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Ormuz: trafic maritime toujours limité, mais des signes de reprise

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Des pétroliers et des navires de fret étaient visibles mardi dans le golfe d’Oman, le long des routes maritimes reliant le détroit d’Ormuz et la mer d’Arabie. (© KEYSTONE/AP)

Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz reste comparable à avant l'accord entre l'Iran et les Etats-Unis, selon la plateforme de suivi maritime Kpler, mais, à l'approche de la réouverture officielle du passage vendredi, de premiers signes de reprise apparaissent.

Depuis l'accord, conclu dans la nuit de dimanche à lundi, huit navires transportant des matières premières ont franchi le détroit lundi, six mardi, d'après les données de Kpler actualisées mercredi. Un rythme comparable à celui de la semaine précédente, avec une moyenne de huit passages quotidiens.

Transpondeurs rallumés

Mais, signe d'un climat moins hostile dans la zone, plusieurs pétroliers de la flotte fantôme iranienne, tous sous sanctions internationales, ont rallumé mardi et mercredi leurs transpondeurs, qui étaient éteints depuis des mois pour échapper à la surveillance maritime.

C'est notamment le cas du Amber, du Diona, du Sonia I, du Starla, du Tour 2 et du Hero II, selon la plateforme MarineTraffic. Ces bateaux avaient chargé du pétrole sur l'île de Kharg et étaient sortis du Golfe par le détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, transpondeur éteint, selon Kpler.

La plupart ont recommencé à émettre un signal AIS au port iranien de Chabahar, situé à la sortie du Golfe d'Oman à environ 500 km à l'est du détroit d'Ormuz, près de la frontière afghane.

"Le cadre juridique reste flou, mais la réactivation quasi simultanée de ces navires suggère une prise de décision coordonnée de la part des opérateurs, plutôt que des initiatives isolées", a estimé MarineTraffic sur X mercredi.

Selon le site de suivi maritime TankerTrackers, une partie de ces pétroliers ont franchi le périmètre du blocus américain, imposé mi-avril en réponse au contrôle iranien du détroit d'Ormuz.

Mardi, Téhéran avait affirmé que ce blocus avait été levé, sans confirmation à ce stade par Washington.

Signature vendredi en Suisse

Les Etats-Unis et l'Iran signeront vendredi en Suisse leur protocole d'accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, point de départ de deux mois de négociations, avec comme première étape la réouverture très attendue du détroit d'Ormuz.

Le président américain Donald Trump a annoncé une réouverture complète du détroit dans la foulée de cette signature.

Mais il faudra patienter pour que le trafic maritime y retrouve son rythme de croisière, selon un patron du secteur maritime européen. "Les ports vont être congestionnés" et "chacun devra attendre son tour", prévient-il. Toute la chaîne logistique va devoir se réorganiser."

Avant la guerre, on recensait environ 120 transits quotidiens, selon le site d'information maritime Lloyd's List, et le détroit voyait passer un cinquième des exportations mondiales d'hydrocarbures, ainsi que d'autres matières premières essentielles.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Le comité du "non" juge irréaliste l'initiative sur l'alimentation

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Le comité du « non » à l'initiative sur l'alimentation a présenté ses arguments à Berne. Selon lui, cette initiative entraînerait une hausse du prix des denrées alimentaires. (Photo d'archive) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le comité du "non" à l’initiative sur l’alimentation a mis en garde jeudi contre un projet qu’il juge éloigné des réalités du terrain. Selon ses représentants, l’objectif d’un taux d’autosuffisance de 70% ne pourrait être atteint qu’au prix d’interventions majeures.

Le comité du "non" a affirmé jeudi devant les médias à Berne que les objectifs de l’initiative ne peuvent être atteints qu’au moyen de mesures drastiques. Selon lui, le texte porte atteinte à la liberté de choix des consommateurs en les orientant vers une alimentation majoritairement végétale. Il fragilise également la production indigène, renchérit les denrées alimentaires et encourage le tourisme d’achat.

Le Conseil fédéral recommande lui aussi de rejeter l’initiative. Il rappelle que le taux d’autosuffisance alimentaire de la Suisse atteint actuellement 46%. À ses yeux, l’augmentation du taux d’autosuffisance net exigée dans un délai de dix ans, tout en respectant les objectifs environnementaux, n’est pas réalisable.

"Contrainte végane"

Des représentants de l’artisanat et de l’industrie agroalimentaire ont critiqué une hausse de la bureaucratie et de l’ingérence de l’État. Le président de l’Union suisse des arts et métiers, Fabio Regazzi (Centre/TI), a estimé que l’initiative privilégiait la réglementation étatique au détriment de la responsabilité individuelle. Selon lui, ses conséquences touchent non seulement l’agriculture, mais aussi des milliers de PME de la chaîne alimentaire.

La vice-présidente de l’UDC Céline Amaudruz (GE) s’est opposée à ce qu’elle qualifie de "contrainte végane". Elle a également remis en question l’objectif d’un taux d’autosuffisance de 70%, soulignant que l’agriculture suisse figure déjà parmi les plus durables au monde. Le président de l’Union suisse des paysans Markus Ritter (Centre/SG) a tenu un discours similaire.

Intitulée officiellement "Pour une alimentation sûre - grâce au renforcement d’une production nationale durable, à davantage d’aliments d’origine végétale et à une eau potable propre", l’initiative sera soumise au vote le 27 septembre. Elle a été lancée par Franziska Herren, déjà à l’origine de l’initiative sur l’eau potable rejetée en 2021. Le Conseil fédéral a renoncé à lui opposer un contre-projet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

L'Etat de Genève devrait encaisser davantage d'émoluments

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La Cour des comptes estime que l'Etat de Genève pourrait encaisser 8,6 millions de recettes supplémentaires par an sous la forme d'émoluments. Par exemple, la facturation des frais d'envoi des permis de séjour des étrangers rapporterait plus d'un demi-million (illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La Cour des comptes estime que l'Etat de Genève pourrait encaisser 8,6 millions de recettes supplémentaires par an sous la forme d'émoluments. Elle dresse ce constat dans le cadre d'un audit de conformité sur le pilotage de la facturation de prestations étatiques.

A l'heure où l'Etat cherche des sources de recettes et à faire des économies, le potentiel existe, a indiqué en substance jeudi devant les médias Pierre Henri Pingeon, président de la Cour des comptes. En 2025, les émoluments perçus par l'Etat, par exemple pour la délivrance de permis de conduire ou d'autorisations de construire, se sont élevés à plus de 172 millions de francs, dont 16 millions pour le Pouvoir judiciaire.

La cour a voulu savoir si les sept départements de l'Etat ont mis en place des outils leur permettant de s'assurer qu'ils respectent le cadre légal, que les émoluments couvrent les frais engagés par l'administration et que le montant facturé est proportionnel à l'avantage procuré à l'intéressé. Or ce n'est pas le cas.

Uniformiser les pratiques

Prévu par le cadre réglementaire, l'examen annuel des émoluments n'est pas effectué par les directions financières des départements, certaines d'entre elles n'étant pas au courant de cette obligation. "Il est important de définir un cadre et de s'y tenir", a commenté M. Pingeon, estimant qu'un examen tous les trois ans pourrait être plus adéquat.

De plus, le Département des finances n'a pas défini de lignes directrices transversales pour piloter les émoluments ni de méthode harmonisée pour calculer le taux de couverture de la prestation. La cour recommande d'uniformiser les pratiques afin de supprimer les incohérences. Il existe actuellement 74 règlements fixant les émoluments, 21 taux horaires, et plus que 40% des tarifs n'ont pas été modifiés depuis dix ans.

Nouvelles recettes

Au cours de ses travaux, la Cour des comptes s'est demandé si la révision de certains émoluments ne pourrait pas générer de nouveaux revenus, d'autant plus que Genève est le canton qui recourt le moins au financement par les émoluments. La cour a identifié 24 cas qui pourraient générer des revenus financiers supplémentaires de 8,6 millions de francs par an pour l'Etat.

Par exemple, la facturation d'émoluments de 5 francs, par l'Office cantonal de la population et des migrations, pour les frais d'envoi des permis de séjour aux ressortissants étrangers rapporterait plus d'un demi-million de francs. Deux millions pourraient être encaissés grâce à l'adoption d'une base légale pour facturer l'élaboration des directives de l'Office cantonal des transports pour chaque chantier impactant la mobilité.

Certaines sources de recettes supplémentaires sont plus sensibles, comme l'éventuelle facturation d'émoluments aux élèves du cycle d'orientation en contrepartie du matériel scolaire fourni (875'000 francs) ou pour les heures d'engagement de policiers lors de manifestations culturelles ou sportives, gratuites jusqu'à 200 heures. Une limite à 50 heures, comme à Zurich, rapporterait 1,68 million, selon M. Pingeon.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Cadastres et géodonnées: crédit de 53 millions soumis au Parlement

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La mensuration officielle du canton, produisant les géodonnées de référence constituant le plan cadastral, sert de base à l'immatriculation et à la description de chaque parcelle dans le Registre foncier (archives). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Le Conseil d'Etat vaudois va demander un important crédit de 52,8 millions de francs au Grand Conseil en matière de cadastre et de géoinformation. Ce montant doit permettre, pour la période 2026-2031, la poursuite des travaux de mensuration officielle du canton ainsi que le développement de l'infrastructure cantonale en données géographiques.

Ces différents chantiers seront menés par la Direction du cadastre et de la géoinformation (DCG), rattachée à la Direction générale du territoire et du logement (DGTL), a indiqué jeudi le gouvernement dans ses décisions hebdomadaires. Les géodonnées et la géoinformation reproduisent les traits caractéristiques d'un territoire, que ce soit sous forme de coordonnées, de noms de lieux, d'adresses postales ou de tout autre critère, souligne le canton.

Elles décrivent une réalité concrète avec précision, notamment l'étendue et les propriétés d'espaces et d'objets donnés, en particulier leur position, leur nature ou leur statut. Elles améliorent ainsi la connaissance et la gestion du territoire cantonal et de ses infrastructures, explique-t-il.

Multifonctions

Les décisions des autorités sont très souvent fondées sur les géodonnées et la géoinformation, en particulier les décisions concernant les planifications (élaboration de plans directeurs et de plans d'affectation, entretien et développement de réseaux de transport routier ou ferroviaire, implantation d'établissements publics ou commerciaux, cadastres des énergies, etc).

Elles permettent également d'assurer la gestion des nombreux actifs de l'Administration cantonale, tels que les routes, le foncier et les bâtiments propriété de l'Etat.

S'agissant de la mensuration officielle produisant les géodonnées de référence constituant le plan cadastral, elle sert de base à l'immatriculation et à la description de chaque parcelle dans le Registre foncier. De nombreuses données ne correspondent toutefois pas aux standards de qualité de la Confédération et ne répondent plus aux besoins de certains utilisateurs: communes et collectivités publiques, milieux professionnels, propriétaires fonciers, etc.

Harmonisation

"Il est donc nécessaire de poursuivre les travaux qui permettront, à terme, la mise à niveau et l'harmonisation de l'ensemble des données cadastrales existantes dans le nouveau modèle de données de la Confédération (imposant un standard de qualité, de précision et de fiabilité)", écrit le Conseil d'Etat.

Le canton rappelle encore que l'acquisition des géodonnées cantonales et leur enrichissement sont utiles à la mise en oeuvre de politiques publiques dans différentes thématiques stratégiques, telles que l'agriculture, l'aménagement du territoire, les dangers naturels, la gestion des déchets, de l'eau et de l'énergie, la protection de la faune et de la nature, ou la mobilité et les routes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Gros crédit de 35,5 millions pour la rénovation de bâtiments

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Le Jardin botanique à Lausanne fait partie des sites ciblés pour la campagne de rénovation 2026 du Canton de Vaud (archives). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Le Conseil d'Etat vaudois sollicite des crédits totalisant 35,5 millions de francs auprès du Grand Conseil pour financer une campagne de rénovation sur divers bâtiments de l'administration cantonale. Huit sites et bâtiments sont concernés.

"Il s'agit de travaux de rénovation touchant autant l'enveloppe thermique que les aménagements intérieurs, des transformations d'installations techniques, des changements d'agent énergétique et l'installation de panneaux photovoltaïques. Ces travaux mèneront à des réductions de consommations énergétiques et d’émissions de gaz à effet de serre", indique jeudi le gouvernement dans ses décisions.

Six crédits d'étude sont prévus pour développer des projets d'assainissement énergétique sur les sites du Dépot et abri des biens culturels à Lucens, de l'Ecole technique de la Vallée de Joux au Sentier, du Centre professionnel du Nord vaudois, du site Riponne 10 ainsi que du Gymnase de Beaulieu et du Jardin botanique, à Lausanne, détaille le Canton.

Deux crédits d'ouvrage sont, eux, nécessaires, pour des travaux sur le site de Marcelin à Morges et au Simplon 43 à Lausanne. Enfin, un crédit cadre relatif à la rénovation du parc d'ascenseurs dans les bâtiments de l'administration est aussi à l'ordre du jour.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Bande dessinée: Geluck enterre le projet de musée du Chat

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Le dessinateur belge Philippe Geluck, ici lors de l'exposition "Le Chat déambule" à Genève en 2022, n'ouvrira pas son musée à Bruxelles (archive). (© KEYSTONE/MAGALI GIRARDIN)

Le dessinateur belge Philippe Geluck, père du Chat, ne mènera pas à son terme le projet d'ouvrir un musée à Bruxelles dédié à son célèbre personnage et au dessin d'humour. Les coûts du chantier sont trop importants, a-t-il indiqué jeudi à l'AFP.

"Les crises, les guerres, Ormuz... Tout cela a fait exploser les prix par rapport aux devis réalisés en 2016. La facture a quasiment doublé. Je me suis retiré" du projet, a-t-il déclaré.

"Ce n'est pas un caprice, c'est simplement injouable, l'équation est impossible à résoudre pour moi", a ajouté le dessinateur, évoquant des coûts d'aménagement à sa charge passés de 4,5 à 7 millions d'euros en dix ans.

Geluck a aussi regretté le retard pris par le chantier de "gros oeuvre" (hors aménagement intérieur) dans le bâtiment réhabilité et mis à disposition par la région Bruxelles-Capitale, partenaire du projet.

Le Chat est une des grandes références de la bande dessinée belge. Ses traits d'humour et réflexions sur le monde ont donné lieu déjà à 25 albums depuis la création du personnage dans les années 1980.

Le Musée du Chat et du dessin d'humour, l'appellation retenue lors de l'annonce officielle du projet en 2015, devait initialement ouvrir ses portes en 2019, dans le coeur touristique de Bruxelles, tout près du palais royal. "Pour un enfant né à Bruxelles, on ne peut rêver d'un endroit plus prestigieux", avait commenté Philippe Geluck à l'été 2015.

Retard des travaux

Mais les travaux ont pris énormément de retard. Au point de faire douter le dessinateur, qui devait être le futur locataire du bâtiment, que son propriétaire, la région, respecte un jour la date de remise des clefs.

"Maintenant ils disent septembre (2026), mais je parie que ce ne sera pas avant décembre, il reste beaucoup de choses à faire", a poursuivi Geluck.

De son côté la région a déploré que le dessinateur "retire la prise lui-même dans le dernier kilomètre du marathon".

Le coût du chantier a également explosé pour la collectivité, "à 15 millions d'euros au lieu de quatre millions" prévus au départ, a précisé à l'AFP Arnaud Carlot, conseiller du chef de l'exécutif régional Boris Dilliès sur ce dossier.

Il a confirmé que Geluck s'efforçait désormais d'aider la région à trouver un repreneur pour le lieu, qui reste dédié à un projet de musée. Mais le dossier est néanmoins entre les mains d'avocats pour l'analyse des modalités de rupture de la convention de partenariat, selon M. Carlot.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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