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50 ans d'Apple: entre innovation et art de vivre

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La marque à la pomme a 50 ans ce 1er avril, ici avec un de ses créateurs, Steve Jobs. (© KEYSTONE/EPA/JOHN G. MABANGLO)

Au cours des 50 dernières années, Apple a marqué le monde de la technologie et la société comme peu d'autres entreprises l'ont fait, estiment des experts. Aujourd'hui, les produits du groupe américain sont synonymes d'innovation, de statut social et de style de vie.

Quelque 2,8 milliards de personnes à travers le monde possèdent un iPhone ou un autre appareil Apple. Cela représente environ 27% de la population mondiale.

Il y a 50 ans, dans un petit garage, Apple a donné naissance à l'idée selon laquelle la technologie devait être personnelle. Cela a permis de redéfinir ce qui était possible et de développer des outils qui enrichissent la vie, écrit le géant américain de la technologie à l'occasion de l'anniversaire de l'entreprise, le 1er avril.

Statut social et mode de vie

Pour Katja Rost, professeure de sociologie à Zurich, Apple a effectivement été l'une des premières entreprises à saisir le potentiel des transformations techniques. "Au cours des dernières décennies, l'entreprise américaine a largement contribué au progrès technologique".

De nombreux produits Apple ont joué un rôle de pionniers techniques lors de leur lancement sur le marché, constate Matthias Riedel, professeur de sociologie à la Haute école spécialisée de Berne. Selon lui, ils occupent encore aujourd'hui une place importante dans la société, bien qu'il existe désormais des produits concurrents techniquement équivalents.

"Les produits Apple sont des symboles d'innovation, de statut social et de style de vie; ils contribuent à l'émergence d'une culture de communication et de consommation numérisée et interconnectée à l'échelle mondiale", explique M. Riedel. D'un point de vue sociologique, les produits Apple sont donc bien plus que de simples appareils techniques, ajoute-t-il, soulignant qu'ils reflètent également des évolutions sociétales, comme l'accélération vertigineuse de la vie sociale diagnostiquée par le sociologue allemand Hartmut Rosa.

"Les produits Apple sont aujourd'hui des symboles de statut social, notamment parce qu'ils sont chers et montrent l'affinité de leur propriétaire pour la technologie", relève Katja Rost. "Ils créent également une dépendance, car une fois qu'on possède un produit Apple, on en achète généralement d'autres".

Tous les produits techniques, comme les smartphones et les ordinateurs, jouent un rôle majeur dans la société actuelle, tant pour la communication que pour la vie en général, constate Mme Rost. "Celui qui ne possède pas de smartphone aujourd'hui est complètement à la traîne".

Les techniques de l'information modernes ont entraîné des changements sociaux et les ont accélérés, poursuit la sociologue, renvoyant à la notion de "destruction créatrice" forgée par l'économiste autrichien Joseph Schumpeter (1883-1950). Les innovations détruisent les anciennes structures, techniques et marchés pour faire place à la nouveauté, explique-t-elle.

Besoins nouveaux

Selon Katja Rost, les nouvelles techniques de l'information ont également fait naître des besoins nouveaux et supplanté ceux qui prévalaient auparavant. Parmi ces besoins relégués, elle cite par exemple les interactions sociales dans le train et le bus ou encore le temps consacré à entretenir des relations.

Matthias Riedel, sociologue qui mène depuis plus de 20 ans des recherches sur le toucher et le contact physique, insiste sur les conséquences de la technologie numérique sur la santé mentale. L'utilisation permanente des smartphones et des applications renforce le stress, les comportements addictifs et les dynamiques de comparaison sociale, mais ne remplace pas la proximité physique immédiate, socialement nécessaire, estime-t-il.

Avec la dépendance technologique croissante de l'être humain, ajoute-t-il, des capacités essentielles, comme l'orientation, la mémoire ou les compétences en communication sont externalisées vers des "appareils intelligents". Selon lui, cela peut affaiblir la résilience et les compétences personnelles à long terme.

Les deux sociologues s'accordent à dire que la diffusion exceptionnellement large des techniques de l'information d’Apple et d'autres groupes de technologie a généralement accéléré l'individualisation, un phénomène qui s'observe dans tous les pays et constitue une évolution mondiale.

Incertitudes

Katja Rost compare les critiques à l'encontre des grands groupes numériques américains Google, Meta et Apple, qui se font de plus en plus entendre dans la société, à celles des "Luddites" lors de la révolution industrielle à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Menés par la figure mythique de "Ned Ludd", des ouvriers textiles britanniques ont détruit des machines au XIXe siècle, accusant la mécanisation de détruire les emplois, de baisser les salaires et de produire de la mauvaise qualité.

Les mutations techniques entraînent une insécurité extrême, remarque Mme Rost, soulignant que ce sont les personnes qui en ont peur qui portent un regard nostalgique sur le passé.

En période de bouleversements, les normes et les valeurs de la société sont généralement redéfinies, ajoute-t-elle. Comme beaucoup de gens se sentent aujourd'hui seuls malgré ou à cause des réseaux sociaux, on assiste également à "une retraditionalisation de la société", explique la sociologue, citant en exemple le retour des fiançailles, des jardins familiaux et des vacances en camping.

Des voix s'élèvent pour restreindre l'utilisation des smartphones à l'école ou interdire des réseaux sociaux pour certaines tranches d'âge, relève pour sa part M. Riedel, pointant la concentration croissante du pouvoir au sein des géants de la technologie et sur l'influence exercée sur la formation de l'opinion par les réseaux sociaux pilotés par des algorithmes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les marchés boursiers ignorent le réchauffement climatique

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En même temps que les records de température qui assèchent l'Europe, les Bourses ont battu leurs propres records à la hausse début août, ignorant encore les conséquences du réchauffement climatique. (archive) (© KEYSTONE/STEFFEN SCHMIDT)

La crise, quelle crise? En même temps que les records de température qui assèchent l'Europe, les Bourses ont battu leurs propres records à la hausse début août, ignorant encore les conséquences du réchauffement climatique.

Les indices boursiers ont atteint des sommets historiques à Paris, Francfort, Madrid et Milan entre le 3 et le 11 août, signe que les canicules, incendies et sécheresses ne sont pas des informations qui font bouger les marchés("market moving en anglais").

Les Bourses ont été portées par d'excellents résultats d'entreprises au deuxième trimestre, malgré le choc externe de la guerre au Moyen-Orient.

"La saison des résultats est tellement forte et la préoccupation numéro un, en termes d'inflation, étant essentiellement la situation en Iran, (le résultat est, NRLR) que le réchauffement climatique est plutôt de second ordre", selon l'analyste Florian Ielpo de la banque suisse Lombard Odier, joint par l'AFP.

Croissance, inflation, taux d'intérêt, prix du pétrole, bonne santé de la tech ou risque d'explosion d'une bulle de l'intelligence artificielle: du lundi au vendredi, analystes et investisseurs intègrent ("pricent" en anglais) toutes les informations disponibles.

Mais pas le réchauffement provoqué par les activités humaines.

"Même si les problèmes de l'Europe ne font qu'empirer avec les températures anormalement élevées de cet été, l'assèchement des fleuves et les nouvelles perturbations du transport sur le continent, les prévisions de bénéfices pour les entreprises du Stoxx 600 (l'indice boursier des 600 principales capitalisations européennes, NDLR) continuent de grimper!", s'étonnait mercredi l'analyste Ipek Ozkardeskaya dans sa note quotidienne aux clients de la banque Swissquote.

A l'inverse des marchés, l'économie est rattrapée par les catastrophes climatiques.

Les canicules à répétition vont coûter "10 à 15 milliards d'euros" en France, d'après la ministre de la Transition Ecologique Monique Barbut, même si la croissance reste positive (0,2% au deuxième trimestre).

En Allemagne, l'assèchement du Rhin touche des industries lourdes cotées en Bourse.

"Thyssenkrupp a ainsi confirmé que son site sidérurgique de Duisbourg subissait désormais des perturbations dans l'approvisionnement en matières premières", écrivait jeudi l'analyste John Plassard dans sa note de Cité Gestion.

"Enclins à la myopie"

Cela n'a pas empêché l'action de Thyssenkrupp de gagner 9,07% jeudi en réaction à de bons résultats et des perspectives encourageantes.

Joint par l'AFP, John Plassard parle d'un "déni total de l'investisseur" face au climat ou d'autres réalités comme les conséquences de la fermeture prolongée du détroit d'Ormuz.

"Quel que soit le secteur, tech, pharmacie...les entreprises ne parlent pas aujourd'hui de la canicule", détaille-t-il.

"Les marchés financiers restent enclins à la myopie. Ils intègrent le plus souvent les risques dans un horizon de deux à trois ans. Les risques climatiques (...) ne se plient pas aux cycles de marché", ajoute en Allemagne le gestionnaire de fonds Metzler Asset Management.

