Le président vénézuélien déchu Nicolas Maduro, capturé par l'armée américaine, a "salué" dimanche depuis sa prison à New York "tout chemin de dialogue" alors que pouvoir et opposition vont entamer la semaine prochaine, sous supervision américaine, un dialogue.
"Parler d'une RENAISSANCE NATIONALE comme objectif commun, c'est parler de respect mutuel. (....) Nous saluons tout chemin de dialogue qui contribue à consolider la paix, la coexistence et la rencontre entre les Vénézuéliens", a-t-il écrit dans un message publié sur son compte Telegram officiel.
Son fils Nicolas Maduro Guerra, dit "Nicolastito" (Petit Nicolas), qui est député, a reposté le message sur son compte X.
Pouvoir et opposition ont annoncé samedi que le dialogue politique au Venezuela, en "présentiel" entre les deux parties commencera la "semaine prochaine".
Ce processus commence sept mois après la capture de M. Maduro. Depuis, son ancienne vice-présidente Delcy Rodriguez a pris les rênes d'un pouvoir sous fort contrôle du président Donald Trump, qui a encouragé ce dialogue. Une partie des militants pro-pouvoir n'y est pas favorable estimant que Mme Rodriguez gouverne avec un "pistolet sur la tempe".
La cheffe de l'opposition et prix Nobel de la paix Maria Corina Machado, en exil au Panama, ne figure pas dans la liste de participants.
Alors que le président américain Donald Trump a exprimé à maintes reprises sa satisfaction à l'égard du travail de Delcy Rodriguez, Mme Machado n'a pas été invitée malgré des appels de plusieurs personnalités y compris d'anciens membres du gouvernement.
Le week-end dernier, Mme Machado a pris ses distances avec ce dialogue confirmant qu'elle n'y participera pas, tout en assurant qu'elle ne s'opposera pas au processus.
L'ouverture du procès à New York de Maduro pour trafic de drogue a été programmée pour le 1er juin 2027. Incarcéré dans une prison de Brooklyn, l'ex-chef d'Etat, âgé de 63 ans, est poursuivi pour quatre chefs d'accusation, dont narcoterrorisme.
En détention, M. Maduro ne dispose ni de journaux ni d'internet, mais est autorisé à s'entretenir par téléphone avec sa famille et ses avocats pendant environ 300 minutes par mois avec un maximum de 15 minutes par appel, selon une source proche du dirigeant.
Son épouse Cilia Flores, 69 ans, fait face à trois chefs d'accusation. Les deux nient les faits qui leur sont reprochés.
Le gouvernement américain a finalement donné son feu vert pour que le Venezuela paye leurs frais d'avocats, ce que l'administration avait d'abord empêché en mettant en avant les sanctions internationales pesant sur le pays.
Au cours de sa première comparution à New York, peu après sa capture lors d'une spectaculaire opération de l'armée américaine impliquant quelque 150 avions et hélicoptères en plus de troupes au sol, Nicolas Maduro s'était présenté comme "un prisonnier de guerre".
Outre la procédure pénale qui vise l'ancien président, les familles de cinq jeunes hommes tués au Venezuela ont engagé une action en justice au civil contre lui début juillet, l'accusant d'avoir ordonné leurs exécutions dans le cadre d'un schéma plus large de violences d'Etat.
Depuis son départ, la présidente par intérim Delcy Rodriguez a pris le pouvoir et gouverne sous pression de Washington, qui affirme être aux commandes du pays pétrolier.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp