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Malaisie: l'ex-Premier ministre Najib Razak reste en prison

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L'ex-Premier ministre malaysien Najib Razak restera en prison. (© KEYSTONE/AP/Azneal Ishak)

L'ex-Premier ministre malaisien Najib Razak actuellement emprisonné s'est vu refuser lundi sa demande d'assignation à résidence. Il s'agit d'un premier revers judiciaire dans une tentaculaire affaire de corruption.

Le dirigeant de 72 ans, qui purge depuis 2022 une peine de six ans de prison liée au détournement de centaines de millions de dollars du fonds 1Malaysia Development Berhad (1MDB), fait face cette semaine à plusieurs décisions de la justice et risque vendredi une autre lourde peine d'emprisonnement s'il est reconnu coupable de nouveaux chefs d'accusation.

La juge Alice Loke Yee Ching de la Haute cour de Kuala Lumpur a dit lundi "rejeter" la demande de l'ancien chef du gouvernement de commutation de sa peine de prison en une assignation à résidence.

Cette requête reposait sur un décret jamais rendu public du précédent roi de Malaisie, mais qu'un juge avait estimé recevable.

Selon le parquet malaisien, Najib Razak a profité de sa position de Premier ministre, ministre des Finances et président du conseil consultatif du fonds pour transférer de vastes sommes du fonds vers son compte personnel il y a plus de dix ans.

Il est jugé pour quatre chefs d'accusation d'abus de pouvoir en lien avec des pots-de-vin présumés d'environ 2,28 milliards de ringgits (554 millions de dollars) provenant de 1MDB, ainsi que pour 21 chefs d'accusation de blanchiment d'argent.

L'accusation a présenté des relevés bancaires, les témoignages de plus de 50 témoins et d'autres documents à charge, tout en réfutant les arguments de la défense qui imputaient à l'homme d'affaires en fuite Low Taek Jho l'essentiel de la responsabilité des malversations.

L'ex-dirigeant malaisien a présenté des excuses pour le scandale 1MDB durant son mandat, mais maintient qu'il ignorait tout des transferts illégaux provenant du fonds désormais dissous.

S'il est reconnu coupable vendredi de nouvelles accusations, Najib Razik risque une peine considérablement alourdie.

Le détournement de centaines de millions de dollars du fonds 1MDB, censé oeuvrer au développement économique de la Malaisie, pour des dépenses privées comme un yacht géant ou des oeuvres d'art, a été déterminant dans la défaite aux législatives en 2018 de Najib Razak et de son parti, l'Organisation nationale unifiée malaise (Umno), au pouvoir depuis l'indépendance de cette ex-colonie britannique en 1957.

Ce scandale a déclenché des enquêtes aux Etats-Unis, en Suisse et à Singapour, dont les systèmes financiers ont été utilisés pour blanchir l'argent. Les banques JPMorgan Chase, Edmond de Rothschild, et un ancien banquier de Goldman Sachs, ont été condamnés dans cette affaire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

David Beckham va avoir son étoile sur Hollywood Boulevard

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David Beckham aura son étoile à Hollywood. (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Le footballeur David Beckham va avoir son étoile sur le célèbre "Walk of Fame" d'Hollywood Boulevard, lors d'une cérémonie qui sera organisée le 12 juin, en pleine Coupe du monde en Amérique du Nord, a annoncé mardi la Chambre de commerce d'Hollywood.

L'acteur Tom Cruise et Victoria Beckham, ancienne Spice Girl et épouse de l'ex-joueur légendaire de Manchester United, prendront la parole lors de cette cérémonie à Los Angeles.

"Le rôle de Beckham dans l'essor de la popularité du football aux États-Unis et son influence durable dans le sport, le divertissement et la culture mondiale rendent cet hommage particulièrement significatif", a déclaré la productrice de la cérémonie, Ana Martinez, dans un communiqué.

La cérémonie aura lieu le même jour que le premier match des États-Unis à Los Angeles pour le Mondial 2026, que le pays organise conjointement avec le Mexique et le Canada.

Fait chevalier par le roi Charles III l'an dernier, David Beckham occupe une place centrale au sein du panthéon du football britannique.

Capitaine de la sélection anglaise pendant six ans, il a marqué l'histoire de Manchester United, club avec lequel il a remporté la Ligue des champions en 1999.

Durant le reste de sa carrière, il a porté le maillot du Real Madrid et de l'AC Milan, avant de tenter une aventure américaine avec les LA Galaxy, le club de Los Angeles, puis d'effectuer une année au Paris Saint-Germain, où il a raccroché les crampons en 2013.

Aujourd'hui âgé de 51 ans, l'ex-footballeur est co-propriétaire de l'Inter Miami CF, club qui a recruté l'Argentin Lionel Messi en 2023 et a remporté le championnat américain l'année dernière.

Star planétaire du football, mais aussi businessman et égérie de la mode, le Britannique a fait l'objet d'une série documentaire, sortie en 2023 sur Netflix et réalisée par sa propre société de production, Studio 99.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Southampton: manif antipolice après le meurtre d'un étudiant

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Les manifestants ont protesté devant le poste de police de Southampton. (© KEYSTONE/AP/Gareth Fuller)

Des manifestants s'en sont pris mardi soir à la police à coups de projectiles à Southampton en Angleterre, après la diffusion d'une vidéo montrant des agents, en décembre, menotter un étudiant agonisant, accusé à tort d'injures racistes par son meurtrier.

Vickrum Digwa, un jeune homme sikh de 23 ans, a été condamné lundi à la prison à vie assortie d'une peine de sûreté de 21 ans pour le meurtre d'Henry Nowak, 18 ans. L'étudiant a été poignardé à cinq reprises alors qu'il rentrait d'une soirée à Southampton, sur la côte sud de l'Angleterre, le 3 décembre 2025.

Mardi soir, plus d'un millier de personnes, parmi lesquelles le militant d'extrême droite Tommy Robinson, se sont rassemblées devant le commissariat de Southampton, criant "Justice pour Henry", et dénonçant une police "à deux vitesses".

Des manifestants se sont ensuite dirigés vers le lieu du crime, avant de s'en prendre à des policiers qui bloquaient une route, en lançant des briques, bouteilles et des poubelles dans leur direction, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Des heurts qualifiés de "violences honteuses" par la ministre de l'Intérieur Shabana Mahmood. "Rien ne peut justifier qu'on détourne cette tragédie pour attiser la violence et les troubles à l'ordre public", a-t-elle écrit sur X dans la soirée.

Une vidéo, diffusée par la police lundi soir après la condamnation de Vickrum Digwa et montrant l'intervention des forces de l'ordre lors des faits, a suscité une vive émotion dans le pays: on y voit l'étudiant allongé au sol à l'arrivée des agents, dire à plusieurs reprises d'une voix faible: "Je n'arrive pas à respirer" et "j'ai été poignardé".

Le meurtrier a menti aux policiers en déclarant avoir été victime d'une agression raciste, et avoir agi en état de légitime défense après des insultes et des coups.

La vidéo montre la police échanger avec Vickrum Digwa avant de menotter Henry Nowak et lui signifier qu'il est en état d'arrestation, alors qu'il ne réagit plus.

Les images, montrées aux jurés pendant le procès, ont été diffusées par la police du Hampshire après "consultation de la famille d'Henry".

Cette intervention policière fait l'objet d'une enquête de la police des polices (IOPC), dont le rapport doit être publié sous trois mois.

- "Nausée" -

Le Premier ministre travailliste Keir Starmer a qualifié les images d'"atroces", disant avoir eu "la nausée en les regardant". La police va devoir répondre à "des questions graves", a-t-il estimé.

Le père de l'étudiant a appelé l'IOPC à mener une enquête "complète, courageuse et transparente", estimant que son fils avait été traité par la police de manière "inhumaine et dégradante".

Vickrum Digwa a brièvement comparu mardi devant un tribunal de Southampton, avec son père et son frère, pour répondre de plusieurs chefs d'accusation liés à la possession d'armes - dont une machette et des épées -, découvertes par la police le lendemain du meurtre.

"Nous vivons dans un pays à deux vitesses, où les droits et les privilèges des Blancs comptent moins que ceux des minorités ethniques", a dénoncé mardi le chef du parti anti-immigration Nigel Farage, à deux semaines d'une élection partielle en Angleterre où sa formation, Reform UK, espère voir son candidat l'emporter sur celui du Parti travailliste.

Il a souligné que les mots prononcés par Henry Nowak ("Je n'arrive pas à respirer") étaient les mêmes que ceux de George Floyd, un Afro-Américain tué par un policier blanc en 2020 aux Etats-Unis.

Lors du rassemblement devant le commissariat de Southampton, Tommy Robinson a accusé la police de traiter les Blancs "comme des citoyens de seconde zone".

Une manifestante, Lesley, 58 ans, explique à l'AFP être venue après avoir vu la vidéo: "Quelqu'un aurait dû réconforter (Henry Nowak) dans ses derniers instants, pas lui mettre les mains dans le dos, comme s'il avait commis un crime", s'indigne-t-elle.

L'intervention policière a aussi suscité les critiques du milliardaire américain Elon Musk, qui s'était dit prêt à financer une action en justice contre la police du Hampshire.

Celle-ci s'était excusée vendredi en disant avoir été "trompée" par les mensonges de Vickrum Digwa. Dans un communiqué publié mardi sur X, la police a dénoncé un important "flot de désinformation" en ligne et des "menaces" visant des agents.

Vickrum Digwa a attaqué Henry Nowak avec un couteau d'une vingtaine de centimètres, qu'il a déclaré porter dans le cadre de sa foi.

La famille du meurtrier a présenté mardi ses excuses à la famille d'Henry Nowak, ainsi qu'à la communauté sikhe pour avoir "injustement porté atteinte à (sa) réputation".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Mensik écarte Fonseca et rejoint Zverev en demi-finale

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Jakub Mensik est en demi-finale à Roland-Garros (© KEYSTONE/AP/Emma Da Silva)

Le Tchèque Jakub Mensik, 27e mondial, a décroché son ticket pour les demi-finales de Roland-Garros. Ceci en dominant mardi soir le prodige brésilien Joao Fonseca (30e) 6-4 6-3 7-6 (7/3) en 2h44.

Premier Tchèque à atteindre le dernier carré depuis Tomas Berdych à Wimbledon en 2017, il affrontera vendredi le no 3 mondial et grand favori Alexander Zverev.

A 20 ans, il disputait son premier quart de finale en Grand Chelem, tout comme son adversaire du jour Joao Fonseca, au parcours impressionnant puisqu'il a renversé Novak Djokovic, 24 titres majeurs, et le spécialiste de l'ocre Casper Ruud, double finaliste à Paris.

Si fougueux aux tours précédents, le Carioca de 19 ans a réalisé une entame de match plutôt timorée, ce qui n'a pas échappé au Tchèque qui a breaké rapidement pour mener 3-2, sans être rattrapé.

Une statistique laissait présager l'issue de la rencontre: Mensik n'a pas perdu un match cette saison après avoir gagné le premier set (19-0). Le lauréat du Masters 1000 de Miami l'an dernier a poursuivi sa marche en avant dans le deuxième set en appliquant le même schéma de jeu à 2 jeux partout.

Dans un sursaut d'orgueil, Fonseca a breaké d'entrée sur une double faute de Mensik, moins décisif dans le 3e set. Il a subi la montée en puissance du Brésilien jusqu'à 5-4, au moment de servir pour le set.

Tout le public du court Philippe-Chatrier a retenu son souffle pendant près de 10 minutes, quand Fonseca a écarté quatre balles de débreak, s'est offert une balle de set avant de craquer sous la pression du Tchèque.

L'atmosphère est devenue irrespirable à 6-5 quand le Carioca a sauvé six balles de match et poussé jusqu'au tie-break. Mais Mensik, plus régulier, a redressé la barre et poursuit sa série avec une 20e victoire après avoir remporté le 1er set en 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Tunnel dédié au trafic de coke entre la Californie et le Mexique

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Plusieurs tunnels du genre ont déjà été démantelés entre Tijuana et le quartier de Otay Mesa à San Diego, là où passe le mur entre le Mexique et les Etats-Unis. Ci-contre, un tunnel découvert en 2011 (Archives). (© KEYSTONE/AP/Alex Cossio)

Six cents mètres de long, avec électricité, ventilation et un système de rail pour faire transiter la drogue: un vaste tunnel utilisé pour faire passer plus de 45 millions de dollars de cocaïne a été découvert à la frontière entre la Californie et le Mexique.

Creusé à près de 17 mètres sous terre, ce souterrain avait des murs renforcés et disposait d'un monte-charge hydraulique pour y accéder, selon un communiqué du ministère américain de la Justice publié lundi.

Il reliait la ville mexicaine de Tijuana à un entrepôt dans le quartier d'Otay Mesa, à San Diego, qui borde le mur frontalier séparant les Etats-Unis et le Mexique.

Menée entre décembre et mai dernier, l'enquête a conduit à la saisie de plus d'une tonne de cocaïne, qui aurait transité par ce tunnel, et à l'arrestation de quatre trafiquants.

"Pour ces prévenus, ce n'était pas la lumière au bout du tunnel. C'étaient des gyrophares et des sirènes", a commenté le procureur fédéral américain Adam Gordon, cité dans le communiqué.

99 tunnels en 33 ans

"Cette enquête et cette saisie portent un coup significatif au cartel de Jalisco Nouvelle Génération", a complété Justin De La Torre, chef de patrouille de la police aux frontières pour le secteur de San Diego.

Les autorités ont insisté sur le caractère sophistiqué de ce tunnel particulièrement bien construit. Des vidéos publiées par le ministère de la Justice montrent les escaliers du souterrain, dotés de marches bien définies entre les murs de pierre.

Le trafic de drogue souterrain entre les Etats-Unis et le Mexique est un grand classique, utilisé de longue date par les cartels.

Depuis 1993, 99 passages souterrains ont été découverts dans le sud de la Californie, selon le ministère de la Justice. Le dernier démantèlement en date remontait à 2022.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Richard Gere s'en prend à Trump, un "maniaque" qui détruit tout

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Richard Gere s'en est pris à Donald Trump lors d'un échange public à Oslo: "il détruit tout ce qu'il y a de bon" a dit l'acteur de son président (Archives). (© KEYSTONE/DPA/ANNETTE RIEDL)

Richard Gere a qualifié mardi Donald Trump de "maniaque" qui détruit "tout ce qu'il y a de bon", au cours d'un échange public à Oslo.

"Nous vivons le moment le plus sombre que j'aie connu sur cette planète. Qui aurait cru que l'Amérique puisse basculer comme ça? Qui aurait cru qu'un maniaque pareil puisse devenir président des Etats-Unis?", a dit cet acteur américain de 76 ans.

Richard Gere se trouvait dans la capitale norvégienne pour y décerner le "prix international Vaclav Havel de la dissidence créatrice" à l'artiste chinois Gao Zhen, emprisonné dans son pays, et au dissident birman Sai, à l'occasion de l'Oslo Freedom Forum.

"Dès le premier jour, ce type a démantelé presque tout ce qu'il y avait de bon dans le gouvernement américain et dans le peuple américain", a-t-il déclaré sur une scène devant des centaines de personnes.

"Comment cela a-t-il seulement été possible? C'est parce que nous nous sommes endormis. Nous ne nous sommes pas inquiétés. Nous n'avons pas voté. Nous n'avons pas vraiment écouté", a-t-il ajouté, admettant lui-même ne pas avoir suffisamment mobilisé autour de lui.

Rester vigilant

Disant avoir récemment visité l'ancien camp nazi de Dachau, il a mis en garde contre l'apathie.

"Nous devons voir les signaux, cette dictature des monstres, à quelle vitesse elle s'installe. Nous devons rester vigilants", a-t-il lancé.

En février 2025, l'acteur vedette de "Pretty Woman" et d'"American Gigolo" avait déjà qualifié Donald Trump de "bully", un terme anglais décrivant une "brute" qui harcèle.

Défenseur de longue date du Tibet et s'étant converti au bouddhisme, Richard Gere a fréquemment rencontré le dalaï-lama, le chef spirituel tibétain en exil que Pékin accuse d'attiser le séparatisme dans cette région de l'Himalaya.

L'acteur vit en Espagne avec son épouse espagnole Alejandra Silva depuis 2024.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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