Le "sentiment d'injustice" lié au fait que l'attaquant américain Folarin Balogun ait pu jouer le 8e de finale contre la Belgique a donné un surcroît de motivation aux Diables Rouges.
"Ces deux derniers jours, il s'est passé beaucoup de choses sur le plan extra-sportif", a raconté à la RTBF le milieu de terrain Nicolas Raskin, après un match gagné avec autorité (4-1) par la Belgique. "Il y avait un sentiment d'injustice dans le groupe et on avait à coeur de répondre sur le terrain."
Prié de dire si l'affaire avait boosté les Diables rouges avant le match, son capitaine Youri Tielemans a répondu: "Oui". "On ne va pas se le cacher, on a eu une réunion quand on a appris la nouvelle", a déclaré le joueur d'Aston Villa à la RTBF. "On s'est dit qu'on devait répondre sur le terrain. C'est ce qu'on a fait aujourd'hui. Je suis très fier de l'équipe."
Remontée après un début de tournoi poussif et le scandale Balogun, la Belgique a sorti sèchement les Etats-Unis (4-1) dès les 8es de finale de leur propre Mondial, entamé avec entrain et achevé sur un immense gâchis.
"Allez annuler ça"
Après deux journées occupées par les manoeuvres en coulisses et le parfum du scandale, Donald Trump ayant demandé et obtenu de la FIFA la levée de suspension de l'attaquant Folarin Balogun, exclu au match précédent, la vérité du terrain a balayé la polémique en même temps que les espoirs des Etats-Unis, rattrapés par des faiblesses individuelles.
"Allez annuler ça" ("Overturn this"), a écrit à l'issue de ce 8e de finale l'équipe de Belgique sur X, dans une référence ironique à la suspension de la sanction contre Folarin par la FIFA.
Garcia à contre-courant
La titularisation de Folarin Balogun n'a "pas été une motivation", a en revanche assuré le sélectionneur de la Belgique Rudi Garcia, interrogé après le match. "Ca n'a pas été nécessaire, peu importe l'équipe qu'ils mettaient dans le onze de départ, ça ne nous regarde pas, ce qui comptait c'est ce qu'on voulait faire de ce match", a-t-il assuré.
A rebours de ses joueurs, qui ont admis s'être servi de cet élément, "notre motivation c'était de rejoindre les quarts", a balayé le Français, qui a pu échanger quelques mots avec Balogun après le coup de sifflet final: "Il est venu me voir, j'ai apprécié, lui n'y est pour rien. C'est un attaquant intéressant mais ce soir je n'avais pas de doute que notre charnière soit capable de bien le maîtriser."
L'ex-entraîneur de Lille, Lyon ou encore Marseille a développé sa volonté de "ne pas se faire presser et d'aller les chercher haut". "On a joué avec beaucoup de maîtrise, beaucoup d'envie, on est allé de l'avant, c'est une belle soirée pour nous et une belle qualification pour les quarts de finale."
Le technicien a fait le choix fort de se priver de Kevin De Bruyne, remplaçant qui n'est pas du tout entré en jeu. "Le plan c'était de faire rentrer Kevin si on avait besoin, ce qui n'a pas été le cas puisqu'on a marqué des buts."
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp