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Effondrement aux Philippines: le bilan grimpe à six morts

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La montagne de déchets s'est effondrée sur des bâtiments administratifs à Cebu. (© KEYSTONE/AP/Jacqueline Hernandez)

Les secouristes se sont lancés samedi dans une "course contre la montre" dans le centre des Philippines pour tenter de retrouver des survivants après l'effondrement d'une décharge qui a fait au moins six morts et 32 disparus.

Quelque 50 travailleurs affectés à la collecte des ordures ont été ensevelis jeudi dans cet éboulement. D'après un responsable local, la décharge de Binaliw, exploitée par une société privée dans la ville de Cebu, culminait aussi haut qu'un immeuble de vingt étages.

Les sauveteurs courent le risque d'un nouvel éboulement de déchets, a indiqué à l'AFP Jo Reyes, une secouriste de Cebu rencontrée samedi.

"Des opérations sont en cours" mais "de temps à autre, la décharge bouge", a-t-elle expliqué. "Nous devons alors cesser temporairement (les opérations) pour assurer la sécurité de nos secouristes."

Un précédent bilan faisait état de quatre morts mais Dave Tumulak, conseiller municipal de Cebu et président du conseil municipal chargé des catastrophes, a déclaré à l'AFP que deux autres corps avaient été découverts samedi par des équipes travaillant par roulement 24 heures sur 24, portant le nombre de morts à six.

32 personnes sont toujours portées disparues.

Course contre la montre"

"Nous avons trouvé deux autres corps, mais nous ne pouvons pas les récupérer à cause de la lourde poutre métallique qui est tombée dessus. Nous essayons donc de couper le métal", a-t-il expliqué.

Pour aider les opérations de sauvetage, 20 camions équipés de grues hydrauliques et d'outils de coupe spécialisés ont été envoyés sur place afin d'aider les sauveteurs contraints de ramper pour atteindre les zones bloquées par les débris.

"Nos sauveteurs ont du mal à progresser car les poutres métalliques sont énormes", a-t-il déclaré. "Grâce (aux camions), le métal peut être soulevé et (ils) peuvent se déplacer plus efficacement sur le site".

"Nous sommes dans une course contre la montre, c'est pourquoi nous travaillons 24 heures sur 24, 7 jours sur 7", a-t-il ajouté.

Douze employés ont, eux, été retrouvés vivants et hospitalisés.

De nombreuses familles attendaient sur place des nouvelles de leurs proches, a déclaré samedi à l'AFP Joel Garganera, autre membre du conseil municipal de Cebu. "Nous espérons (...) et prions pour un miracle", a-t-il déclaré.

"Régulièrement, quand il pleut, des glissements de terrain ont lieu autour de la ville de Cebu", a indiqué M. Garganera. "Les déchets sont comme une éponge, ils absorbent vraiment l'eau. Pas besoin d'être un génie pour comprendre qu'à un moment, un accident va se produire."

"Double coup dur"

Sur des photos diffusées par la police vendredi, une montagne de déchets est visible sur une colline avec, juste en contrebas, des bâtiments abritant, selon un membre de la municipalité, des bureaux administratifs.

Selon Joel Garganera, l'établissement comprenait également des logements pour le personnel "où la plupart des personnes enterrées ont séjourné".

Cet accident est un "double coup dur" pour la ville, car la décharge est le "seul prestataire de services" pour Cebu et les communautés voisines.

La décharge traite 1000 tonnes de déchets solides chaque jour, affirme le site internet de son exploitant, Prime Integrated Waste Solutions, qui n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP.

Rita Cogay, affectée à un compacteur de déchets sur le site, a raconté à l'AFP qu'elle était sortie du périmètre s'hydrater quelques instants avant que le bâtiment dans lequel elle se trouvait ne soit enseveli sous les déchets.

"J'ai cru qu'un hélicoptère s'était écrasé. Mais en me retournant, j'ai vu le tas d'ordures et le bâtiment s'affaisser", a raconté cette femme de 49 ans.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

La barre des 1000 victimes de l'épidémie d'Ebola franchie

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L'Organisaiton mondiale de la santé (OMS) dirigée à Genève par Tedros Adhanom Ghebreyesus alerte toujours sur la propagation plus rapide de l'épidémie d'Ebola que la réponse dans l'Est de la Républqiue démocratique du Congo (RDC) (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'actuelle épidémie d'Ebola a franchi la barre des 1000 personnes tuées. En RDC, elle a fait 999 victimes, auxquelles il faut ajouter deux décès en Ouganda, selon les chiffres congolais relayés mercredi par l'OMS à Genève.

Selon des données qui datent de lundi, 2473 cas confirmés ont été observés dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC). Une vingtaine ont eux eu lieu chez le voisin ougandais.

Près de 330 cas sont suspects ont aussi été identifiés en RDC, ajoute l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Autre chiffre symbolique, le nombre de personnes guéries dépasse désormais les 500, dont 482 dans ce pays.

L'OMS a répété mardi que l'épidémie se propageait encore plus rapidement que la réponse. Des milliers de tests sont menés chaque jour. Ebola est actuellement présent dans cinq provinces de l'Est de la RDC.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Dans la maison natale d'Hitler, l'Autriche ouvre un commissariat

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La maison natale d'Hitler à Braunau-am-Inn en Autriche a été transformée en poste de police. Devant le bâtiment, une pierre commémorative porte l'inscription: "Pour la paix, la liberté et la démocratie. Plus jamais le fascisme. Des millions de morts nous le rappellent". (© KEYSTONE/EPA/MARTIN DIVISEK)

L'Autriche a officiellement inauguré mercredi matin un poste de police dans la maison natale d'Adolf Hitler à Braunau-am-Inn. Vienne espère rendre ainsi l'édifice moins attractif comme lieu de rassemblement néonazi, après des décennies de polémique.

Cette inauguration "montre que la ville de Braunau se confronte à son histoire, qu'elle assume ses responsabilités", a déclaré le maire de la petite ville de Haute-Autriche Johannes Waidbacher, en présence du ministre de l'Intérieur Gerhard Karner.

Il a dit aussi espérer qu'elle apporte "un peu de sérénité aux habitantes et habitants de Braunau, et montre également que l'on peut tourner le regard vers l'avenir", en référence aux années de débat qui ont précédé la décision d'installer un poste de police dans cette maison à l'aura très polémique.

La cérémonie, en présence d'une centaine de personnes dont une trentaine de policiers en uniforme alignés devant la maison, s'est ouverte au son d'un orchestre, a constaté l'AFP. Peu d'habitants ont fait le déplacement.

La bâtisse, où le dictateur a vu le jour le 20 avril 1889, est située dans une rue commerçante du coquet centre-ville de Braunau, proche de la frontière allemande.

Logo de police et pierre commémorative

Remontant au XVIIe siècle, elle est désormais méconnaissable après de coûteux travaux confiés au cabinet d'architectes autrichien Marte - 20 millions d'euros - entamés en 2023. Elle a été notamment surélevée et son crépit jaune remplacé par une sobre façade blanche.

Au-dessus de l'entrée trône un logo de la police et sur le trottoir se trouve toujours une pierre commémorative portant l'inscription "Pour la paix, la liberté et la démocratie. Plus jamais le fascisme. Des millions de morts nous le rappellent".

Un "lieu de démocratie"

"Désormais, cette maison deviendra un lieu de la démocratie, de l'Etat de droit, de la sécurité, de la liberté et de la dignité humaine", a déclaré M. Karner. Mais "le souvenir ne disparaît pas, rien n'est dissimulé. La stèle commémorative devant cette maison, façonnée dans le granit de l'ancien camp de concentration de Mauthausen, reste à sa place", a-t-il ajouté.

Les autorités autrichiennes espèrent clore un long et délicat feuilleton, dans un pays souvent critiqué pour avoir tardé à reconnaître sa responsabilité dans la Shoah, durant laquelle 65'000 Juifs autrichiens ont été tués et 130'000 contraints à l'exil.

Cette réflexion sur le passé nazi intervient alors que l'extrême droite continue de progresser dans les enquêtes d'opinion. Selon un sondage publié dimanche par le quotidien Kronen Zeitung, le parti FPÖ, fondé par d'anciens nazis, recueille 38% des intentions de vote.

Pas de lieu de mémoire

La maison de naissance d'Adolf Hitler appartenait à la même famille depuis 1912. Elle a d'abord été louée à partir de 1972 par l'Etat autrichien, qui y a installé un centre pour handicapés, catégorie de la population victime du IIIe Reich.

Alors que l'adresse attire régulièrement des néonazis, la dernière propriétaire, Gerlinde Pommer, a opposé son veto à toute transformation du bâtiment puis contesté, par tous les recours possibles, son expropriation.

Il a fallu le vote d'une loi spéciale pour que l'intérêt général prime en 2016. Trois ans plus tard, la Cour suprême autrichienne a validé l'achat pour 810'000 euros des 800 mètres carrés au sol.

Concernant l'avenir du bâtiment, plusieurs options ont alors été étudiées. Une commission d'experts a décidé de ne pas en faire un lieu de mémoire, afin d'éviter qu'il ne devienne un aimant à néonazis.

Nombreuses polémiques

Une démolition a également été exclue, l'Autriche devant se confronter à son passé, de l'avis des historiens.

Sans faire l'unanimité, la décision est tombée: ce serait un commissariat de police, pour "montrer clairement", selon le gouvernement, qu'aucune commémoration du national-socialisme n'y est possible.

"Je suis convaincu que le signe le plus clair d'une démocratie, c'est lorsque l'institution qui doit protéger la démocratie, préserver l'Etat de droit et faire respecter le monopole de la force publique obtient, ici, un siège digne de ce nom", a déclaré mercredi à Braunau l'ancien ministre de l'Intérieur Wolfgang Peschorn

Toutefois, cela ne mettra pas fin aux polémiques, estime Florian Kotanko, de l'Association d'histoire contemporaine de Braunau, venue assister à l'inauguration.

"Braunau sera toujours associé à la ville de naissance d'Adolf Hitler dans le monde. Cette maison est un maillon de la culture de mémoire et ce n'est pas la fin de l'histoire", dit-il à l'AFP.

Robert Eiter, du Comité autrichien de Mauthausen (MKÖ), une association de rescapés du camp de concentration autrichien, estime de son côté que la "transformation ne découragera pas un seul néonazi tenté par le pèlerinage".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

OpenAI fait état d'un piratage "sans précédent"

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GPT-5.6 et d'autres modèles d'IA de pointe, notamment la série Mythos du grand rival d'OpenAI, Anthropic, suscitent des inquiétudes quant à leur capacité potentielle à franchir les défenses de cybersécurité. (archives) (© KEYSTONE/DPA/KARL-JOSEF HILDENBRAND)

Le créateur de ChatGPT, OpenAI, a annoncé que ses modèles d'intelligence artificielle avancés s'étaient emballés lors de tests de sécurité, piratant de leur propre initiative une plateforme populaire auprès des programmeurs.

L'entreprise basée à San Francisco a évoqué un "cyberincident sans précédent" et annoncé une enquête conjointe avec Hugging Face, la bibliothèque de code en ligne qui en a été la cible.

OpenAI a précisé que l'incident impliquait une combinaison de modèles, dont son GPT-5.6 Sol lancé récemment ainsi qu'un modèle "encore plus performant" en cours d'élaboration.

L'entreprise cherchait à évaluer les capacités de piratage des modèles en leur assignant des tâches dans un environnement d'essai numérique strictement contrôlé, où l'accès à internet était limité pour des raisons de sécurité.

"Pendant qu'ils opéraient dans notre environnement de test, nos modèles ont consacré une quantité importante de (puissance de calcul) à trouver un moyen d'obtenir un accès libre à internet, dans le but de résoudre le problème d'évaluation", a indiqué OpenAI dans un blog relatant l'incident.

Inquiétude sur l'IA

Une fois connectés à internet, ils ont ciblé la plateforme Hugging Face - un vaste répertoire de modèles d'IA, de jeux de données et d'autres informations - pour les aider dans leur quête.

A la recherche d'"informations secrètes" pouvant l'aider à tricher lors de l'évaluation, le système d'OpenAI "a enchaîné plusieurs vecteurs d'attaque, notamment en utilisant des identifiants volés".

Hugging Face avait signalé cette "intrusion informatique" la semaine dernière, sans mentionner OpenAI.

GPT-5.6 et d'autres modèles d'IA de pointe, notamment la série Mythos du grand rival d'OpenAI, Anthropic, suscitent des inquiétudes quant à leur capacité potentielle à franchir les défenses de cybersécurité.

Les deux entreprises américaines ont dû retarder temporairement la mise à disposition générale de ces technologies de dernière génération en raison de craintes à Washington qu'elles puissent aider à s'introduire dans des infrastructures cruciales.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Royaume-Uni: l'inflation ralentit, aubaine pour le gouvernement

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Le taux d'inflation au Royaume-Uni a reculé à 2,6% en juin, dans la foulée notamment d'une baisse des prix des carburants, coup de pouce pour le nouveau Premier ministre travailliste Andy Burnham. (© KEYSTONE/AP/Kirsty Wigglesworth)

Le taux d'inflation au Royaume-Uni a reculé à 2,6% en juin, dans la foulée notamment d'une baisse des prix des carburants, coup de pouce pour le nouveau Premier ministre travailliste Andy Burnham qui a fait du pouvoir d'achat une priorité.

Après un taux d'inflation qui s'était maintenu à 2,8% sur un an en mai, cette baisse annoncée mercredi par l'Office national des statistiques (ONS) est plus marquée que les attentes des économistes, qui tablaient sur 2,7% - mais les experts préviennent que le répit risque de n'être que de courte durée.

M. Burnham, qui a remplacé lundi Keir Starmer à Downing Street, a déjà annoncé des mesures contre la vie chère: une suppression de la TVA sur l'électricité cet hiver, rendue publique mardi, et mercredi matin, un plafond de 2 livres sur les tarifs de bus à partir de janvier.

Au-delà des prix des carburants, "les prix de l'alimentation ont reculé (en juin), tirés vers le bas par des produits comme le chocolat, la margarine et le boeuf", a détaillé Grant Fitzner, économiste en chef de l'ONS.

Soldes d'été salvateurs

"Les prix des vêtements ont également baissé avec le début des soldes d'été" et "le coût des matières premières a diminué pour la première fois depuis janvier, principalement en raison de la baisse du prix du pétrole brut", a-t-il ajouté.

"La baisse de l'inflation est une nouvelle que les familles veulent entendre, mais il reste encore beaucoup à faire pour donner un peu d'air au gens", a réagi le nouveau ministre des Finances, John Healey, soulignant le choix de la nouvelle équipe dirigeante de se concentrer "sur le coût de la vie dès la première semaine".

Mais les économistes préviennent que la trêve sur l'inflation risque de ne pas durer, notamment parce que le plafond de l'énergie dans le pays, révisé tous les trois mois par le régulateur du secteur (Ofgem) - ce qui a amorti l'impact de la guerre au Moyen-Orient sur les prix - a augmenté de 13% en juillet.

"L'effet décalé des prix élevés de l'énergie poussera probablement l'inflation au dessus de 3% d'ici septembre et à environ 3,5% au début de l'année prochaine", avant de retomber ensuite, pronostique Paul Dales, analyste chez Capital Economics.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Lutte acharnée contre l'incendie du Var sur 2550 hectares

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L'incendie qui s'est déclenché mardi dans le Var a déjà parcouru 2550 hectares. (© KEYSTONE/AP/Caroline Blumberg)

Les pompiers sont parvenus à contenir l'incendie virulent qui a parcouru dans le Var 2550 hectares en moins d'une journée, entraînant l'évacuation d'environ 400 personnes. Mercredi, il continue de consumer un vaste flanc de montagne.

Le feu "est pour l'instant contenu dans son enveloppe, c'est-à-dire qu'il ne progresse plus beaucoup", a annoncé tôt mercredi Eric Grohin, commandant des sapeurs-pompiers du Var, l'un des départements les plus boisés de France, prisé pour ses bucoliques villages provençaux.

Mais l'alerte est loin d'être passée: "Nous avons encore de nombreux points chauds, de nombreuses flammes dans certains endroits", a-t-il souligné. Les secours redoutent la reprise d'un vent soutenu, annoncé pour jeudi.

Après une nuit à combattre au sol de nombreux foyers, les sapeurs-pompiers sont de nouveau assistés par des hélicoptères bombardiers d'eau, outre l'intervention attendue de deux Canadair et deux avions Dash.

Mercredi, un épais nuage de fumée rougeoyante était encore visible couvrant le versant enflammé du Gros Bessillon, une moyenne montagne boisée du centre du Var, entre Toulon et la parc naturel du Verdon.

Parti mardi à la mi-journée depuis un champ à Pontevès, l'incendie a rapidement parcouru les environs et menacé plusieurs villages, notamment Cotignac, Correns et Montfort-sur-Argens, entraînant l'évacuation d'environ 500 personnes selon un nouveau bilan de la préfecture.

Oliviers en feu

Entre 30 et 40 habitations "ont été endommagées" mais "plusieurs centaines ont pu être protégées", a indiqué le préfet du Var Simon Babre. A Cotignac, deux sites religieux, le sanctuaire Notre-Dame et le Monastère Saint-Joseph, ont été "sauvés des flammes."

Aucune victime, hormis des intoxications, n'est à déplorer, selon les secours. Mercredi matin, 340 foyers à Cotignac et 48 à Pontevès étaient privés d'électricité, contre 2600 pendant la nuit.

Après une nuit de flammes, des quartiers de Cotignac présentaient un paysage lunaire: champs d'oliviers et vignobles calcinés, murets noircis, poteaux électriques effondrés, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"Le travail d'aujourd'hui (mercredi) va être crucial parce que demain nous avons du vent. (...) je ne souhaite pas avoir plusieurs feux en attente dans le département si on a encore d'autres risques ailleurs. Donc il faut absolument qu'on travaille beaucoup sur ce feu-là", a souligné Eric Grohin.

L'opération mobilise quelque 1100 sapeurs-pompiers, 350 engins et 50 gendarmes, avec des renforts venus de différentes régions.

"Une grosse catastrophe", déplorait mardi soir une habitante rencontrée par l'AFP, Isabelle Scarica, qui faisait partie d'une cinquantaine de bénévoles mobilisés à Pontevès pour préparer des sandwiches.

Un autre feu virulent avait brûlé 200 hectares dans le Var et détruit des habitations entre dimanche et lundi près des Arcs-sur-Argens.

"Surveillance active"

Ces dernières semaines, les sapeurs-pompiers sont confrontés à des départs de feu quotidiens à travers toute la France. Aggravée par des canicules à répétition et une forte sécheresse, la saison des feux en 2026 a débuté plus tôt que d'ordinaire.

Depuis début 2026, près de 40'000 hectares ont été brûlés, soit "beaucoup plus que tout ce qui a été brûlé l'année dernière", selon le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.

Deux sapeurs-pompiers sont morts mardi lors d'une intervention contre un incendie près de l'aéroport de Bordeaux: leur camion-citerne a été pris au piège d'un feu de pins "très virulent."

Dans les Hautes-Alpes, un feu de végétation provoqué par un impact de foudre, il y a cinq jours, a parcouru 130 hectares dans le massif des Écrins, dans une zone inhabitée et "très difficilement accessible" surplombant deux communes: L'Argentière-la-Bessée et Freissinières.

La Corse a également été touchée. Malgré 10 jours de lutte, un incendie dans le secteur de Corte est toujours très actif, la préfecture de Haute-Corse constatant mercredi une situation "défavorable", avec des rafales qui montent localement jusqu'à 80 km/h et "des taux d'humidité particulièrement faibles." Ce feu a déjà parcouru 260 hectares.

Un autre incendie, qui a parcouru 284 hectares dans la zone d'Albertacce, reste sous "surveillance active" après une brève reprise nocturne qui a pu être contenue, ont indiqué les services préfectoraux de Haute-Corse.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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