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Non-lieu confirmé dans le scandale sanitaire du chlordécone

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Le président français Emmanuel Macron s'était rendu en Martinique en 2018 dans une exploitation agricole concernée par la pollution au chlordécone (archive). (© KEYSTONE/EPA AFP POOL/THOMAS SAMSON / POOL)

"Un jour sombre" pour les victimes du chlordécone: après 20 ans de procédures, la cour d'appel de Paris a confirmé lundi le non-lieu. L'enquête avait été réouverte dans le scandale sanitaire de ce pesticide utilisé aux Antilles en dépit des alertes sur sa nocivité.

La confirmation du non-lieu, prononcé en 2023 par deux juges d'instruction parisiennes, a été annoncée lundi par plusieurs avocats de parties civiles.

Requise par le ministère public lors de l'audience à l'automne 2025, cette mauvaise nouvelle pour les plaignants était redoutée par leurs avocats. Trois des avocats ont indiqué, réfléchir à un pourvoi en cassation.

L'amertume et la colère restent toujours vives en Martinique et en Guadeloupe.

"Crimes coloniaux"

"On dirait que des crimes coloniaux et racistes comme l'empoisonnement au chlordécone sont des détails de l'histoire de France qui ne méritent aucune réparation digne de ce nom", avait lancé avant la décision de lundi Me Georges-Emmanuel Germany, avocat d'une partie civile, interrogé par l'AFP.

Une confirmation du non-lieu "serait une offense à la mémoire des morts et au coeur des vivants", avait prévenu avant lundi Me Christophe Lèguevaques, également partie civile. Après l'annonce de ce nouveau non-lieu, il a estimé qu'il s'agissait d'un "jour sombre pour la justice".

Classé depuis 1979 comme agent possiblement cancérogène, ce pesticide a été utilisé aux Antilles dès 1972 et par dérogation jusqu'en 1993 alors qu'il était interdit dans l'Hexagone dès 1990.

Le chlordécone, qui fut répandu dans les bananeraies pour lutter contre le charançon, peut rester dans les sols jusqu'à 600 ans.

Plus de 90% de la population adulte, en Guadeloupe et en Martinique, est contaminée, selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

"L'exposition au chlordécone, perturbateur endocrinien, comporte des risques pour la grossesse et le neurodéveloppement de l'enfant", lit-on sur le site de l'Assurance maladie.

Dès 2006, de premières plaintes pour administration de substances nuisibles ou empoisonnement, contre l'Etat ou contre X, émanent d'associations guadeloupéennes et martiniquaises de producteurs agricoles, de consommateurs, de défenseurs de l'environnement ou encore de protection de la santé. Une information judiciaire avait été ouverte en 2008 à Paris.

Crainte du cancer

"La réalité" en Guadeloupe et Martinique est de "vivre tous les jours avec la crainte de développer un cancer, de transmettre le chlordécone à l'enfant qu'on peut porter", dépeint pour l'AFP Lilith, figure du collectif Diasporas solidaires avec les victimes de l'empoisonnement colonial (Dsavec).

Dans leur non-lieu de 2023, les magistrates parisiennes ont pourtant reconnu un "scandale sanitaire" et une "atteinte environnementale" qui "affecteront pour de longues années la vie quotidienne" des ultramarins concernés. Mais l'ordonnance, dont l'AFP a eu connaissance, pointait aussi la difficulté de "rapporter la preuve pénale des faits dénoncés", "commis 10, 15 ou 30 ans avant le dépôt de plaintes".

Les parties civiles avaient plaidé que "lorsque l'exposition (à une substance néfaste) est toujours en cours, comme c'est le cas s'agissant du chlordécone", la "prescription ne doit pas pouvoir faire obstacle à la mise en cause des responsables", a synthétisé pour l'AFP Me François Lafforgue, partie civile.

Rapport sur modalité d'indemnisation

"Quoiqu'il en soit, nous continuerons à accompagner des victimes du chlordécone dans leurs actions en réparation de leurs préjudices et nous nous prévaudrons des dernières avancées législatives", assurait avant lundi Me Lafforgue.

La loi sur la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat dans ce dossier, promulguée récemment, donne un an au gouvernement pour remettre au Parlement un rapport sur les modalités d'indemnisation.

La France "a l'élégance de reconnaître et réparer" mais "souvent quand la majorité des victimes sont décédées et surtout quand elles sont dites ultramarines ou majoritairement non blanches", cingle Me Germany.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Sous pression, OpenAI encadre l'usage de ChatGPT par les ados

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Utilisé par des adolescents, ChatGPT ne doit désormais plus laisser entendre qu'il éprouve des sentiments, explique OpenAI. (archive) (© KEYSTONE/DPA/PHILIP DULIAN)

OpenAI a commencé mardi à déployer une version de ChatGPT réservée aux adolescents, appliquée par défaut aux 13-17 ans avec des garde-fous renforcés, un an après une première plainte accusant l'assistant IA d'avoir contribué au suicide d'un jeune Américain.

Nommée "ChatGPT for Teens", cette version devient automatique pour tout utilisateur qui se déclare mineur ou que l'entreprise détecte, à partir de signaux comme l'ancienneté du compte ou les habitudes d'usage.

L'essentiel des garde-fous existait déjà pour les comptes identifiés comme mineurs: contenus restreints (automutilation, violence, troubles alimentaires, sexualité explicite), rappels réguliers de pause, plages horaires bloquées et "mode étude", qui guide par questions plutôt que de donner les réponses.

La nouveauté consiste à réunir ces protections en une expérience unique, enrichie de rappels plus fréquents à chercher de l'aide humaine si besoin, ou à ne pas tricher sur les devoirs.

La voix est également désactivée pour rendre l'outil moins humain, et le robot ne doit plus laisser entendre qu'il éprouve des sentiments, explique OpenAI.

L'entreprise s'appuie aussi sur ses alertes aux parents, lancées à l'automne 2025 et élargies en juillet: si l'adolescent a lié son compte à celui d'un adulte - lien qu'il peut rompre à tout moment -, ce dernier est prévenu en cas de signes de risque suicidaire ou d'automutilation, ou si le compte est désactivé pour des contenus violents.

Chaque alerte est validée par un examinateur humain, sans dévoiler le contenu exact des conversations, selon OpenAI.

Ce lancement intervient dans un contexte judiciaire et réglementaire pressant.

Les parents d'Adam Raine, un Californien de 16 ans qui s'est suicidé en avril 2025, accusent en justice ChatGPT d'avoir accompagné leur fils dans son geste.

Depuis septembre 2025, le gendarme américain du commerce (FTC) enquête sur les effets des chatbots de sept entreprises sur les mineurs.

Face au même problème, ses concurrents ont choisi des voies différentes: Character.AI a fermé ses conversations libres aux moins de 18 ans en novembre 2025, Anthropic réserve son assistant Claude aux adultes, tandis que Google a ajouté à Gemini des restrictions pour mineurs. Celles-ci ont été renforcées en avril après une évaluation critique de l'ONG Common Sense Media que le groupe conteste.

Comme les réseaux sociaux avant elle, l'IA générative voit aussi le cadre légal se resserrer: la Californie impose depuis janvier des garde-fous aux chatbots jouant un rôle de compagnon ou confident, le Congrès américain envisage d'interdire leur accès aux mineurs et l'Australie exige une vérification d'âge sous peine d'amende.

Dans l'Union européenne, où le profilage automatisé des mineurs est très encadré, l'estimation d'âge promise en janvier n'était toujours pas déployée à la mi-juillet, selon la documentation d'OpenAI, laissant l'expérience adolescente reposer sur le seul âge déclaré.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Frasers détient désormais près de la moitié du capital d'Hugo Boss

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Le groupe britannique Frasers, propriétaire notamment de la chaîne Sports Direct, cherche ces dernières années à se renforcer dans le luxe. (archive) (© KEYSTONE/DPA/MARIJAN MURAT)

Le groupe d'habillement britannique Frasers, qui avait lancé en juin une offre d'achat sur Hugo Boss, dont il détenait déjà plus du quart du capital, a annoncé mardi posséder désormais presque 48% du groupe allemand de vêtements haut de gamme.

