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Culture

Dafi Kühne reçoit le premier "Prix Bataillard x mudac"

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Le mudac s'est associé à la Fondation Bataillard pour lancer ce premier Prix de design graphique (image d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le graphiste Dafi Kühne a reçu jeudi à Lausanne le premier "Prix Bataillard x mudac" de design graphique. Il est récompensé pour l'originalité de ses réalisations, ne cessant d'innover tout en revivifiant le savoir-faire des métiers de l'imprimerie.

Dafi Kühne vit et travaille entre Zurich et Glaris. Issu de la typographie et profondément ancré dans les savoir-faire de l'imprimerie, il combine outils digitaux et analogiques pour concevoir des affiches au visuel marquant, explique un communiqué.

Le jury salue la qualité technique et esthétique de ses affiches, son média de prédilection. Il souligne aussi l'implication de l'artiste dans la transmission de son expérience, par le biais de l'enseignement et d'ateliers, ainsi que sur les réseaux sociaux.

Excellence et innovation

Le nouveau Prix récompense l'excellence, l'innovation et la créativité des graphistes suisses. Il est né de la collaboration entre la Fondation Pierre et Nouky Bataillard, qui s'engage en faveur de la nature et de la culture, et le mudac - Musée cantonal de design et d'arts appliqués, à Lausanne.

Le prix s'adresse à un segment de la communauté graphique où les distinctions sont rares: les créatrices et créateurs en milieu de carrière, déjà reconnus pour leurs travaux et dotés d'un potentiel remarquable. Le Prix les encourage à poursuivre. Doté de 20'000 francs, il vise à permettre la réalisation d'un projet personnel.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Isabella Rossellini, le regard d'une actrice sur le cinéma

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Isabella Rossellini a reçu son prix d'excellence des mains de Giona A. Nazzaro, directeur artistique du Festival du film de Locarno, sur la scène de la Piazza Grande le soir de l'ouverture mercredi. (© KEYSTONE/EPA/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

À 74 ans, Isabella Rossellini regarde sa carrière avec humour et distance. Des réalisateurs qui l'ont façonnée aux difficultés de financer les films, l'actrice italienne a livré jeudi à Locarno une déclaration d'amour au cinéma.

Récompensée mercredi soir par l'Excellence Award du Festival de Locarno, Isabella Rossellini est revenue devant le public du Forum Spazio Cinema sur un parcours qu'elle juge atypique. "J'ai tout fait en retard. Je suis devenue mannequin à 27 ans, actrice à 32 ans et j'ai obtenu un master à 55 ans", raconte-t-elle.

Sa carrière, dit-elle, s'est construite autour des cinéastes plus que des rôles. "Dans mon travail, je choisis avant tout le réalisateur." Parmi ceux qui l'ont marquée, elle cite John Schlesinger ("Macadam Cowboy", 1969), David Lynch et, plus récemment, l'Italienne Alice Rohrwacher, avec laquelle elle a tourné "La Chimera" puis un nouveau film en Ombrie.

Réalisme magique

"Je retrouve dans son cinéma à la fois mon père Roberto Rossellini et Fellini", dit-elle à propos de la réalisatrice. "Cela m'émeut de voir chez une nouvelle génération une forme de réalisme magique."

Impossible, évidemment, d'échapper à "Blue Velvet". Isabella Rossellini se souvient d'un film "très controversé" à sa sortie, à une époque où David Lynch était encore peu connu. Elle raconte aussi cette anecdote: un jour, le réalisateur l'aborde dans un restaurant et lui glisse: "Vous ressemblez à Ingrid Bergman." Les autres convives éclatent de rire: "Mais enfin, c'est sa fille!"

L'actrice évoque aussi sans détour les difficultés du métier. À 42 ans, Lancôme met fin à son contrat, la jugeant "trop vieille", avant de la rappeler vingt ans plus tard. "Entretemps je suis retournée à l'université avant de reprendre le cinéma", raconte celle qui a obtenu un diplôme d'éthologie à 55 ans.

