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Genève: Manifs, justice et satire sociale avec De Lux

L'émission "De Lux" sur Radio Lac aborde les contrastes entre Genève et Lausanne sur l'engagement citoyen. Le chroniqueur critique l'absence de manifestations à Genève pour des causes majeures et la justice genevoise, comparée à celle du Valais.

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L'émission "De Lux" sur Radio Lac aborde plusieurs sujets controversés. De Lux critique l'absence de manifestations à Genève pour des causes importantes comme le génocide yézidi, contrastant avec les 5 000 participants d'un carnaval anti-fasciste à Lausanne, entaché de vandalisme. Il déplore un manque de "bon sens populaire" à Genève, où les citoyens seraient trop préoccupés par leurs privilèges pour s'engager. Le chroniqueur s'excuse publiquement auprès du Valais, reconnaissant l'inefficacité du système judiciaire genevois, citant l'évasion d'un détenu, l'invalidation d'une enquête immobilière et un suicide en prison. Il dénonce également la "linéarité des carrières à l'État", où l'incompétence n'entraîne pas de conséquences. Enfin, il évoque l'augmentation des meurtres conjugaux et de la prostitution adolescente, critiquant la tendance à tout attribuer au "patriarcat" plutôt que de chercher des solutions concrètes, plaidant pour davantage d'amour.

Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.

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Sophie Gaillard accueille Monsieur De Lux sur Radio Lac pour une nouvelle émission. D'emblée, De Lux souhaite purger directement le sujet, celui des manifestations qui n'ont pas lieu à Genève. Il souligne qu'il s'agit encore d'un dimanche sans manifestation, malgré l'oubli crasse du génocide, jugé et établi, des Yézidis massacrés et réduits à l'esclavage. Il interpelle ironiquement les "révoltés de la promenade dominicale" à faire un effort, ajoutant que leur psy serait fier d'eux et que cela leur permettrait d'affronter leur père, qui sait toujours mieux que tout le monde, en lui disant enfin: "non, papa".

En revanche, un carnaval s'est tenu à Lausanne, rassemblant 5 000 personnes contre le fascisme, avec des affiches ciblant Trump et Netanyahu. Toutefois, ce mouvement antifasciste s'est également traduit par du vandalisme sur des banques et des abribus, avec le slogan scandé "ACAB", signifiant "All Cops Are Bastards". De Lux s'interroge sur la pertinence de ce slogan jusqu'au jour où l'on a besoin des forces de l'ordre. Il imagine un message de la gendarmerie vaudoise: "Gendarmerie vaudoise, bonjour! Si vous êtes un citoyen normal, tapez 1; si vous pensez que nous sommes tous des bâtards, tapez votre agresseur vous-même".

Sophie suggère que si l'on n'est pas directement touché, il est difficile de se projeter. De Lux y voit un manque de bon sens populaire au sens noble du terme. Il pense que les Genevois sont peut-être trop occupés à acheter en 18 minutes tous les billets des festivals du Palexpo pour hurler leur rage et leur révolte face à l'injustice sociale et humaine, une bière à neuf francs à la main, en pensant aux vacances d'été somptueuses qu'ils s'apprêtent à vivre au Costa Rica. Sophie demande si hurler sa rage en concert fait du bien. De Lux parie que plusieurs artistes crieront "Free Palestine" devant une foule en liesse, consciente ou planante, mais convaincue d'appartenir à la fange autoproclamée d'une rectitude morale et prête à la création d'un nouvel ordre mondial. Cela à l'unique condition qu'on ne vienne pas bousculer tous ces petits privilèges: son petit matcha devant sa petite série Netflix, de retour d'une conférence sur l'intersectionnalité des plantes rampantes, animée par un ficus non binaire.

La discussion passe ensuite à la nomination du nouveau procureur général genevois, qui est en réalité la même personne qu'avant. De Lux précise que Bayonet a échoué à devenir le nouveau procureur général, et Journaux reste en place, ce qui déplait à la droite économique dure. Sophie s'étonne, car Bayonet est pourtant inscrit sous la bannière "Solidarité". De Lux explique qu'un Bayonet, "gaucho de la gauche", multipropriétaire, sapé comme un mannequin Armani, aurait été une publicité en or pour l'ultra-capitalisme. Il ajoute qu'avec Journaux, on n'ose même pas avouer mettre du pastrami dans son sandwich.

Sophie demande alors si De Lux pense que la justice va mal. Ce dernier présente des excuses publiques et en direct à la radio au canton du Valais. Il admet avoir été de ceux qui les ont cloués au pilori lors du drame de Croma Montana, mais reconnaît que Genève n'a rien à envier à personne en matière d'ineptie judiciaire. En une semaine, Genève a connu l'évasion d'un prisonnier de la Brena, l'invalidation par le Tribunal fédéral de l'enquête sur les promoteurs immobiliers datant de 2014, et un prévenu qui s'est donné la mort. Sophie résume: "Vous voulez dire qu'on n'est pas mieux que le Valais?". De Lux confirme, ajoutant qu'un point commun avec le Valais est la linéarité des carrières à l'État: on peut faire la plus grosse bêtise du monde, garder son poste, gagner un salaire de dingue et continuer à juger ses semblables.

Enfin, De Lux mentionne qu'une enquête démontre que les meurtres sont plutôt perpétrés par des hommes âgés sur leurs compagnes, et que la prostitution chez les adolescents augmente et inquiète. Il est convaincu qu'on expliquera que "tout est de la faute du patriarcat", une réponse simple et efficace qui permet souvent de cacher ses propres faiblesses. Il souhaite, pour sa part, être simple et penser à quelque chose de facile, paraphrasant Patrick Sébastien: "Tout ça, c'est à cause du manque d'amour". Il conclut en invitant à rester "bon de cœur, mais libre d'esprit".

Sophie remercie De Lux et lui demande où le retrouver sur les réseaux. Il indique "De Lux Stand Up" sur Instagram et Facebook, ajoutant qu'il est présent chaque lundi. Sophie exprime son plaisir et rappelle que la chronique est disponible en podcast sur radiolac.ch. L'émission donne rendez-vous après le lundi de Pâques.

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