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Les inondations font plus de 460 morts en Asie du Sud-Est

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Le Sri Lanka subit de fortes intempéries depuis lundi en raison du passage du cyclone Ditwah. (© KEYSTONE/EPA/CHAMILA KARUNARATHNE)

Le bilan provisoire des inondations provoquées par des pluies torrentielles en Indonésie, Thaïlande et Malaisie s'élève à 467 morts samedi, selon les derniers chiffres des autorités locales.

Dans les trois pays, les mêmes images de villes inondées, de populations piégées par les eaux, et de glissements de terrain entraînés par le déluge qui s'abat depuis plusieurs jours.

L'agence des catastrophes indonésienne a fait état de plus de 300 morts, le gouvernement de la Thaïlande a rapporté que 162 personnes avaient été tuées dans le sud du pays, tandis que les autorités malaisiennes ont recensé deux tués.

En Indonésie, 166 personnes ont perdu la vie dans la province de Sumatra nord, 47 à Aceh et 90 à Sumatra ouest, a annoncé le chef de l'agence, Suharyanto.

Samedi, les secours s'efforçaient de rallier les zones de l'île de Sumatra les plus gravement touchées. Quelque 270 personnes sont portées disparues dans l'île.

"C'est la pire inondation qui ait jamais eu lieu dans notre village", a déclaré Novia, 30 ans, un habitant du village de Pidie, à Aceh, qui déblaie sa maison "entièrement envahie par la boue". "Il y avait des inondations avant (...) mais ce n'était pas comme ça".

En Thaïlande, "le total des morts dans les sept provinces (concernées) s'établit à 162, dont 126 à Songkhla", la plus durement frappée, a indiqué samedi en conférence de presse le porte-parole du gouvernement, Siripong Angkasakulkiat.

Les eaux sont montées jusqu'à trois mètres dans cette région, qui a connu l'un de ses pires épisodes d'inondations de la décennie.

Afin de suppléer des morgues surchargées, des camions frigorifiques ont été mobilisés pour entreposer les corps des victimes.

Excuses officielles

Vendredi, le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul s'est rendu dans un refuge du district de Hat Yai, sévèrement touché.

"Je dois vraiment présenter mes excuses pour avoir laissé cela se produire alors que je suis au gouvernement", a-t-il dit sur la chaîne AmarinTV.

"La prochaine étape est d'éviter que la situation se détériore", a ajouté le dirigeant, expliquant que les opérations de nettoyage dans le district prendraient deux semaines.

Le gouvernement a annoncé des compensations s'élevant jusqu'à 62'000 dollars pour les familles endeuillées par ces catastrophes.

La grogne publique monte en Thaïlande face à la gestion de la situation. Deux responsables locaux ont été suspendus pour manquements présumés.

En Malaisie voisine, deux personnes ont été tuées par des inondations dans l'Etat de Perlis (nord).

La saison de la mousson, qui s'étend généralement de juin à septembre, est souvent synonyme de fortes précipitations dans la région, avec des risques de glissements de terrain et de crues subites.

En Indonésie et en Thaïlande, les bilans humains sont parmi les pires de ces dernières années pour des inondations.

Par ailleurs, en Asie du Sud, le président Anura Kumara Dissanayake a déclaré l'état d'urgence au Sri Lanka samedi après une semaine de pluies diluviennes.

Appel à la solidarité au Sri Lanka

Le Centre de gestion des catastrophes de l'île a fait état d'un bilan d'au moins 153 morts dans des inondations et des glissements de terrain, avec près de 900'000 déplacés. Plus de 190 personnes sont portées disparues.

Le gouvernement a sollicité une aide internationale et appelé ses ressortissants à l'étranger à faire des dons.

L'armée a secouru 69 passagers d'un bus, dont un touriste allemand, qui étaient bloqués dans le district d'Anuradhapura, dans le centre-nord de l'île, après une opération de 24 heures impliquant un hélicoptère et des bateaux de la marine.

W. M. Shantha, un passager, a raconté qu'ils avaient été sauvés par trois hommes de la marine qui les avaient aidés à grimper sur le toit d'une maison après avoir attaché des cordes pour leur permettre de traverser les eaux de crue.

"Nous avons eu beaucoup de chance, alors que nous étions sur le toit, une partie de celui-ci s'est effondrée (...) trois femmes sont tombées à l'eau, mais elles ont été aidées à remonter sur le toit", a déclaré M. Shantha aux journalistes à l'hôpital de Nochchiyagama.

Les fortes précipitations ont été apportées par le cyclone Ditwah, qui progresse vers l'Inde. Les pires inondations du siècle au Sri Lanka, en 2003, avaient fait 254 morts.

Selon les scientifiques, le réchauffement climatique engendré par l'activité humaine rend les phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents, plus meurtriers et plus destructeurs.

Pour chaque degré supplémentaire, l'atmosphère peut contenir 7% d'humidité en plus, avec des retombées hydriques plus lourdes, préviennent les experts.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

La présidente vénézuélienne rencontre une diplomate américaine

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Delcy Rodriguez assure la présidence ad interim du Venezuela après la capture de Nicolás Maduro (archives). (© KEYSTONE/AP/Ariana Cubillos)

La nouvelle cheffe de mission diplomatique des Etats-Unis au Venezuela Laura Dogu a évoqué lundi, lors de sa première rencontre avec la présidente par intérim Delcy Rodriguez, la nécessité d'une "transition" au Venezuela, un mois après la capture de Nicolás Maduro.

"J'ai rencontré Delcy Rodríguez et Jorge Rodríguez [président de l'Assemblée nationale, ndlr] pour réitérer les trois phases que [le chef de la diplomatie américaine Marc] Rubio a proposées pour le Venezuela: stabilisation, reprise économique et réconciliation et transition", a écrit sur le réseau social X Mme Dogu, arrivée samedi à Caracas.

En parallèle, Mme Rodriguez a nommé l'ancien ministre des affaires étrangères Félix Plasencia comme chef de mission diplomatique aux Etats-Unis. La nomination de M. Plasencia marque un tournant dans les relations entre Washington et Caracas.

Celles-ci avaient été rompues en 2019 quand les Etats-Unis, sous le premier mandat du président Donald Trump, avaient contesté la première réélection à la présidence de Nicolás Maduro et choisi de reconnaître à la place un gouvernement parallèle dirigé par l'opposant Juan Guaido.

Machado veut parler avec Rodriguez

"L'installation, tant au Venezuela de la représentation diplomatique du gouvernement des Etats-Unis qui sera dirigée par Mme Laura Dogu, que de notre représentation diplomatique à Washington, se fera dans les prochains jours", a affirmé en soirée le ministre vénézuélien des affaires étrangères Ivan Gil.

"Le gouvernement [vénézuélien] a souligné la nécessité de construire un agenda productif, de paix, de respect, un agenda qui s'aligne parfaitement sur les principes du droit international [...] afin que nous puissions définitivement orienter les relations entre les Etats-Unis et le Venezuela vers un chemin de bonheur pour les deux peuples", a poursuivi M. Gil. Il a appelé de ses voeux la levée des sanctions économiques américaines "dans le cadre de la diplomatie".

La cheffe de l'opposition vénézuélienne Maria Corina Machado, prix Nobel de la paix, a aussi utilisé le mot "transition" en évoquant une possible rencontre avec Mme Rodriguez.

"S'il est nécessaire d'échanger lors d'une rencontre pour définir le calendrier d'une transition, ce sera fait", a affirmé Mme Machado, selon une transcription d'une rencontre virtuelle avec des médias colombiens rendue publique par son service de presse. Mais le gouvernement provisoire de Mme Rodríguez "reste la mafia", a-t-elle ajouté.

Fille de Cabello

Au moment où le président américain Donald Trump normalise ses relations avec l'exécutif vénézuélien, après la capture par les Etats-Unis de son homologue vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse lors d'une opération militaire spectaculaire à Caracas, le rôle dévolu à Mme Machado dans le futur paysage politique du pays reste inconnu.

Mme Rodriguez a donné des gages de bonne volonté à M. Trump avec une réforme de la loi pétrolière et l'annonce d'une amnistie générale. Mais elle a nommé lundi ministre du tourisme Daniella Cabello, fille du puissant ministre de l'intérieur Diosdado Cabello, dont la tête est mise à prix à 25 millions de dollars par les Etats-Unis. La nomination de la fille de Diosdado Cabello apparaît comme un signe du pouvoir toujours important de celui-ci.

La nouvelle ministre du tourisme a été sanctionnée par le trésor américain en 2024, accusée d'avoir soutenu les ordres de M. Maduro visant à "réprimer la société civile". La même année, elle avait été nommée par M. Maduro directrice de l'agence de promotion des exportations du Venezuela et d'un organisme pour la promotion touristique.

Diosdado Cabello incarne l'aile radicale du chavisme, une doctrine d'inspiration socialiste fondée par le feu président Hugo Chávez. Il est considéré comme l'un des dirigeants les plus puissants du pays.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Trump estime à 200 millions la rénovation du Kennedy Center

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Le Kennedy Center est un haut lieu de la vie culturelle de Washington (archives). (© KEYSTONE/AP/Rahmat Gul)

Le président américain Donald Trump, décidé à marquer Washington de son empreinte au travers de grands travaux, a estimé lundi à environ 200 millions de dollars la rénovation de l'emblématique salle de spectacles de la capitale américaine, le Kennedy Center.

Lors d'un échange avec la presse à la Maison-Blanche, il a assuré que le chantier était déjà "totalement financé", mais ne s'est pas étendu sur l'origine des fonds.

Donald Trump avait annoncé la veille son intention de fermer pour deux ans le Kennedy Center, qu'il a rebaptisé pour accoler son nom à celui du président assassiné John F. Kennedy et qui est depuis lors boudé par certains artistes.

"Je ne le démolirai pas", a-t-il déclaré lundi, avant de laisser entrevoir toutefois des travaux de grande ampleur. "J'utiliserai l'acier. Donc, nous utiliserons la structure. Nous utiliserons une partie du marbre et une partie du marbre va être enlevée, mais, quand cela rouvrira, ce sera flambant neuf et vraiment beau", a-t-il dit.

Salle de bal à la Maison-Blanche

L'ancien promoteur immobilier a assuré que le grand bâtiment blanc au bord du fleuve Potomac, haut lieu de la vie culturelle de Washington, était "en très mauvais état" et même "dangereux". Il a jugé qu'il était impossible de le rénover tout en accueillant du public.

Le président américain a déjà démoli une aile de la Maison-Blanche pour ériger une monumentale salle de bal, un projet qui a soulevé de nombreuses critiques.

Le républicain projette aussi de faire construire une grande arche dans la capitale américaine, inspirée de l'arc de triomphe de Paris.

A plus petite échelle, Donald Trump a aussi couvert l'intérieur de la Maison-Blanche de dorures et de marbre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Affaire Epstein: les Clinton acceptent d'être auditionnés

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Bill et Hillary Clinton dénoncent une procédure aux pures motivations politiques (archives). (© KEYSTONE/AP/Jacquelyn Martin)

Bill et Hillary Clinton témoigneront devant une commission d'enquête parlementaire américaine sur l'affaire Epstein, a annoncé lundi le porte-parole de l'ancien président américain. Le couple est visé par une procédure d'entrave au Congrès.

"Ils ont négocié de bonne foi. Vous ne l'avez pas fait. Ils vous ont dit sous serment ce qu'ils savaient, mais vous vous en fichez", a déclaré sur le réseau X le porte-parole en réponse à un message des élus républicains de cette commission qui demandait à entendre le couple en raison des liens passés entre Bill Clinton et le criminel sexuel.

"L'ancien président et l'ancienne secrétaire d'Etat seront là. Ils ont hâte de créer un précédent qui s'applique pour tout le monde", a ajouté le porte-parole.

Avant le communiqué, la commission des règles de la chambre des représentants s'apprêtait à approuver l'organisation d'un vote devant l'ensemble des députés sur deux résolutions, qui en cas d'adoption, auraient recommandé au département américain de la justice d'engager des poursuites à l'encontre de l'ex-président démocrate (1993-2001) et de l'ancienne cheffe de la diplomatie américaine (2009-2013).

Plusieurs convocations

Il n'était pas clair dans l'immédiat si la commission voterait tout de même pour faire avancer ces résolutions en vue d'une adoption dans l'hémicycle cette semaine.

Si ces recommandations de poursuites étaient adoptées, une inculpation formelle devrait être initiée par le ministère de la justice, avec à sa tête Pam Bondi, une fidèle de l'actuel chef d'Etat Donald Trump.

Bill et Hillary Clinton, qui dénoncent une procédure aux pures motivations politiques, encourraient alors jusqu'à 12 mois de prison.

Le couple a été convoqué à plusieurs reprises par une commission parlementaire d'enquête sur la gestion par l'Etat de l'affaire Epstein, en raison des liens d'amitié passés entre l'ancien président et le financier.

Figure de la haute société new-yorkaise dans les années 1990-2000, Jeffrey Epstein était accusé d'avoir exploité sexuellement plus de mille jeunes femmes, dont des mineures. Il avait été retrouvé pendu dans sa cellule de New York en 2019 avant son procès pour crimes sexuels.

Bill Clinton, qui a voyagé à plusieurs reprises à bord de son avion privé et a été photographié de nombreuses fois en sa compagnie, avait affirmé en 2019 n'avoir pas parlé à Jeffrey Epstein depuis plus d'une décennie. L'ex-président a également toujours démenti avoir eu connaissance de ses crimes et n'est pas inquiété par la justice en ce qui concerne sa relation avec le criminel sexuel.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Trump exhorte le Congrès à lever la paralysie budgétaire

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Donald Trump a exhorté le Congrès à mettre fin "sans délai" à la paralysie budgétaire (archives). (© KEYSTONE/AP/J. SCOTT APPLEWHITE)

Donald Trump a appelé lundi le Congrès américain à adopter dès que possible un texte budgétaire pour mettre fin à la paralysie d'une partie de l'administration fédérale, après trois jours de ce "shutdown" à l'issue encore incertaine.

"Nous devons rouvrir le gouvernement et j'espère que tous les républicains et les démocrates se joindront à moi pour soutenir cette loi", a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social, disant vouloir qu'elle atterrisse sur son bureau pour promulgation "SANS DELAI".

"AUCUN CHANGEMENT n'est possible à ce stade" sur ce texte budgétaire, a averti Donald Trump au moment où le mécontentement gronde jusque dans son camp, menaçant de prolonger la paralysie.

Des chefs républicains avaient pourtant affiché leur optimisme ce week-end quant à un "shutdown" de courte durée. "On va réussir à finir tout ça d'ici à mardi, j'en suis convaincu", prêchait dimanche le président républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson. Il est allé jusqu'à évoquer une "formalité" pour qualifier le vote attendu mardi dans l'hémicycle pour lever la paralysie budgétaire.

Mais avec l'arrivée lundi au Congrès d'un nouvel élu démocrate après une législative partielle au Texas, M. Johnson sait qu'il ne peut pas se permettre de perdre plus d'une voix dans son camp.

"Otage"

Or plusieurs élus de la frange ultraconservatrice ont menacé de s'opposer au texte car ils refusent catégoriquement de renégocier le budget du ministère de la Sécurité intérieure (DHS), une exigence des démocrates.

"Les démocrates se livrent à des jeux politiciens", a lancé samedi le député républicain Chip Roy, du Texas, accusant l'opposition de retenir le DHS "en otage".

La question du financement de cet important ministère est au coeur du blocage actuel au Congrès depuis les événements récents de Minneapolis.

Les démocrates s'indignent en effet de la mort fin janvier d'Alex Pretti, un infirmier américain de 37 ans tué par balles par des agents fédéraux en marge de manifestations contre la présence de la police de l'immigration (ICE), qui dépend du DHS, dans cette métropole du nord des Etats-Unis. Son décès est intervenu moins de trois semaines après celui de Renee Good, également tuée par balle par des agents fédéraux à Minneapolis.

Depuis, les démocrates martèlent leur refus de voter tout budget pour le DHS sans d'importantes réformes de la manière dont ses agents opèrent. Ils demandent notamment l'emploi systématique de caméras-piétons, l'interdiction du port de cagoule ou encore qu'un mandat judiciaire précède toute arrestation de migrants.

"Paroles"

Hakeem Jeffries, chef de la minorité démocrate à la Chambre, a affirmé dimanche que le gouvernement Trump ne pouvait pas "se contenter de paroles", et devait appliquer ces mesures dès aujourd'hui.

Face aux menaces de certains élus de son camp, Mike Johnson pourrait avoir besoin de voix venant de l'opposition. "Nous avons besoin de bonne foi des deux côtés", a-t-il exhorté dimanche.

Les Etats-Unis ne connaîtront toutefois sans doute pas une répétition du blocage d'octobre et novembre, lorsque républicains et démocrates avaient bataillé pendant 43 jours sur la question de subventions d'assurance santé.

Des centaines de milliers de fonctionnaires avaient été mis au chômage technique, tandis que d'autres, aux missions considérées comme essentielles, avaient dû continuer à travailler. Mais tous avaient dû attendre la fin de la paralysie budgétaire pour recevoir leur salaire.

Le blocage n'avait pris fin qu'avec la décision de quelques sénateurs démocrates de voter pour un texte budgétaire concocté par les républicains, en échange de promesses de concessions sur ces subventions d'assurance santé. Leur décision avait été fortement critiquée par de nombreux sympathisants démocrates, qui souhaitaient voir une opposition plus vigoureuse face à Donald Trump.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

France: le budget 2026 adopté après des mois de blocage

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Le Premier ministre français Sébastien Lecornu a eu recours au 49.3 pour faire adopter le budget 2026. (© KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT)

Après des mois de blocage politique, le budget de l'Etat français pour 2026 a été adopté définitivement lundi, sous l'oeil des marchés financiers inquiets de l'ampleur des déficits.

Il aura fallu quatre mois de débats houleux au sixième exécutif en place depuis la réélection du président Emmanuel Macron, en 2022, pour doter d'un budget la France, pilier de l'Union européenne et deuxième économie de la zone euro.

Pour y parvenir, le Premier ministre Sébastien Lecornu a dû accepter d'importantes concessions en direction de la gauche, menacer de convoquer de nouvelles législatives anticipées et finalement renier sa promesse de ne pas passer en force en engageant la responsabilité du gouvernement.

Décrit comme "socialiste" par une partie de la droite et l'extrême droite, "d'austérité" par la gauche radicale, le budget reflète surtout le difficile compromis noué par le gouvernement avec le Parlement.

Désireux de tourner la page, le chef du gouvernement a fustigé lors des débats une "grande déconnexion" entre ceux "qui refusent le désordre" et ceux qui veulent "bloquer" et "tout rejeter", ciblant le Rassemblement national (extrême droite) et la France insoumise (LFI, gauche radicale).

"Ambiance politicienne"

"Il y a une ambiance politicienne" à l'Assemblée qui "sent bon la campagne" des élections municipales et présidentielle à venir, a-t-il déploré. Mais "la France a enfin un budget", s'est-il réjoui après le rejet des motions alors que pour la deuxième année consécutive, il faut attendre le mois de février pour que la loi de finances soit adoptée.

Selon lui, ce budget "contient la dépense publique" et "n'augmente pas les impôts pour les ménages et les entreprises".

Les députés LFI ont annoncé dans la foulée saisir le Conseil constitutionnel pour contester un budget "cruel". Les Insoumis n'ont "plus d'alliance avec le Parti socialiste", a pour sa part déclaré Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l'Assemblée, en marge de l'adoption du budget de l'Etat grâce à un accord de non-censure entre Sébastien Lecornu et le PS.

Après cette séquence qui l'aura monopolisé pendant quatre mois, le Premier ministre entend se consacrer à des projets "réalistes", compte tenu d'un calendrier contraint et de l'absence de majorité.

Il assure qu'il n'est "pas candidat" pour la présidentielle de 2027 et recommande à ses ministres à se tenir "éloignés" de ce scrutin, même s'il devrait procéder à un "ajustement" gouvernemental après le départ annoncé de sa ministre de la Culture Rachida Dati, candidate aux municipales à Paris. Les ministres sont invités à se concentrer sur "l'essentiel", "notre indépendance" en matière militaire, agricole ou énergétique.

Sont attendus notamment une actualisation de la loi de programmation militaire, un projet de loi "d'urgence" agricole et la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), ainsi que des textes sur la police municipale, la Nouvelle Calédonie (territoire français du Pacifique) ou encore la fin de vie.

Goût amer

Le budget de la Sécurité sociale avait pu, lui, être adopté par un vote en décembre, grâce aux bulletins "pour" des socialistes, en échange de la suspension de l'emblématique et très contestée réforme des retraites.

Du côté de la coalition présidentielle, les choix budgétaires de M. Lecornu laissent un goût amer, alors que plusieurs de ses soutiens craignent que la promesse d'un déficit à 5% du PIB ne puisse pas être tenue.

La copie initiale du budget prévoyait de réduire le déficit public à 4,7% du PIB en 2026, contre 5,4% du PIB en 2025. Il s'établira finalement à 5,0%, en raison des concessions accordées notamment au PS, que ce soit sur le budget de la Sécurité sociale ou celui de l'État.

Les dépenses publiques passeront de 56,8 à 56,7% du PIB, et le taux de prélèvement obligatoire de 43,6 à 43,9%, selon des prévisions actualisées du gouvernement.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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