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Gaza: Israël menace de reprendre les combats

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Les humanitaires font ce qu'ils peuvent à Gaza. (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED SABER)

Le ministre israélien de la défense Israël Katz a affirmé mercredi soir qu'Israël reprendrait les combats dans la bande de Gaza si le Hamas ne respectait pas l'accord de cessez-le-feu, estimant que celui-ci n'avait pas rendu toutes les dépouilles d'otages.

"Si le Hamas refuse de respecter l'accord, Israël, en coordination avec les Etats-Unis, reprendra les combats et agira pour une défaite totale du Hamas", indique un communiqué de son bureau. Le Hamas avait affirmé plus tôt avoir remis à Israël toutes les dépouilles d'otages auxquelles il avait pu accéder.

Aux termes de l'accord du cessez-le-feu conclu entre le mouvement islamiste palestinien Hamas et Israël sur la base du plan du président américain Donald Trump, Hamas devait remettre à tous les otages encore détenus à Gaza, les vivants et les morts, dans les 72 heures suivant la cessation des hostilités, soit au plus tard à 11h00 lundi (heure en Suisse).

Neuf dépouilles remises

Le mouvement palestinien a bien libéré dans les temps les 20 otages vivants, mais il n'a pour l'instant remis que neuf dépouilles de captifs sur les 28 retenues à Gaza: quatre lundi soir, trois mardi et deux mercredi.

"Nous avons rempli notre engagement au titre de l'accord en remettant tous les prisonniers israéliens vivants, ainsi que les corps auxquels nous avons pu accéder", a assuré le Hamas. "Quant aux dépouilles restantes, leur récupération et extraction nécessitent des efforts considérables et un équipement spécial".

"Ils [le Hamas] continuent de nous dire qu'ils entendent honorer l'accord", a dit à des journalistes un haut responsable américain, sous le couvert de l'anonymat. "Il y a eu beaucoup de déception et d'indignation lorsque seulement quatre corps ont été rendus, alors qu'ils [le Hamas] auraient pu simplement dire: 'Nous avançons'" dans la restitution des corps, a ajouté le haut responsable.

En échange du retour mardi des dépouilles de trois captifs, Israël a remis à Gaza 45 dépouilles de Palestiniens.

Appel de l'ONU

Accusant le Hamas de jouer la montre et de violer l'accord de cessez-le-feu, Itamar Ben-Gvir, ministre de la sécurité intérieure et figure de l'extrême droite israélienne, a de nouveau appelé mercredi le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou à couper totalement l'aide humanitaire pour Gaza.

Plus tôt, la radio-télévision publique israélienne KAN avait présenté comme imminente la réouverture du passage de Rafah entre l'Egypte et Gaza, crucial pour l'afflux de l'aide humanitaire qui attend du côté égyptien. Mais il est resté fermé jusque-là.

L'ONU a exhorté Israël à ouvrir "immédiatement" tous les accès de la bande de Gaza à l'aide humanitaire. "Nous voulons que tous [les] points de passage soient ouverts et que l'accès soit totalement libre", a déclaré à l'AFP au Caire Tom Fletcher, chef des opérations humanitaires de l'ONU.

"Nous voulons que cela se fasse maintenant, dans le cadre de l'accord" de cessez-le-feu, a dit M. Fletcher, soulignant "l'urgence totale" de la situation et la nécessité de "livrer de l'aide à grande échelle". A la fin août, l'ONU a déclaré une famine dans plusieurs zones de Gaza, ce que conteste Israël.

"Il ne reste plus rien"

Israël autorise actuellement l'acheminement de l'aide humanitaire essentiellement via le passage de Kerem Shalom, au sud du pays, mais les organisations humanitaires se plaignent des lenteurs administratives et des contrôles de sécurité.

Selon l'ONU et l'Organisation mondiale de la santé, Israël a permis ces derniers jours l'entrée d'aide humanitaire et médicale, notamment de gaz de cuisine, pour la première fois depuis mars, ainsi que des tentes supplémentaires pour les déplacés, des fruits frais, de la viande congelée, de la farine ou des médicaments.

Dans la bande de Gaza, des habitants affamés interceptent régulièrement les camions d'aide pour voler et stocker de la nourriture, ce qui empêche une distribution ordonnée vers les communautés les plus touchées, selon une source humanitaire.

De retour dans les ruines de leurs maisons à Gaza-ville, plusieurs habitants installent des tentes ou des abris de fortune au milieu des décombres, selon des images de l'AFP. "Nous sommes jetés à la rue. Il n'y a pas d'eau, pas de nourriture, pas d'électricité. Rien. Toute la ville de Gaza a été réduite en cendres", déclare Mustafa Mahram.

"Il ne reste plus rien à Gaza-ville. Ni arbres, ni bâtiments, ni être humains, ni vie. Juste des destructions", dit un autre Palestinien, Youssef Jodah.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

L'OMS pense que l'épidémie d'Ebola a débuté "il y a plusieurs mois"

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Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus est très inquiet de la situation d'Ebola. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'épidémie actuelle d'Ebola a "probablement" démarré "il y a plusieurs mois", selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). La menace est considérée comme "élevée" aux niveaux régional et national mais "faible" au niveau mondial.

"Des investigations sont en cours" sur le début du virus, a affirmé mercredi à la presse une responsable des urgences sanitaires à l'OMS, Anaïs Legand. Mais étant donné la propagation, l'organisation estime que l'épidémie a probablement démarré "il y a plusieurs mois".

