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Allemagne: la Bundesbank rabote encore sa prévision de croissance

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La Bundesbank estime ainsi que le potentiel de production n'augmentera que de 0,3 à 0,4% par an d'ici 2028, et ce même si les progrès rapides de l'intelligence artificielle suggèrent des gains de productivité dans les entreprises. (© KEYSTONE/DPA/ARNE DEDERT)

La Banque centrale d'Allemagne a de nouveau revu à la baisse vendredi ses prévisions de croissance pour l'Allemagne en 2026 et 2027, en raison de l'impact du conflit armé en Iran qui fait flamber les prix de l'énergie.

La croissance du produit intérieur brut (PIB) allemand est attendue à 0,5% en 2026 et 0,8% en 2027, contre respectivement 0,6% et 1,3% auparavant et avant une accélération plus nette en 2028 à 1,4%.

Le gouvernement allemand avait déjà réduit en avril de moitié sa prévision de croissance pour 2026, de 1,0% à 0,5%.

Selon la "Buba", l'inflation atteindrait 2,9% en 2026 puis 2,7% en 2027, soit au-dessus de la cible de 2% visée par la Banque centrale européenne (BCE), avant de revenir à 1,9% en 2028.

"Les prix de l'énergie fortement en hausse réduisent le pouvoir d'achat des ménages et leurs dépenses de consommation", a déclaré le président de l'institution, Joachim Nagel, cité dans un communiqué.

Outre l'énergie plus chère, les entreprises sont également affectées par des goulets d'étranglement croissants dans les chaînes d'approvisionnement et une demande plus faible.

L'incertitude élevée et la hausse des taux d'intérêt, telle que

Des facteurs structurels freinent également la croissance, notamment le vieillissement de la population, la pénurie de main-d'oeuvre qualifiée et les charges pesant sur les salaires.celle décidée jeudi par la BCE, vont freiner les investissements privés, est-il ajouté.

Des facteurs structurels freinent également la croissance, notamment le vieillissement de la population, la pénurie de main-d'oeuvre qualifiée et les charges pesant sur les salaires.

La Bundesbank estime ainsi que le potentiel de production n'augmentera que de 0,3 à 0,4% par an d'ici 2028, et ce même si les progrès rapides de l'intelligence artificielle suggèrent des gains de productivité dans les entreprises.

La politique budgétaire expansionniste du gouvernement de Friedrich Merz devrait néanmoins permettre, selon les attentes, que la croissance du PIB dépasse nettement ce faible potentiel.

Ces dépenses vont surtout concerner les domaines de la défense et de la construction où les capacités sont limitées, d'où une pression accrue sur les prix attendue.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Holcim boucle l'acquisition de l'allemand Xella

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Holcim a finalisé la reprise du spécialiste allemand des système muraux Xella, annoncée en octobre dernier. (archive) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le géant des matériaux de construction Holcim a finalisé la reprise du spécialiste allemand des système muraux Xella, annoncée en octobre dernier et présentée comme l'acquisition la plus importante depuis plusieurs années.

L'opération devisée à 1,85 milliard d'euros (1,71 milliard de francs au cours du jour) va élargir l'offre du groupe zougois. La société Xella, basée à Duisbourg, dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, emploie plus de 4000 personnes dans 22 pays européens. Son chiffre d'affaires net pour 2026 est estimé à 1 milliard d'euros. Jusqu'ici propriété du gestionnaire de fonds texan Lone Star Funds, l'entreprise exploite les marques Ytong, Hebel, Silka et Multipor, actives dans les nouvelles constructions et la rénovation énergétique des bâtiments.

Grâce à cette acquisition, Holcim anticipe un effet positif non quantifié dès la première année sur le bénéfice par action et le flux de trésorerie disponible. A partir de la troisième année, des synergies de 60 millions d'euros vont affecter favorablement le résultat opérationnel avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements (Ebitda). Le rendement du capital investi (Roic) s'en retrouvera également amélioré après un délai de trois ans.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

L'assemblée générale de Raiffeisen élit un nouveau président

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Réunis en assemblée générale à Lugano, les représentants de la coopérative bancaire Raiffeisen ont élu Basil Heeb comme nouveau président du conseil d'administration. (archive) (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Réunis en assemblée générale à Lugano, les représentants de la coopérative bancaire Raiffeisen ont élu Basil Heeb comme nouveau président du conseil d'administration. Il succède à Thomas Müller, qui ne s'est pas présenté à sa réélection.

L'assemblée générale a par ailleurs élu Yvan Gaillard, Simon Gfeller et Philipp Kronenberg au conseil d'administration, rapporte vendredi dans un communiqué Raiffeisen Suisse. Ils succèdent à Olivier Roussy, qui a quitté son poste d'administrateur après douze ans en raison de la limitation de la durée du mandat, ainsi qu'à Thomas Rauber et à Andrej Golob, qui n'ont pas souhaité se représenter à leur réélection.

Les membres actuels du conseil d'administration Pascal Gantenbein, Sandra Lathion, Beat Schwab, Karin Valenzano Rossi et Rolf Walker ont été confirmés dans leurs fonctions.

En outre, les représentants ont entériné les comptes annuels 2025 et le rapport de rémunération 2025. Une demande proposant de développer la gouvernance du groupe bancaire a été rejetée lors de cette assemblée générale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

La BCE et Bruxelles veulent une intégration bancaire européenne

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Les responsables européens multiplient les appels à une intégration accrue du secteur bancaire. Ici Christine Lagarde, présidente de la BCE. (archive) (© KEYSTONE/DPA/FLORIAN WIEGAND)

Les responsables européens multiplient les appels à une intégration accrue du secteur bancaire. A leurs yeux, la fragmentation persistante de l'Union européenne (UE) freine la compétitivité du continent.

Un haut dirigeant de la Banque centrale européenne (BCE) a jugé souhaitable vendredi l'émergence de groupes bancaires transfrontaliers capables de mieux répartir les risques, de gagner en efficacité et de financer davantage l'économie européenne. "Avoir un système bancaire trop localisé et, par ricochet, trop imbriqué avec son marché national n'est pas une bonne recette", a déclaré Philip Lane, membre du directoire de la BCE, lors d'une conférence organisée par Natixis CIB à Paris.

"Je pense, d'un point de vue macroéconomique, qu'il est très important d'avoir le partage des risques que procure la banque transfrontalière. Cela peut passer par la détention de capitaux propres, par le financement, par une technologie commune", a-t-il ajouté. Le banquier central, qui officie comme chef économiste de la BCE, s'exprimait alors que la deuxième banque italienne, UniCredit, compte racheter l'allemande Commerzbank: son offre de reprise lancée en mai est jugée hostile par Berlin, actionnaire à 12% de Commerzbank, et par la direction et les salariés de la banque francfortoise qui défendent son indépendance.

A plus long terme, l'idée d'UniCredit est de fusionner Commerzbank et l'allemande HypoVereinsbank, déjà détenue par la banque milanaise.

Juridiction unique

Dans un autre plaidoyer en faveur d'une intégration accrue, Frank Elderson, membre du directoire de la BCE et vice-président du superviseur bancaire en son sein, a estimé vendredi à Madrid que "le renforcement de la compétitivité passe de manière cruciale par davantage d'intégration". "L'Europe manque encore de marchés bancaires véritablement intégrés", a-t-il souligné, rappelant que près de 80% des crédits bancaires sont encore accordés dans le pays d'origine des établissements, que moins de 2% des dépôts sont détenus au-delà des frontières nationales et que les opérations de fusion transfrontalière ont fortement reculé depuis la crise financière.

Le responsable de la BCE estime que la zone euro doit fonctionner davantage "comme une juridiction unique" pour la réglementation financière: ce qui signifie des capitaux et des liquidités pouvant circuler plus librement au sein des groupes bancaires présents dans plusieurs pays, gage d'un meilleur soutien de l'économie européenne. Cette analyse rejoint celle défendue mercredi à Bruxelles par la vice-présidente de la Commission chargée de la Concurrence, Teresa Ribera, pour qui la fragmentation du marché unique constitue l'un des principaux handicaps de l'économie européenne.

"Trop souvent, une entreprise naît et innove en Europe mais change d'échelle ailleurs. Il s'agit avant tout d'un problème de marché unique inachevé et de fragmentation. Achever le marché unique est une priorité urgente", a-t-elle déclaré. Les fusions transfrontalières entre grandes banques européennes "pourraient y contribuer et les États membres devraient saluer ce type d'opérations dans l'intérêt général", a-t-elle estimé.

Quelques banques gigantesques

La BCE plaide depuis plusieurs années pour l'achèvement de l'union bancaire européenne, notamment à travers un système commun de garantie des dépôts, ainsi que pour une intégration plus poussée des marchés financiers afin de mieux orienter l'épargne européenne vers l'investissement. Selon Philip Lane, l'évolution du secteur pourrait conduire à terme à "un nombre relativement faible de banques gigantesques en Europe", sans que l'arrivée d'acteurs bancaires purement numériques sur le marché "change les fondamentaux".

Pour la BCE, les fusions entre banques ne constituent toutefois pas l'unique réponse. A défaut de parvenir à mener des opérations de concentration, les banques peuvent trouver d'autres moyens de réduire leurs coûts et de mutualiser certains risques, a expliqué Philip Lane.