Le cinéma reste pourtant confronté aux mêmes obstacles, estime-t-elle. "Les discussions sont toujours les mêmes: trouver de l'argent." Les nouvelles technologies ouvrent cependant des perspectives, ajoute-t-elle. "Il existe aujourd'hui de magnifiques films tournés uniquement avec des téléphones portables."

Puis Isabella Rossellini change presque naturellement de sujet. "Ma première passion a toujours été les animaux."

Installée dans une ferme de onze hectares dans l'État de New York, où elle élève notamment des moutons et des abeilles, elle consacre désormais une partie de son travail à l'éthologie. Sa série de courts-métrages "Green Porno", dans laquelle elle incarne différentes espèces pour expliquer leur comportement, compte aujourd'hui une cinquantaine d'épisodes.

Elle prépare désormais une nouvelle série intitulée "The Survival of the Friendliest" (La survie des plus sociables). "C'est l'émerveillement qui me pousse à écrire", explique-t-elle. L'idée d'un film peut naître, dit-elle en souriant, de la découverte que les vers de terre sont hermaphrodites.

Ces films n'auraient pourtant jamais vu le jour sans Robert Redford. "Il voulait financer des contenus vidéo pour les premiers iPhone. Je lui dois beaucoup, c'est lui qui m'a donné la possibilité de devenir réalisatrice", raconte Isabella Rossellini, qui dit toujours privilégier la simplicité. "Je ne comprends rien à la technique", sourit-elle, disant puiser son inspiration dans le cinéma muet de Georges Méliès.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Lex Netflix: le soutien au cinéma suisse progresse de 25%

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La "Lex Netflix" oblige les plateformes et diffuseurs concernés à consacrer au moins 4% de leur revenu brut annuel réalisé en Suisse à la création cinématographique nationale (image d'illustration). (© Keystone/DPA/DANIEL REINHARDT)

Les investissements dans la création cinématographique suisse ont progressé de 25% en 2025 grâce à l'application de la "Lex Netflix". Les plateformes et diffuseurs concernés ont consacré 19,9 millions de francs à des ½uvres et à des mesures de soutien.

Cette progression intervient dans le cadre de l'obligation d'investissement instaurée par la loi sur le cinéma, dite "Lex Netflix", en vigueur depuis le 1er janvier 2024, rappelle l'Office fédéral de la culture (OFC) jeudi. Les entreprises concernées doivent consacrer au moins 4% de leur revenu brut annuel réalisé en Suisse à la création cinématographique nationale.

Au total, 22 entreprises étaient soumises à cette obligation en 2025. Elles ont réalisé un revenu déterminant de 817 millions de francs en 2025, en hausse de 9% sur un an. Cette activité correspond à une obligation d'investissement de 32,7 millions de francs, tandis que les montants effectivement investis ont atteint 19,9 millions de francs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Isabella Rossellini illumine l’ouverture de Locarno

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Les festivaliers ont afflué mercredi à Locarno (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Festival du film de Locarno a donné mercredi le coup d'envoi de dix jours de cinéma, entre hommages, découvertes et compétition. L'actrice italienne Isabella Rossellini a été récompensée d'un prix d'excellence lors de la cérémonie d'ouverture.

"Ce prix me remplit d'orgueil", a-t-elle dit au moment de le recevoir. "Mon père Roberto Rossellini a aussi été primé à Locarno en 1948 et mon frère Renzo Rossellini il y a trois ans", a-t-elle relevé.

Figure majeure du cinéma contemporain, Isabella Rossellini a été célébrée pour une carrière marquée par des collaborations avec de grands cinéastes, de David Lynch à Robert Zemeckis. Elle retrouvera également Locarno jeudi soir dans "Sailor et Lula" (1990), le film culte de David Lynch projeté sur la Piazza Grande, après une rencontre avec le public.