L'impact du réchauffement sur les marchés "ne sera pas immédiat, sauf pour certaines entreprises directement touchées", décrypte pour l'AFP Ipek Ozkardeskaya.

"Mais à plus long terme (sur un horizon de 5 à 15 ans), les secteurs les plus vulnérables sont l'agriculture et l'alimentation (baisse des rendements des cultures et hausse des prix des intrants); l'assurance (augmentation des sinistres et des coûts de réassurance)", détaille-t-elle.

Elle cite également l'énergie, l'industrie, la chimie, les transports, le tourisme, l'immobilier.

"Le changement climatique pourrait simultanément affaiblir la productivité et la croissance tout en faisant monter durablement les coûts de l'alimentation, de l'énergie, de l'assurance, des infrastructures et, en fin de compte, l'inflation", ajoute-t-elle. "Les niveaux de dette souveraine augmenteraient également sous l'effet de besoins de dépenses accrus".

Interrogés sur le réchauffement, les professionnels de l'investissement répondent évidemment fonds vert et autres placements RSE (Responsabilité sociale et environnementale).

"Nous observons une utilisation croissante des fonds durables (Environnement, Social, Gouvernance - ESG) au cours des dernières années", souligne en Allemagne un porte-parole de BNP Paribas Personal Investors, Axel Hartmann.

Du côté du gestionnaire de fonds Metzler Asset Management, on voit sur les marchés "une demande claire pour des thèmes d'investissement liés à l'électrification, à la décarbonation et à l'indépendance vis-à-vis des énergies fossiles".

Mais "tous secteurs et régions confondus, nous n'observons pas encore de tendance structurelle à l'achat qui favoriserait les entreprises les plus avancées" en la matière.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Grèce: forts vents, risque extrême d'incendie, navigation interdite

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Les pompiers grecs sont soutenus par de nombreux avions et hélicoptères dans leur lutte contre le feu. (© KEYSTONE/EPA/CHARIS AKRIVIADIS)

Les pompiers étaient en état d'alerte maximale vendredi en Grèce, où le risque d'incendie est extrême sur plusieurs régions du pays, en raison des vents violents qui impactent une partie de la navigation maritime.

Un important feu, déclaré jeudi en Chalcidique (nord), mais maitrisé dans la soirée, continuait de mobiliser d'importants effectifs de pompiers qui craignent une reprise des flammes, toujours en raison des vents violents, selon les médias nationaux.

Selon les services météorologiques grecs, des vents allant jusqu'à 100 km/h étaient attendus dans certaines régions de Grèce, notamment dans la mer Egée. Leur affaiblissement devrait commencer progressivement à partir de dimanche seulement. Ces conditions difficiles "exigent la plus grande attention de tous", a prévenu jeudi soir un responsable des pompiers.

Plusieurs régions, dont celle d'Athènes (l'Attique), sont en état d'alerte maximale en raison du risque d'incendie extrême (niveau 5, le plus élevé).

Bateaux immobilisés

Les vents violents ont déjà entraîné l'immobilisation vendredi de tous les bateaux aux ports de Rafina et Lavrio, en Attique, et l'annulation de quelques lignes depuis le port du Pirée, au sud de la capitale, à destination des îles de la Mer Egée.

Selon les pompiers, la superficie brûlée en Chalcidique jeudi n'a pas dépassé les 350 hectares. Cela correspond à 1% de la superficie totale de Kassándra, un des pieds de la Chalcidique, région privilégiée des vacanciers pour ses belles plages longées de pins. Quelques habitations ont cependant été endommagées.

À titre de comparaison, le grand incendie qui avait ravagé cette région en 2006 avait détruit 7700 hectares, rappelle l'agence de presse grecque Ana.

Plus de 200 pompiers et 57 véhicules, appuyés par neuf avions et sept hélicoptères, avaient été mobilisés jeudi face aux craintes de propagation du feu dans cette zone touristique et boisée. Et 481 personnes avaient été évacuées par bateaux depuis une des plages proche de l'incendie, selon les pompiers.

