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Claudette Colvin, figure des droits civiques aux USA, est décédée

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Claudette Colvin lors d'une conférence de presse à Motgomery, en octobre 2021. (© KEYSTONE/AP/Vasha Hunt)

Claudette Colvin est décédée à 86 ans, a annoncé mardi sa fondation. Elle était devenue en 1955 une figure afro-américaine des droits civiques pour avoir refusé à 15 ans de céder son siège dans un bus de l'Alabama ségrégationniste à une femme blanche.

"Pour nous, elle était plus qu'une figure historique. Elle était le coeur de notre famille, sage, résiliente et basée sur la foi", a écrit la fondation Claudette Colvin dans un communiqué.

Neuf mois avant le geste de Rosa Parks, l'audace de cette adolescente entraînera l'abolition de la ségrégation dans les transports en commun dans le sud des Etats-Unis.

Saluant une "pionnière des droits civiques", sa fondation a annoncé mardi son décès à 86 ans.

L'histoire a retenu Rosa Parks, cette couturière noire de Montgomery qui, par son refus le 1er décembre 1955 de donner son siège à un passager blanc, a déclenché le premier grand mouvement de résistance passive contre la ségrégation.

Responsable locale de la NAACP, une importante organisation de défense des droits civiques, Rosa Parks prendra la tête avec Martin Luther King du boycott des bus de Montgomery. Les bus municipaux resteront au garage pendant 381 jours.

Avant elle, toutefois, dans la même ville et sur la même ligne de bus, une collégienne de 15 ans, proche de la NAACP, brave les lois racistes. D'autres passagers l'avaient déjà fait, mais elle est la première à plaider non coupable devant la justice.

Ce 2 mars 1955, a-t-elle raconté en 2023 à l'AFP, "lorsque le bus a descendu la rue principale, de plus en plus de passagers blancs sont montés et le conducteur a demandé de libérer les sièges".

"Deux-trois arrêts plus tard, un policier m'a demandé ce que je faisais assise là. J'ai dit que j'avais payé ma place et que c'était un droit constitutionnel. J'avais plus que tout envie de le défier et j'ai refusé de me lever".

"L'histoire m'a collée au siège", dit-elle alors.

Emprisonnée et conspuée

Les policiers la jettent, menottée, dans leur voiture. "J'ai commencé à pleurer, l'angoisse m'a fondu dessus", avait-elle confié également à la radio américaine NPR. "Je me suis mise à prier". Les remarques grivoises fusent. Elle est emprisonnée.

Rapidement, elle est libérée après le paiement solidaire de sa caution. A son retour, les voisins la félicitent et montent la garde de peur de voir sa maison ciblée.

Après avoir plaidé non coupable, elle est condamnée pour trouble à l'ordre public, violation de la loi de ségrégation et agression sur représentant de l'ordre.

La jeune femme fait appel, mais en vain, elle est de nouveau condamnée.

Elle apprend à ce moment-là être enceinte d'un homme plus âgé. Encore mineure et non mariée, elle est accusée de moeurs dissolues, et ne peut plus servir de figure pour les associations de défense des droits civiques.

C'est là qu'intervient Rosa Parks. "Elle était adulte: elle serait plus fiable qu'une adolescente", expliquait Claudette Colvin auprès de NPR. "Son grain de peau faisait qu'on l'associait avec la classe moyenne. Elle avait le bon profil et possédait une autorité naturelle".

En plein boycott, la ville de Montgomery fait condamner en février 1956 une centaine d'organisateurs du mouvement, dont Martin Luther King et les époux Parks. Deux de leurs appels sont rejetés. Licenciée, Rosa Parks doit fuir la ville.

"Etincelle"

Le cas de Rosa Parks étant bloqué dans les tribunaux locaux, la NAACP décide de porter l'affaire de Claudette Colvin et de trois autres passagères devant la justice fédérale.

Le 5 juin 1956, première victoire: deux juges fédéraux déclarent inconstitutionnelle la ségrégation dans les bus. Montgomery et l'Alabama font appel. Mais la Cour suprême leur donne tort. Le 13 novembre 1956, elle juge que la ségrégation dans les transports en commun dans le Sud est inconstitutionnelle.

Pour Claudette Colvin, les choses ne s'arrangent guère: en raison de sa grossesse hors mariage, elle est renvoyée du collège et ne parvient pas à trouver du travail à Montgomery. En 1958, elle déménage à New York, devient aide-soignante et ne s'étendra pas sur son passé avant longtemps.

En 2005, elle déclarait au journal local de Montgomery: "Je me sens très, très fière. J'ai l'impression que ce que j'ai fait a été une étincelle".

"Que les gens sachent que Rosa Parks était la bonne personne pour le boycott. Mais qu'ils sachent aussi que les avocats ont emmené quatre autres femmes devant la Cour suprême pour contester la loi qui a conduit à la fin de la ségrégation".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Australie: TikTok, Instagram et YouTube menacés de sanctions

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Les réseaux sociaux sont les seuls responsables de s'assurer que leurs utilisateurs basés en Australie ont plus de 16 ans (archives). (© KEYSTONE/EPA/MADE NAGI)

Le régulateur australien a annoncé mardi une enquête visant des géants de la technologie, accusés d'enfreindre l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans. L'Australie est devenue en décembre le premier pays à interdire les réseaux sociaux aux enfants.

Elle a été imitée par la suite par plusieurs nations comme l'Indonésie ou le Brésil, tandis qu'en France le Parlement examine actuellement un projet allant dans le même sens.

"Même si les plateformes de réseaux sociaux ont pris certaines mesures initiales, je suis préoccupée [...] par le fait que certaines n'en font peut-être pas assez pour respecter la loi australienne", a déclaré la responsable de la sécurité en ligne, Julie Inman Grant, en citant nommément Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok et YouTube.

Il existe "de sérieuses inquiétudes" quant au fait que Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok et YouTube aient pu enfreindre cette interdiction, a ajouté Mme Grant: "En conséquence, nous passons désormais à une posture de mise en application".

Jusqu'à 25 millions d'euros d'amende

Les entreprises visées par cette interdiction s'exposent à des amendes pouvant dépasser 25 millions d'euros si elles sont reconnues coupables d'avoir enfreint la loi australienne.

"Elles peuvent choisir de s'y conformer ou faire face à des conséquences croissantes, y compris une profonde érosion de leur réputation auprès des gouvernements et des consommateurs du monde entier", a encore dit Mme Grant.

Elle a expliqué s'attendre à une opposition des géants du secteur, d'autant plus forte que "cette réforme met fin à 20 ans d'habitudes bien ancrées sur les réseaux sociaux".

En Australie, les plateformes sont les seules responsables de s'assurer que leurs utilisateurs basés dans le pays ont plus de 16 ans. Une partie dit utiliser des outils d'intelligence artificielle (IA) déterminant l'âge à partir de photographies et certains utilisateurs peuvent choisir de télécharger une pièce d'identité.

La plupart des entreprises concernées se sont engagées à respecter la loi, mais ont averti qu'elle pourrait pousser les adolescents vers des plateformes moins réglementées et plus dangereuses.

Le site Reddit a déposé un recours contre l'interdiction australienne, qu'il a qualifiée d'"erronée sur le plan juridique".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Israël a rempli plus 50% de ses objectifs en Iran, dit Netanyahou

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Benyamin Netanyahou refuse de fixer un calendrier de fin de guerre en Iran (archives). (© KEYSTONE/AP/Ronen Zvulun)

Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a estimé lundi avoir atteint plus de la moitié de ses objectifs de guerre contre l'Iran, au cours d'un entretien accordé à la chaîne télévisée Newsmax. Il n'a toutefois pas annoncé un calendrier plus précis.

"La moitié du chemin est clairement dépassée. Mais je ne veux pas fixer de calendrier", a répondu le dirigeant politique, au 31e jour de la guerre contre l'Iran, en précisant qu'il parlait "en termes de missions et pas nécessairement en termes de durée".

"Je pense que nous avons accompli beaucoup de choses. Nous avons affaibli ce régime. Nous leur avons vraiment porté un coup très dur", a-t-il déclaré. "Nous avons tué des milliers de membres" des gardiens de la révolution, l'armée idéologique de la république islamique, et "tué leurs chefs", a poursuivi le premier ministre israélien.

"Nous sommes sur le point d'achever leur industrie d'armement. Toute leur base industrielle, en détruisant tout, des usines entières et le programme nucléaire lui-même", a-t-il encore énuméré.

Le régime "va s'effondrer"

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a estimé plus tôt dans la journée que la guerre, déclenchée par une offensive israélo-américaine le 28 février, durerait encore "des semaines" plutôt que "des mois" en se disant optimiste sur la possibilité de pouvoir travailler avec des éléments au sein du gouvernement iranien. Le président américain Donald Trump avait initialement évalué entre quatre et six semaines la durée des opérations militaires.

"A terme, je pense que ce régime va s'effondrer de l'intérieur", a par ailleurs considéré Benyamin Netanyahou, en répétant que ce n'était pas l'objectif de la guerre déclenchée par Israël et les Etats-Unis.

"Mais pour l'instant, en ce moment, ce que nous faisons, c'est simplement altérer ses capacités militaires, ses capacités balistiques, sa capacité nucléaire et aussi l'affaiblir de l'intérieur", a-t-il ajouté.

Donald Trump s'était vanté la veille d'avoir déjà obtenu un "changement de régime" en Iran grâce aux frappes qui ont tué le guide suprême iranien Ali Khamenei et de nombreux hauts responsables de la république islamique.

"Nous avons affaire à des personnes différentes de celles auxquelles quiconque a eu affaire auparavant", avait-il argumenté. "C'est tout un autre groupe de personnes. Donc, je considérerais que c'est un changement de régime".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Brésil: Bolsonaro nie toute violation de son assignation à domicile

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Condamné à 27 ans de réclusion pour tentative de coup d'Etat, l'ancien président brésilien Jair Bolsonaro a été autorisé la semaine dernière à purger sa peine à domicile pour raison de santé (archives). (© KEYSTONE/AP/LUIS NOVA)

La défense de l'ex-président brésilien Jair Bolsonaro a nié lundi toute violation de l'interdiction d'utiliser un téléphone portable durant son assignation à résidence. Cette infraction pourrait le faire retourner en prison.

Les avocats ont été sommés de fournir des explications par un juge de la cour suprême après des déclarations d'Eduardo Bolsonaro, un des fils de l'ancien chef d'Etat d'extrême droite (2019-2022).

Au cours de la CPAC, la conférence annuelle du mouvement conservateur américain, qui s'est déroulée ces derniers jours au Texas, il a affirmé devant le public qu'il était en train de "montrer" la réunion à son père en la filmant avec son téléphone.

Condamné à 27 ans de réclusion pour tentative de coup d'Etat, l'ancien président a été autorisé la semaine dernière à purger sa peine à domicile pour raison de santé. Il est rentré chez lui vendredi, après deux semaines d'hospitalisation pour une bronchopneumonie.

Bracelet électronique

Or, en vertu des règles encadrant cette résidence surveillée, M. Bolsonaro, 71 ans, n'a pas le droit d'utiliser de téléphone portable ou tout autre moyen de communication avec l'extérieur, y compris par l'intermédiaire d'autres personnes.

Dans leur réponse lundi à la cour suprême, les avocats de Jair Bolsonaro affirment que leur client "respecte rigoureusement, intégralement et en permanence les règles fixées".

Pour la défense de Jair Bolsonaro, "aucune donnée objective n'indique une communication, directe ou indirecte (...), ou l'utilisation de tout moyen (de communication) interdit selon les règles de l'assignation à résidence".

L'épouse de l'ex-chef de l'Etat, Michelle Bolsonaro, a pour sa part déclaré dans un communiqué posté sur le réseau social Instagram n'avoir reçu "aucune vidéo filmée au CPAC par Eduardo Bolsonaro".

M. Bolsonaro a été condamné en septembre par la cour suprême, qui l'a reconnu coupable d'avoir conspiré pour se maintenir au pouvoir malgré sa défaite électorale de 2022 face à l'actuel président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva.

Après avoir passé une première période assigné à résidence, il avait été incarcéré en novembre pour avoir tenté d'endommager son bracelet électronique avec un fer à souder, un geste interprété par le juge comme une tentative de fuite.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Céline Dion annonce son retour sur scène avec dix concerts, à Paris

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Céline Dion a vendu près de 260 millions d'albums en quatre décennies de carrière (archives). (© KEYSTONE/AP Invision/EVAN AGOSTINI)

La star québécoise à l'aura mondiale Céline Dion a officialisé lundi soir son retour sur scène avec dix concerts en septembre et octobre dans la plus grande salle d'Europe, près de Paris, après six ans loin du public.

"Cette année, je vais recevoir le meilleur cadeau de toute ma vie. Je vais avoir la chance d'aller vous voir et de pouvoir encore chanter pour vous", a déclaré dans un message vidéo diffusé sur Instagram et sur France 2 la chanteuse qui fête ses 58 ans.

Elle se produira à Paris La Défense Arena du 12 septembre au 14 octobre.

"Je suis tellement contente. Je me sens bien, forte, super excitée, évidemment aussi un peu nerveuse bien sûr, mais surtout, je suis tellement reconnaissante envers vous tous. J'ai vraiment trop hâte de vous revoir", a ajouté la star, mettant fin à une semaine de suspense et de campagne de communication millimétrée.

260 millions d'albums

L'interprète de "Pour que tu m'aimes encore" et "My heart will go on", qui a vendu près de 260 millions d'albums en quatre décennies de carrière, a choisi un format résidence: deux concerts par semaine, les samedis et mercredis, dans une arène couverte capable d'accueillir environ 40'000 spectateurs.

Après des préventes à partir du 7 avril, la mise en vente générale des billets ouvrira le 10 avril, selon un communiqué officiel.

Céline Dion avait dû interrompre sa dernière tournée, lancée en 2019, pour cause de pandémie puis de problèmes de santé. Elle est atteinte du syndrome de la personne raide, une maladie neurologique incurable.

Ses derniers concerts en France datent de 2017.

La star avait toutefois créé la surprise lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris, en juillet 2024: depuis la tour Eiffel, elle avait repris l'intemporel "Hymne à l'amour" d'Edith Piaf, dans un final en apothéose.

Mystérieuses affiches

L'excitation de ses fans était à son comble depuis le 23 mars, entre mystérieuses affiches publicitaires apparues dans la capitale, détails distillés dans la presse et message sibyllin sur ses réseaux sociaux.

Artiste multirécompensée - cinq Grammy Awards - et au destin hors du commun, Céline Dion bénéficie d'un amour sans faille du public français, qui l'a définitivement adoptée en 1995 avec le succès de l'album "D'eux".

Conçu avec la complicité de Jean-Jacques Goldman, l'opus demeure le disque francophone le plus vendu au monde, avec environ 10 millions d'exemplaires écoulés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Israël: le Parlement adopte une loi décriée sur la peine de mort

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Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a voté en faveur du texte (archives). (© KEYSTONE/AP/Alex Brandon)

Le Parlement israélien a adopté lundi soir une loi décriée instaurant "la peine de mort pour les terroristes". Un texte qui ne devrait dans les faits s'appliquer qu'à des Palestiniens reconnus coupables d'attaques ou d'attentats anti-israéliens.

Le texte a été adopté en troisième lecture par 62 voix contre 48 (avec une abstention). Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, chef du Likoud (droite) a voté en sa faveur.

Le projet de loi, introduit par des députés d'extrême droite, avait été adopté en première lecture en novembre et a été dénoncé par le Conseil de l'Europe ainsi que Berlin, Londres, Paris, et Rome, qui avaient appelé les députés à renoncer à un projet susceptible de "remettre en cause les engagements d'Israël en matière de principes démocratiques".

Le cadre général de la loi prévoit que toute personne "qui cause intentionnellement la mort d'une (autre) dans le but de porter atteinte à un citoyen ou résident israélien, avec l'intention de mettre fin à l'existence de l'Etat d'Israël, sera condamnée à mort ou à la prison à perpétuité", précise le texte.

Mais, pour les Palestiniens de Cisjordanie occupée, le texte prévoit que la peine de mort soit la sanction par défaut si l'homicide est qualifié d'acte de terrorisme par la justice militaire israélienne.

Dans ce territoire occupé par Israël depuis 1967, les Palestiniens qui commettent des infractions relèvent de tribunaux militaires israéliens, quand les colons israéliens sont jugés par le système judiciaire civil.

Selon la nouvelle loi, la peine de mort serait applicable dans un délai de 90 jours après la condamnation définitive, avec un possible report allant jusqu'à 180 jours.

Quelques minutes après son adoption à la Knesset, l'Association pour les droits civils en Israël (ACRI) a annoncé avoir déposé un recours en urgence devant la Cour suprême "demandant l'annulation de la loi", qu'elle qualifie d'"inconstitutionnelle, discriminatoire par nature et, pour les Palestiniens de Cisjordanie, adoptée sans base juridique".

Le Parlement "n'a pas le pouvoir de légiférer pour la Cisjordanie" où Israël "n'exerce aucune souveraineté", fait-elle valoir.

"Entrés dans l'histoire"

"Nous sommes entrés dans l'histoire!!!" a écrit sur X le ministre de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir (extrême-droite) dans la foulée de l'adoption de la loi. Avant le scrutin, les députés ont longuement débattu au Parlement.

La députée Limor Son Har Melekh, membre du parti d'extrême droite Otzma Yehudit (Force juive), qui a survécu à une attaque palestinienne en Cisjordanie pendant la Seconde Intifada (le soulèvement palestinien de 2000-2005) au cours de laquelle son mari a été tué, a exhorté les députés à approuver le projet de loi.

"Je porte en moi le souvenir de mon mari (...), le regard des terroristes alors qu'ils nous tiraient dessus avec un sang-froid effrayant", a déclaré cette représentante du camp des colons juifs les plus radicaux.

Le vote de la Knesset est intervenu alors qu'un cessez-le-feu fragile entre Israël et le Hamas est entré en vigueur le 10 octobre, plus de deux ans après le début de la guerre dans la bande de Gaza déclenchée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre 2023.

Indignation

Ram Ben Barak, député de l'opposition et ancien directeur adjoint du Mossad (les services secrets extérieurs israéliens), a lui exprimé son indignation face au texte.

"Comprenez-vous, a-t-il demandé, ce que cela signifie qu'il y ait une loi pour les Arabes de Judée-Samarie (Cisjordanie, NDLR), et une loi différente" pour les citoyens israéliens?

"Cela signifie que le Hamas nous a vaincus. Il nous a vaincus parce que nous avons perdu toutes nos valeurs (et que) nous commençons malheureusement à nous comporter comme eux. Pleins de haine. Et de vengeance", a-t-il scandé devant les députés.

Le principal chef de l'opposition, Yair Lapid, a dénoncé "un coup de pub tordu qui exploite cyniquement la douleur et la colère légitimes des citoyens israéliens afin de mener à bien une manoeuvre politique".

En février, Amnesty International avait exhorté les députés israéliens à rejeter ce texte, estimant qu'il "permettrait aux tribunaux israéliens d'élargir leur recours à la peine de mort avec une application discriminatoire à l'encontre des Palestiniens".

La peine de mort existe en Israël, mais n'a été appliquée qu'à deux reprises: en 1948, peu après la création de l'Etat, contre un capitaine de l'armée accusé de haute trahison et en 1962, lorsque le criminel de guerre nazi Adolf Eichmann a été pendu.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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