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COP30: grande marche pour le climat, les négociations au point mort

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De nombreux indigènes, en tenue traditionnelle et parfois munis de lances, d'arcs et de flèches, ont participé à la manifestation. (© KEYSTONE/AP/Andre Penner)

Dans une ambiance de fête, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont marché samedi à Belém, au Brésil, pour "faire pression" sur les négociateurs de la conférence de l'ONU sur le climat COP30. Aucune percée n'est en vue après une semaine de consultations.

Sous un soleil brûlant, les militants sont descendus dans les rues au son du brega - une musique pop locale - aux côtés d'indigènes en tenue traditionnelle et parfois munis de lances, d'arcs et de flèches. La société civile a voulu se faire entendre à mi-parcours de la conférence de l'ONU sur le climat, ouverte lundi.

"On est ici pour essayer de faire pression", a dit à l'AFP Txai Surui, 28 ans, l'une des cheffe indigènes les plus en vue du Brésil. Pour la jeune femme portant une coiffe de plumes, il s'agit que les "promesses" déjà prises soient tenues et d'éviter tout "recul" dans cette toute première COP en Amazonie.

Entre chants et danses, et parfois dans des effluves d'encens, la "marche mondiale pour le climat" a traversé la dense ville de 1,4 million d'habitants sur environ 4,5 kilomètres.

Funérailles des énergies fossiles

La manifestation, qui selon les organisateurs a rassemblé 50'000 personnes, s'est terminée dans le calme à quelques pâtés de maisons du site de la COP30, protégé par des dizaines de militaires et des barrières parfois surmontées de barbelés.

Pour la première fois depuis la COP26 à Glasgow en 2021, la société civile mondiale a pu s'exprimer sans crainte d'arrestations arbitraires. Les trois dernières conférences climatiques de l'ONU se sont déroulées dans des pays, Egypte, Emirats arabes unis et Azerbaïdjan, où aucune ONG ne jugeait sûr de manifester en dehors du site de la conférence, qui est protégé et régi par l'ONU.

Samedi, des funérailles symboliques ont été organisées en l'honneur des énergies fossiles. Autour de trois cercueils frappés des mots "charbon", "pétrole" et "gaz", des manifestantes fardées et vêtues de noir ont joué les veuves éplorées.

Dans le sillage du président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, sa ministre de l'environnement Marina Silva a d'ailleurs souhaité sur place que de cette COP sorte une "feuille de route" pour "une transition vers la fin de l'utilisation des combustibles fossiles".

Tractations dans l'ornière

Un sujet que certains pays comme le Danemark ou le Kenya cherchent à pousser, même s'il n'est pas au menu officiel des discussions, et malgré l'opposition de certains pays producteurs de pétrole comme l'Arabie saoudite. "Nous aimerions voir un résultat sur ce sujet", a déclaré la secrétaire d'Etat au climat britannique, Katie White, se disant prête à soutenir l'initiative.

A l'intérieur de la COP, une semaine de consultations de la présidence brésilienne avec les pays n'ont produit aucune percée pour rapprocher des positions encore opposées sur trois sujets: l'ambition climatique, la finance et les barrières commerciales.

"Les enjeux sont trop élevés pour permettre que des tactiques procédurales ou des discussions bloquées entravent les progrès", a mis en garde le président de la COP30, le diplomate brésilien André Correa do Lago, reconnaissant le peu de progrès réalisés depuis lundi.

Il s'est résigné à annoncer pour dimanche la publication d'une "note" qui ne fera que résumer les positions de chacun, dans le but de "structurer nos conversations": une sorte de liste de devoirs pour les ministres qui arriveront à Belém lundi, pour les cinq derniers jours de pourparlers. Les pays "décideront comment avancer", a dit le diplomate.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Réunion de la Fed, partie pour rester sur pause

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La Fed, dirigée par Jerome Powell, devrait se contenter du statu quo (archives). (© KEYSTONE/EPA/SHAWN THEW)

La Réserve fédérale américaine (Fed) a débuté mardi une réunion de deux jours sur les taux d'intérêt à l'issue de laquelle un statu quo semble acquis, nombre de responsables s'inquiétant de la trajectoire de l'inflation.

Les investisseurs s'attendaient à ce que la Réserve fédérale laisse ses taux inchangés pour la deuxième fois de suite. La guerre au Moyen-Orient - et l'envolée des cours de l'énergie qu'elle a provoquée - n'ont fait que renforcer cette conviction.

Ils commencent même à s'interroger sur l'éventualité que ce gel dure au moins jusqu'en fin d'année, tant la Fed aura du mal à fermer les yeux sur l'impact du conflit sur les prix.

L'institution vise une inflation limitée à 2%, un objectif qu'elle n'a plus atteint depuis cinq ans en raison d'une succession de chocs (pandémie de Covid-19, guerre en Ukraine).

L'indice PCE d'inflation progressait encore de 2,8% en janvier.

Or son rebond relève quasiment de la fatalité, les prix à la pompe ayant déjà significativement augmenté aux Etats-Unis.

Le gallon (3,78 litres) d'essence basique coûte désormais 3,79 dollars en moyenne, contre moins de 3 dollars un mois plus tôt, selon l'association automobile américaine (AAA), qui publie des données de référence.

En fin d'année dernière, la Fed avait entamé une détente en réduisant, en trois fois, ses taux directeurs de 0,75 point de pourcentage.

Ses responsables estimaient, devant des embauches atones, qu'il fallait redonner du souffle à l'économie.

Depuis, une majorité d'entre eux plaident pour patienter avant de décider du prochain mouvement.

Les taux au jour le jour sont dans une fourchette comprise entre 3,50% et 3,75%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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American Airlines, affecté par le pétrole, relève ses prévisions

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American Airlines indique que, si ce conflit se prolonge, des "actions appropriées seront mises en oeuvre pour s'assurer de générer des revenus pour compenser" ce surcoût (archives). (© KEYSTONE/AP/RAMON ESPINOSA)

American Airlines a relevé mardi ses prévisions pour le premier trimestre, évoquant une "forte dynamique" des ventes malgré la guerre au Moyen-Orient qui a entraîné un surcoût d'environ 400 millions de dollars pour le kérosène du groupe.

"Les prix du carburant ont augmenté rapidement ces dernières semaines", a commenté Robert Isom, patron de la compagnie aérienne américaine, lors d'une conférence financière, signalant une facture trimestrielle de carburant supérieure d'environ 400 millions de dollars.

Sans ce surcoût, "nous aurions eu un premier trimestre avec un résultat positif", a-t-il indiqué, ajoutant s'attendre à un impact "probable" des cours pétroliers, non quantifié, sur la rentabilité du deuxième trimestre.

Israël et les États-Unis ont lancé le 28 février des frappes contre l'Iran, qui a répliqué en ciblant des alliés de Washington dans la région. Israël mène également des frappes au Liban.

L'une des conséquences a été une flambée des cours du pétrole, liée au blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran.

Selon M. Isom, si ce conflit se prolonge, des "actions appropriées seront mises en oeuvre pour s'assurer de générer des revenus pour compenser" ce surcoût.

Il a évoqué en particulier une adaptation "parcimonieuse" des capacités, pour "assurer un équilibre entre l'offre et la demande".

Malgré ce contexte, la "demande est forte" et la hausse du chiffre d'affaires "est plus rapide qu'initialement anticipé, a relevé M. Isom, annonçant 1,3 milliard de dollars de plus par rapport au premier trimestre 2025.

C'est-à-dire une croissance supérieure à 10% alors que le groupe avait anticipé une hausse comprise entre 7% et 10%.

Il s'attend aussi désormais à ce que sa perte nette par action à données comparables, qui avait été anticipée entre 10 et 50 cents au premier trimestre, se situe dans le bas de cette fourchette.

Le prix moyen du gallon (3,78 litres) de kérosène est attendu autour de 2,75 dollars, contre 2,42 dollars au quatrième trimestre 2025.

Concernant les réservations, la compagnie aérienne a enregistré au cours du trimestre huit de ses dix meilleures journées de vente de toute son histoire.

"Nous anticipons cette [même] solidité en avril et en mai", a relevé M. Isom. "Les conditions du )marché sont favorables".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Iran: Trump dit n'avoir plus besoin d'aide de la part de ses alliés

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Donald Trump affirme que les Etats-Unis n'ont "plus besoin et (ne veulent) plus de l'aide des pays de l'Otan". (© KEYSTONE/AP/Julia Demaree Nikhinson)

Donald Trump a assuré mardi n'avoir "plus besoin d'aide", après que sa demande d'assistance pour rouvrir le détroit d'Ormuz a été rejetée par la majorité des alliés des Etats-Unis.

"Les Etats-Unis ont été informés par la plupart de nos 'alliés' de l'Otan qu'ils ne voulaient pas être impliqués dans notre opération militaire contre le régime terroriste iranien", a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.

"Nous n'avons plus besoin et nous ne voulons plus de l'aide des pays de l'Otan. Nous n'en avons jamais eu besoin", a assuré le président américain.

"Je ne suis pas surpris par leurs actions toutefois, parce que j'ai toujours considéré l'Otan, qui nous coûte des centaines de milliards de dollars par an pour protéger ces pays, comme un système à sens unique", a jugé Donald Trump, sans brandir néanmoins de menaces de représailles. Il a cité également le Japon, l'Australie et la Corée du Sud, autres alliés ayant rejeté ses demandes d'assistance.

Le président français Emmanuel Macron a martelé mardi qu'il était hors de question pour la France de s'engager dans des "opérations" de sécurisation du détroit d'Ormuz "dans le contexte actuel" de "bombardements" mais qu'une fois la situation redevenue "plus calme", elle pourrait participer à des "escortes" de navires dans ce passage stratégique pour l'économie mondiale.

Le Royaume-Uni a également rejeté la demande d'aide du président américain. Ce dernier avait toutefois laissé entendre lundi que Paris et Londres prêteraient main-forte aux Etats-Unis. Il a assuré que plusieurs autres pays avaient répondu favorablement à son appel, mais sans dire lesquels.

Donald Trump avait aussi appelé la Chine à l'aide, mais Pékin s'est gardé jusqu'ici de répondre directement. Le président américain a demandé aux autorités chinoises de repousser d'un mois environ sa visite d'Etat, prévue fin mars, tout en assurant que la relation entre les Etats-Unis et la Chine était "excellente".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Keir Starmer appelle à "maintenir l'attention sur l'Ukraine"

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Le premier ministre britannique Keir Starmer a chaleureusement reçu le président ukrainien Volodymyr Zelensky au 10 Downing Street à Londres. (© KEYSTONE/EPA/DAVID CLIFF)

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a appelé mardi à "maintenir l'attention sur l'Ukraine", malgré la guerre au Moyen-Orient. Il s'exprimait au début d'une rencontre avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Downing Street.

"Il y a évidemment un conflit en Iran et au Moyen-Orient, mais nous ne pouvons pas perdre de vue ce qui se passe en Ukraine et la nécessité de notre soutien là-bas", déclaré M. Starmer. "Il faut maintenir l'attention sur l'Ukraine", a-t-il insisté.

Volodymyr Zelensky est arrivé mardi à Londres, où il a été reçu par le roi Charles III au palais de Buckingham, avant des discussions avec Keir Starmer et le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Liga: Barcelone sera "mon dernier club", assure l'entraîneur Flick

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Hansi Flick ne se voit pas reprendre une équipe après Barcelone. (© KEYSTONE/EPA/Enric Fontcuberta)

L'entraîneur Hansi Flick a déclaré mardi que le FC Barcelone serait le dernier club de sa carrière. L'Allemand n'a pas précisé s'il allait prolonger ou non son contrat actuel.

"Je n'ai aucune intention d'aller ailleurs. Je suis très heureux ici. Ce sera mon dernier club, mon dernier poste", a déclaré Flick en conférence de presse, alors que son président Joan Laporta, récemment réélu, avait assuré plus tôt qu'il prévoyait de prolonger d'un an le contrat de son entraîneur expirant en 2027.

En poste depuis 2024

"Tout le monde sait que je suis vraiment heureux ici. Mais je dois d'abord en parler avec ma famille. Nous aurons le temps d'en discuter, mais pour l'instant, ce n'est pas le bon moment", a expliqué l'ex sélectionneur allemand de 61 ans. Nommé en 2024 pour remplacer Xavi Hernandez, Flick a mené le Barça vers un triplé national (Liga, Coupe du Roi, Supercoupe d'Espagne) et une demi-finale de la Ligue des champions perdue contre l'Inter la saison dernière en pratiquant un football offensif cher aux supporters blaugranas.

L'ex-coach du Bayern joue gros mercredi contre Newcastle en 8e de finale retour de C1, après un match nul (1-1) à l'aller. "Ce sera un match difficile. C'est une équipe physique, qui pratique un marquage individuel agressif, et dont les joueurs sont rapides en contre-attaque", a-t-il rappelé, estimant que son équipe devrait "livrer un match parfait" pour espérer se qualifier pour les quarts.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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