A Renens, l'ancien EMS de l'Oriel est appelé à devenir un établissement psychosocial médicalisé (EPSM). En attendant les transformations, il accueille 24 personnes vulnérables ou ménages de l'Ouest lausannois qui n'arrivent pas à trouver un logement.
"Peut-on encore se permettre, en 2026, de laisser un bâtiment vide pendant plusieurs années alors que tant de personnes peinent à se loger", demande Eliane Bovitutti, directrice du pôle santé mentale de la Fondation de l'Orme, citée lundi dans un communiqué.
La Fondation et l'Association régionale pour l'action sociale dans l'Ouest lausannois (Arasol) ont uni leurs forces pour proposer une réponse rapide et concrète à la pénurie de logements. Depuis août, et pour une durée de deux ans, l'ancien EMS offre ainsi à des personnes fragilisées un lieu de vie stable et sécurisé.
Autonomes financièrement
Les personnes qui bénéficieront de ces logements sont pour la plupart salariées et autonomes financièrement. Leur revenu est trop élevé pour accéder à certaines aides sociales, mais pas suffisamment conséquent pour répondre aux exigences du marché locatif actuel.
Les chambres seront proposées à un loyer moyen de 680 francs par mois charges en sus, permettant de couvrir les frais d'exploitation tout en restant accessibles aux personnes concernées, détaille le communiqué. Un étage sera dédié aux familles, un autre réservé aux femmes et deux autres destinés aux hommes. Enfin, un étage accueillera les travailleurs sociaux chargés de la gestion du lieu.
Source d'inspiration
L'Arasol espère que cette solution pragmatique inspirera d'autres propriétaires institutionnels. L'ancien EMS doit subir d'importantes transformations. Entre appels d'offres, choix des mandataires, délais administratifs et éventuels recours, près de deux ans peuvent s'écouler avant le démarrage des travaux, explique la Fondation.
La pénurie de logements est particulièrement préoccupante dans l'Ouest lausannois. Entre 2020 et 2025, les procédures d'expulsion ont augmenté de 110%. L'an dernier, 48 expulsions forcées ont été programmées, dont 24 ont effectivement conduit à une perte de logement. Le taux de vacance s'élève à 0,47% dans l'Ouest lausannois, contre 0,89% pour l'ensemble du canton de Vaud.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats