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Culture

WAV, un modèle coopératif pour l'investigation en Suisse

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Une partie de la jeune rédaction du Collectif WAV à Zurich. (© WAV Recherchekollektiv)

Dans un paysage médiatique sous pression, le collectif zurichois WAV a choisi une voie originale: produire des enquêtes sans disposer de son propre média. La jeune structure collabore avec des rédactions établies plutôt que de chercher à construire son propre support.

"WAV n'est pas un média", résume l'un de ses membres Lorenz Naegeli dans une interview écrite avec Keystone-ATS. "WAV est un partenaire d'investigation pour les médias, la société civile et le secteur à but non lucratif." Depuis son lancement, ses enquêtes ont été publiées dans 72 médias suisses, du magazine Beobachter à Republik, en passant par l'hebdomadaire alémanique la WOZ en Suisse alémanique.

WAV ne s'arrête pas aux frontières linguistiques et multiplie les collaborations entre régions. En Suisse romande, le collectif cite notamment des enquêtes réalisées avec Heidi.News. Parmi ses partenaires figurent également Le Courrier, la RTS et RageKit, pour le format vidéo.

Renforcer les canaux existants

Le collectif est né d'un constat: les rédactions disposent de moins en moins de temps et de moyens pour mener des investigations complexes. "Les premiers contenus à en souffrir sont les enquêtes complexes et investigatives, qui exigent du temps ainsi que des compétences spécifiques", explique WAV. Plutôt que de créer un nouveau titre, ses fondateurs ont choisi de renforcer les canaux existants.

Le modèle repose sur une spécialisation dans les enquêtes longues, l'analyse de grandes quantités de données et le développement d'outils numériques propres. "Nous développons une combinaison de temps, de méthodes spécifiques et d'expertise qui constitue la base d'un travail d'investigation approfondi et persévérant", souligne Lorenz Naegeli pour le collectif.

Cette approche lui permet de se concentrer sur des sujets jugés pertinents plutôt que sur la course à l'actualité. Selon WAV, la pression des clics et de l'information en continu pousse souvent les médias à délaisser certains travaux de longue haleine. Le collectif affirme ainsi sélectionner ses projets en fonction de leur intérêt public et de leur faisabilité, avant de rechercher le partenaire de publication le plus adapté.

Forte indépendance éditoriale

L'organisation revendique également une forte indépendance éditoriale. Sans canal de publication propre, elle affirme choisir ses thèmes "selon leur pertinence et non d'après leur potentiel de clics ou leur actualité immédiate". Constituée sous une forme coopérative et sans but lucratif, elle appartient à ses collaborateurs.

Son financement repose sur plusieurs sources: contributions liées aux publications, subventions, mandats rémunérés pour des organisations non gouvernementales et dons de particuliers. Afin d'éviter les conflits d'intérêts, WAV précise refuser les mandats de partis politiques ainsi que ceux d'acteurs visés par des accusations crédibles de violations des droits humains ou de l'environnement. Les noms de tous ses clients sont par ailleurs rendus publics.

Stricte séparation

Le collectif assume travailler également pour des ONG, mais insiste sur une stricte séparation entre enquête journalistique et prestations sur mandat. "WAV fournit des faits et des données, mais pas d'analyse", explique l'organisation, ajoutant que chaque affirmation livrée à un client est accompagnée de sa source originale.

Pour convaincre un lectorat romand de son utilité, WAV met en avant son enquête sur l'entreprise américaine Palantir - qui fournit des technologies de surveillance à des armées et des services de renseignement - en Suisse, réalisée avec Republik et le Marchanzeiger. Cette investigation a débouché sur une procédure judiciaire largement favorable aux journalistes, le Tribunal de commerce de Zurich n'ayant admis qu'une seule des 23 demandes de droit de réponse déposées par l'entreprise.

A propos de son nom WAV, ces trois lettres indiquent à l'origine un format audio "sans perte" qui enregistre les conversations sans compression. "C’est ainsi que nous voulons enquêter: observer avec précision et tenir compte du contexte. Parce que les coulisses racontent des histoires", conclut Lorenz Naegeli.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Montreux Jazz Festival: un son "cinq étoiles" signé Meyer Sound

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John Meyer (à droite), CEO de Meyer Sound, et Helen Meyer (à gauche), Executive Vice President de la société californienne, sont venus cette année célébrer les 40 ans de collaboration entre leur entreprise familiale de "sound system" et le Montreux jazz Festival. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le son "cinq étoiles" du Montreux Jazz Festival (MJF) ne doit rien au hasard. La qualité de la signature sonore des concerts est le fruit d'une collaboration de 40 ans cette année avec Meyer Sound. Cette société californienne est reconnue comme une pionnière de la technologie audio, ses enceintes et amplificateurs étant parmi les plus réputés au monde.

"L'expérience sonore est cruciale, le système de sonorisation est le coeur d'un festival de musique. En salle ou en open air, le son doit donner des frissons", répète volontiers Mathieu Jaton, directeur du MJF, interrogé par Keystone-ATS. "Nous sommes extrêmement reconnaissants envers John et Helen Meyer pour ces 40 ans d'amitié et d'engagement exceptionnels avec le Montreux Jazz", glisse-t-il.

C'est en 1986 que le fondateur du MJF Claude Nobs a demandé à Meyer Sound de transformer l'expérience d'écoute du festival. Il avait fait la connaissance de John et Helen Meyer dans les années 1970, lorsque John était directeur du laboratoire d'acoustique de l'Institut suisse d'études musicales avancées. "C'est l'incroyable rencontre entre un fou furieux du son, sans concessions, John, et un grand passionné du son, Claude", résume M. Jaton.

Inspirée par leur amour commun de la musique, une amitié s'est développée. Celle-ci est à l'origine de "l'un des partenariats sonores officiels les plus longs et les plus solides de l'industrie musicale", se félicite le couple cofondateur, toujours à la tête de la société, lui CEO à 82 ans, elle Executive Vice President à 78 ans. "C'est unique. Le MJF est pour nous le joyau de la couronne".

Meilleur son live possible

Leur but commun: offrir au public et aux artistes la meilleure expérience musicale immersive en live, en reproduisant la musique de manière impeccable, précise, sans coloration ni distorsion, et avec une puissance maximale, selon le boss du MJF. "A Montreux, cette qualité, cette proximité et cette intimité du son est possible".

L'entreprise familiale a été créée en 1979 à Berkeley (CA). Meyer Sound est depuis devenu le leader mondial dans la fourniture de solutions intégrées pour la sonorisation, le son spatial, les systèmes acoustiques, le monitoring de studio et les systèmes résidentiels haut de gamme.

La société fabrique des haut-parleurs auto-alimentés, des systèmes de contrôle audio multicanaux pour spectacles, des architectures électroacoustiques et des outils d'analyse audio pour les secteurs de la sonorisation professionnelle, des installations fixes et de l'enregistrement sonore.

Laboratoire d'innovations

Elle emploie à ce jour 350 personnes, avec des bureaux en Allemagne, au Canada, au Mexique et en Chine. Elle collabore avec de nombreux chanteurs et groupes. Elle équipe surtout des salles de concert, mais également des stades, des églises, des musées, des cinémas ou encore des bateaux de croisière. A l'écouter, John Meyer a toujours su garder son côté artisan du son dans l'âme, très exigeant et perfectionniste.

"Je suis un fan de technologie audio depuis l'adolescence. J'ai grandi avec la radio FM et cela m'a toujours intéressé. J'ai ensuite poussé scientifiquement le plus loin possible cet amour pour le son", raconte-t-il. Il reconnaît volontiers que le MJF est devenu au fil des années "une sorte de laboratoire et de vitrine pour les nouveautés et innovations technologiques audio" de Meyer Sound.

Côté plaisir, le couple vient presque chaque année depuis plus de 30 ans sur la Riviera. Ils citent volontiers Bob Dylan, Prince et Herbie Hancock comme concerts mémorables. "Mais il y en a tellement d'autres encore", répond-il en choeur.

Mise en scène du son

Concrètement, l'équipe technique de Meyer Sound est intégrée à l'équipe du MJF, explique Vincent Villard, production manager du MJF. Le travail en amont débute plusieurs mois avant. Dès octobre, c'est l'ingénieur du son valaisan et employé de la société californienne, José Gaudin, qui analyse l'acoustique de chaque salle intérieure et scène extérieure, selon la géographie des lieux.

Il établit un design sonore pour chaque lieu de concerts, c'est-à-dire qu'il crée, façonne, assemble et spatialise l'ensemble des éléments audio, comme une mise en scène artistique du son. "L'objectif est de couvrir au mieux toutes les zones d'une salle, proches ou éloignées de la scène, jusqu'au balcon", souligne M. Villard.

Vers janvier, ce plan est mis en place et il faut s'atteler au calage du son, soit le rendu du "sound system", à savoir le spectre sonore, la résonance, les retours, les graves, les aigus, etc. Deux autres ingénieurs du son de Meyer Sound viennent travaillent en plus avec José Gaudin et ses équipes.

"Dès avril, c'est le travail avec les ingénieurs du son de chaque groupe de musique qui commence, via des visioconférences et des e-mails. Meyer Sound est ensuite présent non-stop durant tout le festival, attentif aux demandes spécifiques des groupes qui se produiront sur scène", relève encore M. Villard.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Yann Arthus-Bertrand se lance dans un projet à Crans-Montana

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Le photographe Yann Arthus-Bertrand sera présent du 5 au 10 octobre à Crans-Montana (photo d'archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Yann Arthus-Bertrand consacrera sa prochaine exposition aux Valaisannes et aux Valaisans. Les clichés du célèbre photographe français seront exposés dans le courant de l'hiver à Crans-Montana, épicentre du projet, en mode album de famille.

Du 5 au 10 octobre prochain, le Français installera un studio temporaire à Crans-Montana afin de réaliser des portraits de gens du cru, réunis par métiers, familles, clubs ou associations, selon leur bon vouloir. Ses photos donneront lieu à un livre ainsi qu’à l’exposition "Valais: un album de famille". L'information diffusée, mardi par Le Nouvelliste a été confirmée à Keystone-ATS par le curateur de l'exposition, Samuel Gross.

Dans les colonnes du quotidien valaisan, le photographe admet que le drame du 1er janvier au bar "Le Constellation" est "évidemment l’une des raisons fondamentales qui l'ont poussé à s'investir (ndlr: dans ce projet). Quand on m’a demandé de réaliser ces portraits, j’ai tout de suite accepté. Ce projet est aussitôt devenu prioritaire à mes yeux."

Aucun cachet

"Je suis proche de la Fondation Opale (ndlr: mandatée par la Biennale de Crans-Montana pour organiser l’événement), où j’ai été exposé, et je suis venu plusieurs fois dans la région. Une partie de mon c½ur est à Crans-Montana", précise encore celui qui est également reporter, journaliste et défenseur de la cause écologiste.

Les revenus liés à la vente d’un livre présentant les portraits de Yann Arthus-Bertrand, enrichis par des textes du journaliste Eric Lehmann, seront intégralement reversés à une association de victimes de la tragédie du 1er janvier. L'ensemble des partenaires du projet travailleront gratuitement.

Cet ouvrage devrait être publié en décembre. Quant à l’exposition, elle prendra place dans les rues de Crans-Montana dans le courant de l'hiver, si possible à partir de Noël. Les portraits devraient y rester quelques mois, puis ils pourraient voyager, ailleurs en Valais.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Un défilé "massif" pour le dernier 14 juillet d'Emmanuel Macron

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Jamais autant de militaires n'auront défilé lors d'un 14 juillet, un défilé qui sera le dernier du président français Emmanuel Macron (archives). (© KEYSTONE/AP/Teresa Suarez)

Emmanuel Macron préside mardi pour la dernière fois le traditionnel défilé militaire du 14 juillet. Une édition 2026 qui se veut "massive" et qui mettra à l'honneur l'Ukraine et ses alliés, essentiellement européens.

Près de 6700 troupes à pied, 98 avions, 31 hélicoptères et 315 véhicules: jamais autant de militaires n'auront défilé sur les Champs-Elysées afin d'illustrer "le réarmement de la France, l'autonomie stratégique de la France et le réveil stratégique européen", selon l'Elysée.

Au lendemain d'un nouveau sommet dans la capitale française des 37 pays de la "coalition des volontaires" pour l'Ukraine, la France met à l'honneur des contingents de chacun de ces pays -500 défilants au total- ainsi que 25 militaires ukrainiens qui défileront à leur suite.

Pour la présidence française, c'est un "symbole fort de l'Europe qui prend conscience de la dangerosité du monde et qu'il faut prendre en main son destin", alors que la Russie menace la sécurité du continent et que les Etats-Unis de Donald Trump sont perçus comme imprévisibles.

Cette coalition, initiée par la France et le Royaume-Uni et composée essentiellement d'Européens, s'est engagée à soutenir militairement l'Ukraine, y compris par l'envoi de soldats sur le terrain une fois un cessez-le-feu conclu, afin de dissuader la Russie de toute nouvelle offensive. "Une coalition d'illuminés et de va-t-en-guerre", a réagi lundi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky ainsi que 24 chefs d'Etat ou de gouvernement européens, parmi lesquels l'Allemand Friedrich Merz, le Britannique Keir Starmer, le Polonais Donald Tusk ou encore la Danoise Mette Frederiksen, doivent assister au défilé.

"Le message que nous envoyons au monde est le suivant: oui, la paix est notre but, oui, nous chérissons la liberté et le droit. Et oui, nous nous tenons prêts à combattre pour les défendre toujours et au prix du sang s'il le faut", a déclaré le chef de l'Etat lors de son traditionnel discours aux Armées à la veille de la fête nationale.

"Signalement stratégique"

Le défilé sera ouvert par la Patrouille de France suivie de deux Mirage 2000 français, avec à leur bord des copilotes ukrainiens formés en France. Des avions de dix pays européens y participeront également.

Pour son dernier défilé en tant que chef des armées, Emmanuel Macron, qui avait invité le président américain Donald Trump pour son premier en 2017, entend aussi montrer la remontée en puissance des armées sous sa présidence, au cours de laquelle le budget de défense aura doublé. "L'engagement a été tenu, les faits sont là et l'histoire jugera", a-t-il fait valoir lundi.

La loi de programmation militaire, dont l'actualisation a été approuvée le 1er juillet par le Parlement, prévoit 436 milliards d'euros sur la période 2024-2030, soit 36 milliards de plus que dans sa version adoptée en 2023.

Selon l'Elysée, "il faut concevoir ce défilé comme un signalement stratégique, c'est-à-dire un message que la France envoie, celui d'armées puissantes qui sont capables d'entrer en premier dans un conflit, de combattre".

La France entend donc montrer ses muscles avec des avions qui voleront au-dessus des Champs-Elysées avec des maquettes d'armements sous les ailes, une première pour un 14-Juillet, ou encore des hélicoptères qui défileront "au-dessus des chars, de façon à reproduire un petit peu ce qui se passe sur le champ de bataille", explique-t-on à l'Elysée, qui entend montrer "une armée modernisée prête au combat".

Au cours du défilé seront également mis à l'honneur les militaires français déployés sur le flanc Est de l'Europe, notamment en Estonie et en Roumanie, ainsi que la Marine nationale qui célèbre ses 400 ans.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le bassin de Washington cher à Trump vidé pour être réparé

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Le bassin réfléchissant que Trump avait fait rénové va être vidé. En cause, plusieurs problèmes rencontrés ces derniers temps (archives). (© KEYSTONE/AP/Rahmat Gul)

Donald Trump a annoncé lundi que le bassin réfléchissant qu'il avait fait rénover serait vidé pour réparations, après plusieurs problèmes.

La métamorphose du miroir d'eau du Lincoln Memorial de Washington est l'un des nombreux projets immobiliers du président américain pour marquer la capitale de son empreinte.

Mais cette rénovation a connu des accrocs: l'eau a viré au vert en raison de la prolifération d'algues, et la peinture bleue couleur drapeau récemment appliquée s'écaille. Donald Trump a dénoncé un acte de vandalisme.

"Nous avons vidé le magnifique +bassin réfléchissant+ aujourd'hui afin de réparer les balafres et les dégâts causés par les vandales il y a deux semaines", a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social lundi soir.

Il a expliqué avoir attendu après le 4 juillet, date de l'anniversaire de l'indépendance des Etats-Unis, pour faire démarrer ces travaux. "Le service des parcs devait vider l'eau pour réparer la cuve. Elle sera reremplie et remise en service bientôt".

Parmi les personnes accusées d'avoir dégradé le miroir d'eau figure l'ex-athlète olympique David Hearn. Il a plaidé non-coupable jeudi. Le coût estimé de cette rénovation est d'au moins 14 millions de dollars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Max Eiselin, pionnier de l'alpinisme, est décédé à l'âge de 94 ans

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L'alpiniste Max Eiselin, chef de l'expédition sur le Dhaulagiri, le 12 mars 1960 à l'aéroport de Kloten, avant le décollage. (Photo d'archive) (© KEYSTONE/PHOTOPRESS-ARCHIV/STR)

Max Eiselin, pionnier suisse de l'alpinisme, est décédé le 9 juillet à l'âge de 94 ans. Selon un avis de décès publié mardi, il se trouvait "dans la dernière ligne droite, raide et éprouvante", vers son dernier grand sommet.

Il avait désormais atteint le sommet – " épuisé physiquement, mais satisfait et libre comme un oiseau", peut-on lire dans la nécrologie parue dans la "Luzerner Zeitung". Il contemplait le long chemin parcouru et revoyait une dernière fois toute la beauté et le caractère unique de son parcours de vie.

M. Eiselin a vécu à plusieurs reprises des expériences uniques. Sous sa direction, la première ascension du Dhaulagiri, septième plus haut sommet du monde, a été réalisée en mai 1960. Dans un article publié sur le site web du Club alpin suisse (CAS), l’ancien chef d’expédition décrit comment les alpinistes portaient des bottes en peau de renne, utilisaient des tentes qu’ils avaient cousues eux-mêmes et comment les bouteilles d’oxygène n’avaient pas une pression suffisante. "C’est ainsi que nous sommes devenus 'par la force des choses' la première expédition à se passer d’oxygène", a déclaré Max Eiselin.

C’est également à l’occasion de cette première ascension que l’avion "Yeti" s’est fait connaître. Ce Pilatus-Porter servait alors d’avion de transport lors de la huitième expédition visant la première ascension du Dhaulagiri. "Mais c’est cet avion qui a coûté le sommet à Eiselin", écrit mardi la "Neue Zürcher Zeitung" dans une nécrologie. Le chef d’expédition a en effet dû s’occuper d’une panne de moteur de l’avion – et a ainsi manqué le rendez-vous avec ses camarades. Il n’a donc pas atteint lui-même le sommet.

Premier magasin d’alpinisme

Le Lucernois a également fait preuve d’un esprit pionnier en tant qu’entrepreneur. Dans les années 1950, il a été le premier en Suisse à ouvrir un magasin vendant des articles de sports de montagne, rapporte la "Neue Zürcher Zeitung".

Jeune alpiniste et skieur de randonnée, il ne pouvait ni ne voulait se contenter de l’offre souvent très limitée en équipement de montagne proposée dans les magasins de sport, avait rapporté l’agence de presse Keystone-ATS en 2017. Cet article avait pour occasion la fermeture du dernier magasin Eiselin spécialisé dans les sports de montagne en Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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