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[ITW] «La justice n'a pas retenu ma terreur», une genevoise libère la parole

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Photo de Qeis Ismail

À travers son livre en précommande «Briser les chaînes», la Genevoise Tiffany Fortuna livre un plaidoyer pour une meilleure écoute des mineurs dans les procédures judiciaires. Son histoire qu'elle veut lumineuse, marquée par le proxénétisme paternel et la violence conjugale, met en exergue les failles d'une institution qui a longtemps ignoré son cri d'alarme. Une conversation légère sur un sujet qui ne l'est pas, à retrouver en version longue.

Chargée de communication de profession, Tiffany Fortuna manie aujourd'hui les mots pour raconter l'impensable. Son récit débute par un choc, celui d'une petite fille de six ans découvrant la double vie de son père, mais se poursuit surtout par un long combat pour être crue par les adultes.

«J’ai compris quelque chose que je n’étais pas prête à comprendre»

La blessure de Tiffany s'est construite par petites touches, une infiltration lente de l'insécurité dans le quotidien. Elle raconte comment son père, sous couvert d'un studio photo, l'emmenait dans un univers d'érotisme et d'armes à feu. «L'enfant apprend très vite à observer, à anticiper, à se taire». Elle se rappelle la scène où son père menaçait sa mère avec une chaise, un tournant où elle a réalisé que ce qu'elle vivait n'était pas normal.

Face à ce père «pervers narcissique», selon les termes des expertises qu'elle a relues pour écrire son livre, la fillette a dû se muer en enquêtrice. Munie d'un appareil photo, elle a capturé les preuves de ce quotidien: les magazines dénudés, l'arme cachée dans un tiroir. «Je voulais vraiment trouver quelque chose qui fasse qu'en fait je ne le voie plus. Parce que moi mon but c'était de ne plus le voir, j'étais pas bien et personne m'écoutait, en fait, à cette époque-là».

«Être protégée, c’est m’écouter»

En revenant sur son expérience personnelle, Tiffany Fortuna critique le système de protection de l'enfance. Elle pointe du doigt une institution qui, par peur de la manipulation maternelle, finit par nier le ressenti de l'enfant. «À l'époque, forcément, on veut pas nous croire, on se dit: "bon bah il y a la maman qui est derrière"».

«A un certain âge quand on voit certaines choses on est conscient du danger»

Pendant des années, la justice a imposé des droits de visite au nom du lien biologique, ignorant la terreur de la mineure. Pour Tiffany, les mesures de surveillance dans les points de rencontre étaient une illusion de sécurité: «Tu me mets en face de la personne que je ne veux plus voir, et tu me dis "tu vas être protégée parce qu'il y a des gens qui te regardent". Non». Aujourd'hui, elle appelle à une réforme des structures pour que la parole de l'enfant soit véritablement prise en compte comme un élément central, et non comme un témoignage de seconde zone.

«Mon corps se libérait, il se disait: "Bah c'est bon en fait, maintenant t'es prête"»

Malgré ce passé lourd, Tiffany Fortuna offre un message de victoire. Mariée depuis onze ans et mère d'une petite fille prénommée Gioia, un prénom choisi pour sa symbolique évidente de la joie, elle a réussi à briser le cycle de la violence.

«C'est aussi grâce à mon compagnon que j'ai pu guérir, parce qu'il m'a fait croire en l'amour, l'amour sain».

L'écriture de son livre a duré trois ans, un processus qui s'est achevé naturellement lorsqu'elle est tombée enceinte. C'est ce cheminement vers la lumière qu'elle souhaite partager avec le public genevois. Pour que ce témoignage essentiel arrive sur les rayonnages des librairies romandes, une campagne de précommande est en cours. L'objectif est d'atteindre 150 ventes pour lancer l'impression de l'ouvrage.

Entretien réalisé par Benjamin Smadja / Adaptation web avec IA

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Genève

Plus de 3200 signatures pour bannir les nasses policières à Genève

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La manifestation anti-G7 à Genève s'était terminée par des affrontements entre black blocks et forces de sécurité qui avaient ensuite mené une nasse contre des centaines de manifestants (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Des citoyens veulent faire interdire les nasses policières à Genève après celle contre plusieurs centaines de manifestants lors de la protestation anti-G7 du 14 juin. Mardi, une pétition dotée de plus de 3200 signatures a été remise au Grand Conseil.

"Cette pratique doit être définitivement abandonnée", affirme le texte piloté par la Coordination genevoise pour le droit à manifester (CGDM). Il cible notamment les conditions dans lesquelles ces personnes avaient été retenues pendant dix heures, dont plusieurs heures sans accès à de l'eau. Ni nourriture, ni possibilité de se rendre aux toilettes ne leur ont été données.

Le collectif dénonce "une punition collective", alors que les personnes "nassées" n'ont reçu aucune explication. Des centaines de black blocks avaient provoqué des dégradations lors de la manifestation. Ils avaient brûlé leurs habits noirs au terme du cortège et s'étaient agglomérés parmi les protestataires.

La CGDM rappelle que la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a condamné plusieurs pays, dont la Suisse, pour des nasses. La population redoute désormais des "répressions policières" lorsqu'elle exerce son droit à manifester, estime-t-elle.

La police avait dit début juillet avoir mené "une réponse graduée" face aux violences des casseurs. Elle parlait de "dispositif de fixation" et garantissait avoir contrôlé d'abord les personnes considérées comme vulnérables.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le HCR va déménager au Palais Wilson à Genève après les coupes

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Le Haut-Commissariat aux droits de l'homme va faire place au Haut-Commissariat aux réfugiés au Palais Wilson à Genève (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le Palais Wilson, site emblématique de la Genève internationale, aura prochainement un nouveau locataire. Le Haut-Commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) va remplacer le Haut-Commissariat aux droits de l'homme qui rejoint le Palais des Nations.

"Nous n'avons pas de date exacte pour le moment", a affirmé mardi à la presse un porte-parole de l'agence onusienne, confirmant une information de la chaîne de télévision allemande ARD. Cette décision est justifiée par la diminution du nombre de collaborateurs au HCR qui rendait son siège actuel trop grand.

"L'année dernière nous avons eu des coupes significatives du personnel", a rappelé le porte-parole. Environ 5000 postes du HCR ont été biffés dans le monde, dont une partie au siège, après la réduction de l'enveloppe américaine et d'autres pays.

Ce déplacement devrait permettre d'économiser environ 50% des coûts du loyer, a encore dit le porte-parole.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Dans les coulisses de l'avenir du Musée de la Croix-Rouge à Genève

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Les ouvriers de la refonte de l'exposition permanente du Musée international de la Croix-Rouge (MICR) à Genève sont à la manoeuvre alors que les badauds peuvent toujours observer le dispositif actuel dans les salles de l'institution. (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

Des ouvriers s'affairent avec des tubes de plusieurs mètres alors que des visiteurs asiatiques se frottent aux principes humanitaires. La refonte de l'exposition du Musée de la Croix-Rouge (MICR) à Genève a démarré pour près de deux ans, sans fermer celui-ci.

"Ici, nous construisons le futur", affiche un mur provisoire qui cache une salle en plein démontage. Un judas permet de voir les ouvriers d'une entreprise de réinsertion sociale évacuer des milliers de tubes qui constituaient les cloisons du musée.

Les curieux du jour, notamment le groupe asiatique qui sourit en voyant le chantier à l'autre bout de la lorgnette, ne le savent pas encore, mais, dans quelques mois déjà, le musée aura lui changé. Et eux comme les autres visiteurs seront au centre des questionnements. "On passera d'un monologue à un dialogue", explique à Keystone-ATS le directeur Pascal Hufschmid. Même entre visiteurs qui ne se connaissent pas, des audioguides permettront de les connecter entre eux.

De 75 objets actuellement, ces personnes pourront en observer 500 parmi les 30'000 des collections du musée. Tout est en ligne avec le maître-mot du projet de la nouvelle exposition permanente du MICR. La participation du public est au centre. Chacun et chacune doit repartir avec une expérience individualisée de ce que signifie le monde humanitaire pour elle ou pour lui. Une question que le directeur souhaite que tous se posent.

