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Les Houthis revendiquent une frappe en Arabie saoudite

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Une maquette de missiles et de drones fabriqués par les Houthis sur une place de Sanaa, au Yémen, le 23 juillet 2026. (© KEYSTONE/EPA/YAHYA ARHAB)

Les rebelles houthis du Yémen, alliés de Téhéran, ont ciblé samedi des sites pétroliers dans l'Arabie saoudite voisine en riposte à des frappes de Ryad, marquant une intensification des hostilités sur ce nouveau front de la guerre au Moyen-Orient.

Alors que l'Iran a connu sa première accalmie en deux semaines, les Houthis ont revendiqué des attaques de missiles et de drones sur des sites pétroliers de Saudi Aramco au bord de la mer Rouge - à Jizan, près de la frontière yéméno-saoudienne, et à Yanbu, plus au nord sur la côte.

Une vidéo tournée sur ce deuxième site et vérifiée par l'AFP montre des nuages noirs s'élevant au-dessus de la raffinerie du géant saoudien.

Ryad est pour l'heure resté silencieux, mais la défense civile avait émis une alerte pour les deux villes. Et les forces aériennes grecques, qui opèrent un système de défense pour l'Arabie saoudite, ont annoncé avoir abattu deux missiles et un drone en provenance du Yémen et se dirigeant vers Yanbu.

Après quatre ans de trêve, les hostilités ont repris le 13 juillet entre les Houthis et l'Arabie saoudite, qui avait soutenu militairement à partir de 2015 le gouvernement yéménite contre les rebelles.

C'est le contrôle du ciel du pays qui a réveillé la discorde: l'Iran avait envoyé à Sanaa un avion transportant une délégation rebelle sans solliciter d'autorisation auprès de Ryad, contrairement à l'usage depuis 10 ans, déclenchant des frappes attribuées au royaume sur l'aéroport de Sanaa. En retour, les Houthis ont attaqué le territoire saoudien, pour la première fois depuis 2022.

Dans le même temps, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a appelé les belligérants au "dialogue", estimant qu'il n'existait "pas de solution militaire" dans ce conflit.

"Coup de tonnerre"

Ces nouveaux affrontements dans la zone stratégique qu'est le passage de la mer Rouge accroissent les incertitudes et alimentent les inquiétudes concernant le transport mondial des hydrocarbures.

D'autant que cette route est devenue vitale pour contourner le verrouillage du détroit d'Ormuz par Téhéran, de l'autre côté de la péninsule arabique.

Cette semaine et pour la première fois depuis mai, les cours du pétrole ont de nouveau franchi la barre des 100 dollars, avant de refluer.

Dans une déclaration vidéo samedi, le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree, a menacé d'une "escalade" dans "les prochaines heures et jours" si le Yémen était à nouveau visé.

La veille, l'Arabie saoudite avait bombardé Hodeida, port contrôlé par les rebelles sur la côte ouest du Yémen, blessant deux personnes, selon les médias houthis.

Faiza, une habitante âgée de 36 ans, raconte avoir entendu trois explosions, comme "un coup de tonnerre". "Je ne voulais pas croire que les frappes avaient repris", dit-elle à l'AFP, alors que le conflit au Yémen a fait des centaines de milliers de morts.

La coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite a elle affirmé avoir ciblé des sites militaires houthis en réponse à l'attaque de navires commerciaux, cette semaine en mer Rouge.

Selon les Houthis, le blocus n'a pas vocation à paralyser le détroit stratégique de Bab el-Mandeb, mais à cibler la partie saoudienne.

Pas de frappes

Face à ce nouveau front, Donald Trump a menacé cette semaine Téhéran et ses alliés houthis d'une "punition militaire majeure". Mais selon le média Axios, le président américain aurait ordonné de ne pas frapper à nouveau l'Iran vendredi pour laisser plus de champ à la voie diplomatique, alors que le conflit s'enlise.

L'Iran a ainsi connu une première accalmie après deux semaines de bombardements américains sans précédent depuis le cessez-le-feu d'avril, dans cette guerre débutée le 28 février par l'offensive américano-israélienne qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

Donald Trump a dit "parler" avec les dirigeants iraniens, tout en n'excluant pas d'infliger à la République islamique "un niveau bien pire" de frappes. Vendredi, des médias américains évoquaient des discussions sur une possible opération militaire à grande échelle.

