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Les Etats-Unis frappent l'Iran, qui riposte

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Cette nouvelle vague de frappes américaines est "une réponse aux bombardements de navires menés hier par l'Iran", selon Donald Trump. (© KEYSTONE/AP U.S. Navy/MASS COMMUNICATION SPECIALIST SEAMAN MICHAEL)

Les Etats-Unis ont de nouveau frappé l'Iran dans la nuit, disant avoir visé des cibles militaires. Téhéran a riposté contre des alliés de Washington dans le Golfe et a accusé ses ennemis de vouloir perturber les funérailles de Khamenei prévues jeudi.

Ces frappes américaines, malgré un protocole d'accord sur la fin du conflit signé par les deux belligérants le 17 juin, ont fait 14 morts et 78 blessés en Iran depuis mercredi, a affirmé le ministère de la Santé.

L'Iran revendique, en dépit l'opposition de Washington, d'imposer des droits de passage sur les navires empruntant le détroit d'Ormuz, une voie maritime clé pour le commerce mondial des hydrocarbures. Le pays a, selon l'armée américaine, frappé mardi au moins trois navires commerciaux qui y transitaient.

Les nouvelles frappes américaines sont "une réponse aux bombardements de navires menés hier par l'Iran. Si ça se reproduit, ce sera bien pire !", a lancé le président Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.

L'armée américaine a précisé sur X avoir frappé quelque 90 cibles militaires iraniennes, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, des installations de surveillance côtière et des sites de stockage de missiles et de drones sur la côte sud de l'Iran.

La liaison ferroviaire entre Téhéran et Machhad (nord-est), où l'inhumation de l'ayatollah Khamenei est prévue jeudi à partir de 14h00 (12h30 GMT), a été suspendue après les frappes, selon la télévision d'Etat. Il s'agit aussi d'une voie stratégique pour les échanges commerciaux entre l'Iran et la Chine, l'un de ses principaux partenaires.

Perturber les funérailles

Plus tôt, les Gardiens de la Révolution iraniens avaient accusé les Etats-Unis d'avoir visé "deux ponts dans les provinces orientales menant à Machhad afin de faire de l'ombre" aux funérailles de feu le guide suprême Ali Khamenei, tué le 28 février à l'âge de 86 ans dans une frappe aérienne au premier jour de la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël.

La dépouille de l'ayatollah, à l'issue de six jours de cérémonies dans plusieurs villes d'Iran et d'Irak, est arrivée à Machhad à bord d'un avion, a rapporté l'agence officielle Irna. Elle sera ensuite inhumée au sein du mausolée de Reza, le plus important lieu de culte d'Iran.

Des millions de personnes sont attendues sur place, selon les autorités. Le début de la cérémonie a été repoussé en raison du retard pris par le transfert de la dépouille depuis l'Irak.

Toute la nuit, et pendant des heures avant le début des obsèques, des fidèles ont patienté dans les rues de Machhad. Certains agitaient d'immenses portraits d'Ali Khamenei, tandis que d'autres, réunis en groupes, récitaient en choeur des chants religieux. Une vaste banderole déployée sur la façade d'un immeuble proclamait: "Nous allons tuer Trump". Une autre promettait une récompense de 100 millions de dollars pour sa mort.

Le principal négociateur iranien dans les pourparlers avec les Etats-Unis, Mohammad Bagher Ghalibaf, a réitéré jeudi que le détroit d'Ormuz ne serait ouvert que selon des "modalités iraniennes et non sous la pression des menaces américaines".

"Escalade mesurée"

Les Iraniens "pensent que le temps joue en leur faveur. Ils peuvent tenir le coup plus longtemps que les Américains et les pays du Golfe, et c'est là-dessus qu'ils misent", a remarqué Alex Vatanka, du groupe de réflexion américain Middle East Institute.

Pour Negar Mortazavi, du cercle de réflexion américain Center for International Policy, "l'Iran estime qu'une escalade mesurée et limitée peut rétablir la dissuasion sans franchir le seuil d'une guerre totale". En représailles, les Gardiens de la Révolution iraniens et l'armée ont de nouveau visé des pays du Golfe.

L'armée idéologique de la République islamique, dans un communiqué diffusé par la télévision d'Etat, a dit avoir lancé des drones et missiles contre les bases américaines d'Arifjan et d'Ali Al-Salem au Koweït, et de Juffair et Sheikh Isa au Bahreïn.

De son côté, l'armée iranienne a revendiqué des frappes au Koweït et à Bahreïn, mais aussi au Qatar, un des médiateurs dans les efforts de paix, avec le Pakistan.

Au Koweït, l'armée a assuré avoir repoussé des attaques "hostiles" de missiles et de drones. A Bahreïn, où plusieurs explosions ont été entendues par un journaliste de l'AFP, les autorités ont déclenché à deux reprises les sirènes d'alerte aérienne. Au Qatar, les habitants ont reçu une brève alerte en raison d'une menace sécuritaire jugée élevée.

Pétrole en hausse

Après avoir trouvé un terrain d'entente à la mi-juin, Washington et Téhéran avaient repris leurs difficiles négociations en vue d'un règlement durable du conflit.

Aux tirs imputés à Téhéran contre trois navires commerciaux, Washington avait répondu par une première série de frappes dans la nuit de mardi à mercredi en Iran. Huit militaires iraniens ont été tués, selon la télévision d'Etat. Téhéran a ensuite dit avoir répliqué en frappant des installations sur des bases militaires américaines au Koweït et à Bahreïn.

Les échanges de frappes ont fait bondir les cours du pétrole, le baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, progressant encore de 1,1% jeudi à 78,88 dollars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Nouvelle alerte aux missiles balistiques à Kiev: 4 morts au moins

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Des missiles russes s'abattent quotidiennement sur Kiev. Ici, c'est un marché qui a été visé jeudi. Les secours s'y déploient (Archives). (© KEYSTONE/EPA/SERGEY DOLZHENKO)

Au moins quatre personnes ont été tuées et 13 autres blessées à Kiev dans la nuit de samedi à dimanche lors d'une attaque russe aux missiles balistiques, ont annoncé les autorités de Kiev.

"Selon des informations préliminaires, trois personnes ont été tuées dans la capitale", a écrit son maire Vitali Klitschko sur son compte Telegram, juste avant que l'administration militaire de Kiev ne revoit ce bilan à quatre morts, dans un message sur la même plateforme.

"Le nombre de blessés est monté à 13", a ajouté cette même source, juste après que Vitali Klitschko a annoncé 10 blessés et appelé les habitants à rester aux abris.

Un journaliste de l'AFP a entendu plusieurs séries d'explosions qui ont déclenché les alarmes de véhicules stationnés dans les rues.

Selon l'administration militaire de Kiev, "un incendie s'est déclaré dans un immeuble de six étages, dans le district de Solomiansky à Kiev, à la suite de l'attaque".

"La menace d'utilisation de missiles balistiques reste élevée. Nous exhortons chacun à rester dans les abris jusqu'à la levée de l'alerte aérienne", précise encore cette autorité.

Pénurie d'anti-missiles

La nuit précédente, huit personnes ont été tuées dont six membres d'une même famille près de Kryvyï Rig. Deux autres personnes sont mortes dans des bombardements à Kiev et à Poltava.

La Russie a intensifié ces dernières semaines ses frappes de missiles balistiques, que seuls certains systèmes dont les Patriot américains sont capables d'abattre.

La pénurie de missiles intercepteurs PAC-3 nécessaires à ces systèmes s'est aggravée depuis la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran en février, mais l'Ukraine espère pouvoir en produire sur son territoire après avoir reçu l'approbation de Donald Trump début juillet.

De son côté, l'Ukraine multiplie les frappes contre des villes russes éloignées de la frontière, une campagne visant selon Kiev les infrastructures, en particulier pétrolières.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Sécheresse: des restrictions pour préserver le Colorado

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Les sept Etats qui dépendent du Colorado se querellent depuis des années pour savoir comment partager l'eau du fleuve, sans parvenir à se mettre d'accord. L'impasse de ces négociations a forcé l'administration Trump à servir d'arbitre. (© KEYSTONE/AP/MATT YORK)

Le gouvernement fédéral américain a dévoilé vendredi un plan prévoyant d'importantes restrictions pour faire face à la sécheresse chronique dont souffre le Colorado, une ressource en eau cruciale pour 40 millions de personnes, menacée par le changement climatique.

Les sept Etats qui dépendent de ce fleuve se querellent depuis des années pour savoir comment partager l'eau du fleuve, sans parvenir à se mettre d'accord. L'impasse de ces négociations a forcé l'administration Trump à servir d'arbitre.

Le nouveau plan lui permet d'imposer des restrictions à la Californie, à l'Arizona et au Nevada pour qu'ils réduisent leur consommation collective jusqu'à 3,7 milliards de mètres cubes par an d'ici 2028, l'équivalent de 1,5 million de piscines olympiques.

"Cela représente 20 % de la quantité à laquelle ces trois Etats ont techniquement droit", explique à l'AFP Sarah Porter, spécialiste du sujet à l'Université d'Etat d'Arizona (ASU).

Un effort immense, qui a des implications majeures.

Car le Colorado, qui coule jusqu'à la côte pacifique du Mexique, n'alimente pas seulement en eau potable et en électricité de grandes métropoles comme Los Angeles, Las Vegas et Phoenix. Il permet aussi de nourrir les Etats-Unis: la majorité des légumes consommés dans le pays l'hiver sont cultivés en Californie et en Arizona.

Mais les autorités n'ont pas le choix: depuis plus de 25 ans, les sécheresses s'enchaînent dans l'Ouest américain, aggravées par le changement climatique.

Cette année, la situation est de nouveau alarmante. Le niveau combiné des deux plus grands réservoirs du pays, le lac Powell et le lac Mead, est actuellement au plus bas depuis 60 ans.

"Restrictions inacceptables"

Le nouveau plan fédéral pose un cadre pour dix ans, et prévoit de réévaluer les restrictions tous les deux ans. Il n'exige pas d'efforts majeurs du Colorado, de l'Utah, du Wyoming et du Nouveau-Mexique, les autres Etats dépendant du fleuve.

Un déséquilibre contesté, qui pourrait déboucher sur une bataille judiciaire.

Le département de l'eau de l'Arizona a déploré vendredi que le gouvernement "ne fasse rien pour renforcer les espoirs quant à un plan cohérent impliquant un partage des sacrifices entre les sept Etats" du fleuve.

Ce plan, qui ouvre la porte à des coupes supplémentaires à celles consenties pour les deux prochaines années, contient "des restrictions inacceptables", qui auraient des "conséquences dévastatrices pour les consommateurs d'eau de l'Arizona et son économie", a-t-il insisté.

L'Etat a déjà provisionné plusieurs millions de dollars pour de possibles recours devant les tribunaux.

Guerres de l'eau

Historiquement, la plupart des Etats impliqués voient les négociations autour du fleuve comme "une question de survie", rappelle à l'AFP, Doug Kenney, de l'Université du Colorado.

L'Ouest américain a toujours été aride, engendrant des guerres de l'eau.

Le partage du Colorado a été formalisé dès 1922, dans un traité qui fonctionne sur le principe du "premier arrivé, premier servi", les agriculteurs californiens peuvent ainsi tirer plus d'eau que ceux des Etats voisins.

Chacun s'accroche ainsi à ses droits, en se référant à ce texte vicié dès l'origine: déjà à l'époque, il allouait plus d'eau qu'il n'y en avait réellement dans le fleuve.

Inévitable, la surconsommation est désormais amplifiée par le changement climatique, résume M. Kenney.

"Toutes les recherches climatiques indiquent que le débit de ce fleuve va continuer à diminuer au cours des prochaines décennies", insiste-t-il.

Pour l'expert, la contestation du nouveau plan fédéral devant les tribunaux est "une certitude". Il redoute même que les Etats finissent par s'attaquer entre eux et que l'affaire remonte jusqu'à la Cour suprême.

"Les litiges de ce type peuvent prendre des décennies à se résoudre, et entre-temps, la crise de l'eau ne disparaîtra pas", avertit-il.

L'agriculture consomme actuellement environ trois quarts de l'eau issue du fleuve. Une situation insoutenable, selon la plupart des spécialistes, mais politiquement épineuse.

A terme, "nous avons donc besoin d'un investissement fédéral massif, soit pour améliorer l'efficacité de l'agriculture, soit pour encourager les gens à se détourner de l'agriculture", dans la région estime M. Kenney.

Un diagnostic partagé par Mme Porter, qui regrette la faiblesse du plan actuel.

"Je ne pense pas que quiconque estime que cela suffise pour sauver le fleuve Colorado", souligne-t-elle. "Nous savons que ce n'est pas le cas."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Manif à Kiev pour demander le retour de l'ex-ministre de la Défense

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Les manifestantes et manifestants réclamaient le retour de l'ex-ministre de la Défense Mikhaïlo Fedorov. (© KEYSTONE/AP/Efrem Lukatsky)

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté vendredi à Kiev, selon une correspondante de l'AFP, pour demander le retour de l'ex-ministre de la Défense, le réformateur Mikhaïlo Fedorov. Il a été limogé il y a deux semaines par le président Zelensky.

Son éviction a causé une vague de manifestations qui a poussé Volodymyr Zelensky à remplacer également le commandant de l'armée, Oleksandre Syrsky, considéré comme le rival de M. Fedorov.

Vendredi soir, dans le centre de la capitale, les protestataires ont défilé en scandant le nom de l'ex-ministre de 35 ans et le mot d'ordre "Faites le revenir!".

"Nous voulons qu'un manager efficace revienne", dit à l'AFP Iryna Tkatchouk, 38 ans, qui porte un carton avec le message "Est-ce que la vieille dame est sourde?", adressé visiblement à M. Zelensky. "Nous avons déjà vu des exemples de manifestations qui ont duré plus d'un mois, on peut donc y parvenir (...) Si la persévérance des gens ne faiblit pas, c'est possible", poursuit-elle.

Mykola, un manifestant de 42 ans ne donnant pas son nom, estime que "l'éviction de Fedorov n'est toujours pas claire". "Nous voulons que le président communique", ajoute-t-il, estimant que le dialogue avec la présidence n'est pas "clos".

Lors du défilé, une alerte aérienne a retenti, mais très peu de gens ont réagi, alors même que les organisateurs avaient prévenu que l'événement serait annulé en cas d'alerte et menace de bombardements russes. Au moins une explosion a également retenti dans la capitale, selon des journalistes de l'AFP, avant que l'alerte ne soit levée vers 20h30 locales.

Plus de transparence

M. Fedorov a déclaré à plusieurs reprises qu'il ne reviendrait au gouvernement qu'en tant que ministre de la Défense.

Dans une interview accordée cette semaine au média en ligne Ukrainska Pravda, il a affirmé que ses tentatives pour rendre plus transparent le système d'approvisionnement de l'armée avaient "rendu beaucoup de gens mécontents" et a estimé cela pourrait avoir contribué à son limogeage. "L'essentiel est de faire en sorte que l'Ukraine sorte renforcée de cette situation", a-t-il également déclaré.

Nommé en janvier, il prônait un recours massif aux nouvelles technologies pour décupler le potentiel des drones et réorganiser les forces armées, tandis que le général Oleksandre Syrsky, son rival, défendait une approche plus traditionnelle.

Le poste de M. Fedorov a été confié à Ievgueniï Khmara, un responsable des services de sécurité jusque-là sans carrière politique.

Le Parlement doit encore se prononcer sur ces changements, mais aucune session n'est pour l'heure prévue.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

L'Italie suspend l'ouverture de l'espace Schengen à l'Espagne

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Le ministre italien des affaires étrangères Antonio Tajani a fait cette annonce après l'arrivée de milliers de migrants dans l'enclave espagnole de Ceuta, en provenance du Maroc (archives). (© KEYSTONE/AP/Marius Burgelman)

L'Italie a temporairement fermé l'espace Schengen à l'Espagne, a annoncé vendredi le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani, qualifiant cette mesure d'"inévitable".

"La suspension temporaire de Schengen avec l'Espagne est une décision nécessaire pour protéger la sécurité de nos citoyens et défendre les frontières de l'Europe. C'est une mesure prévue par les traités et qui est devenue aujourd'hui inévitable", a-t-il écrit sur X.

Contacté par l'AFP, le ministère de l'Intérieur italien a confirmé que l'Italie a fermé à l'Espagne ses points d'entrée maritimes et aériens, tout en précisant que cela n'aurait pas d'impact sur les voyages des citoyens espagnols et européens vers l'Italie.

Les contrôles aux frontières aériennes et maritimes avec l'Espagne seront "ciblés" et ne concerneront que les ressortissants non européens arrivant d'Espagne, a précisé le ministère. La mesure doit rester en vigueur pendant un mois à partir de samedi, a-t-il ajouté.

Jeudi, la cheffe du gouvernement d'extrême droite italien Giorgia Meloni avait demandé une suspension de l'Espagne au sein de l'espace Schengen, qualifiant les images montrant des milliers de migrants arrivant à Ceuta de "choquantes".