"Un enfant de six ans peut être autant concerné qu'un chef d'Etat", selon M. Hufschmid. Il travaille depuis sept ans pour ce moment, le changement d'une exposition permanente qui donne le ton à un musée, un projet qui a lieu environ tous les 10 à 15 ans. Celle-ci doit être dévoilée le 8 mai 2028 pour les 200 ans de la naissance du fondateur de la Croix-Rouge, Henry Dunant, et les 40 ans du musée.

"Futur" en premier

Le nouvel espace d'accueil il y a deux ans puis les résidences participatives d'artistes ont oeuvré comme un laboratoire. Environ 9000 post-it de visiteurs ont alors été considérés et la même entreprise qui l'a aménagé a remporté le concours pour penser l'agencement de la future exposition.

Sa valeur ajoutée, le réemploi des matériaux, une première à cette échelle pour un musée selon le directeur. Les chaises de l'espace du café viennent de casernes. Et les tubes des cloisons évacués vont partir vers des associations, des individus, des entreprises.

Toutes les sociétés, dont baüburo in situ et apropå, qui oeuvrent à la prochaine exposition permanente sont romandes. Sauf celle en charge de la scénographie, Bellprat, qui a mis en musique les pavillons suisses des expositions universelles de Dubaï et Osaka. Le réemploi permet une liberté et une surprise sur le rendu final des matériaux utilisés.

Premier aboutissement, le mur avec des judas laissera place dès octobre à une première mouture de l'Agora, porte d'entrée et de sortie des visiteurs. Plusieurs dizaines de personnes pourront s'y retrouver et pourquoi pas dialoguer. Des discussions entre partie prenantes auront lieu régulièrement.

Et juste à côté, le "futur" sera la première partie à être achevée, dès décembre. Le badaud sera confronté à une anticipation des défis humanitaires de l'avenir après une recherche du Graduate Institute (IHEID), de l'adaptation à un monde de plus en plus instable au soin à prendre de plus en plus les uns pour les autres en passant par le rôle de la confiance.

"Mur du mouvement"

Des enfants d'une école primaire locale auront contribué à des tentes pour mettre l'humanitaire à hauteur de jeunes. L'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) va notamment lancer une intelligence artificielle (IA) qui aboutira à un texte individuel et une affiche inédite pour chacun en fonction de ses choix de thématique, de région ou encore d'émotion. "L'idée est de montrer que les petits actes du quotidien ont tout autant d'importance que ceux des grandes organisations humanitaires", affirme M. Hufschmid.

A l'été 2027, de l'autre côté d'un carré central, la partie sur "le passé" sera prête. Environ 300 objets montreront les grandes inflexions, de même que les femmes et les hommes qui ont fait le Mouvement de la Croix-Rouge du 19e siècle à la Guerre froide.

Quelques mois plus tard, le "présent" permettra de se confronter à la diversité des missions, du baby-sitting de la Croix-Rouge genevoise aux délégués du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) sur le terrain. Le public sera interpellé sur les dilemmes humanitaires. Trois salles complèteront cette partie avec des thématiques temporaires. La première exposition portera sur le coût économique et moral des conflits, en collaboration avec plusieurs musées internationaux.

Début 2028, un "mur du mouvement" pour expliquer la Croix-Rouge en un clin d'oeil et la seconde mouture de l'Agora complèteront le dispositif. De quoi rendre les défis humanitaires, parfois complexes, plus accessibles encore.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Sion connaît la suite potentielle de son parcours

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Thoune hérite d'un tirage plus facile pour une éventuelle suite de parcours en Ligue des champions. (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le FC Sion affronte jeudi le Bate Borisov au deuxième tour des qualifications pour la Conference League. En cas de victoire, les Valaisans affronteront le Zimbru Chisinau ou le FC Noah.

Le Zimbru Chinisau, deuxième du dernier championnat moldave, tout comme le FC Noah, également dauphin du dernier exercice en Arménie, seraient des adversaires largement à la portée des Sédunois en cas de qualification.

Les dates du 3e tour de qualification sont les 6 et 13 août 2026.

Potentielle suite plus facile pour Thoune

Le FC Thoune entamera quant à lui mardi ses qualifications pour la Ligue des champions face au Dinamo Zagreb. Si les Bernois parviennent à créer la surprise face au champion de Croatie, le prochain obstacle serait un peu moins difficile à franchir. L'adversaire de Thoune au 3e tour de qualification serait soit Klaksvik, soit Kauno Zalgiris. Klaksvik est l'actuel champion des Îles Féroé, tandis que Kauno Zalgiris est le champion de Lituanie.

Si Thoune venait à s'incliner face au Dinamo Zagreb, il poursuivrait son parcours dans les qualifications de la Ligue Europa. Son adversaire serait alors soit le club islandais du Vikingur Reykjavik, soit le Hapoel Beer-Sheva d'Israël.

Saint-Gall affronte quant à lui le Benfica Lisbonne lors des qualifications pour la Ligue Europa. Dans l'hypothèse plutôt improbable d'une victoire, il affronterait le vainqueur du duel entre le Sheriff Tiraspol (Moldavie) et le Maccabi Tel-Aviv (Israël).

Enfin, Lugano retrouverait Runavik (Îles Féroés) ou Koper (Slovénie) s'il poursuit son aventure en Conference League, alors que Vaduz serait opposé à Basaksehir (Turquie) ou l'Inter Turku (Finlande).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Paléo s’ouvre mardi avec une météo solaire

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L'une des nouveautés de cette 49e édition de Paléo: un ballon géant issu du projet de la HES-SO. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Paléo, c’est (bientôt) parti: l'événement culte nyonnais revient mardi pour une 49e édition. Au programme: plus de 200 spectacles et concerts, avec une centaine d'artistes issus de près de 30 pays différents.

"La météo s’annonce solaire pour les premiers jours, ce qui est un très bon point, a d’emblée lancé lundi en conférence de presse Daniel Rossellat, perché sur la scène Belleville fraîchement repensée. Les prévisions météo génèrent d'importantes responsabilités."

Il s'agit "d'anticiper certains éléments imprévisibles", notamment au regard des événements extrêmes qui obligent à "renforcer nos capacités d'adaptation", a continué le directeur du festival. "Il en va aussi de la sécurité incendie."

Même s'il y a encore "quelques petits réglages" à faire, tout le monde a fait en sorte d’être prêt pour accueillir les 250’000 festivaliers, a souligné le responsable. Dont les quelque 5400 bénévoles.

Visuel réinventé à Belleville

Parmi les nouveautés cette année, la nouvelle parure de la scène Belleville. Apparu en 2022 et entièrement dédié à la musique électronique, le site délaisse ses couleurs chaudes pour proposer un univers visuel plus épuré, inspiré de cristaux précieux.

"Nous avons gardé les codes de son succès: le côté rayonnant et l'urbanisme, a expliqué la cheffe de projets Amaryllis Blanchard. On a troqué les pétales contre des diamants." Certains pourront d'ailleurs y déceler une référence à la déesse Iris, puisée dans la mythologie grecque.

Les organisateurs promettent aussi ces fameux jeux de lumières spectaculaires. Et annoncent l'apparition d'écrans LED. S'y produiront notamment "la légende de la tech-house" Jen Cardini et la "révélation frapcore" Urumi.

Vingt ans voués à l'innovation

La collaboration avec la Haute Ecole Spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO) fête, elle, ses 20 ans. Pour l'occasion, les étudiants ont proposé une scénographie qui prend des airs de soucoupe volante. La lune est là aussi, sous forme d'un ballon géant blanc qui survole la plaine de l'Asse.

De quoi "susciter la curiosité, l'émerveillement et même le doute", a résumé la rectrice de la haute école Luciana Vaccaro. Des artistes viendront chaque jour se produire au coeur de l'installation.

Toujours côté programme, le duo américain Twenty One Pilots se produira lors de la soirée d'ouverture, tout comme la pop star Lorde, qui donne sa première prestation en terres romandes. La new wave de The Cure (mercredi), la formation art pop Gorillaz, la "Boss Lady" Theodora (jeudi) et la très attendue reine de la pop Katy Perry (samedi) suivront.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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