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À la découverte du Vieux-Carouge : l’héritage d’une Ville Royale

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A la périphérie genevoise se cache un quartier au charme unique : le Vieux-Carouge. 

Si son nom romain, Quadruvium, signifie « carrefour », la ville que nous connaissons aujourd’hui ne commence réellement à prendre forme qu’au milieu du XVIIIᵉ siècle, sous l’impulsion du roi de Sardaigne Victor-Amédée III. En 1786, il transforme Carouge en « Ville Royale », avec l’ambition de créer une cité capable de rivaliser avec Genève, alors prospère, protestante et protégée par un vaste système de remparts.Le projet royal était audacieux : contrairement à Genève, Carouge devait être une ville ouverte — ouverte dans son urbanisme, mais aussi dans sa tolérance religieuse et sociale. Cette vision visait à stimuler le commerce, attirer de nouveaux habitants et créer un lieu de vie dynamique, où diversité et innovation pouvaient coexister. L’idée était d’offrir un contraste marqué avec l’austérité et l’isolement genevois, véritable bastion protestant de l’époque.

Et Carouge devint Française…

Cependant, le rêve de Victor-Amédée III ne survécut pas aux bouleversements politiques. En 1792, Carouge devient française, puis elle est intégrée, avec Genève, dans la Suisse en 1816. Le plan initial du roi cesse alors d’orienter l’évolution de la ville.Pourtant, le Vieux-Carouge garde encore aujourd’hui les traces de son passé sarde. Les rues et places suivent toujours l’organisation prévue par le plan royal. La place du Marché, ombragée et animée, les fontaines décoratives, les cours intérieures, ainsi que les commerces, cafés et restaurants, reflètent cet esprit d’ouverture et de convivialité. Marcher dans le Vieux-Carouge, c’est plonger dans un quartier où l’histoire se lit à chaque coin de rue, tout en profitant de la vie moderne et du charme de ses façades colorées.Ainsi, Carouge reste un exemple fascinant d’un héritage urbain et culturel qui traverse les siècles, mêlant l’ambition royale du XVIIIᵉ siècle à l’animation contemporaine d’un quartier vivant et accueillant.

Retrouvez notre guide,Otto Kolly dans Geneve Story chaque lundi 17h30 sur radiolac.

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Pourquoi les étoiles scintillent-elles ?

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 Quand on lève les yeux vers le ciel nocturne, on remarque immédiatement que les étoiles semblent vibrer et scintiller, comme si elles dansaient. 

Curieusement, ce phénomène ne concerne pas tous les astres : la Lune, par exemple, reste parfaitement stable, tout comme certaines planètes très brillantes visibles à l’œil nu. Cette différence intrigue, mais elle s’explique assez simplement. Les étoiles sont situées à des distances absolument colossales de la Terre : la plus proche se trouve à plus de quatre années-lumière. À cette échelle, leur taille apparente dans le ciel est minuscule, comparable à une pointe d’aiguille. Elles nous apparaissent donc comme de simples points lumineux extrêmement fins.

Le rôle clé de l’atmosphère terrestre

L’atmosphère de la Terre n’est pas immobile : c’est un gaz en perpétuel mouvement, traversé par des variations de température et de densité. Un peu comme l’air qui ondule au-dessus d’une casserole d’eau bouillante, elle dévie légèrement la lumière qui la traverse. Pour une étoile, dont l’image est très petite, ces perturbations suffisent à faire bouger fortement le point lumineux : c’est la scintillation. À l’inverse, les planètes, beaucoup plus proches de nous, ont un diamètre apparent plus large ; les déformations de l’atmosphère s’y “moyennent” et l’image reste stable. C’est ainsi que l’on comprend pourquoi les étoiles scintillent… et pas les planètes. Une explication claire et passionnante, comme celles partagées chaque mercredi 16h30 sur Radiolac par Eric Achkar.

 

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Running:peut-on courir malade?

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Courir quand on se sent un peu malade est un dilemme bien connu des runners. Entre envie de bouger et nécessité d’écouter son corps, voici comment savoir s’il vaut mieux chausser ses baskets… ou rester au repos.

Quand on se réveille avec le nez pris et la gorge irritée, une question revient souvent chez les coureurs : faut-il maintenir sa sortie running ou rester au repos ? La réponse dépend avant tout de l’intensité des symptômes. Il existe une différence majeure entre un simple état grippal léger et une vraie grippe. En cas de fièvre, de courbatures, de frissons ou de fatigue intense, il est fortement déconseillé de courir. Le corps mobilise déjà toute son énergie pour combattre l’infection, et l’entraînement ne ferait qu’aggraver la situation, avec un risque réel de prolonger la maladie.

J’y vais ou pas?

En revanche, si les symptômes restent légers et localisés « au-dessus du cou » (nez qui coule, gorge irritée, sinus encombrés, sans fièvre ni douleurs musculaires), un footing très doux peut être envisagé. Il doit alors rester court, entre 20 et 30 minutes, à une allure confortable, sans objectif de performance. Cette approche peut parfois améliorer la respiration et le moral, mais elle comporte des pièges : accélérer sans s’en rendre compte peut entraîner une rechute. Dans le doute, le repos reste souvent la meilleure option. Savoir lever le pied fait partie intégrante de l’entraînement : manquer une séance n’est pas grave, mais négliger la récupération peut freiner durablement la progression.

Merci à Patricia Bongini de running geneva.

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A voir à Genève:rue du clocher,12

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A partir du 29 janvier et jusqu’au 1er février, le théâtre La Traverse à Genève accueille La rue du Clocher 12, Sur scène, trois comédiennes Victoria Duquesne, Cécile Adèle Basset et Alice Berlamont — donnent vie à une histoire intime, drôle et profondément humaine.

Le spectacle met en scène trois sœurs contraintes de se retrouver dans la maison de leur enfance, celle de leur grand-mère, juste après son enterrement. Dans ce lieu désormais vide, chargé de souvenirs, elles doivent décider du sort de la maison, trier les affaires, ranger… et surtout se confronter les unes aux autres. Car tout les oppose : leurs choix de vie, leurs trajectoires, leurs blessures et leur manière d’affronter le deuil.

Une histoire de femmes

Écrit collectivement par les trois comédiennes, La rue du Clocher 12 est la première création de la Compagnie La Vivante. Le projet est né d’un désir commun : raconter une histoire de femmes qui résonne avec leur génération. À l’approche de la trentaine, les questions de filiation, d’héritage, de famille choisie ou subie, et de transmission s’imposent naturellement. Le spectacle explore ainsi le deuil.Si le sujet est grave, le ton ne l’est jamais totalement. L’humour traverse la pièce, parfois là où on ne l’attend pas. Car face à la mort, les situations peuvent devenir étrangement comiques, gênantes, absurdes.

 

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Les supernovas: la mort explosive des étoiles

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Une supernova est l’explosion d’une étoile très massive, au moins trois fois plus lourde que le Soleil, lorsqu’elle arrive en fin de vie.

Ces étoiles consomment leur carburant très rapidement à cause de leur forte gravité et vivent donc beaucoup moins longtemps que le Soleil. Dans leur cœur, les réactions nucléaires transforment l’hydrogène en hélium, puis en éléments de plus en plus lourds, jusqu’au fer. Or, le fer ne produit plus d’énergie par fusion. A ce stade, l’étoile ne peut plus résister à sa propre gravité.

Une explosion à l’origine de la matière

Le cœur s’effondre alors brutalement sur lui-même, provoquant une onde de choc extrêmement puissante qui expulse les couches externes de l’étoile: c’est l’explosion de la supernova. Pendant un court instant, elle devient extrêmement brillante, parfois visible en plein jour si elle se situe dans notre galaxie. Lors de cette explosion, des éléments plus lourds que le fer sont créés, comme l’or, le plomb ou l’uranium. Ces éléments sont ensuite dispersés dans l’espace et participent à la formation des planètes et de la matière qui composent notre monde.

Retrouvez la chronique d'Eric Achkar, Eric ramène sa science, le mercredi à 16h30 sur Radio Lac.

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La physique quantique dans notre quotidien

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Souvent perçue comme une science complexe et lointaine, la physique quantique influence pourtant de nombreux objets que nous utilisons chaque jour.

Eric Achkar nous explique sur radio lac,qu’en étudiant le comportement des électrons autour de l’atome, les scientifiques ont découvert qu’il était possible de générer de la lumière contrôlée : c’est ainsi qu’est né le laser, rendu possible en partie par les travaux d’Albert Einstein. Le laser est aujourd’hui utilisé dans la médecine, les télécommunications et de nombreux appareils du quotidien.Grâce aux propriétés quantiques de la matière, le microscope électronique a également vu le jour. Il permet d’observer des éléments bien plus petits que ceux visibles avec un microscope optique, jusqu’à l’échelle quasi atomique.

Pilier de notre société moderne

Mais l’impact le plus important de la physique quantique se trouve dans les semi-conducteurs, qui ont permis l’invention des transistors. Ces derniers sont à la base de tous nos appareils modernes : téléphones, ordinateurs, télévisions, automobiles et systèmes de télécommunication.Enfin, l’horloge atomique, fondée sur la vibration ultra-précise d’atomes de césium, est intégrée dans les satellites GPS. Elle permet de localiser une position avec une extrême précision et rend possibles la navigation, Internet mobile et une grande partie de notre monde connecté.

Retrouvez Eric Achkar chaque mercredi 16h30 sur radiolac.

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