Selon Antonio Tajani, la crise migratoire à Ceuta est le fruit d'une "responsabilité partagée", et les pays de l'UE doivent "travailler ensemble pour empêcher que des flux incontrôlés de migrants n'entrent sur le territoire de l'UE".

Contrôles renforcés en France et au Portugal

Un porte-parole italien a également indiqué qu'à la suite de discussions avec la France, les deux pays allaient renforcer les contrôles aux frontières terrestres déjà en place.

Le ministère de l'Intérieur français a annoncé vendredi la multiplication par cinq d'ici samedi du nombre de policiers et gendarmes déployés en renfort à la frontière franco-espagnole, portant leur nombre à 334.

"Les moyens de surveillance aérienne seront également renforcés avec l'engagement de trois avions de la police aux frontières" et "les patrouilles dans les trains seront davantage mobilisées sur l'axe ferroviaire franco-espagnol", a-t-il poursuivi.

Le président Emmanuel Macron lui avait demandé de renforcer les contrôles à la frontière si "nécessaire", avec "quatre unités de forces mobiles" et le déploiement d'avions et de drones.

"Il y a des raisons de renforcer la présence des forces de l'ordre dans le contrôle aux frontières" terrestres et maritimes, en particulier "dans le sud" du pays, a déclaré pour sa part le Premier ministre portugais Luis Montenegro.

"Je ne crois pas qu'il y ait des raisons de prendre des mesures de suspension des règles de l'espace Schengen", a affirmé le Premier ministre. "La situation est grave", a-t-il reconnu, mais "il existe des mécanismes pour rétablir la situation de manière contrôlée", a-t-il ajouté. Le gouvernement portugais avait indiqué un peu plus tôt dans un communiqué que les forces de l'ordre agissaient "de manière concertée" avec leurs homologues espagnoles.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

OpenAI annonce avoir dépassé le milliard d'utilisateurs actifs

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Moins de quatre ans après le lancement de ChatGPT, OpenAI connaît une ascension fulgurante. (archive) (© KEYSTONE/EPA/FILIP SINGER)

OpenAI a annoncé vendredi avoir dépassé le seuil symbolique du milliard d'utilisateurs actifs, moins de quatre ans après le lancement de ChatGPT, une ascension fulgurante jamais vue pour une si jeune société.

Selon plusieurs médias américains, la start-up de San Francisco comptait initialement passer ce cap plus tôt cette année, après avoir atteint les 900 millions d'utilisateurs actifs hebdomadaires fin février, mais a dû faire face à une concurrence renforcée.

Si OpenAI a été créé en 2015, il n'a lancé son premier produit grand public, ChatGPT, qu'en novembre 2022. Par comparaison, il aura fallu six ans à Facebook après le lancement de son réseau social pour revendiquer un milliard d'utilisateurs.

Le chiffre évoqué vendredi par OpenAI concerne l'ensemble de ses interfaces d'intelligence artificielle (IA), en premier lieu ChatGPT mais aussi Codex, son modèle dédié à la programmation assistée par IA, ainsi que ChatGPT Work, plateforme permettant d'utiliser d'autres applications externes.

OpenAI indique aussi compter désormais deux millions de clients entreprises. Ce segment, dont les revenus et les marges par utilisateur son plus élevés, est devenu une priorité pour le groupe fin 2025.

Depuis, il a comblé une partie de son retard sur son grand rival Anthropic, dont c'est l'axe de développement principal.

L'émergence des agents IA, qui réalisent des tâches sur demande, évaluent leurs résultats et y apportent des améliorations de façon autonome, a démultiplié les besoins en puissance de calcul et fait flamber les coûts pour les entreprises et développeurs.

Soucieux de contenir leur facture, beaucoup se tournent désormais vers des modèles moins perfectionnés que les IA de pointe d'OpenAI et Anthropic mais aussi meilleur marché, dont les modèles ouverts, chinois notamment.

Les géants de l'IA doivent répondre à cette nouvelle donne pour ne pas voir leur part de marché s'éroder trop nettement.

Début juillet, OpenAI a ainsi sorti trois versions de son nouveau modèle, GPT-5.6, dont une "low cost", Luna, qui revient à un cinquième de la plus performante, Sol.

Mais le marché évolue si rapidement que l'entreprise a été encore beaucoup plus loin en choisissant, jeudi, de réduire de 80% le prix de Luna. Cela le place parmi les modèles avancés les moins chers, IA chinoises comprises.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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