Les instances dirigeantes d'Hugo Boss avaient recommandé le mois dernier à leurs actionnaires de ne pas accepter l'offre, qui valorisait l'ensemble du capital à plus de 2,6 milliards d'euros (2,4 milliards de francs), jugeant qu'elle était trop faible pour refléter "de manière adéquate" la valeur et les perspectives de l'entreprise.

La société Hugo Boss étant cotée à Francfort, Frasers était tenu, pour porter sa participation au-delà de 30%, de déposer une offre publique d'achat sur toutes les actions qu'il ne détenait pas, en vertu des règles boursières allemandes.

Le groupe britannique, propriétaire notamment de la chaîne Sports Direct, cherche ces dernières années à se renforcer dans le luxe.

Il a notamment annoncé la semaine dernière le rachat des magasins de luxe britanniques Harvey Nichols - le montant de l'opération n'a pas été révélé mais la presse britannique évoquait le chiffre de 40 millions de livres.

Frasers, qui s'était présenté en juin comme un "investisseur de long terme" dans l'entreprise allemande, a salué mardi, dans un communiqué, sa montée au capital du groupe.

"Nous apprécions l'engagement durable et à long terme de Frasers Group (...) et nous nous réjouissons de maintenir avec notre premier actionnaire une relation constructive", a réagi dans un communiqué séparé Stephan Sturm, Président du Conseil de surveillance d'Hugo Boss.

Le groupe britannique a vu son bénéfice net annuel rebondir de 28% sur un an, à 375 millions de livres (412 millions de francs), sur son exercice décalé achevé fin avril, pour un chiffre d'affaires de 5,3 milliards de livres (+9%).

Hugo Boss a pour sa part vu son bénéfice net progresser de 17% l'an dernier, à 249 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires stable, à 4,3 milliards d'euros.

Le titre de Frasers à la Bourse de Londres progressait de 2,5% mardi matin. Le cours de l'action d'Hugo Boss reculait quant à lui de 0,5% à Francfort.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Travail au noir: 10'393 personnes contrôlées en 2025

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A l'échelle suisse, Vaud figure parmi les plus engagés en matière de contrôle sur le terrain dans la lutte contre le travail au noir (archives). (© Keystone/ANDREE-NOELLE POT)

Le Canton de Vaud a contrôlé 10'393 personnes en 2025 dans sa lutte contre le travail au noir. Il s'agit du volume le plus élevé de Suisse. Avec 1706 contrôles d'entreprises, il occupe le deuxième rang national, après le Tessin et devant Zurich.

"Ces résultats confirment l'engagement du canton en faveur d'un marché du travail équitable, de la protection des travailleurs et d'une concurrence loyale entre les entreprises", indique mardi le Conseil d'Etat dans un communiqué. Le Canton affiche ainsi un ratio de 210 personnes contrôlées pour 10'000 travailleurs contre une moyenne suisse de 76 pour 10'000. Les 1706 contrôles réalisés en entreprises représentent, eux, les 12% des 14'450 contrôles d'entreprises effectués au niveau national.

"L'intensité de cette activité se reflète également dans les frais mis à la charge des contrevenants, Vaud ayant émis plus d'un tiers du total des émoluments facturés en Suisse au titre de la loi sur le travail au noir", souligne la Direction générale de l'emploi et du marché du travail.

Organe quadripartite

Sur les chantiers, les contrôles sont réalisés par un organe quadripartite réunissant les autorités cantonales, les partenaires sociaux (patrons et syndicats) et la Suva. Dans le secteur de l'hôtellerie-restauration, ils sont assurés par une commission tripartite (réunissant les autorités cantonales et les partenaires sociaux). Dans les autres branches, les contrôles sont effectués par les inspectrices et inspecteurs de la Direction générale de l'emploi et du marché du travail, rappelle le Canton.

Les résultats du rapport "Lutte contre le travail au noir 2025 du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) - dont sont issus les chiffres ci-dessus - confirment "la nécessité d'une vigilance constante". Les contrôles ne sont pas une fin en soi: ils protègent les travailleuses et les travailleurs, ainsi que le financement des assurances sociales et des recettes publiques, notent encore les services de la ministre vaudoise de l'économie Isabelle Moret.

Serrer la vis encore plus fort

L'an dernier, le député PLR et entrepreneur vaudois Pierre-André Romanens avait déposé deux interventions parlementaires pour serrer la vis en matière de travail au noir, tout en reconnaissant que le Canton était tout sauf laxiste. ll demandait au Conseil d'Etat de renforcer encore plus la loi et les contrôles sur le terrain. Selon lui, deux domaines restent particulièrement problématiques: celui du second oeuvre, notamment les entretiens de jardins, ainsi que celui des nettoyages.

Le gouvernement avait répondu au député, expliquant qu'une révision de la loi sur l'emploi (LEmp) était en cours. Elle porte sur quatre principaux aspects: des mesures de contrainte envers les entreprises (suspension d'activité), introduction d'une carte d'identification, assermentation des inspecteurs du marché du travail (meilleure légitimation) et une modification du mode de collaboration (avec les partenaires sociaux).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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ABB modernisera trois centrales hydroélectriques en Norvège

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ABB prévoit de commencer les travaux sur les centrales norvégiennes en 2028 (archives). (© KEYSTONE/WALTER BIERI)

Le géant de l'électrotechnique ABB a été mandaté par le fournisseur d'énergie renouvelable norvégien Statkraft pour moderniser le complexe hydroélectrique de Vikfalli, à 170 km au nord-est de Bergen, selon un communiqué paru mardi.

Le complexe comprend trois centrales - Malset, Refsdal et Hove - qui produisent ensemble 830 gigawattheures (GWh) d'électricité par an, suffisamment pour alimenter environ 53'000 foyers. La commande, dont le montant n'a pas été précisé, a été enregistrée au deuxième trimestre.

Le contrat porte sur la modernisation complète des systèmes. Le groupe zurichois prévoit de commencer les travaux sur le site de Malset en 2028, suivi de Refsdal et Hove en 2029.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Medbase, filiale de Migros, achète les cliniques dentaires Ardentis

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En rachetant les cliniques dentaires Ardentis, Medbase, filiale de Migros, entend développer son offre dans ce créneau en Suisse romande (archives). (© KEYSTONE/DPA/ROLF VENNENBERND)

Medbase, réseau de centres de santé appartenant au groupe Migros, a repris les cliniques dentaires Ardentis des mains de Columna Capital qui en détenait la majorité. Le montant de la transaction n'a pas été dévoilé.

Les codirecteurs généraux Mark Bischof et Yves Corthésy, siégeant également au conseil d'administration, conservent leurs fonctions, afin de garantir "la continuité stratégique et opérationnelle", indique Medbase dans un communiqué diffusé mardi. Le reste de la direction demeure également inchangé.

Par ailleurs, les codirecteurs ainsi que d'autres responsables et directeurs de clinique conservent une participation minoritaire dans le réseau de cliniques dentaires.

Fondé en 1993, Ardentis exploite 20 cliniques en Suisse romande, situées essentiellement dans des emplacements urbains et emploie 450 personnes. L'entreprise, qui a son siège à Lausanne, revendique quelque 70'000 patientes et patients chaque année.

Le groupe britannique, Columna Capital, spécialisé dans l'investissement non coté, était entré dans le capital d'Ardentis en décembre 2019.

Avec cette acquisition, Medbase, présent dans les soins dentaires avec zahnarztzentrum.ch sur 43 sites et 1000 collaborateurs outre-Sarine, entend développer son offre dans ce créneau côté romand.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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