Dans le secteur bancaire, "les coûts fixes ont augmenté", en particulier pour "mettre en place un système de cybersécurité sûr", a-t-il relevé. Mais certaines dépenses pouvaient être amorties grâce à des infrastructures communes ou à des prestataires spécialisés travaillant pour plusieurs établissements.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Le Conseil fédéral songe à maintenir le statut S après mars 2027

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Le Conseil fédéral, ici le chef du Département fédéral de justice et police Beat Jans, se donne jusqu'à l'été pour trancher sur le maintien ou non du statut S après mars 2027 (archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Le Conseil fédéral veut réfléchir à un maintien du statut S au-delà de mars 2027 pour les réfugiés ukrainiens. Il prendra sa décision à l'été après avoir sondé les acteurs concernés.

Berne indique avoir pris cette décision en se basant sur le plan "Avenir du statut S". Le texte estime que le maintien du statut S peut continuer de garantir une protection efficace aux personnes concernées et éviter de surcharger le système de l'asile.

Le Conseil fédéral examine aussi la possibilité de restreindre l'accès au statut S pour les hommes ukrainiens en âge de combattre. Cette mesure est également étudiée par l'Union européenne, avec qui Berne travaille en étroite collaboration sur ce sujet depuis le début de la guerre en 2022.

Enfin, le Conseil fédéral rappelle qu'en raison du programme d'allégement budgétaire, il ne versera plus, dès 2027, de subventions fédérales aux cantons pour les personnes bénéficiant du statut de protection S depuis plus de cinq ans.

La consultation est prévue cet automne. Le projet doit entrer en vigueur au 1er mars 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Russie: la Banque centrale abaisse son taux directeur à 14,25%

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L'économie russe s'est contractée de 0,2% au premier trimestre, enregistrant son premier recul trimestriel depuis trois ans et les autorités ont revu à la baisse les prévisions de croissance pour 2026 à 0,4%. (archives) (© KEYSTONE/EPA/MAXIM SHIPENKOV)

La Banque centrale de Russie (BCR) a abaissé vendredi son taux directeur de 0,25 point à 14,25%, sur fond de difficultés économiques liées au coût de l'offensive en Ukraine et de sanctions occidentales.

"La croissance économique se poursuit à un rythme modéré après un ralentissement temporaire en début d'année", a indiqué la BCR dans un communiqué annonçant cette baisse.

Celle-ci est moindre qu'attendu par les analystes, alors que les indicateurs de l'économie russe affichent une situation délicate.

Plus de quatre ans après le début de son offensive massive contre l'Ukraine, la Russie fait face à de multiples sanctions occidentales, une inflation élevée, des coûts d'emprunt prohibitifs et des pénuries de main-d'oeuvre.

La BCR avait maintenu un taux directeur à près de 20% pendant deux ans, alors que l'économie russe bénéficiait de l'explosion des dépenses militaires depuis 2022. Mais ces dépenses colossales ont également fait grimper l'inflation, pesant sur la croissance, tandis que les entreprises ont critiqué les coûts d'emprunt élevés.

L'économie s'est contractée de 0,2% au premier trimestre, enregistrant son premier recul trimestriel depuis trois ans et les autorités ont revu à la baisse les prévisions de croissance pour 2026, à 0,4%, contre 1,3% attendu précédemment.

En 2025, la croissance russe avait déjà fortement fléchi, atteignant 1%, contre 4,3% en 2024.

Le déficit budgétaire russe continue également de se creuser, atteignant pour cette première partie de 2026 l'équivalent de près de 80 milliards de dollars et dépassant de 60% la prévision de déficit pour l'année entière.

La BCR note qu'une "trajectoire du taux directeur plus élevée" que prévu pourrait être nécessaire au vu de la politique budgétaire des trois prochaines années.

Augmentation de la TVA

Moscou tente de combler ce déficit en puisant notamment dans le portefeuille des Russes ordinaires. Le gouvernement a par exemple augmenté la TVA de deux points de pourcentage dès cette année.

Le président Vladimir Poutine a minimisé ces difficultés dans un discours au Forum économique international de Saint-Pétersbourg, début juin.

"De toutes parts, on nous dit que tout va mal chez nous (...). Oui, la dynamique économique est actuellement modérée", a-t-il déclaré devant des responsables et hommes d'affaires russes et étrangers.

"Dans un contexte tendu et difficile, la Russie continue de renforcer sa souveraineté (...) en élargissant son cercle de partenaires", a-t-il ajouté.

Kiev a également intensifié ses frappes contre les infrastructures de stockage et d'hydrocarbures russes, pour tenter d'assécher la manne financière que Moscou tire des exportations. Des frappes mardi et jeudi ont notamment causé des incendies dans une raffinerie majeure à Moscou.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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