Il y a dix jours, au nord-ouest d'Athènes, un incendie avait détruit plus de 11'000 hectares de pinède, maquis et terres agricoles près d'une station balnéaire. En raison de rafales de vent allant jusqu'à 130 km/h, empêchant l'intervention des bombardiers d'eau, ce feu n'avait été circonscrit qu'au bout de cinq jours.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Les nouvelles mises en circulation décélèrent en juillet

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Le nombre de nouveaux véhicules à moteurs autorisés sur les routes suisses s'est enrobé de 2% en juillet en glissement annuel. Ici, l'échangeur autoroutier d'Ecublens-Crissier sur l'autoroute A1. (archive) (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le net rebond des mises en circulation observé en juin sur un an a fait long feu en juillet. Le nombre de nouveaux véhicules à moteurs autorisés sur les routes suisses s'est néanmoins enrobé de 2% en glissement annuel, pour s'établir à 29'030.

La progression de 3% pour les voitures de tourisme - qui représentent avec 18'792 autos près des deux tiers du total - s'inscrit pile dans la tendance observée sur les sept premiers mois de l'année, selon les données publiées vendredi par l'Office fédéral de la statistique.

La tendance à l'électrification ne s'est pas démentie, le nombre de voitures purement électrique s'envolant de 29% à 4823. Les hybrides rechargeables ont connu une progression de 14% à 2599 unités.

Les motorisations thermiques en revanche ont poursuivi leur déclin, de 6% pour l'essence et de 12% pour le diesel.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Début de la cure de jouvence de la Grotte aux Fées à St-Maurice

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Le bâtiment d'accueil de la Grotte aux Fées à St-Maurice doit être entièrement rénové, tout comme les infrastructures intérieures. (© Keystone/NOEMI CINELLI)

Ouverte au public depuis 1864, la Grotte aux Fées à St-Maurice (VS) est une attraction touristique très appréciée de la région. Fermée depuis novembre dernier, elle doit subir d'importantes rénovations qui débuteront finalement la semaine du 17 août, pour une réouverture envisagée au printemps prochain.

"On dit de la fontaine des fées que celui qui plonge sa main gauche dans cette eau verra ses rêves les plus chers se réaliser." Dans ce lieu souvent décrit comme un "joyau géologique empreint de magie", les légendes sont nombreuses. Découverte par un chanoine il y a plus d'un siècle et demi, la grotte est nichée dans la falaise qui surplombe la localité agaunoise et son célèbre Château.

Les travaux qui doivent y être entrepris devraient permettre de conserver l'atmosphère du site. Tout doit d'ailleurs y être rénové: le chemin d'accès, le bâtiment d'accueil, ainsi que les passerelles et passages logés dans la cavité.

"Le dossier est complexe", constate le président de la commune Xavier Lavanchy auprès de Keystone-ATS. Le canton, jusqu'ici propriétaire des lieux, se charge des travaux extérieurs, alors que la commune s'occupe de ceux intérieurs. Pour un investissement total d'environ 1,7 million de francs, dont 550'000 sont engagés par l'Etat du Valais.

Lancement des travaux préparatoires

Les infrastructures nécessitent "une intervention maintenant", également pour une question sécuritaire, relève l'élu du Centre. La tonnelle d'entrée montrait des signes de fatigue depuis un certain temps. Et la passerelle qui surplombe le lac artificiel - logé au fond de la grotte et alimenté par une cascade - devra elle aussi être refaite. Le système de régulation du lac sera également revu, pour pallier le risque d'inondation.

"Il ne s’agit pas d’une situation d’urgence au sens strict, mais de travaux d’entretien qui doivent être réalisés afin de prévenir une dégradation supplémentaire des bâtiments, dont l’état est déjà bien altéré, complète Kirianne Bazzu, adjointe au chef du Service de l'immobilier et du patrimoine valaisan, qui chapeaute les travaux. Ces interventions sont nécessaires pour préserver les structures et éviter que les problèmes existants ne s’aggravent."

"Il n'y a pas eu de rénovation depuis très longtemps", poursuit le président de St-Maurice. Les travaux préparatoires débuteront la semaine prochaine, malgré un léger retard par rapport au calendrier initial lié à "des contraintes techniques qui ont nécessité quelques ajustements et vérifications préalables", indique le Canton. L'alimentation électrique a, elle, déjà été refaite.

Un atout touristique

Ces dernières années, le site accueillait près de 20'000 visiteurs annuels. "Pour la commune, la Grotte aux Fées est importante", note Xavier Lavanchy. Tout comme le Château qui, lors des expositions à succès a accueilli jusqu'à 38'000 visiteurs. "Le binôme fonctionne bien", constate-t-il.

Jusqu'à sa fermeture le 16 novembre dernier, la Grotte aux Fées, alors aux mains du Canton, était exploitée par la même famille depuis 1995. L'exploitation a désormais été cédée par l'Etat du Valais à la commune de Saint-Maurice, qui devra se prononcer sur l'avenir du site après la rénovation.

"Pour l'instant, c'est en discussion, le bail n'a pas été signé, explique le président. Ce qui a été imaginé jusqu'à maintenant, c'est un repreneur. Normalement, la famille devrait travailler pour lui, mais cela devrait se décider ces prochaines semaines."

La réouverture, elle, est envisagée pour le printemps prochain. Si celle-ci se fait généralement au mois de mars, elle pourrait n'intervenir qu'un peu plus tard dans la saison selon l'avancée des travaux, fait remarquer Xavier Lavanchy. Ce chantier et celui du Château de St-Maurice, qui doit lui aussi être rénové l'année prochaine, ne devraient pas se croiser.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Croissance surprise de l'économie helvétique au deuxième trimestre

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La première estimation du produit intérieur brut (PIB) de la Suisse au deuxième trimestre par le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) a surpris. (archive) (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

La croissance du produit intérieur brut (PIB) de la Suisse entre avril et juin, dévoilée vendredi par le Seco, a nettement dépassé les attentes des experts. Ces derniers se montrent toutefois prudents pour la suite, estimant la poursuite d'un tel rythme peu probable.

Au deuxième trimestre, le produit intérieur brut (PIB) de la Suisse a augmenté de 1,5% par rapport au partiel précédent, selon les premières estimations du Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) publiées vendredi.

Le secteur industriel a largement contribué à la croissance, portée notamment par la chimie et la pharmacie. Le domaine des services a également progressé. Des chiffres plus détaillés seront publiés le 3 septembre.

La croissance de l'économie helvétique dépasse largement les prévisions des économistes interrogés par l'agence AWP. Ces derniers tablaient sur une évolution du PIB comprise entre +0,2% et +0,4% au deuxième trimestre par rapport au précédent.

"Cela représente une sorte de correction après les trimestres faibles de l'année dernière. Globalement, on observe un effet de rattrapage", ont commenté Felicitas Kemeny, cheffe du secteur Conjoncture à la Direction de la politique économique du Seco, et Philipp Wegmüller, chef suppléant du secteur Conjoncture, contactés par AWP.

Les 1,5% de croissance annoncés ont surpris l'institut BAK Economics. "Nous anticipions une accélération au deuxième trimestre, mais pas à l'ampleur indiquée", a réagi l'économiste Alexis Bill-Körber, interrogé par AWP. Dans la perspective de l'ensemble de l'année 2026, cette évolution est très positive, selon lui.

L'expert explique la forte progression du PIB par certains facteurs positifs, comme l'apaisement du conflit douanier avec les Etats-Unis, malgré le contexte géopolitique tendu. "A cela s'ajoute une très forte volatilité dans la pharma et dans le commerce des matières premières. Celle-ci est malheureusement toujours propice aux surprises, aussi bonnes que mauvaises", a souligné M. Bill-Körber.

L'économiste du BAK ne prévoit pas d'autres effets de rattrapage. "La forte progression observée dans certains secteurs pourrait même déclencher une correction", a-t-il estimé.

L'institut bâlois reste néanmoins prudent sur les perspectives. "Si l'estimation du Seco est confirmée, nous devrons relever sensiblement notre prévision de PIB pour 2026. La croissance devrait alors se situer plutôt autour de 1,5% que de 1%", a estimé M. Bill-Körber.

Pas une situation durable

De son côté, la Banque Migros relève que la croissance conjoncturelle supérieure aux prévisions témoigne "de la remarquable résilience de l'économie face à la hausse des prix de l'énergie, aux incertitudes commerciales et à un contexte international difficile".

"Cette dynamique a probablement été portée par la vigueur du secteur des services, la solidité persistante de la demande intérieure et la compétitivité du secteur des exportations", a expliqué dans un commentaire Santosh Brivio, économiste à la banque du géant orange.

Pour l'expert cependant, si le chiffre publié est un signal clairement positif, il ne présage pas d'une situation durable. "La fragilité de l'économie mondiale, les conflits commerciaux et le risque d'une nouvelle appréciation du franc militent contre la poursuite de ce rythme", a-t-il averti.

La Banque Migros table sur une croissance du PIB de 0,1% au troisième trimestre et de 0,3% au quatrième partiel. "Cela devrait permettre à l'économie suisse d'atteindre un taux de croissance annuel robuste de 1,7% en 2026. Pour 2027, nous tablons sur une croissance de 1,9%", a anticipé M. Brivio.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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