Le géant automobile Volkswagen, fleuron en crise de l'industrie allemande, a vu son bénéfice net fondre au premier trimestre 2026 de 28,4%. Le géant de Wolfsburg veut donc accélérer son programme d'économies, a-t-il annoncé jeudi.
Selon un communiqué, le résultat après impôts du groupe aux dix marques s'est élevé à 1,56 milliard d'euros (1,44 milliard de francs) de janvier à mars, une diminution plus importante qu'attendue par les analystes de la plateforme Factset, qui tablaient sur 1,76 milliard.
Dans une interview interne publiée par Volkswagen, le directeur financier du groupe, Arno Antlitz, a indiqué que les droits de douane américains introduits il y a environ un an "représent(aient) une charge supplémentaire d'environ 4 milliards d'euros par an".
Ces coûts massifs ont directement contribué à la diminution du bénéfice opérationnel au premier trimestre de 14,3%, à 2,5 milliards d'euros.
Le groupe a par ailleurs subi une baisse globale de ses livraisons dans le monde de 4%, à 2,05 millions de véhicules.
Il a rencontré des difficultés notamment en Chine (-14,8%) face à la rude compétition imposée par les constructeurs locaux, ainsi qu'aux Etats-Unis (-20,5%).
Pour remonter la pente et notamment améliorer sa rentabilité qui s'est encore dégradée au premier trimestre, à 3,3% contre 3,7% un an plus tôt, le groupe Volkswagen mise sur une réduction drastique de ses coûts.
Capacité des usines ajustées
Selon le communiqué de résultats, l'entreprise a déjà réduit ses "frais généraux de près d'un milliard d'euros" au premier trimestre.
Et comme annoncé en mars, elle veut supprimer 50'000 emplois en Allemagne d'ici 2030.
M. Antlitz a laissé jeudi entrevoir des économies encore plus importantes, arguant que "dans cet environnement, les réductions de coûts planifiées à ce jour son insuffisantes".
Volkswagen veut notamment ajuster la capacité de ses usines "face à la concurrence chinoise qui pénétre en Europe, y implantant de nouvelles usines performantes en Europe de l'Est et du Sud".
Son patron, Oliver Blume, a indiqué fin avril dans la presse prévoir de réduire la capacité de production mondiale du groupe jusqu'à un million de véhicules.
Malgré ces difficultés, Volkswagen a confirmé ses objectifs pour l'exercice 2026, sa marge opérationnelle devant remonter entre 4 et 5,5%.
Les prévisions se basent cependant sur l'hypothèse que les droits de douane restent inchangés, et ne prennent pas en compte l'impact de "l'escalade au Moyen-Orient".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp