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Culture

Décès du maître du cinéma hongrois Béla Tarr

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Bela Tarr, qui recevait ici un prix pour l'ensemble de son oeuvre en 2023 à Berlin, est décédé à l'âge de 70 ans (Archives). (© KEYSTONE/DPA/ANNETTE RIEDL)

Le légendaire cinéaste hongrois Béla Tarr, connu pour ses plans-séquences et ses films en noir et blanc dépeignant des paysages désolés, est décédé mardi à l'âge de 70 ans.

Son décès a été annoncé par le réalisateur Bence Fliegauf à l'agence de presse nationale MTI, au nom de la famille.

"C'est avec une profonde tristesse que nous annonçons que le réalisateur Béla Tarr est décédé tôt ce matin après une longue et grave maladie", a également déclaré l'Association des cinéastes hongrois dans un communiqué.

Le maître du cinéma hongrois est connu pour son oeuvre souvent sombre, dont "Satantango" (Le tango de Satan, 1994), une fresque de sept heures sur l'effondrement du communisme en Europe de l'Est et son déclin matériel et spirituel, adapté du roman du lauréat du prix Nobel de littérature Laszlo Krasznahorkai, avec lequel il a fréquemment collaboré.

Il a également porté à l'écran une adaptation du roman de 1989 de l'écrivain, "La mélancolie de la résistance", qui se déroule aussi dans un lieu désolé de l'ère communiste, dans son film "Werckmeister Harmonies", présenté au festival de Cannes en 2000.

Béla Tarr "a créé des couleurs en les faisant disparaître, car dans ses grands films il a tenté de parler en pécheur qui, malgré tous ses péchés, doit encore être aimé", avait déclaré M. Krasznahorkai lors d'un banquet après la remise de son prix Nobel en 2025, exprimant sa gratitude envers le cinéaste.

"Libre"

Né le 21 juillet 1955 dans la ville universitaire de Pecs, dans le sud de la Hongrie, Béla Tarr a tourné son premier film amateur sur des travailleurs roms à l'âge de seize ans, laissant déjà poindre son engagement social.

Six ans plus tard, en 1977, il réalisait son premier long métrage, Nid familial, avec le soutien d'un studio de cinéma expérimental, le Bela Balazs, à Budapest, où il a suivi une formation de réalisateur.

Il est l'auteur du premier long métrage indépendant hongrois, "Damnation", projeté au Festival international du film de Berlin en 1988, film qu'il a coécrit avec Laszlo Krasznahorkai, marquant le début de leur longue collaboration et amitié.

"J'ai eu la chance de trouver mon chemin pour survivre : faire des films, c'est mon truc à moi", déclarait-il en 2005 au journal français Le Figaro.

Celui qui était souvent présenté comme "le Tarkovski hongrois" a tourné au total une dizaine de films, dont "Macbeth" en 1982, "Damnation" en 1988 et "L'Homme de Londres" en 2007, adapté d'un roman du Français Georges Simenon.

Après son dernier long métrage, "The Turin Horse", en 2011, il avait annoncé prendre sa retraite, ne réalisant par la suite que deux courts métrages, préférant désormais enseigner le cinéma en Hongrie, en Allemagne et en France.

"J'avais fait tout ce que je voulais", confiait-il à l'hebdomadaire hongrois HVG en 2019.

Grand fumeur, Béla Tarr plaisantait dans la même interview sur ses futures funérailles, en se demandant si une entreprise de tabac ou l'État hongrois les paierait.

Car il était aussi un virulent critique du Premier ministre nationaliste Viktor Orban, revenu au pouvoir en 2010. "Trump est la honte des États-Unis. M. Orban est la honte de la Hongrie. Marine Le Pen est la honte de la France", avait-il déclaré au magazine Slate en 2016.

L'an dernier, il avait lu la Déclaration universelle des droits de l'Homme pour ouvrir le mois de la Pride à Budapest, après la tentative de M. Orban d'interdire la marche des fiertés au nom de la "protection de l'enfance".

"L'homme le plus libre que j'aie connu est mort", a réagi le maire de Budapest, Gergely Karácsony, sur Facebook, saluant l'amour de Béla Tarr pour "ce qui est essentiel chez l'être humain : la dignité humaine".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Culture

Le Cirque de Noël se déplacera à Chêne-Bougeries cette année

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La conseillère administrative de la Ville de Genève Joëlle Bertossa a trouvé une solution avec La Revue genevoise et le Cirque de Noël pour satisfaire toutes les parties. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le Cirque de Noël se déplacera cette année à Chêne-Bougeries (GE) en raison de la venue de La Revue genevoise à Plainpalais en raison de rénovations au Casino Théâtre. Il reviendra dès 2027 à une période différente de celle-ci.

"Le Cirque de Noël sera à Chênes-Bougeries", a affirmé lundi à la presse la conseillère administrative de la Ville de Genève Joëlle Bertossa. Une rencontre pour finaliser la convention entre tous les acteurs a eu lieu dans l'après-midi.

Il y a deux mois, le Conseil municipal avait voté des crédits pour près de 25 millions de francs liés à la rénovation du Casino Théâtre, site habituel de La Revue genevoise.

L'un d'entre eux prévoyait le soutien à une structure provisoire sur la Plaine de Plainpalais pendant les travaux prévus de cette année à 2028. Celle-ci sera opérationnelle de mi-août à mi-janvier. Il a fallu ensuite trouver une solution pour le Cirque de Noël entre les différentes parties de cette affaire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Jeune et poète: Maëlle Rérat signe son premier recueil

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La jeune Jurassienne Maëlle Rérat, 22 ans, vient de publier son premier recueil de poésies aux éditions d'en bas. (© )

Maëlle Rérat, une jeune poétesse jurassienne de 22 ans, sort son premier recueil de poésie aux éditions d'en bas. Elle a été repérée après l’envoi d’un simple manuscrit par la poste, sans recommandation extérieure.

"Maëlle Rérat nous a envoyé des textes un lundi et le jeudi je l'appelais déjà", explique l'éditeur Pascal Cottin dans un entretien à Keystone-ATS.

Il souligne la singularité du recueil: "D'abord, la voix d'une jeune poétesse, c'est intéressant. C'était son premier recueil, son premier travail littéraire. Une voix surprenante. J'y ai retrouvé, de manière amusante, des versifications du XIXe siècle, mais vues depuis le monde d'aujourd'hui."

"Une conscience aiguë de la société"

Les éditions d'en bas, qui reçoivent un à deux manuscrits ou tapuscrits par jour, relèvent aussi les thématiques abordées par la jeune femme: "une conscience aiguë de la société telle qu'elle est, mais avec des lueurs d'espoir."

Maëlle Rérat a choisi la poésie dans la foulée de son travail de maturité littéraire en 2022, centré sur une expérience personnelle. "Depuis l'âge de 12 ans, j'ai vécu une maladie, l'anorexie, et je voulais écrire ces années qui n'ont pas été faciles. C'est par des textes courts que j'y suis parvenue." Ce premier ensemble n'a pas été publié, mais lui a donné le goût d'écrire.

L'écrivaine, qui souligne la qualité des enseignants tout au long de sa scolarité, précise sa méthode: "J'aime commencer et finir un texte assez vite. La forme courte me va bien et la poésie correspond à mon amour de la langue et à sa beauté." Les encouragements de ses parents l'ont poussée à envoyer ses textes à un éditeur.

Elle en enverra dix-huit et travaillera plusieurs mois pour arriver aux 31 poèmes que contient le recueil.

Surprise d'être publiée

La jeune femme confie sa surprise d'être publiée: "Je ne m'attendais pas à ce que mon texte soit accepté si vite. Beaucoup d'écrivains envoient leurs manuscrits pendant des années avant d'obtenir une réponse. Je me sens très reconnaissante. Sans la confiance de l'éditeur, ce livre n'existerait pas", dit-elle.

Depuis septembre, moment où elle a fini le recueil, qui sort à peine de presse, elle a déjà rédigé plusieurs nouveaux textes. "J'écris régulièrement, c'est devenu important pour moi".

L'éditeur, qui ne publie qu'un à deux recueils de poésie par an, souligne le caractère rare des textes de la Jurassienne: "Depuis douze ans que je suis aux éditions, je n'ai jamais publié d'autrice aussi jeune", note Pascal Cottin.

Maëlle Rérat poursuit ses études en littérature, philosophie et sociologie à Neuchâtel et combine formation universitaire et création poétique. Ne craint-elle pas qu'une approche académique ne casse sa dynamique créative ? "Après un an et demi en bachelor, cela ne m'a ni gênée, ni empêchée d'écrire ou d'avoir un regard un peu différent".

Au contraire, la jeune femme apprécie d'autant plus ses études qu'elle avait d'abord commencé une formation de sage-femme dans une HES. "Ce n'était pas ma voie", conclut la Jurassienne.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

"La source de nos peurs": Motel Scarlet revisite l’horreur en BD

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Hélia Aluai et Nicolas Di Meo en dédicace à la librairie "La Bulle" à Fribourg à la mi-février 2026. (© Handout Gilles Boss)

Hélia Aluai et Nicolas Di Meo explorent les ressorts de la peur dans un récit graphique hybride. Le deuxième tome "La source de nos peurs" vient d’être publié par les éditions Antipodes à Lausanne.

Avec ce nouvel opus, Hélia Aluai et Nicolas Di Meo invitent le lecteur à franchir des portes oubliées, celui d'un motel à Bevaix dans le canton de Neuchâtel, construit dans les années 60 et démoli depuis. "Tout ce que j’écris parle de mémoire. Si ces lieux abandonnés n’en ont plus, on leur redonne une légende ", a expliqué Nicolas Di Meo, le scénariste de 40 ans, à Keystone-ATS.

Le duo, qui partage un atelier dans le quartier de Sévelin à Lausanne avec un photographe et une artiste plasticienne, s’appuie sur un mélange de références historiques et de légendes locales ou lointaines. Les objets d'un passé proche, comme les téléphones à cadran, les cassettes ou les magnétophones, sont omniprésents. Et les références culturelles abondent : de la série "Stranger Things" aux classiques américains comme "Shining", en passant par des légendes lointaines comme celle des Hopis, un peuple amérindien d'Arizona.

Lovercraft à la réception

Plusieurs personnages sont inspirés de personnages réels. H.P. Lovercraft (1890-1937), l'auteur américain de littérature fantastique et d'horreur, a par exemple inspiré le gérant du motel. Une référence à des lieux et des personnages réels est importante pour Nicolas Di Meo, qui n'apprécie guère "une fiction qui tourne à vide".

Le titre, "La source de nos peurs", résume bien leur exploration de cette émotion, qui domine l'époque actuelle: "Quand on a peur, il y a une raison. Revenir à la source permet de comprendre et peut-être dans certains cas, de l'effacer ", explique Nicole Di Meo, qui a parlé avec des psychologues pour mieux décrypter les ressorts de la peur.

Pour la dessinatrice Hélia Aluai, "on essaie aussi de faire en sorte que le dessin remplace parfois l’écriture." Le format du livre, hybride entre roman graphique et BD, alterne entre grandes illustrations et cartouches, laissant peu de place aux bulles classiques. Cette liberté permet d’expérimenter des cadrages et une narration très cinématographique.

Travail à la carte noire numérique

Le dessin numérique sur iPad, qu’Hélia maîtrise, leur permet d’aller très loin dans le détail et la texture : "C’est du vrai travail à la carte noire : on gratte pour enlever le blanc. Moi, je fais la même chose sur iPad. Je commence par poser une couche noire, puis je viens travailler le blanc. Évidemment, cela donne une texture très différente. "

Si le livre reste un objet, il s’accompagne d’autres projets : applications numériques pour enrichir l’histoire, performances de dessin. Dans le jeu en ligne qui accompagne cet album, on entend la rappeuse lausannoise La Gale et les comédiens Sabrina Martin et Pierre-Antione Dubey.

Le duo pense à un troisième tome, qui pourrait explorer des imaginaires liés au Portugal, - dont Hélia est originaire -, au Cap-Vert ou d'autres anciennes colonies.

Nicolas Di Meo souligne : " En Suisse, la BD a un plafond de verre : les tirages sont petits et le financement compliqué. On cherche un projet qui nous fasse plaisir, qui dise quelque chose du monde actuel, mais qui nous permette aussi d’en vivre un peu. "

Jonglant avec plusieurs projets parallèles, ils cherchent à rester fidèles à leur vision artistique tout en naviguant entre contraintes du marché et expérimentation. Les deux auteurs participent régulièrement à des salons, comme le SoBD à Paris .

"La visibilité vient surtout du travail des journalistes et des libraires. Si un libraire aime ce qu’on fait, c’est lui ou elle qui va vraiment défendre le livre. C’est essentiel ", note Nicolas Di Meo.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La maison de Rihanna visée par des tirs à Los Angeles

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Rihanna était dans sa maison au moment des tirs (archives). (© KEYSTONE/AP/DAMIAN DOVARGANES)

La maison de la chanteuse Rihanna à Los Angeles a été touchée par des balles après qu'une femme a ouvert le feu sur la propriété, ont rapporté dimanche plusieurs médias. La vedette de la chanson se trouvait à l'intérieur de sa maison au moment des faits.

L'assaillante présumée a tiré dimanche après 13h00 environ dix coups de feu depuis un véhicule garé en face de la demeure située dans le quartier de Beverly Hills, a rapporté le Los Angeles Times, citant la police.

Au moins une balle a transpercé un mur de la maison, où Rihanna vit avec son conjoint A$AP Rocky et leurs trois enfants, a assuré la chaîne d'information locale KTLA.

La police soupçonne une femme d'une trentaine d'années, qui aurait pris la fuite avant d'être arrêtée. Son arme a été saisie lors de l'arrestation, a précisé KTLA.

Les enquêteurs cherchent toujours à déterminer ses motivations. La chanteuse et femme d'affaires n'a pas commenté ces informations.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Les Suisses refusent à 61,9% une redevance radio-TV à 200 francs

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Le camp du non à l'initiative SSR a le sourire dimanche. (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

La redevance radio-TV ne sera pas abaissée à 200 francs. Le peuple suisse a refusé dimanche l'initiative SSR à 61,9%, selon les résultats définitifs. La redevance passera toutefois à 300 francs d'ici 2029, comme le prévoit un contre-projet du Conseil fédéral.

L'initiative n'a eu de succès dans aucun canton. En Suisse romande, le refus est le plus élevé sur Vaud, à 67,1%. Suivent Neuchâtel (66,8%), le Jura (65,4%), Genève (64,1%) et Fribourg (63,5%). Le Valais a dit non à 57%. De même que Berne à 64,7% et le Tessin à 53,3%.

Ailleurs en Suisse, Zurich ne veut pas de l'initiative à 64,4%, et Bâle-Ville à 71,1%. Tous les autres cantons alémaniques ont aussi rejeté le texte, principalement entre 55% et 65%.

Schwyz, qui acceptait l'initiative dans un premier temps, est le canton qui l'a refusée le plus faiblement, à 51,1%. Dans ce canton, 18 communes sur 30 ont validé le texte.

La ville de Berne enregistre le plus fort rejet, à 82,3%. Les communes vaudoises des Clées et de Lussy-sur-Morges ont balayé le texte à plus de 81%. Celle de Bosco/Gurin (TI) a fait de même, à 80%. Le refus est également élevé dans plusieurs arrondissements des villes de Zurich et de Winterthour (ZH).

Contre-projet comme alternative

L'initiative populaire "200 francs, ça suffit!" (initiative SSR) voulait faire passer la redevance de 335 à 200 francs par an. Elle émanait de l'UDC, de l'Union suisse des arts et métiers (usam) et des Jeunes PLR.

Le gouvernement rejetait le texte, mais trouvait nécessaire d'agir. Il a proposé d'abaisser la redevance dans un contre-projet au niveau de l'ordonnance.

Au total, 1'934'369 "non" ont été glissés dans l'urne, contre 1'188'289 "oui". Le taux de participation s'est élevé à 55,8%.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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