Depuis la reprise le 7 juillet des hostilités qui ont fait voler en éclats le protocole d'accord conclu mi-juin, la République islamique riposte en frappant les alliés des Etats-Unis dans la région.

Vendredi, elle a revendiqué des attaques contre des installations militaires utilisées par les forces américaines à Bahreïn, en Jordanie et au Koweït.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Kolo Muani signe jusqu'en 2031 à la Juventus

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Randal Kolo Muani a signé jusqu'en 2031 avec la Juve (© KEYSTONE/AP/JULIA DEMAREE NIKHINSON)

Le Paris St-Germain a annoncé dimanche le transfert de l'attaquant Randal Kolo Muani à la Juventus. L'international français (32 sélections, 9 buts) avait été prêté en 2025 au club turinois.

"Après une excellente expérience en prêt début 2025, Randal Kolo Muani est désormais officiellement un joueur de la Juventus", a indiqué en début de soirée la Juventus, précisant que le joueur de 27 ans s'était engagé pour cinq saisons, "jusqu'en 2031".

Le montant du transfert s'élève à "38 millions d'euros" assortis de "12 millions d'euros de bonus", ajoute la Juve.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Lula se dit "en pleine forme" et candidat pour un 4e mandat

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A 80 ans, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a officialisé sa candidature pour un 4e mandant à la tête du pays. (© KEYSTONE/AP/Andre Penner)

A 80 ans, le président de gauche brésilien, Lula, s'est déclaré dimanche "en pleine forme" en lançant sa campagne pour décrocher un quatrième et dernier mandat lors du scrutin d'octobre, sur lequel plane l'ombre de l'Américain Donald Trump.

Revenu en 2023 au pouvoir après deux premiers mandats (2003-2010), Luiz Inacio Lula da Silva a été investi lors d'une convention de son Parti des travailleurs (PT), devant environ 3000 partisans à Sao Paulo, capitale économique de la première puissance d'Amérique latine.

Le public entonnait la chanson "Lula, guerrier du peuple brésilien" et brandissait des drapeaux rouges du PT et des pancartes portant des inscriptions comme "Le Brésil ne se rend pas".

"Aujourd'hui, je suis ici parce que les politiques de Lula ont changé ma vie et celle de ma famille. Grâce à lui, nous avons aujourd'hui notre propre maison", a déclaré à l'AFP Cristiane Rosa Julho, assistante sociale de 51 ans, vêtue du rouge caractéristique du PT.

L'ancien ouvrier et leader syndical, figure dominante de la politique brésilienne des dernières décennies, va affronter Flavio Bolsonaro. Ce sénateur de 45 ans est le fils de l'ex-président d'extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022), détenu pour tentative de coup d'Etat pour avoir cherché à se maintenir au pouvoir malgré sa défaite électorale de 2022.

Lula s'est employé à convaincre que son âge n'était pas un problème. "Je veux me battre contre la vieillesse", a-t-il lancé, racontant ses exercices physiques quotidiens.

Evoquant les stars du foot Lionel Messi et Cristiano Ronaldo, qui ont joué six Coupes du monde, il a dit que lui en jouerait une "septième": sa septième candidature. Et la dernière: il a assuré qu'il partirait ensuite "en vacances pour flirter" avec sa troisième épouse, Rosangela "Janja" da Silva, 59 ans. A ses côtés, elle portait un tee-shirt reproduisant une photo de Lula enfant.

"Souveraineté"

La campagne est placée sous le signe du président américain Donald Trump. Allié de la famille Bolsonaro, il a soutenu récemment plusieurs candidats de droite victorieux en Amérique latine.

En bras de chemise et panama sur la tête, Lula n'a pas mentionné le locataire de la Maison blanche directement. Mais le thème de la "souveraineté", axe de sa future campagne, était omniprésent lors de la convention. Lui-même s'exprimait devant un grand drapeau brésilien.

Les Etats-Unis ont en juillet infligé deux vagues de droits de douane sur des produits brésiliens, invoquant de supposées pratiques commerciales déloyales.

L'an dernier, encouragé par un autre fils de Jair Bolsonaro, Eduardo, Washington avait imposé une première surtaxe, en représailles au procès de l'ex-chef de l'Etat, avant de la lever en bonne partie à la suite d'un bref réchauffement Lula-Trump.

Pour le président brésilien, Flavio Bolsonaro est un "traître à la patrie" qui aurait incité les Etats-Unis à frapper l'économie brésilienne. L'intéressé dément.

Crime et corruption

Selon un récent sondage de l'institut Datafolha, Lula recueillerait 48% d'intentions de vote au second tour, contre 43% pour son adversaire.

Même affaibli par une série de crises, l'héritier Bolsonaro ne perd pas pied. En 2022, le champion de la gauche l'avait emporté d'un cheveu, et le pays reste ultra-polarisé.

Le président brésilien peut se targuer d'une croissance solide et d'un emploi record. Mais les familles se plaignent du coût de la vie et les déficits publics s'aggravent.

Il est sur la défensive sur la première préoccupation des Brésiliens: la sécurité. Dans les quartiers populaires, des dizaines de millions d'habitants vivent sous la coupe du crime organisé.

La corruption est aussi un sujet majeur. Or, deux enquêtes judiciaires fragilisent les deux rivaux. La première porte sur le financement d'un film dédié à Jair Bolsonaro, pour lequel Flavio Bolsonaro avait demandé de l'argent à un banquier accusé d'une énorme fraude financière. L'autre, ouverte cette semaine, vise un fils de Lula, surnommé "Lulinha", soupçonné de corruption et trafic d'influence.

Lula avait passé 580 jours en prison en 2018-2019 pour corruption dans le cadre d'un scandale retentissant. Mais sa condamnation avait été ensuite annulée, pour des motifs de procédure et car le juge avait été considéré comme partial.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

La Grèce à son tour frappée par de violents incendies

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Un hélicoptère largue du retardant sur la forêt en feu près de la station balnéaire de Porto Germeno, située sur le Golfe de Corinthe. (© KEYSTONE/AP/Michael Varaklas)

La Grèce, confrontée à plusieurs violents incendies, fait face à une situation "extrêmement difficile", a prévenu dimanche le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis. Deux hélicoptères sont entrés en collision au cours d'une intervention.

En une semaine, plus de 12'000 hectares de forêts et de terres agricoles ont brûlé dans ce pays touché de plein fouet par la crise climatique, comme l'ensemble du pourtour méditerranéen.

Frappée chaque été par des incendies en raison de vagues de chaleur et de la sécheresse, la Grèce avait été jusqu'à présent relativement épargnée par les grands feux, contrairement à la France et à l'Espagne.

En pleine saison touristique, le risque de déclenchement de feux restera lundi "très élevé", de niveau 4 sur une échelle en comprenant cinq, en Attique - la région d'Athènes - et dans la Béotie proche, a averti la Protection civile après un week-end où quasiment l'intégralité de la Grèce s'est retrouvée placée en alerte générale.

Collision de deux hélicoptères

C'est dans ces deux régions-là que les flammes ont continué dimanche d'engloutir des hectares de végétation sur un terrain accidenté et difficile d'accès.

Ces journées sont "extrêmement difficiles", a déploré le chef du gouvernement sur Facebook, évoquant des "conditions météorologiques extrêmes et des vents" atteignant souvent les 100 km/h. "Il y a des moments où la nature et l'intensité des phénomènes météorologiques surpassent toute planification humaine et toute capacité opérationnelle", a-t-il insisté.

Intervenant dans des conditions souvent dantesques, deux hélicoptères sont entrés en collision dimanche et une opération de secours a débuté pour tenter de retrouver leurs équipages. L'accident s'est produit au-dessus du village côtier de Psathas, sur le golfe de Corinthe, dans une région en proie aux flammes depuis vendredi soir et où les pompiers interviennent dans des conditions extrêmement difficiles.

Samedi, les opérations ont en effet été fortement compliquées par l'intensité des vents qui a empêché pendant plusieurs heures des dizaines d'avions bombardiers d'eau d'intervenir. A certains moments, les bourrasques étaient d'une telle force que les pompiers ne parvenaient pas à ouvrir les portières de leurs véhicules, avait même expliqué un de leurs responsables.

Policiers à moto

La station balnéaire de Porto Germeno, située sur le Golfe de Corinthe et lieu de villégiature prisé des Athéniens, et d'autres localités ont été évacuées après que l'incendie a éclaté vendredi.

Dans un village proche des flammes, des policiers à moto sont intervenus à grands coups de klaxon pour ordonner l'évacuation de la population. Ils ont frappé aux portes de chaque maison, criant "Il y a quelqu'un ?", peut-on voir sur des images diffusées par la police grecque.

Les pompiers tentent dimanche d'empêcher les flammes de s'approcher de la périphérie ouest d'Athènes.

Sur l'île de Céphalonie, en mer Ionienne, elle aussi très touristique, un incendie, déclenché samedi soir dans une zone boisée a continué de progresser et des renforts de pompiers sont arrivés du continent. Dans le petit port de pêche touristique de Katelios, les hôtels et les hébergements de vacanciers ont été évacués.

Un homme de 44 ans a été interpellé dimanche à Céphalonie, soupçonné d'avoir délibérément provoqué le sinistre, selon l'agence de presse grecque ANA.

Près de Porto Germeno, "il est très probable (si ce n'est presque certain) que cet incendie soit qualifié de méga-incendie", a renchéri Théodore Giannaros, chercheur à l'Observatoire national d'Athènes, sur Facebook.

Les dégâts dans cette station balnéaire et dans la région alentour y sont considérables et les dommages causés à l'environnement immenses, ont affirmé plusieurs témoins à l'AFP.

Dizaines de maisons détruites ou endommagées

"Le feu était trop violent et le vent soufflait avec une force incroyable. Il n'y avait rien à faire. (...) Ma maison a été entièrement détruite", a témoigné samedi à l'AFP Minas Tsotdanis, un agriculteur de la région. Des dizaines de maisons ont été endommagées ou détruites, selon les autorités.

Les pompiers doivent combattre chaque jour les flammes sur plusieurs fronts: si près de 500 soldats du feu sont déployés dans la région de Porto Germeno, environ 100 luttent contre un autre incendie à Aigialia, dans le nord du Péloponnèse.

Trois pompiers sont morts cette semaine dans l'exercice de leurs fonctions.

Les autorités grecques comptent désormais sur un ralentissement progressif de la vitesse des vents. Une atténuation est ainsi attendue en fin de journée, avec des rafales en moyenne de 20 à 30 km/h, selon le site internet meteo.gr de l'Observatoire national d'Athènes.

"Une évolution encourageante (...) devrait (...) faciliter le travail des équipes" de pompiers, a également fait savoir le météorologue Yiorgos Emmanouil sur la chaîne publique de télévision ERT.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Ceuta: 72 morts après l'afflux massif de migrants vers l'enclave

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Le calme est revenu à Ceuta après l'afflux massif de migrants ayant fait au moins 72 morts lors de leur tentative de rejoindre l'enclave espagnole. (© Keystone/EPA EFE/REDUAN)

Au moins 72 migrants sont morts en tentant de gagner l'enclave espagnole de Ceuta, en Afrique du Nord, lors d'un afflux inédit de dizaines de milliers de personnes. Dimanche, police et armée poursuivaient les patrouilles, avec quelques arrestations et expulsions.

L'arrivée en masse cette semaine de ces jeunes a déclenché une crise diplomatique entre l'Espagne et ses partenaires européens les plus critiques de sa politique migratoire. Les ministres de l'Intérieur des pays de l'UE aborderont mardi en visioconférence les événements de Ceuta.

Selon Madrid, la "quasi-totalité" des quelque 60.000 personnes ayant franchi illégalement la frontière ont depuis été renvoyées au Maroc voisin, où les autorités n'ont fait aucun commentaire sur ce soudain afflux décrit par le gouvernement autonome de Ceuta comme le pire jamais vu dans l'enclave et dont le bilan humain ne cesse de s'aggraver.

"Le dernier chiffre que nous ayons est de 72", a indiqué le délégué du gouvernement local de Ceuta, Miguel Angel Perez Triano, à des journalistes qui l'interrogeaient sur le nombre de morts.

Le précédent bilan était de 67 morts. Beaucoup se sont noyés.

Des appels à une enquête indépendante

L'Association marocaine des droits humains (AMDH) a, elle, fait état de "près de 130 victimes" et de dizaines de disparus, et appelé samedi à l'ouverture d'une enquête indépendante sur les causes de cet afflux inédit de migrants entre la ville marocaine de Fnideq et l'enclave espagnole.

Elle a condamné "le silence inquiétant des responsables et des institutions" du pays estimant que ce mutisme a contribué à cet afflux. Une source proche du milieu associatif a déclaré à l'AFP que "la façon dont les choses se sont passées" laissait penser que ces arrivées massives à la frontière n'avaient pas pu se produire sans l'"accord des autorités" marocaines.

Les autorités marocaines n'ont communiqué ni sur le bilan, ni sur les arrestations qui ont eu lieu au moment des heurts vendredi entre la police marocaine et les jeunes.

Nettoyer les traces du chaos

Dimanche, la police et l'armée patrouillent les rues de Ceuta où le calme est revenu. Seule une poignée de migrants sont toujours là.

Devant des habitations en construction près du port de Ceuta, des militaires espagnols ont arrêté un groupe de migrants, assis par terre, l'air fatigué et surveillé par des soldats, appuyés par un véhicule blindé, a constaté un journaliste de l'AFP.

Des canots pneumatiques d'une équipe de secours de mer sillonnent les vagues à proximité de la frontière matérialisée dans l'eau par 500 mètres de ligne de flottaison neuve.

Des membres de la garde civile espagnole font descendre des migrants d'un bus pour les escorter vers le poste-frontière pour retourner au Maroc. Un renvoi dans le calme, pendant que des employés nettoient les déchets et vêtements perdus durant le chaos de jeudi et vendredi.

L'AFP a rencontré samedi dans une zone industrielle désaffectée de Ceuta des centaines de mineurs isolés dormant en plein air et qui espèrent encore pouvoir rejoindre l'Europe continentale.

"Tous les mineurs ici sont (venus pour) aller en Espagne.", a dit à l'AFP Aziz Dabch, l'un des rares adultes présents au sein de la foule massée à l'ombre des entrepôts.

Certains de ceux qui ont franchi la frontière de l'enclave ont déclaré qu'ils avaient entendu dire qu'elle était ouverte, une rumeur rapidement amplifiée sur les réseaux sociaux. L'Espagne a mis en cause "les mafias de trafiquants d'êtres humains".

Dimanche, le pape Léon XIV a évoqué la situation à Ceuta lors de ses prières quotidiennes, déclarant qu'il la suivait "avec inquiétude" et qu'il espérait une solution synonyme de "paix, stabilité et justice".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Schätzle et Janzen manquent le coche en finale

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Kai Schätzle a manqué le coche en finale dimanche (© KEYSTONE/AP/Antonio Calanni)

Les rameurs suisses ont manqué leur affaire dimanche dans les finales de skiff des Européens de Varese. Kai Schätzle et Aurelia-Maxima Janzen ont tous deux dû se contenter d'un 6e rang.

Vice-championne d'Europe en 2023 à Bled, Aurelia-Maxima Janzen devra donc patienter avant de décrocher son deuxième podium dans l'élite. La Bernoise de 22 ans, 4e de la finale à mi-course à moins de 2'' de la 3e place, a fléchi sur la seconde moitié du parcours. Elle a même fini "en roue libre", à plus de 7'' du bronze.

Kai Schätzle, qui visait son premier top 3 dans un grand championnat chez les "grands", n'a quant à lui jamais pu croire en l'exploit dimanche sur le plan d'eau italien. Le Lucernois de 25 ans, 5e après 500 mètres, pointait déjà au 6e et dernier rang à mi-course. Il a échoué à près de 14'' de la troisième marche du podium.

La Suisse a tout de même obtenu une médaille dimanche à Varese, grâce à la para-athlète Claire Ghiringhelli. La skiff franco-tessinoise de 48 ans s'est parée de bronze, comme un an plus tôt lors des joutes continentales de Plovdiv.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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