Plus de 10'000 habitants supplémentaires évacués face au mégafeu en Gironde, désormais "fixé", vont regagner leur domicile, soit au total 208'000 déplacés autorisés à rentrer, a annoncé samedi la préfète, saluant un bilan humain sans aucun mort, ni blessé civil.
"On peut aujourd'hui permettre le retour des habitants des communes de Saumos, Le Temple, Arès et Marcheprime, c'est-à-dire 10'750 habitants", portant "le total des personnes pouvant rentrer chez elles à 208'000 personnes sur les 224'000" évacuées "au plus fort de la crise", a-t-elle détaillé, alors que les communes de Lège-Cap-Ferret et du Porge restent pour l'heure évacuées.
"A notre connaissance, à ce stade, il n'y a pas de morts, il n'y a pas de blessés, sauf du côté des sapeurs-pompiers" dont "plus de 330 (sont) pris en charge" sur 3300 pompiers mobilisés, a-t-elle ajouté lors d'une conférence de presse.
Après dix jours de lutte contre cet incendie, le plus vaste en superficie en France depuis 1949, la préfète a salué "la plus grosse opération de lutte contre un incendie dans l'histoire moderne de la Sécurité civile" face à un feu "inédit en France (...) dû à des conditions météorologiques très défavorables, à la conjonction du vent, de la température et de la sécheresse, après trois canicules successives".
Quelques minutes auparavant, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez avait confirmé que le feu, parti le 22 juillet de Saumos, à l'ouest de Bordeaux, était désormais "fixé" et avait cessé de progresser.
Opération de très grande ampleur
C'est l'aboutissement d'une opération de très grande ampleur avec jusqu'à 3300 pompiers déployés, ainsi que des moyens aériens pour certains venus de plusieurs pays européens, afin de tenter de maîtriser cet incendie, semble-t-il d'origine accidentelle et peut-être lié à un débroussaillage effectué par un sous-traitant d'Enedis, selon plusieurs sources.
Aucune perte humaine n'est à déplorer, ni aucun blessé civil ; en revanche plus de 330 pompiers ont été pris en charge médicalement, selon la préfète.
"Feu fixé ne veut pas dire feu éteint", a néanmoins prévenu Sophie Brocas, faisant état de "deux points chauds qui demeurent", à savoir une zone dunaire près du littoral atlantique à hauteur du Porge, et un secteur au sud de Lacanau.
Environ 90% des évacués avaient obtenu ces derniers jours l'autorisation de regagner leur domicile.
Sous réserve de nouvelles reconnaissances dans les zones dévastées par les flammes, quelque 240 habitations ont été détruites, les trois quarts sur la commune du Porge, au nord de Lège-Cap-Ferret.
Les autorités ont dit désormais vouloir se concentrer sur la nécessaire reconstruction des villages sinistrés et des paysages dévastés par le brasier.
Le trafic SNCF, interrompu depuis le 26 juillet au sud de Bordeaux, a repris samedi à l'occasion du week-end de chassé-croisé des vacanciers.
Au total, 119'000 hectares ont été parcourus par les feux en France cette année, selon Laurent Nuñez.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp