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Suisse

Guy Parmelin: une présidence aux allures de dernier tour de piste

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Guy Parmelin a été élu président de la Confédération pour 2026 par 203 voix sur 210 bulletins valables. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le conseiller fédéral Guy Parmelin sera une seconde fois président de la Confédération en 2026. Ce mandat a des allures de dernier tour de piste pour le Vaudois de 66 ans. Il couronne aussi plusieurs succès récents, comme l'accord douanier avec Washington.

Les Chambres ont élu mercredi le conseiller fédéral UDC. Le chef du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR) deviendra président après avoir été régulièrement sur le devant de la scène ces derniers mois, notamment dans le contexte des droits de douane décidés par le gouvernement américain de Donald Trump.

Ayant pris le relai de la présidente actuelle Karin Keller-Sutter, Guy Parmelin a effectué à la mi-novembre une visite-éclair à Washington pour décrocher une déclaration d'intention juridiquement non contraignante, qui permet de réduire ces droits de douane de 39 à 15% pour la Suisse. Le but est d'obtenir à l'avenir un accord contraignant, mais le processus prend du temps.

Pragmatique et adepte de la politique des petits pas, M. Parmelin a salué cette première étape en conférence de presse. "La priorité du Conseil fédéral était de donner un bol d'air à une partie de l'industrie suisse."

En porte-à-faux avec son parti

Autre gros dossier qui occupera le vigneron de Bursins (VD) durant son année de présidence: les relations bilatérales avec Bruxelles. Le Vaudois devra continuer à défendre la position du gouvernement quant au paquet d'accords avec l'Union européenne, contre son parti. Le mois dernier, il a parlé de "grande joie" en signant l'accord sur les programmes de l'UE, qui associe de nouveau la Suisse à Horizon Europe, entre autres.

Le conseiller fédéral sera également en porte-à-faux avec l'UDC au sujet de l'initiative "Pas de Suisse à 10 millions", probablement soumise au vote populaire l'année prochaine. L'adoption de ce texte compromettrait les relations avec l'UE. En 2021, c'est Guy Parmelin déjà, en tant que président, qui avait dû signifier à Bruxelles l'abandon unilatéral des discussions par la Suisse en vue d'un accord-cadre, un moment délicat.

Accords de libre-échange

Hors Union européenne, le conseiller fédéral UDC a toujours encouragé une diversification des partenaires commerciaux. Entré au gouvernement le 1er janvier 2016, le ministre de l'économie a fait de la conclusion et de la modernisation d'accords de libre-échange une priorité de son mandat.

Il peut se targuer d'avoir signé en mars 2024 l'accord de libre-échange de l'AELE avec l'Inde, après seize ans de négociations. Au lendemain de la signature à New Delhi, Guy Parmelin a déclaré: "Je suis fier d'avoir signé cet accord après un processus long et sinueux."

Le Vaudois a aussi défendu avec succès l'accord de libre-échange avec l'Indonésie devant le peuple suisse en mars 2021. Puis, Mercosur, Malaisie, Thaïlande, Chili ou encore Turquie: d'autres accords ont été signés. Des actualisations de traités sont en outre souhaitées, notamment avec la Chine et le Japon.

Ces accords ne sont toutefois pas tous dans la poche. Dans sa politique de diversification commerciale, le ministre doit jongler en Suisse entre plusieurs fronts.

D'un côté, la gauche exige que les accords respectent des critères en matière de durabilité et de droits humains. D'un autre côté, la droite économique demande le moins d'exigences possible pour les entreprises. Enfin, les agriculteurs craignent une concurrence déloyale envers les produits suisses, notamment dans le cadre de l'accord avec le Mercosur.

Dossier agricole

Guy Parmelin doit faire face à ces mêmes préoccupations dans le dossier agricole à l'interne. Alors que la PA30+ est en cours d'élaboration, les débats parlementaires au sujet de la PA22+ étaient vifs.

Le Parlement a finalement adopté la Politique agricole, mais dans une version allégée en matière de mesures environnementales par rapport à ce qui était prévu initialement. Le ministre n'a pas voulu se mettre à dos les agriculteurs et l'industrie agro-alimentaire.

Il doit aussi essuyer les critiques de surcharge administrative, lancées notamment lors des manifestations d'agriculteurs début 2024, en Suisse et dans les pays voisins. "Trop de bureaucratie": le reproche est formulé également au sein des entreprises. Le conseiller fédéral dit comprendre ces critiques.

Confiante bonhomie

Durant sa première année de présidence en 2021, Guy Parmelin s'est révélé, notamment sur la scène internationale, en recevant ses homologues américain Joe Biden et russe Vladimir Poutine à Genève. Sur le perron de la Villa La Grange, à l'aise dans sa fonction, il a montré son savoir-faire en interpellant les deux hommes d'Etat dans leur langue, balayant les moqueries sur ses capacités linguistiques.

Son année de présidence a par ailleurs été marquée par la pandémie de Covid-19. Affichant une attitude de confiante bonhomie, le Vaudois s'est montré ouvert, simple et proche des gens. Malgré son faux-pas lorsqu'il a utilisé l'expression "oreiller de paresse" pour qualifier les soutiens aux entreprises et lors d'hésitations face aux cas de rigueur, le ministre de l'économie a été salué pour sa rapidité de réaction au début de la crise sanitaire.

Sur la vaccination ou le respect des directives du Conseil fédéral, Guy Parmelin a affiché sa confiance tranquille dans la population et fait preuve de plus de collégialité que son collègue de parti Ueli Maurer. Il a aussi condamné sans ambiguïté les violences qui ont émaillé certaines manifestations contre le certificat vaccinal en 2021.

Cette même année, il a également regretté la campagne de votation parfois violente sur les initiatives populaires "phytosanitaires", plaidant l'apaisement. Guy Parmelin a encore manifesté cette même rondeur face à l'éventualité d'une crise énergétique en 2022. "L'Etat n'ira pas vérifier chez les gens si leur chauffage dépasse les 19 degrés", avait-il promis.

Sur d'autres dossiers, le conseiller fédéral se tient plutôt en retrait. Par exemple en ce qui concerne les sanctions contre la Russie ou les questions de logement et de droit du bail.

Rumeurs de démission

Maux de dos, chute dans son bureau, âge de la retraite, doyen de fonction au sein du gouvernement: en poste depuis dix ans, le conseiller fédéral a déjà fait l'objet de rumeurs de démission à plusieurs reprises. A tel point qu'il a pris le temps en 2023 de communiquer sur un réseau social dans le seul but de démentir les bruits qui couraient sur son retrait. Les observateurs ont ensuite tablé sur un départ de Guy Parmelin après sa deuxième présidence, pour terminer en beauté, et avant les élections fédérales de 2027.

Le Vaudois s'est affirmé dans sa fonction de conseiller fédéral au fil des années. Par le passé, il a parfois été dépeint en simple porteur d'eau de son parti, comme lors de son accession en 2019 au Département de l'économie et de la recherche, qui ne semble pas avoir été son premier choix. Il a aussi été souvent mal noté dans les classements de popularité et d'influence.

Elu le 9 décembre 2015 pour succéder à Eveline Widmer-Schlumpf, le ministre UDC a fait ses premières armes au Département de la défense. Il y a hérité de certaines casseroles, comme la disparition de documents liés à l'organisation secrète P-26. Mais il a marqué le terrain en faisant augmenter le budget militaire. Il a aussi relancé la procédure d'achat d'avions de combat après l'échec de son prédécesseur Ueli Maurer avec les Gripen.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

A Chillon (VD), pas touche aux fonds marins

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Greenpeace a mené une action mercredi soir au château de Chillon pour dénoncer l'implication de la société Allseas, basée à Châtel-St-Denis (FR), dans l'exploitation minière en haute mer. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Une vidéo et des photos ont été projetées mercredi soir sur les murs du château de Chillon, au bord du lac Léman. L'action, organisée par Greenpeace, visait à s'opposer au démarrage de l'extraction minière en eaux profondes.

Les militants ont dénoncé l'implication d'Allseas, installée à Châtel-St-Denis (FR). L'entreprise est partenaire d'une entreprise canadienne qui cherche à démarrer l'exploitation minière en haute mer à la faveur d'un décret de 2025 du président américain Donald Trump, explique l'organisation dans un communiqué.

Cette nouvelle industrie pose d'énormes risques pour l'environnement et le climat, estime l'ONG. Les grands fonds marins abritent des écosystèmes uniques, qui doivent être préservés. Actuellement, 43 Etats, dont la Suisse, se sont prononcés en faveur d'un moratoire sur cette extraction minière en eaux profondes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Charles Lloyd, première légende du festival, sur scène vendredi

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Charles Lloyd a reçu mercredi soir un prix honorifique des mains du directeur du Montreux Jazz Festival Mathieu Jaton. Le saxophoniste américain a été remercié pour son rôle majeur dans l'histoire de la manifestation. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le 18 juin 1967, Charles Lloyd était la tête d'affiche du premier Montreux Jazz Festival, aux côtés de Keith Jarrett et Jack DeJohnette. Près de 60 ans plus tard, le saxophoniste s'y produira vendredi pour la 11e fois. Il a reçu mercredi un prix honorifique.

Mathieu Jaton, patron du Montreux Jazz Festival (MJF), lui a remis cet "award" spécial lors d'un workshop mercredi soir. Il a rendu hommage au musicien pour l'ensemble de sa carrière et pour son rôle dans l'histoire de la manifestation.

En 1967, le saxophoniste américain était en effet l’une des figures les plus novatrices du jazz contemporain. "Claude Nobs est venu me chercher à l'aéroport en Aston Martin, la voiture de James Bond. Une cassette passait du blues dans l'autoradio", racontait le musicien, originaire de Memphis, dans un texte écrit pour l'ouvrage consacré aux 50 ans du festival.

Claque monumentale

Le concert fut une "claque monumentale", "un moment puissant", selon des souvenirs recueillis dans un documentaire de la RTS, signé du journaliste Yvan Ischer: Charles Lloyd, porté par ses deux jeunes accompagnateurs alors inconnus et par Ron McClure à la contrebasse, apportait un parfum de "flower power" sur la scène montreusienne. "Je ne savais pas alors combien c'était spécial", a déclaré le saxophoniste par la suite.

Charles Lloyd était à l'époque l’un des premiers artistes jazz à vendre un album à plus d'un million d'exemplaires, "Forest Flower: Live at Monterey", paru en 1967.

Son concert a immédiatement contribué à donner au festival une visibilité et une crédibilité internationales. Il sera le seul de cette première édition (qui en a compté quinze en trois jours) à avoir été gravé sur un album officiel: un triple vinyle encore réédité aujourd'hui.

Saxo au placard

A la fin des années 1960, le musicien range pourtant son saxophone, confronté à des problèmes d'addiction. Il se retire du monde pendant une décennie, retranché dans son sanctuaire de Big Sur, en Californie. Jusqu'à ce qu'au début des années 80, un jeune pianiste de moins de 20 ans frappe un jour à sa porte: Michel Petrucciani.

Une complicité magique naîtra: Charles Lloyd ira chercher son instrument à la cave et se remettra à la musique; il contribuera à faire connaître Michel Petrucciani qui deviendra son fils spirituel. Ensemble, ils se produiront à Montreux en 1982.

Habitué du Centre des congrès et amoureux de la région, Charles Lloyd reviendra à maintes reprises sur les rives du Léman. Sa dernière apparition remonte au 50e anniversaire du festival.

Révélateur de talents

A 88 ans et plus de 60 ans de carrière, ce musicien mystique, adepte de la méditation, continue d'explorer de nouveaux sentiers. Révélateur de talents, il s'est toujours entouré des meilleurs artistes de la jeune génération, de Michel Petrucciani à Keith Jarrett, en passant par Jason Moran ou Gerald Clayton.

C'est justement ce dernier, pianiste reconnu de la scène jazz actuelle, qui l'accompagnera à Montreux, aux côtés du contrebassiste Harish Raghavan et du batteur Kweku Sumbry. Une génération qui n'était pas née lors du premier passage de Charles Lloyd à Montreux en 1967.

Au club de jazz

"Le concert aura lieu au Lab, un écrin plus intimiste, davantage conçu comme un club de jazz que la salle Stravinski", souligne Eduardo Mendez, porte-parole du festival.

Charles Lloyd et son quartet seront suivis par le prodige du jazz vocal, Gregory Porter. Invité pour la quatrième fois au MJF, le crooner californien, révélé à 40 ans, reviendra célébrer des valeurs universelles à travers ses ballades soul et son jazz feutré.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Un joueur empoche un million au Swiss Loto

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Le Swiss Loto est un jeu de loterie classique proposé en Suisse depuis 1970 (archives). (© Keystone/SALVATORE DI NOLFI)

Une personne est devenue millionnaire mercredi grâce au Swiss Loto. Elle a deviné les six bons numéros et empoche 1 million de francs. Il fallait cocher les numéros 21, 22, 23, 33, 34 et 41. Le numéro chance était le 6, le rePLAY le 1 et le Joker le 921685.

Lors du prochain tirage samedi, 13,1 millions de francs seront en jeu, indique la Loterie Romande.

https://jeux.loro.ch/games/swissloto/

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

La transpiration, un système de climatisation naturel du corps

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La transpiration sert à réguler la température et protège le corps contre la surchauffe. Cependant, avec l'âge et en cas de chaleur persistante, l'efficacité des glandes sudoripares diminue (archives). (© KEYSTONE/EPA/FRANCO SILVI)

Désagréable, mais indispensable, la transpiration régule la température corporelle. Où transpirons-nous le plus? Combien de temps faut-il pour s'habituer à la chaleur? Et que se passe-t-il lorsque ce "système de climatisation" de l'organisme ne fonctionne plus?

Le corps humain compte entre deux et quatre millions de glandes sudoripares, indique l'Hôpital universitaire de Zurich (USZ). La plupart d'entre elles se trouvent sur la plante des pieds, avec une densité pouvant atteindre 370 par centimètre carré. Seules les lèvres et le gland chez l'homme ne possèdent pas de glandes sudoripares.

Le système de climatisation du corps

La fonction principale de la transpiration est de réguler la température corporelle. Lorsque le liquide présent sur la peau s'évapore, il évacue la chaleur du corps et le protège ainsi de la surchauffe. Au moins un demi-litre de sueur s'évapore chaque jour. Ce faisant, le corps perd non seulement du liquide, mais aussi des sels minéraux essentiels, du magnésium et d'autres électrolytes.

Selon l’USZ, les enfants de moins de cinq ans, les personnes atteintes de maladies chroniques et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables lors des vagues de chaleur. Avec l’âge, la fonctionnalité des glandes sudoripares diminue. En cas de chaleur persistante, ces glandes peuvent en outre s’épuiser, ce qui augmente le risque de surchauffe.

Selon l'émission scientifique allemande "Quarks", le corps peut s'habituer à de nouvelles conditions climatiques. Dans un environnement inhabituellement chaud et humide, on transpire d'abord davantage.

Mais au bout d’environ trois semaines, le corps s'est acclimaté. Ce faisant, il apprend également à économiser ses ressources, car la sueur d’un corps acclimaté contient moins de sel. Des séances régulières de sauna permettent également d’entraîner les glandes sudoripares.

Un héritage de l’évolution

Les mains moites en cas d’émotion sont un vestige de l’évolution humaine, explique "Quarks". Pour les ancêtres de l'Homme, la sueur sur les mains était utile, car elle rendait la peau plus adhérente. Cela facilitait par exemple la fuite dans les arbres. Aujourd’hui, cette réaction du corps se manifeste souvent dans des situations de stress, comme lors d’un entretien d'embauche.

La sueur due au stress ou à l’angoisse ne peut pas s’évaporer sur une surface cutanée froide, comme ce serait le cas pour la sueur provoquée par la chaleur. Au lieu de cela, les gouttes ruissellent sur la peau, ce qui est perçu comme de la "sueur froide".

Les hommes sentent plus vite mauvais

La sueur fraîche est inodore. L’odeur corporelle caractéristique n’apparaît que lorsque les bactéries cutanées décomposent les sécrétions des glandes odorantes. La flore bactérienne individuelle détermine alors l'odeur.

La sueur des hommes a souvent une odeur plus intense, car les bactéries transforment les produits de dégradation de l'hormone testostérone. Chez les adolescents, selon "Quarks", la sueur peut déjà dégager une odeur dès son écoulement en raison de la sécrétion hormonale liée à la puberté. Une mutation génétique (ABCC11) fait que, chez de nombreuses personnes d'origine asiatique, les substances responsables de l'odeur ne sont pratiquement pas libérées.

L'odeur de la sueur joue également un rôle dans le choix du partenaire. Si deux personnes sont génétiquement proches, elles ont plus de chances de trouver l'odeur de leur sueur respective désagréable. Selon l'USZ, il s’agit d’un mécanisme naturel visant à empêcher la reproduction entre des êtres vivants partageant un patrimoine génétique similaire.

Quand la transpiration devient une maladie

Une production excessive ou insuffisante de sueur peut entraîner des problèmes de santé. En cas d'hyperhidrose, les glandes produisent de la sueur alors que le corps n’a pas besoin d’être refroidi. En Suisse, environ 2 à 4% de la population est touchée par ce trouble.

Le contraire est l'anhidrose, qui se caractérise par un trouble de la transpiration. Pour les personnes concernées, cela est particulièrement dangereux en cas de températures élevées, car le corps est alors privé d’une fonction de refroidissement essentielle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Récompense pour un projet trinational pour la chevêche d'Athéna

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La chevêche d'Athéna se sent bien dans la région des Trois Frontières, près de Bâle. (© KEYSTONE/MARKUS STUECKLIN)

BirdLife Suisse, la LPO Alsace et l'Alliance pour la protection de la nature (NABU) de Bade du Sud reçoivent le Prix Walder pour leur programme trinational consacré à la chevêche d'Athéna. C'est la première fois que ce prix est remis à trois organisations.

La fondation Hermann et Elisabeth Walder-Bachmann (WBS) distingue l'engagement commun des récipiendaires en faveur de la petite chouette et de la biodiversité dans la région des Trois Frontières, près de Bâle, annonce mercredi la WBS. A l'occasion des 25 ans du prix, la récompense a été exceptionnellement doublée à 100'000 francs.

Jusqu’aux années 2000, seules quelques chevêches d’Athéna survivaient dans la région trinationale (Dreiland). Grâce à une importante implication et en étroite collaboration avec les organisations de protection de la nature, les autorités, les agriculteurs et des bénévoles, les trois organisations récompensées ont depuis amélioré l’habitat de la petite chouette.

Elles ont installé plus de 1000 nichoirs sécurisés, ont planté environ 5000 arbres fruitiers à haute tige et ont créé trois kilomètres de haies et 200 hectares de terres extensives.

Habitat privilégié

Après plus de 40 ans d’absence, en 2023, la chevêche d’Athéna nichait à nouveau dans le nord-ouest de la Suisse, avec plusieurs couples reproducteurs. Différentes autres espèces en danger ont également profité des mesures.

Les vergers, prairies et petites structures réaménagés fournissent des habitats de premier choix à la huppe, au rouge-queue à front blanc, au torcol fourmilier, au bruant zizi ou à la pie-grièche écorcheur. Le projet a donc largement contribué, par la protection des espèces, à la valorisation écologique du paysage rural du Dreiland.

WBS salue en particulier l’exceptionnelle coopération transfrontalière dans la région. Depuis plus de 25 ans, plus de 150 bénévoles ainsi que diverses associations locales, centres cantonaux et agriculteurs se sont engagés pour la chevêche d’Athéna. Le projet peut servir d’exemple, car il montre comment un engagement durable et coordonné peut produire un effet pérenne.

Depuis 2000, le prix Walder distingue des personnes et organisations qui s’engagent pour la protection de la nature dans le nord-ouest de la Suisse, s’attachant en particulier aux forêts et milieux ouverts ainsi qu’aux habitats des animaux et des végétaux.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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