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Zelensky assure que Poutine "n'a pas atteint ses objectifs"

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Le président Volodymyr Zelensky s'est exprimé dans un message vidéo à l'occasion des quatre ans de l'agression de son pays par la Russie. (© KEYSTONE/EPA/RONALD WITTEK)

Le président Volodymyr Zelensky s'est félicité mardi que Vladimir Poutine "n'a pas atteint ses objectifs" de guerre ni "brisé les Ukrainiens", quatre ans après l'invasion de son pays par la Russie. Cette dernière a, de son côté, menacé de "continuer" les hostilités.

L'offensive massive russe contre son voisin, pire conflit sur le sol européen depuis la Deuxième guerre mondiale, visait initialement à renverser l'Etat ukrainien en quelques jours, mais elle s'est heurtée à une résistance farouche des Ukrainiens et à une mobilisation inédite des Occidentaux pour leur venir en aide.

Les combats et bombardements ont fait des centaines de milliers de morts et blessés des deux côtés et des millions de réfugiés ukrainiens à l'étranger.

"Poutine n'a pas atteint ses objectifs. Il n'a pas brisé les Ukrainiens. Il n'a pas gagné cette guerre. Nous avons préservé l'Ukraine et nous ferons tout pour parvenir à la paix et garantir que justice soit faite", a déclaré M. Zelensky dans une adresse à la nation.

Il a assuré que Kiev veut "une paix forte, digne et durable". "Tout ce qu'a enduré l'Ukraine ne doit ni être abandonné, ni oublié, ni trahi".

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a également constaté que "les objectifs (de la Russie n'étaient) pas encore atteints", ajoutant: "c'est pourquoi l'opération militaire spéciale se poursuit" en Ukraine.

Vladimir Poutine a, lui, estimé que les Occidentaux, qui arment et financent l'Ukraine, n'étaient pas parvenus "à infliger une défaite stratégique à la Russie sur le champ de bataille".

"Jamais pardonner"

La cheffe de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le président du Conseil européen, António Costa, ainsi que les dirigeants des pays nordiques et baltes se sont rendus mardi à Kiev pour manifester leur soutien.

A cette occasion, M. Zelensky a exhorté l'UE à fixer une "date claire" pour l'adhésion de son pays. Kiev avait évoqué auparavant janvier 2027 comme possible date, mais les Européens jugent cette échéance impossible à respecter.

Ursula von der Leyen a, elle, promis d'accorder "d'une façon ou d'une autre" à l'Ukraine le prêt de 90 milliards d'euros décidé par l'UE, malgré le blocage de la Hongrie.

A Irpine, dans la banlieue de Kiev, l'une des villes où les corps de civils avaient été découverts en 2022, symbole des atrocités attribuées à l'armée russe, le traumatisme est encore immense. "Personne d'autre que nous ne peut parcourir ce chemin difficile et douloureux. Mais il aboutira certainement à la victoire", veut croire auprès de l'AFP Ievguenia Antoniouk, une responsable locale de 43 ans.

Elle se souvient en particulier d'un moment après le retrait des troupes russes des environs de Kiev, lorsqu'elle a distribué du pain à un vieil homme. "Il a fondu en larmes et s'est mis à m'embrasser les mains. À ce moment-là, j'ai détesté les Russes si profondément que j'ai compris qu'aucun de nous - ni moi, ni mes enfants, ni mes petits-enfants - ne pourrait jamais les oublier, encore moins leur pardonner", se remémore-t-elle.

Amer, Valentin Oleksienko, vétéran de 29 ans blessé sur le front, assure pour sa part que même une victoire ukrainienne "ne signifierait rien". "Le prix que nous payons est trop élevé. Trop de nos compatriotes ont été tués", juge-t-il. Pour l'archimandrite Issakiï Zinkevytch de Boutcha, ville à côté d'Irpine, la guerre ressemble au "combat entre Goliath et David" et comme David, "les Ukrainiens aujourd'hui donnent l'exemple d'un esprit indestructible".

Soutien occidental

La Russie, qui occupe environ 20% de l'Ukraine, continue une progression lente mais continue sur le front. Elle s'est emparée de plus de territoires lors de la quatrième année du conflit que lors des 24 mois précédents, selon l'analyse par l'AFP des données de l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW), un centre de réflexion américain.

Moscou mène régulièrement des frappes massives de drones et de missiles, qui ont dévasté le réseau énergétique ukrainien, provoquant coupures de courant et de chauffage au milieu d'un hiver glacial.

Près du front, des villes entières ont été réduites en ruines et le coût de la reconstruction de l'Ukraine sur la prochaine décennie est estimé à plus de 500 milliards d'euros, selon un rapport international publié lundi.

"Soutien indéfectible à l'Ukraine"

Plusieurs cycles de négociations ont eu lieu ces dernières semaines, mais les discussions coincent sur les questions territoriales. Moscou veut que les troupes ukrainiennes abandonnent la région orientale Donetsk, ce que Kiev refuse.

Les dirigeants des pays du G7, dont Donald Trump, ont affirmé mardi leur "soutien indéfectible à l'Ukraine", tandis qu'une trentaine de dirigeants de pays alliés de Kiev ont exhorté la Russie à accepter un "cessez-le-feu complet et inconditionnel".

Le président français, Emmanuel Macron, s'est dit "très sceptique" sur la possibilité d'aboutir à une "paix à court terme" en Ukraine. Et le chancelier allemand Friedrich Merz a exhorté la Chine, proche partenaire de Moscou, à peser pour arrêter la guerre.

Vendredi, dans un entretien avec l'AFP, le président Volodymyr Zelensky avait estimé l'issue de la guerre avec la Russie était toujours incertaine, mais que l'Ukraine n'était "pas en train de la perdre".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Le pape regrette que ses discours en Afrique soient mal interprétés

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Léon XIV a assuré que "débattre de nouveau" n'était "pas dans son intéret" (archives). (© KEYSTONE/EPA/LUCA ZENNARO)

En pleine tournée africaine, le pape Léon XIV a regretté samedi que ses discours sur place soient interprétés comme une réponse aux critiques du président américain Donald Trump. Le souverain pontife a assuré que "débattre de nouveau" n'était "pas dans son intéret".

"Le discours que j'ai fait à la prière pour la paix il y a deux jours (dans le nord-ouest du Cameroun, ndlr) a été écrit il y a deux semaines, bien avant" les critiques du président américain, a déclaré Léon XIV aux journalistes à bord du vol entre le Cameroun et l'Angola.

"Et pourtant, il a été perçu comme si j'essayais de débattre de nouveau avec le président, ce qui n'est pas du tout dans mon intérêt", a ajouté le pape américain, en référence à un discours dans lequel il avait pourfendu la "poignée de tyrans" qui "ravagent le monde", interprété par une partie de la presse, notamment américaine, comme une allusion à Donald Trump.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Allegri se projette sur le long terme au Milan AC

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Massimiliano Allegri ne se voit pas sélectionneur de l'Italie (© KEYSTONE/AP/Antonio Calanni)

L'entraîneur de l'AC Milan Massimiliano Allegri, présenté comme l'un des favoris pour devenir sélectionneur de l'Italie en crise, a balayé samedi cette hypothèse.

Le technicien transalpin se projette sur le long terme aux commandes du club lombard, actuellement 3e de Serie A.

"Ma carrière d'entraîneur parle d'elle même: changer souvent (de fonction) ne fait pas partie de mon ADN. J'aime travailler dans un club qui est une entreprise et qui doit être géré comme tel", a déclaré Massimiliano Allegri en conférence de presse à la veille du match de la 33e journée du Milan à Vérone.

"J'aime travailler et voir les progrès. On ne pourra pas gagner la Ligue des champions en deux ans, mais il faut avoir cette ambition, car si tu ne penses pas à l'avenir, tu restes dans le passé", a poursuivi "Max", qui a entraîné l'AC Milan une première fois de 2010 à 2014, puis la Juventus Turin de 2014 à 2019 et de 2021 à 2024.

"Avec l'AC Milan, on discute beaucoup, j'ai donné des indications pour le mercato et les dirigeants s'en occuperont", a-t-il conclu, en donnant rendez-vous au 12 juillet pour la reprise de l'entraînement du Milan.

Nommé à la tête de l'AC Milan l'été dernier, Allegri (58 ans) est présenté par la presse italienne à l'instar d'Antonio Conte, en poste à Naples, comme celui qui peut relancer l'Italie. Une Nazionale qui vient de manquer sa qualification, comme en 2018 et 2022, pour la prochaine Coupe du monde.

Patience

Après l'échec aux tirs au but contre la Bosnie-Herzégovine en finale des barrages européens, Gennaro Gattuso, en poste depuis juin 2025, a présenté sa démission, tout comme le président de la Fédération italienne (FIGC) Gabriele Gravina. Il faudra attendre encore plusieurs semaines pour connaître le nom du nouveau sélectionneur puisque le nouveau président de la FIGC sera élu le 22 juin.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le Hezbollah se dit "pas concerné" par les négociations avec Israël

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Une femme déplacée brandit un drapeau du Hezbollah en retournant dans son village. (© KEYSTONE/AP/Bilal Hussein)

Le Hezbollah a estimé samedi ne pas être concerné par les discussions directes en préparation avec Israël. Il a accusé les autorités libanaises de conduire le pays à "la capitulation".

"Les négociations que mène l'Etat ne nous concernent pas", a déclaré le vice-président du bureau politique du Hezbollah, Mahmoud Qamati, lors d'un point de presse dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement chiite allié de Téhéran.

Rien n'empêche que "l'Etat coordonne avec nous" toute démarche visant à "préserver la souveraineté, mais pas de cette manière qui nous mène vers la capitulation", a-t-il ajouté, jugeant les pourparlers "voués à l'échec".

Le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam ont discuté samedi des préparatifs en vue de négociations avec Israël, au deuxième jour du cessez-le-feu et du retour des déplacés. Ils "ont fait le point (...) sur les efforts en cours pour consolider" la trêve, indique un communiqué du palais présidentiel.

Les deux responsables ont également examiné "la disposition du Liban à négocier" avec Israël, quelques jours après des pourparlers directs, les premiers depuis des décennies, entre les deux pays à Washington, qui ont préludé au cessez-le-feu.

Dans un discours télévisé, Joseph Aoun s'est adressé vendredi aux Libanais ainsi qu'au Hezbollah, sans le nommer, affirmant que le Liban travaille à "un accord permanent" avec Israël, tout en niant que des discussions directes avec son voisin constituent un "signe de faiblesse".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Riedi en finale du Challenger de Busan

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Leandro Riedi jouera dimanche la finale du Challenger de Busan (© KEYSTONE/ANDREAS BECKER)

Leandro Riedi (ATP 169) entrevoit peut-être le bout du tunnel.

Le Zurichois de 24 ans s'est hissé samedi en finale du Challenger de Busan, un stade de la compétition qu'il n'avait plus atteint sur ce circuit depuis le mois de juin 2024.

Tête de série no 8 du tableau en Corée du Sud, Leandro Riedi a bénéficié de l'abandon du Britannique Liam Broady (ATP 250) samedi en demi-finale. C'est la deuxième fois de la semaine que son adversaire jette l'éponge, Pavel Kotov ayant quant à lui abandonné lors de leur 8e de finale jeudi.

Huitième de finaliste de l'US Open 2025, Riedi ne fera certainement pas la fine bouche, lui dont la carrière a été freinée par de nombreuses blessures. Il avait notamment dû mettre prématurément fin à sa saison 2025 dès le mois d'octobre après avoir dû se soumettre à une opération à l'aine.

Ex-no 117 mondial, Leandro Riedi est assuré de gagner une vingtaine de places dans la hiérarchie grâce à son accession à la finale. Il grimperait jusqu'aux environs du 130e rang s'il s'adjugeait le titre dimanche à Busan. Son adversaire en finale sera le Chinois Bu Yunchaokete (ATP 175), 64e mondial en avril en 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Barcelone: leaders mondiaux réunis "en défense de la démocratie"

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Des dirigeants internationaux de gauche se sont réunis samedi à Barcelone pour un sommet "en défense de la démocratie". (© KEYSTONE/AP/Joan Monfort)

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez en tête, des dirigeants internationaux de gauche se sont réunis samedi à Barcelone pour "protéger et renforcer" la démocratie. Une rencontre qui marque aussi un réchauffement des relations entre l'Espagne et le Mexique.

Ce forum dit "En défense de la démocratie", le quatrième du genre, se déroule le même jour qu'un rassemblement de responsables européens d'extrême droite à Milan, dans le nord de l'Italie, et réunit aussi le président du Conseil européen Antonio Costa et les chefs d'État sud-africain, colombien, uruguayen ou encore irlandais.

La présence de Claudia Sheinbaum, présidente du Mexique, en Catalogne revêt un caractère symbolique, quelques semaines à peine après la reconnaissance par le roi Felipe VI, pour la première fois, de "nombreux abus" pendant la conquête espagnole de l'Amérique au XVIe siècle, un sujet de tensions entre Madrid et Mexico depuis de nombreux mois.

A son arrivée pour la réunion, Mme Sheinbaum, dont c'était la première visite en Espagne depuis son investiture en octobre 2024, a d'ailleurs assuré devant les journalistes qu'il n'y avait pas de "crise diplomatique" entre son pays et l'Espagne, et qu'il n'y en avait même jamais eu.

"Je viens d'un peuple qui reconnaît son origine dans les grandes cultures autochtones, celles qui furent réduites au silence, asservies et pillées, mais qui ne furent jamais vaincues, car il est des mémoires qui ne se conquièrent pas et des racines qu'on n'arrache jamais", a-t-elle ensuite déclaré lors de l'ouverture de la réunion, assurant par ailleurs qu'elle souhaitait proposer une déclaration "contre une intervention militaire à Cuba".

Réforme des Nations unies

Ouvrant la réunion, le Premier ministre socialiste espagnol Pedro Sanchez, un des opposants les plus farouches en Europe à la guerre en cours au Moyen-Orient, s'est de son côté dit favorable à une réforme des Nations unies.

"Nous pensons que le moment est venu pour que l'Organisation des Nations unies soit renouvelée, réformée et, pourquoi pas? bien sûr, dirigée par une femme. Ce n'est pas seulement une question de justice, c'est aussi une question de crédibilité", a-t-il lancé.

"Le contexte est clair: la démocratie ne peut pas être tenue pour acquise", a-t-il aussi assuré, présentant la réunion comme celle d'"un groupe de pays prêts à faire tout ce qui est nécessaire pour protéger et renforcer le système démocratique".

Comme à Pékin il y a quelques jours, le Premier ministre espagnol avait déjà appelé vendredi aux côtés de Lula à "renouveler" et "améliorer" le système multilatéral international, face à ceux "qui, soit de façon active ou passive, le considèrent comme mort ou travaillent à saper (ses) fondements".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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