurants, matières premières pour la construction de décors. La post-production, après le tournage, repose aussi sur des laboratoires spécialisés pour traiter l'image, le son, les effets spéciaux. Tant de dépenses qui pèsent sur le budget et finissent par décourager certains tournages.
"Une sorte d'injustice"
"On souffrait d'une sorte d'injustice, explique Max Karli, car d'autres pays ou d'autres régions en Europe ont déjà ce genre de fonds."
"Si je prends le cas du Valais, si on veut tourner un film qui se passe dans les Alpes, il sera parfois plus simple de partir en en Autriche, qui a un fonds très important, que d'aller tourner dans les vraies montagnes en Suisse. Parce que le Tyrol et l'Autriche vont nous rembourser 30 % de nos dépenses sur place. Donc pour un film, c'est extrêmement important."
"Si on veut tourner un film qui se passe dans les Alpes, il sera parfois plus simple de partir en Autriche"
Ce fonds permet de rembourser jusqu’à 30% des dépenses éligibles réalisées dans le cadre d’un tournage, pour un maximum de 500’000 francs par projet, et cela à condition que le tournage ait recours aux ressources de l’économie locale.
L'AROPA espère à l'avenir augmenter la dotation du fonds en le multipliant par cinq s'il fonctionne bien.
Novak Djokovic a été éliminé dès son entrée en lice au Masters 1000 de Cincinnati par l'Argentin Thiago Agustin Tirante (ATP 50) samedi. Le match a été marqué par les difficultés physiques du Serbe.
Djokovic, 39 ans, a parfaitement entamé la rencontre avant de progressivement montrer des signes de fatigue, s'inclinant 2-6 6-4 6-4 pour son premier match depuis sa demi-finale perdue à Wimbledon face à Jannik Sinner, il y a un mois.
Dans le premier set, l'actuel no 5 mondial a fait le break à 4-2 avant de sauver deux balles de débreak dans le jeu suivant, mais la chaleur de Cincinnati (29°C et 72% d'humidité) a commencé à peser sur l'homme aux 24 titres en Grand Chelem dans la deuxième manche.
"Dkojo" s'est notamment tenu les jambes à 1-1, dans un jeu long de 18 minutes et 40 secondes, durant lequel Tirante a obtenu quatre balles de break sans parvenir à en convertir une seule.
Après un temps mort médical à 2-1, Djokovic semblait toujours visiblement diminué et Tirante a alors progressivement pris le dessus.
L'Argentin de 25 ans s'est appuyé sur son service et ses frappes puissantes, avec notamment 13 aces et 40 coups gagnants, dont un coup droit mesuré à 193 km/h.
Après trois ans d'absence à Cincinnati, Djokovic, triple vainqueur du tournoi en 2018, 2020 et 2023, quitte donc prématurément le tournoi américain, à près de deux semaines du début de l'US Open.
Tirante poursuit lui son parcours et affrontera au prochain tour l'Espagnol Martin Landaluce, 67e mondial, qui a battu plus tôt l'Italien Matteo Arnaldi (34e) 6-4 4-6 6-4.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Valérie Dittli ne compte pas lâcher le Conseil d'Etat vaudois. Malgré les affaires, la ministre centriste a annoncé au Matin Dimanche qu'elle souhaitait se représenter en février prochain.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Le chanteur et comédien français Patrick Bruel, mis en examen pour viol et agression sexuelle, est autorisé à quitter le territoire français après que son contrôle judiciaire a été assoupli. Le parquet a interjeté appel de cette ordonnance.
"Le 21 juillet 2026, le juge d'instruction, saisi par les avocats de Patrick Bruel d'une demande de mainlevée partielle du contrôle judiciaire portant sur l'interdiction de quitter le territoire national, y a fait droit", a expliqué à l'AFP la procureure adjointe de Nanterre Virginie Deneux, confirmant une information de Mediapart.
Vendredi soir, le site d'information avait révélé l'assouplissement du contrôle judiciaire du chanteur, évoquant avoir eu vent de "plusieurs messages de lecteurs et lectrices s'étonnant d'avoir croisé cet été Patrick Bruel à l'étranger, dans un couloir d'aéroport ou dans un hôtel".
D'après le média d'investigation, le parquet de Nanterre aurait considéré cette décision comme "injustifiée" et "excessive". L'audience s'est déroulée vendredi devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles, selon RTL. La décision a été mise en délibéré au 16 septembre.
L'artiste âgé de 67 ans est mis en examen depuis mi-juin dans quatre dossiers et placé sous le statut de témoin assisté dans quatre autres.
Au moins huit nouvelles plaintes ont été déposées contre lui pour des faits de viol, tentative de viol et agression sexuelle, commis entre septembre 1992 et 2014. Les deux dernières plaintes ont été déposées les 16 et 23 juillet, auprès du premier district de la police judiciaire de Paris.
Contactés samedi par l'AFP, les avocats de Patrick Bruel n'ont pas réagi.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp
La réalisatrice alémanique Petra Volpe a reçu samedi soir le prix du public du Festival de Locarno. Elle a été récompensée pour son premier film en anglais, le drame carcéral "Frank & Louis".
"C’est une joie et un honneur incroyables de recevoir le prix du public (...) C’est la plus haute distinction qu’un réalisateur puisse recevoir, car cela signifie que le film trouve un écho précisément auprès des personnes pour lesquelles il a été conçu", a déclaré la réalisatrice, citée dans un communiqué.
Habituée du festival et réputée pour son cinéma à forte dimension sociale, Petra Volpe signe avec "Frank & Louis" sa sixième sélection à Locarno, souligne le Festival.
Présenté en avant-première à Locarno lundi dernier, le film avait été salué par des applaudissements nourris. L’histoire de Frank (joué par Kingsley Ben-Adir), un détenu chargé de s’occuper d’un codétenu âgé atteint de la maladie d’Alzheimer (incarné par Rob Morgan), avait visiblement ému le public de la Piazza Grande.
Après avoir plongé avec "En première ligne" dans le quotidien d'une infirmière dans un hôpital en Suisse, Petra Volpe emmène donc cette fois le spectateur dans une prison américaine.
La question du soin et de l'accompagnement est à nouveau centrale dans son cinéma. "Je m'y intéresse parce que le travail du 'care' nous concerne tous. Prendre soin des autres est profondément humain et nous relie les uns les autres", a-t-elle récemment expliqué dans un entretien à Keystone-ATS.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Annik Kälin a terminé à la 4e place de l'heptathlon aux Européens de Birmingham. La Suissesse a manqué le podium pour 34 points au terme de l'ultime épreuve samedi, le 800 m.
L'or est revenu à l'Irlandaise Kate O'Connor.
Alors qu'elle aurait dû reprendre plus de deux secondes pour dépasser la Néerlandaise Sofie Dokter s'emparer du bronze sur le double tour de piste, Kälin ne l'a finalement devancé que de trois centièmes. Elle a couru en 2'12''87, à plus d'une seconde de son record sur la distance (2'11''33), et conclut l'épreuve avec 6630 points.
Plus tôt dans la journée, la Grisonne avait repris les commandes de la compétition grâce à ses 6m81 à la longueur, avant de reculer après l'épreuve du javelot. Celle qui avait terminé à la 4e place du décathlon des JO 2024 n'avait lancé qu'à 44m39, alors qu'elle a déjà réussi 47m85 cette saison.
Kälin satisfaite magré tout
Médaillée de bronze lors de l'édition 2022, Kälin termine une 2e fois de rang à la 4e place européenne après celle de Rome en 2024. La meilleure performeuse mondiale de l'année (6819 points) échoue finalement assez nettement à se rapprocher de son record de Suisse, elle qui espérait se rapprocher de la barre des 7000 points.
"Globalement, j'étais moins en forme lors de ces championnats par rapport à mon début de saison, a déclaré Kälin au terme de l'épreuve au micro de la RTS. Je suis forcément déçue de ma 4e place, mais satisfaite de ma performance et de ce que j'ai accompli en 2026."
La vice-championne du monde irlandaise Kate O'Connor a géré son effort lors de cette 7e épreuve pour cueillir son premier titre européen avec 6751 points. La Néerlandaise Emma Oosterwegel a remporté l'argent (6713)
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats