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Démissions à la tête de la BBC, après un montage contesté

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Le directeur général de la BBC va démissionner, après un montage contesté d'un discours de Donald Trump. (archives) (© KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN)

Coup de tonnerre à la BBC: le directeur général Tim Davie et la patronne de l'information du groupe audiovisuel public britannique ont annoncé dimanche soir leur démission, après le montage contesté d'un discours de Donald Trump.

Après cette annonce, M. Trump a dénoncé les "journalistes corrompus" de la BBC, sur son réseau Truth Social.

"Ce sont des personnes très malhonnêtes qui ont tenté d'influencer le résultat d'une élection présidentielle. Pour couronner le tout, elles viennent d'un pays étranger, considéré par beaucoup comme notre allié numéro un. C'est terrible pour la démocratie!", a poursuivi le président américain.

Plus tôt, le président du groupe public Samir Shah a estimé qu'il s'agissait d'un "triste jour pour la BBC", dans un communiqué.

"Tim a été un excellent directeur général ces cinq dernières années", mais il était confronté à "une pression persistante (...) qui l'a mené à prendre cette décision" de démissionner, a-t-il déclaré, rendant aussi hommage à "l'intégrité" démontrée par Deborah Turness "dans des circonstances difficiles".

Le grand média britannique a été accusé ces derniers jours d'avoir présenté de manière trompeuse des propos de Donald Trump dans un documentaire de son magazine d'information phare, "Panorama", diffusé en octobre 2024.

Samir Shah est appelé à s'expliquer devant une commission parlementaire lundi sur cette affaire, que la ministre britannique de la Culture, Lisa Nandy, a qualifiée dimanche d'"extrêmement grave". Elle survient peu après une sanction infligée à la BBC par le régulateur des médias à propos d'un documentaire sur Gaza jugé trompeur.

"Erreurs commises"

"Le débat actuel autour de l'information de la BBC a contribué à ma décision", a reconnu Tim Davie dans un message annonçant sa décision de démissionner à ses collaborateurs. "Si la BBC travaille globalement bien, il y a eu des erreurs commises et, au bout du compte, le directeur général doit en assumer la responsabilité".

La directrice de BBC News, Deborah Turness, également démissionnaire, a expliqué dans sa lettre au personnel que la "controverse actuelle autour du reportage Panorama sur le président Trump est arrivée à un stade où elle porte préjudice à la BBC". Mais elle a jugé que "les accusations récentes selon lesquelles BBC News serait institutionnellement partiale sont fausses".

L'affaire, révélée mardi par le journal conservateur The Daily Telegraph, concerne un documentaire diffusé une semaine avant la présidentielle américaine du 5 novembre 2024.

La BBC est accusée d'avoir monté des passages différents d'un discours de Donald Trump datant du 6 janvier 2021 - jour où des centaines de ses partisans avaient donné l'assaut au Capitole à Washington - de façon à ce qu'il semble dire à ces derniers qu'il va marcher avec eux vers le Capitole pour se "battre comme des diables".

Or dans la phrase originale, M. Trump disait: "Nous allons marcher vers le Capitole et nous allons encourager nos courageux sénateurs et représentants et représentantes au Congrès". L'expression "se battre comme des diables", correspondait en fait à un autre passage.

Donald Trump refusait alors de reconnaître sa défaite dans les urnes face au démocrate Joe Biden.

"Préoccupation" ministérielle

Dimanche matin, la ministre Lisa Nandy avait exprimé sa "préoccupation" à propos des décisions éditoriales de la BBC qui ne "répondent pas toujours aux normes les plus élevées".

"Il ne s'agit pas seulement de l'émission Panorama, même si c'est extrêmement grave, mais d'une série d'allégations très graves, dont la plus grave est qu'il existe un parti pris systémique dans la manière dont des sujets difficiles sont traités par la BBC", avait-elle déclaré sur BBC News.

La BBC avait été épinglée le 17 octobre par l'Ofcom, le régulateur des médias, pour avoir "enfreint les règles de diffusion" à propos d'un reportage à Gaza dans lequel le narrateur principal, un enfant, était le fils d'un haut responsable du mouvement islamiste palestinien Hamas.

L'Ofcom avait jugé que le fait de ne pas avoir précisé ce lien de parenté avait "constitué une source de tromperie substantielle".

L'été dernier, la BBC s'était déjà retrouvée dans la tourmente après la retransmission en direct d'un concert au festival de Glastonbury du duo de rappeurs Bob Vylan, dont l'un des membres avait scandé "Mort, mort aux IDF!", les forces armées israéliennes. Le groupe public avait exprimé ensuite ses regrets de ne pas avoir arrêté la diffusion.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Culture

Mort de la légende de la musique country Dolly Parton

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La chanteuse country Dolly Parton est morte à l'âge de 80 ans (archives). (© KEYSTONE/AP/CHARLIE RIEDEL)

La légende américaine de la musique country Dolly Parton, interprète de "Jolene" ou de "9 to 5", est morte à 80 ans, a annoncé mardi sa famille dans une vidéo.

"Ma famille et moi avons partagé toute une vie de beaux souvenirs avec Dolly, mais vous aussi. Elle a toujours été présente sur votre télévision, votre tourne-disque, vos CD ou dans la playlist de votre téléphone, devenant ainsi un membre à part entière de votre famille", a déclaré son neveu dans une vidéo publiée sur le compte X de la star. Dolly Parton était malade depuis un certain temps.

Dolly Parton a "ouvert la voie à des générations de chanteurs, d'auteurs-compositeurs, de musiciens et de rêveurs issus de tous les horizons", a-t-il ajouté. La famille de la chanteuse n'a pas précisé la cause de son décès. Son mari, Carl Dean, qu'elle a rencontré à l'âge de 18 ans, est décédé l'année dernière.

En mai, la chanteuse américaine avait déjà annoncé le report de plusieurs concerts, évoquant des problèmes de santé. Dans une vidéo publiée sur Instagram, elle avait expliqué que sa convalescence était en bonne voie, mais qu'elle n'était pas encore prête à remonter sur scène.

De sa plume ont émergé quelque 3000 titres, dont des classiques comme "Jolene" (1973) et "I Will Always Love You" (1974), une chanson reprise par Whitney Houston qui en fit un succès planétaire.

Au cours de ses 60 ans de carrière, la "reine de la country" aura sorti des dizaines d'albums, écoulé plus de 100 millions de disques et placé ses chansons en haut du palmarès country plus souvent qu'aucune autre chanteuse.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

La 39e édition du JazzOnze+ à Lausanne dévoile son riche programme

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La pianiste virtuose japonaise Hiromi est l'une des grandes têtes d'affiche de la 39e édition du festival JazzOnze+ qui aura lieu du 27 octobre au 1er novembre à Lausanne (archives). (© Keystone/AP/PETR DAVID JOSEK)

Hiromi, Kenny Barron, Nate Smith, Kurt Rosenwinkel ou encore Joe ArmonJones figurent parmi les têtes d'affiche du JazzOnze+ Festival Lausanne. Cette 39e édition, agendée du 27 octobre au 1er novembre prochain, accueillera la diversité du jazz d'aujourd'hui dans pas moins de sept salles du centre-ville de la capitale vaudoise.

A la salle Paderewski du Casino de Montbenon, Kenny Barron revisitera à 83 ans les standards avec le jeu unique qui le caractérise, entouré de trois musiciens, dont la chanteuse Ekep Nkwelle, ont dévoilé mardi en fin d'après-midi les organisateurs du festival. Autre génération, à 27 ans, Stella Cole proposera, elle, un jazz bercé par les comédies musicales hollywoodiennes et les disques de Norah Jones.

Entre ces deux artistes très proches de la tradition, le jazz se déclinera sous de nombreuses formes originales, annoncent les responsables: un jazz afro-américain à "l'énergie spirituelle forte" par le quartet du saxophoniste Immanuel Wilkins, une fusion de hip-hop et de rythmiques complexes par le batteur Nate Smith, ainsi qu'un hommage à l'un de ses disques mythiques par le guitariste Kurt Rosenwinkel.

Point d'orgue de cette semaine, la pianiste virtuose japonaise Hiromi. Elle sera de retour avec son célèbre trio formé autour du batteur Simon Phillips et du bassiste James Genius.

Honneur à la nouvelle scène jazz anglaise

Cette édition 2026 met par ailleurs en exergue la nouvelle scène jazz britannique au Jumeaux Jazz Club. Le public pourra découvrir le claviériste du combo Ezra Collective, Joe Armon-Jones, qui joue une musique inclassable aux influences reggae, dub et hip-hop, ainsi que le groupe Nubiyan Twist, référence en matière de mélange d'afrobeat et de musique électronique, mené par le producteur et multi-instrumentiste Tom Excell.

En début de semaine, la voix de velours et les vibrations de la chanteuse anglaise d'origine ghanéenne Nectar Woode souffleront sur les murs du club situé au Flon. En fin de semaine, c'est une soirée de danse et de fête qui viendra clôturer les concerts aux Jumeaux, avec les Ghanéens de Santrofi et la sélection afro-caribéenne et future beat de la DJ libanaise Mulah.

Au BCV Concert Hall, place à la découverte de nouveaux territoires. La batteuse et chanteuse anglaise Momoko Gill partagera son univers particulier autour des musiques expérimentales et électroniques. Le saxophoniste Isaiah Collier, héritier du jazz avant-gardiste de l'AACM de Chicago, rendra hommage à John Coltrane, tandis que la jeune trompettiste new-yorkaise Milena Casado mêlera acoustique et électronique, tradition et innovation.

Scène suisse foisonnante

La scène suisse sera bien représentée à cette 39e édition de JazzOnze+, avec une dizaine d'artistes. Le duo de la chanteuse Elina Duni et du guitariste Rob Luft viendra présenter son nouveau disque sorti sur le label ECM. Le pianiste François Lindemann et le batteur Alvin Queen ont, eux, réuni un sextet avec trois légendes du jazz: le saxophoniste Gary Bartz, le trompettiste Eddie Henderson et le tromboniste Robin Eubanks, pour rendre hommage à l'esprit de Miles Davis et de John Coltrane.

A noter encore, pêle-mêle: le combo du chanteur soul Chelan et le quartet puissant du batteur Ace Ross, la chanteuse Miss C-Line avec sa soul et son hip-hop ou encore le batteur aux origines palestiniennes Ramzi Hammad, qui mélange afrobeat et musique orientale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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L'IA et le streaming bouleversent l'usage des médias en Suisse

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ChatGPT reste la plateforme d'IA la plus populaire en Suisse, utilisée par deux tiers des répondants (67%) (image symbolique). (© KEYSTONE/EPA/FILIP SINGER)

L'intelligence artificielle est utilisée par quatre Suisses sur cinq tandis que le streaming audio supplante la radio traditionnelle. Les offres d'information numériques conservent une très large audience.

L'intelligence artificielle (IA) s'est imposée en un temps record, montre l'étude Digimonitor publiée mardi. Son usage a doublé depuis 2024, passant de 40% à 80% des utilisateurs d'internet. Près d'une personne sur trois y recourt quotidiennement. Chez les 15-34 ans, 91% l'utilisent occasionnellement.

L'IA est devenue un outil de recherche pour 57% des utilisateurs et de conseil à l'achat pour près de 40%. ChatGPT reste la plateforme la plus populaire, utilisée par deux tiers des répondants (67%), loin devant Gemini (32%) et Copilot (30%).

Le streaming audio est désormais plus populaire que la radio traditionnelle. Chaque jour, 60% de la population écoute de la musique ou la radio en streaming, contre 45% qui utilisent la radio classique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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TX Group plombé par les dépréciations au premier semestre

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Plombé par les dépréciations liées aux restructurations de Tamedia et Goldbach, TX Group a essuyé une perte nette semestrielle de 14,6 millions (archives). (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

TX Group inscrit un bond de ses résultats ajustés au premier semestre. En tenant compte des dépréciations et autres effets liés aux fusions, le groupe zurichois de médias et de publicité boucle la période dans le rouge.

Le résultat opérationnel (Ebit) ajusté s'est envolé de 74% sur un an pour atteindre 67,1 millions de francs, tandis que la marge correspondante s'est inscrite à 16,7%, contre 9% un an plus tôt, selon un communiqué diffusé mardi. L'excédent brut d'exploitation (Ebitda) hors dépréciations a bondi de 39% à 113,4 millions.

Le recettes ont toutefois reculé de 5,7% à 402,4 millions de francs. En tenant compte des dépréciations liées notamment aux restructurations qui se prolongent chez Goldbach et Tamedia, l'Ebit chute en territoire négatif à -9,9 millions de francs. En fin de compte, le groupe inscrit une perte nette de 14,6 millions sur la période, contre un bénéfice de 4,2 millions à la même période de l'an dernier.

Dans le segment Goldbach spécialisé dans la publicité, le recul de l'activité de télévision linéaire n'a pu être que partiellement compensé par la croissance des formats vidéo numériques, peut-on lire. De ce fait, le test de dépréciation du goodwill et des immobilisations incorporelles, réalisé au regard des perspectives d'évolution future de l'activité, a mis en évidence une perte de valeur de 46,4 millions", qui a pesé sur le résultat semestriel.

Pour ce qui est de la division médias du groupe, Tamedia, les recettes ont inscrit un repli plus important que prévu, tant lié aux lecteurs qu'aux annonceurs. Par conséquent, "le processus de transformation se prolonge". L'objectif de marge de 8 à 10%, initialement prévu pour 2027, est repoussé.

Sur le plan organisationnel, TX Group a annoncé un allègement de sa structure avec le départ de la directrice des opérations (COO) Tanja zu Waldeck. Daniel Mönch reprend la responsabilité de Goldbach et des services centraux, en cumulant les fonctions de directeur des opérations et de directeur du portefeuille.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Le Washington Post sommé de réembaucher une éditorialiste licenciée

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La journaliste Karen Attiah a affirmé avoir été contrainte de partir pour avoir "dit la vérité". Plusieurs autres de ses messages critiquaient la manière dont l'administration Trump présentait Charlie Kirk comme un martyr de la cause conservatrice (archives). (© KEYSTONE/AP/Ashara Wilson)

Le Washington Post a été sommé lundi de réintégrer une éditorialiste renvoyée pour des messages sur les réseaux sociaux en réaction au meurtre de l'influenceur ultraconservateur Charlie Kirk, au terme d'une procédure d'arbitrage.

Ce soutien de Donald Trump avait été tué le 10 septembre d'une balle dans le cou lors d'un débat sur un campus universitaire de l'Utah (ouest), provoquant un séisme politique aux Etats-Unis et des menaces de répression contre la "gauche radicale" de la part du président.

La journaliste Karen Attiah, éditorialiste au Washington Post et enseignante à Columbia, avait alors écrit sur les réseaux sociaux qu'elle ne ferait pas semblant d'être attristée par son assassinat. Elle avait relayé des propos racistes tenus par le passé par l'influenceur à l'encontre des femmes noires.

Elle a ensuite été licenciée, le Washington Post l'accusant de "faute grave" et d'avoir enfreint sa politique relative aux réseaux sociaux, selon le journal. Un arbitre a ordonné lundi au Post de réintégrer Mme Attiah et de lui verser ses arriérés de salaire, estimant que le journal n'avait "pas de motif valable et suffisant" pour son licenciement.

"La vérité"

La journaliste a écrit sur X qu'elle était "satisfaite" de la décision, affirmant avoir été contrainte de partir pour avoir "dit la vérité". De son côté, le Washington Post a déclaré respecter la procédure d'arbitrage, mais s'est refusé à tout autre commentaire.

Mme Attiah, qui travaille pour le journal depuis onze ans, avait souligné qu'elle était la "dernière chroniqueuse noire à temps plein du Washington Post" au moment de son licenciement.

Dans ses publications concernant M. Kirk, elle avait relayé ses propos racistes selon lesquels les femmes noires manqueraient de "capacité de traitement cérébral" et auraient donc besoin de l'aide de programmes en faveur de la diversité.

Plusieurs autres de ses messages critiquaient la manière dont l'administration Trump présentait l'influenceur comme un martyr de la cause conservatrice.

Propriétaire du Washington Post depuis 2013, le milliardaire Jeff Bezos s'est rapproché de Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche en janvier 2025. En février dernier, le journal avait annoncé le départ de son directeur général et directeur de la publication Will Lewis, quelques jours après un vaste plan de suppressions d'emplois qui avait ébranlé ce prestigieux quotidien.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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