Récompensée pour une carrière entre cinéma d’auteur, productions internationales et engagements personnels, Isabella Rossellini a été saluée lors de la cérémonie d’ouverture pour son parcours et son attachement à la liberté artistique.

Peu avant à la Magistrale de Locarno, la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider a rendu hommage à une personnalité qui "n’a cessé de s’engager pour la liberté et l’indépendance des femmes". Plus largement, la Jurassienne a placé son intervention sous le signe d’un cinéma libre et ouvert. "Locarno est une vitrine du cinéma suisse, dans laquelle se reflète le cinéma mondial", a déclaré la conseillère fédérale, saluant un festival qui "laisse l’art respirer".

Sur la même ligne, Maja Hoffmann, présidente du Festival du film de Locarno, a dit vouloir que "la Piazza Grande soit toujours plus audacieuse", avant de poursuivre: "Gardons le courage de Locarno, celui de découvrir avant les autres."

La ministre de la culture a également insisté sur la dimension politique du cinéma en évoquant la rétrospective "Red & Black", consacrée à la Liste noire d’Hollywood durant la période du maccarthysme. "L’histoire du film est une histoire qui raconte des prises de risque – et la recherche de la liberté", a-t-elle affirmé.

La soirée d'ouverture s'est poursuivie avec la projection des "Yeux verts", de Fanny Liatard et Jérémy Trouilh. Le film raconte l'histoire de Chaya, 11 ans, qui plonge dans les rêves de son grand frère mystérieusement endormi après l'annonce de l'expulsion de leur famille.

Onze jours de cinéma

Présente à Locarno pour onze jours de cinéma, la manifestation proposera jusqu’au 15 août pas moins de 233 films, dont 103 premières mondiales. Parmi les rendez-vous attendus figurent la compétition pour le Léopard d’or, avec notamment "O Jacaré" du réalisateur suisse d’origine portugaise Basil Da Cunha.

Côté romand, Jean-Luc Bideau recevra le 8 août un prix spécial pour l’ensemble de sa carrière (Pardo speciale alla carriera) sur la Piazza Grande, avant la projection le lendemain d'"Ah que le bonheur est proche !" de François-Christophe Marzal, qui met en scène le comédien genevois dans un rôle sur-mesure.

Le public de Locarno retrouvera également plusieurs stars francophones avec la venue annoncée d'Isabelle Huppert et celle de l'actrice belge Virginie Efira. Il pourra aussi (re)voir plusieurs classiques en version restaurée lors des projections de minuit sur la Piazza Grande, comme "Taxi Driver" de Martin Scorsese, qui fête ses 50 ans, et "Dances with Wolves" ("Danse avec les loups") de Kevin Costner dans sa version intégrale de quatre heures.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Baume-Schneider célèbre à Locarno un cinéma libre et engagé

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La conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider a lancé la 79e édition du Festival du film à la Magistrale de Locarno mercredi en début de soirée. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider a ouvert mercredi le Festival du film de Locarno en défendant un cinéma synonyme de liberté, de dialogue et de diversité. Elle a salué un festival qui "laisse l’art respirer" et qui résiste aux logiques de facilité.

A la Magistrale de Locarno, la ministre de la Culture a insisté sur le rôle du festival tessinois comme espace de rencontre entre les cultures. "Locarno est une vitrine du cinéma suisse, dans laquelle se reflète le cinéma mondial", a-t-elle déclaré, saluant un rendez-vous qui favorise "le rayonnement du cinéma suisse".

Dans un discours prononcé en français, allemand et italien, La Jurassienne a également rendu hommage à la dimension plurilingue de la Suisse. Elle a souligné que le Tessin rappelait l’importance de la maîtrise des langues nationales pour la cohésion du pays.

Revenant au cinéma, Maja Hoffmann, la présidente du Festival du film de Locarno, a dit vouloir que "la Piazza Grande soit toujours plus audacieuse", avant de poursuivre: "Gardons le courage de Locarno, celui de découvrir avant les autres."

Sur la Piazza Grande dès 21h30, le public pourra découvrir "Les Yeux verts" (2026) du duo français Fanny Liatard et Jérémy Trouilh. Le festival se tient jusqu'au 15 août.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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L'écrivain français Didier Decoin, prix Goncourt, est décédé

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Didier Decoin (à g.) a notamment été président du jury du Prix Goncourt. (© KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT)

L'écrivain et scénariste Didier Decoin est décédé mercredi à 81 ans après une vie consacrée à raconter des histoires sous forme de romans, dont l'un a été consacré par le prix Goncourt, ou de scénarios de films et de séries.

Cette figure de la vie culturelle française depuis les années 1970 est morte mercredi matin à l'hôpital de Villejuif (Val-de-Marne), "après s'être battu avec force et courage contre le cancer", a indiqué à l'AFP son fils, Julien Decoin.

La maladie ne l'a pas empêché de travailler jusqu'au bout. Ce passionné de faits divers et d'Asie a publié son dernier roman en avril et était "encore, il y a quelques jours, en train de lire les livres de la rentrée littéraire", selon son fils.

Didier Decoin a reconnu que sa véritable passion était "le plaisir de la lecture". "Je ne peux pas m'en passer", avait-il déclaré.

"Soit il lisait, soit il écrivait. C'était un formidable raconteur d'histoires", a résumé son fils, lui-même écrivain.

La ministre de la Culture, Catherine Pégard, a adressé ses "condoléances à ses proches et à ceux qui ont partagé son exigence, son humanité et son amour de l'écriture", dans un message sur le réseau social X.

Né le 13 mars 1945, Didier Decoin est le fils du cinéaste Henri Decoin, réalisateur de plusieurs films marquants des années 1930 à 1960, dont "La vérité sur Bébé Donge" ou "Razzia sur la chnouf".

Il débute comme journaliste au quotidien France-Soir et publie à 20 ans son premier roman, "Le procès de l'amour", qui sera suivi par une trentaine d'autres, dont "L'enfant de la mer de Chine", "Meurtre à l'anglaise" ou "Madame Seyerling".

Il est couronné en 1977 par le prix Goncourt, la plus prestigieuse récompense littéraire en France, pour "John l'Enfer".

"Humanité profonde"

Didier Decoin s'investira ensuite fortement dans l'Académie Goncourt, où il est élu en 1995 avant d'en occuper la présidence de 2020 à 2024.

"Il était un lecteur attentif et bienveillant, et un camarade d'une humanité profonde", a salué l'Académie, en soulignant la "haute idée" qu'il avait "de la langue et de la littérature".

L'écrivain a consacré plusieurs romans à des faits divers, dont son dernier "Maypops" qui se déroule dans le sud des Etats-Unis à l'époque de la ségrégation. "Il cherchait à réhabiliter les victimes d'injustices ou de manque d'amour", selon son fils.

Très croyant, il a publié en 2009 un "Dictionnaire amoureux de la Bible".

Didier Decoin a été aussi un scénariste prolifique pour le cinéma, travaillant pour des réalisateurs tels que Marcel Carné ("La merveilleuse visite"), Henri Verneuil ("I comme Icare") ou Lucas Belvaux ("38 témoins").

Pour la télévision, il a collaboré à de multiples téléfilms et séries, obtenant notamment le Sept d'Or du meilleur scénario pour la mini-série "Le Comte de Monte-Cristo" en 1999.

Il a en outre dirigé la fiction de France 2 pendant trois ans et été l'un des fondateurs de la Société civile des auteurs multimédia (Scam).

Ce féru de navigation, qui a été président des Écrivains de marine, sera enterré "face à la mer qu'il aimait tant", à Auderville, une commune du cap de La Hague, dans le Cotentin, où il possédait une maison, selon son fils.

Marié, il était père de trois enfants.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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