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Plan Trump: Kiev et ses alliés cherchent à resserrer les rangs

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Kiev et les Européens sont sous mis sous pression par le plan Trump pour accepter que les deux régions du bassin minier du Donbass ainsi que la Crimée annexée en 2014, seraient "reconnues de facto comme russes, y compris par les États-Unis". Moscou recevrait encore d'autres territoires. (© KEYSTONE/EPA/FILIP SINGER)

L'Ukraine et ses alliés européens s'activent samedi pour élaborer une réponse urgente au plan américain visant à mettre fin à près de quatre ans d'invasion russe. Donald Trump a sommé le président ukrainien Volodymyr Zelensky de l'accepter rapidement.

"Il faudra bien que cela lui plaise, et si cela ne lui plaît pas, alors, vous savez, ils n'auront qu'à continuer à se battre", a répliqué le président américain face au rejet par Kiev de ses propositions, vues par beaucoup en Ukraine comme une capitulation.

Nouveau revirement de Donald Trump concernant le conflit le plus sanglant en Europe depuis la Seconde guerre mondiale, ce document en 28 points prévoyant de la part de Kiev des concessions territoriales et un renoncement à l'Otan a entraîné une frénésie d'échanges diplomatiques.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a annoncé que les dirigeants européens, présents à Johannesburg pour le sommet du G20, se réuniraient samedi à ce sujet.

Parmi les nombreux appels et visioconférences organisés dans l'urgence vendredi, le chef de la diplomatie ukrainienne Andriï Sybiga a indiqué avoir discuté avec plusieurs homologues européens, dont ceux de la France et du Royaume-Uni, des "prochaines étapes" à suivre.

Reprenant le message martelé par les Européens depuis deux jours, la Britannique Yvette Cooper a insisté sur X qu'il revenait à l'Ukraine de "déterminer son avenir" et a appelé à "un cessez-le-feu complet" suivi de négociations.

"Perte de dignité"

Tandis que les Européens, une nouvelle fois tenus à l'écart, s'efforcent de resserrer les rangs, le président russe Vladimir Poutine a jugé que le plan américain pouvait "servir de base à un règlement pacifique définitif" du conflit lancé en février 2022.

En cas de refus ukrainien, "les événements qui se sont produits à Koupiansk se reproduiront inévitablement sur d'autres secteurs clés du front", a-t-il menacé, en référence à une ville de l'est de l'Ukraine dont la capture a été revendiquée par son armée jeudi.

Des médias, dont l'AFP, ont publié ces propositions américaines qui reprennent plusieurs demandes formulées par le Kremlin de longue date, plaçant les Ukrainiens devant une situation présentée dans des termes très graves par le président Zelensky lors d'une allocution vendredi.

"L'Ukraine pourrait être confrontée à un choix très difficile: la perte de dignité ou le risque de perdre un partenaire clé", les États-Unis, a-t-il déclaré, estimant que son pays traverse "l'un des moments les plus difficiles de (son) histoire".

Les propositions américaines augurent "une vie sans liberté, sans dignité, sans justice", a renchéri M. Zelensky. "Je présenterai des arguments, je persuaderai, je proposerai des alternatives", a-t-il encore dit, ajoutant: "Je ne trahirai jamais (...) mon serment de fidélité à l'Ukraine".

Garanties de sécurité

Dans la foulée, M. Zelensky s'est entretenu avec le vice-président américain JD Vance, assurant qu'il "continue(rait) de respecter" la volonté de Donald Trump de mettre fin à la guerre.

Le chancelier allemand Friedrich Merz a parlé au milliardaire républicain en assurant s'être "mis d'accord sur les prochaines étapes".

Selon le texte américain, les deux régions du bassin minier et industriel du Donbass, Donetsk et Lougansk (est), ainsi que la Crimée annexée en 2014, seraient "reconnues de facto comme russes, y compris par les États-Unis", et Moscou recevrait d'autres territoires ukrainiens qui sont encore aujourd'hui sous le contrôle de Kiev.

La Russie verrait également son isolement à l'égard du monde occidental prendre fin avec sa réintégration au G8 et la levée progressive des sanctions, ainsi que son souhait d'éloigner à jamais Kiev de l'Alliance atlantique entériné dans la Constitution ukrainienne.

Kiev devrait limiter son armée à 600'000 militaires et se contenter d'une protection par des avions de combats européens basés en Pologne, tandis que l'Otan s'engagerait à ne pas stationner de troupes en Ukraine.

Selon un responsable américain, le plan comprend cependant des garanties de sécurité de la part de Washington et de ses alliés européens équivalentes à celles de l'Otan en cas de future attaque.

Ces assurances n'ont pas suffi à convaincre de nombreux Ukrainiens, qui entrent dans un nouvel hiver de guerre, soumis à des bombardements quotidiens de l'armée russe dont une frappe mercredi sur un immeuble résidentiel de Ternopil (ouest) qui a fait 32 morts dont six enfants, selon un nouveau bilan.

"Il est clair que tout ça n'a rien de bon pour l'Ukraine. Nous devons simplement nous battre, lutter. Il n'y a pas d'autre solution", a estimé Volodymyr Oleksandrovytch, un retraité de 75 ans interrogé par l'AFP à Kiev.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Sprint par équipe: Riebli/Grond en "chocolat"

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Valerio Grond et son compère Janik Riebli ont terminé 4e du sprint par équipe (© KEYSTONE/EPA/HANNIBAL HANSCHKE)

Janik Riebli et Valerio Grond ont échoué au pied du podium dans le sprint par équipe des JO 2026.

Les deux Suisses ont été battus par plus fort qu'eux dans une course remportée par les Norvégiens Johannes Klaebo/Einar Hedegart.

Le duo helvétique a fait tout juste, malgré un bâton cassé par Janik Riebli dès le premier relais. Il a rapidement recollé et était présent en tête de peloton (au 5e rang) à l'heure d'aborder les 1500 derniers mètres de l'épreuve.

Mais Valerio Grond n'a rien pu faire lorsque Johannes Klaebo, l'Américain Gus Schumacher puis l'Italien Federico Pellegrino ont accéléré la cadence dans l'ultime montée du parcours. Malgré une bonne glisse, il a finalement échoué sur les talons de Federico Pellegrino, à 1''0 du bonheur.

Johannes Klaebo, qui a devancé de 1''4 Gus Schumacher et de 3''3 Federico Pellegrino, poursuit donc son sans faute à Tesero. Le Norvégien a remporté les cinq titres mis en jeu jusqu'ici en ski de fond masculin, portant son total record à 10 sacres olympiques. Il sera l'homme à battre samedi sur le 50 km.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Sprint par équipe: L'argent pour Fähndrich/Kälin

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Nadine Fähndrich (à droite) et Nadja Kälin (à gauche) (© KEYSTONE/EPA/FILIP SINGER)

Nadine Fähndrich et Nadja Kälin ont offert à la Suisse sa 11e médaille dans ces JO 2026.

La Lucernoise et la Grisonne ont cueilli l'argent du sprint par équipe, disputé en skating, derrière les favorites suédoises Jonna Sundling/Maja Dahlqvist.

Abattue après son élimination subie en quart de finale de l'épreuve individuelle, Nadine Fähndrich tient sa revanche. Lancée en 5e position pour son dernier relais, à 5'' de la Finlande qui venait de se détacher en 2e position, la Lucernoise a réalisé un troisième relais de rêve. Nadja Kälin a, elle, parfaitement tenu le choc.

Triple médaillée mondiale, Fähndrich est passée très vite à l'offensive pour s'emparer de la 2e place. Elle n'a pas relâché son effort pour boucler cette épreuve de 9 km (6x 1,5 km) sur les talons de Maja Dahlqvist, qui a certes pu prendre le temps de lever les bras, et plus de quatre secondes devant l'Allemagne (3e).

Cette médaille est seulement la deuxième de l'histoire pour le ski de fond féminin suisse aux Jeux olympiques. La première avait été glanée par le quatuor Andrea Huber/Laurence Rochat/Brigitte Albrecht Loretan/Natascia Leonardi Cortesi, en bronze en 2002 à Salt Lake City. Le pari de Swiss-Ski, qui a misé sur Nadja Kaelin plutôt qu'Anja Weber pour faire équipe avec Nadine Fähndrich, a donc payé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Des pourparlers "difficiles" sur l'Ukraine s'achèvent à Genève

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Le chef négociateur russe Vladimir Medinski a estimé que les discussions avaient été "difficiles" mais "constructives" à Genève. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les pourparlers entre les Etats-Unis, l'Ukraine et la Russie se sont achevés à Genève après moins de 24 heures. Mercredi, Kiev et Moscou ont parlé de discussions "difficiles", mais aussi fait état d’avancées et d’un dialogue "constructif".

Au moment de quitter l'hôtel Intercontinental, le chef de la délégation russe Vladimir Medinski a parlé de discussions "constructives. Il aussi affirmé à des journalistes russes que "la prochaine réunion aura lieu prochainement".

Son homologue ukrainien Roustem Oumerov a quant à lui fait état de "progrès". "Ce travail complexe exige l'accord de toutes les parties et un délai suffisant. Il y a des progrès, mais aucun détail ne peut être divulgué à ce stade", a-t-il dit.

A Kiev, Volodymyr Zelensky a pour sa part affirmé que les positions des deux pays "diffèrent" toujours sur des points clés. Plus tôt, le président ukrainien avait estimé sur les réseaux sociaux que les négociations étaient "difficiles".

Il avait accusé Moscou de "faire traîner" les négociations. Et de déplorer à nouveau les attaques russes alors que les deux parties étaient venues à Genève pour discuter. "Nous n'avons pas besoin de guerre", a-t-il affirmé.

Les pourparlers avaient démarré mardi sous un format avec les trois parties en plénière. Il s'est poursuivi mercredi dans des groupes thématiques sur des questions politiques et militaires, a expliqué le chef de la délégation ukrainienne Roustem Oumerov,

Dans la nuit de mardi à mercredi, l'émissaire américain Steve Witkoff a garanti sur les réseaux sociaux que les discussions avaient permis "une avancée significative".

"Très tendus"

Une source proche de la délégation russe avait fait état d'échanges "très tendus". Avant le début des pourparlers, M. Oumerov avait admis ne pas avoir "des attentes excessives". Le président américain Donald Trump a mis la pression sur Kiev, souhaitant un accord "rapide".

La délégation russe avait affirmé que la question des territoires de l'est de l'Ukraine serait abordée. Moscou souhaite récupérer l'ensemble du Donbass, y compris les territoires qui n'ont pas été pris par son armée, là où Kiev ne serait prête qu'à une possible zone de libre-échange.

L'Ukraine avait elle expliqué que la sécurité et les affaires humanitaires seraient au menu. Plusieurs conseillers à la sécurité nationale de pays européens étaient présents mardi dans les couloirs de l'hôtel.

Les pourparlers ont eu lieu alors que les affrontements se poursuivent sur le terrain. Les autorités ukrainiennes avaient dénoncé de nombreuses attaques russes quelques heures avant que le dialogue démarre mardi à Genève.

Cassis à la réunion mardi

Parmi les Occidentaux, beaucoup doutent de la volonté russe de s'engager dans un vrai processus tant que la pression économique et militaire sur ce pays n'est pas suffisante. "Nous n'y sommes pas encore", a estimé notamment le chancelier allemand Friedrich Merz.

"Nous ne savons pas" si la Russie est sérieuse, a même admis samedi le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio. Plusieurs conseillers à la sécurité nationale européens étaient dans l'hôtel mardi après-midi.

Le conseiller fédéral Ignazio Cassis avait lui participé au début de la rencontre pendant quelques minutes, avant les négociations formelles. Pour la Suisse, la rencontre de Genève a constitué un succès diplomatique.

M. Cassis, qui préside l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), "ne peut s'expliquer" que la Russie vienne à Genève autrement que par sa visite récente à Moscou. Depuis les sanctions suisses et le sommet du Bürgenstock (NW) en 2024, les Russes excluaient toute discussion en Suisse.

M. Cassis souhaite que l'organisation puisse acheminer des observateurs pour surveiller un cessez-le-feu dès que celui-ci entre en vigueur. Moscou se contente de railler l'institution, soulignant ses difficultés financières. Et les Occidentaux n'abordent eux pour le moment la question que sous l'approche des garanties de sécurité pour éviter que la Russie ne relance une offensive.

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Aerials: Pas de finale pour Lina Kozomara

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Lina Kozomara a échoué en qualification des aerials (© KEYSTONE/AP/Julia Demaree Nikhinson)

Seule Suissesse engagée chez les dames en aerials, Lina Kozomara a logiquement échoué en qualification de l'épreuve individuelle.

Les 58,50 points récoltés sur son deuxième saut ne lui ont pas permis pas de faire partie des 12 finalistes. Elle a terminé 23e.

La Zurichoise de 20 ans espère surtout briller samedi à Livigno dans l'épreuve par équipe mixte, avec Noé Roth et Pirmin Werner. Le trio s'était paré de bronze lors des championnats du monde de freestyle l'an dernier en Engadine.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Slalom dames: Shiffrin loin devant, Rast et Holdener placées

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Camille Rast à la lutte pour les médailles en slalom à Cortina (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Camille Rast (4e à 1''05) et Wendy Holdener (5e à 1''16) lutteront pour les médailles du slalom olympique de Cortina. Mais Mikaela Shiffrin est loin devant.

Sur une piste qu'elle n'affectionne pas, Camille Rast a tout donné en attaquant avec son style agressif. La Valaisanne a bien géré sur le haut, mais elle a eu un peu de peine à conserver sa vitesse sur le bas. Mais même en étant parfaite sur cette partie basse, la skieuse de Vétroz ne serait pas parvenue à contrecarrer les plans de Mikaela Shiffrin.

La plus grande skieuse de l'histoire a prouvé que même sur une piste facile, elle était capable de faire la différence en creusant des écarts rédhibitoires. L'Américaine a repoussé l'Allemande Lena Dürr à 0''82 et la surprenante Suédoise Cornelia Oehlund à 1''00. Rast suit à 1''05 et peut totalement viser l'argent ou le bronze.

Juste derrière la championne du monde en titre, on retrouve un duo composé de Wendy Holdener et la Suédoise Anna Swenn Larsson à 1''16. Là aussi les deux athlètes ont encore toutes leurs chances de métal.

Les deux autres représentantes de Swiss-Ski n'ont pas trouvé les clefs. Mélanie Meillard n'est que 14e à 1''94, alors qu'Eliane Christen ne pointe qu'à la 22e place provisoire à 2''50.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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