Plusieurs de ses collègues ont relevé la complexité de ces situations. Et le directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus a balayé mercredi les critiques la veille du secrétaire d'Etat américain. Marco Rubio avait accusé l'OMS, dont les Etats-Unis se considèrent désormais comme sortis, d'avoir "tardé" à identifier cette nouvelle épidémie.

"Dès que l'OMS a été informée", "un soutien a été apporté" aux autorités congolaises, a rétorqué Anaïs Legand. M. Tedros est allé plus loin en parlant d'un "manque de compréhension" de la manière dont le Règlement sanitaire international (RSI) fonctionne de la part de M. Rubio. L'OMS "ne remplace pas" les Etats membres mais les soutient, a-t-il insisté.

Contrairement aux Etats-Unis également, l'organisation ne recommande pas une interdiction de voyager pour les personnes qui se trouvent en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda. Seuls les contacts des personnes infectées doivent se restreindre.

Pas de vaccin avant des mois

Selon les derniers chiffres relayés par le directeur général, 139 décès sont suspectés être liés à Ebola et parmi près de 600 cas suspects ont été observés. "Nous nous attendons à ce que ce chiffre continue d'augmenter", estime M. Tedros.

En République démocratique du Congo (RDC), 51 cas sont confirmés. "Nous savons que la dimension de l'épidémie est bien plus importante". Deux ont également été observés en Ouganda. Et un travailleur de santé américain a également été infecté.

Le premier chantier "absolu" est d'identifier toutes les chaînes de propagation, selon le chef des urgences à l'OMS, Chikwe Ihekweazu. Cette approche permettra ensuite d'évaluer la dimension réelle de l'épidémie qui devrait durer plusieurs mois au moins.

Mardi soir, un comité d'urgence a validé le choix de M. Tedros de considérer cet épisode comme une urgence sanitaire de portée internationale, deuxième niveau le plus élevé après l'urgence pandémique. En l'absence d'un vaccin pour la souche Bundibugyo, l'urgence est de faire des essais cliniques des principaux candidats.

Il faudra plusieurs mois avant de pouvoir le faire. De même, il faut établir les "bonnes plateformes" pour pouvoir avoir des tests PCR qui identifieraient rapidement la souche dans les communautés, selon Mme Legand.

Pas de problème d'accès à l'épicentre

M. Tedros est très inquiet de la vitesse de propagation, de la présence de cas en zone urbaine ou encore de l'augmentation récente des violences dans l'est de la RDC. Plus de 100'000 personnes ont été déplacées ces deux derniers mois en raison des affrontements entre le M23 et l'armée congolaise.

Le Prix Nobel de la Paix congolais Denis Mukwege a appelé les rebelles à ouvrir l'aéroport de Goma, grande ville du Nord-Kivu, qu'ils contrôlent. "L'épicentre est en Ituri" et "nous n'avons pas de problème d'accès" à Bunia pour le moment, se contente d'affirmer le directeur général face à cette question très politique.

Et une autre responsable fait remarquer que l'OMS n'a jamais quitté Goma depuis l'offensive du M23 début 2025 pour contrôler Goma. L'organisation est présente dans les régions affectées et ne prévoit pas pour le moment l'envoi d'équipes internationales de réponse rapide.

"Nous allons augmenter" le dispositif dans les prochains jours, a aussi dit Dr Chikwe. "Nous travaillerons avec les communautés locales, identifiant les manques qu'elles ont, avant de faire voler des renforts pour les sauver", selon lui.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Stellantis veut ouvrir son site de Rennes à Dongfeng

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Peinant à soutenir un niveau satifsaisant d'utilisation de ses capacités, Stellantis s'est résolu à ouvrir des sites de production à des concurrents chinois sur le Vieux continent. (© KEYSTONE/EPA/ANDREJ CUKIC)

Stellantis a conclu un protocole d'accord avec Dongfeng pour distribuer des voitures électriques du groupe chinois en Europe et en produire dans son usine de La Janais, près de Rennes, dans l'ouest de la France.

C'est un nouveau volet de la stratégie de partenariats chinois du groupe italo-franco-américain, après un accord similaire conclu avec le jeune constructeur automobile chinois Leapmotor, qui devrait fabriquer deux modèles de véhicules dans les usines espagnoles de Stellantis. "Stellantis et Dongfeng Group annoncent leur intention de créer une nouvelle coentreprise basée en Europe et pilotée par Stellantis", qui sera "responsable des ventes et de la distribution des véhicules de la marque premium Voyah de Dongfeng sur des marchés européens ciblés", a précisé le géant automobile.

"Les partenaires envisagent également la localisation (...) de modèles de véhicules à énergies nouvelles (NEV) de Dongfeng dans l'usine de Rennes en France", a-t-il ajouté. Stellantis a annoncé "son intention de vouloir partager le site de Rennes-La Janais avec le constructeur chinois Dongfeng sous la forme d'une joint-venture dont il resterait majoritaire à 51% afin d'assembler à l'avenir un second véhicule de marque Voyah conjointement à la Citroën C5 Aircross", unique modèle actuellement construit sur le site de La Janais, a précisé dans son propre communiqué le syndicat CGT, à l'issue d'un comité social et économique (CSE) extraordinaire.

"Si ce projet se concrétise, il faut absolument que cela soit couplé avec un plan d'embauche massif et que rapidement les 700 contrats intérimaires soient transformés en contrats à durée indéterminée", a poursuivi le syndicat, qui demande que la création d'une coentreprise ne conduise pas "à une dégradation des conditions de travail et des salaires ni pour les salariés de Stellantis, ni pour les sous-traitants" et que les fournisseurs habituels continuent à être sollicités.

Selon le syndicat CFTC, le véhicule chinois produit sera "100% électrique" et "la direction indique un véhicule dans deux ans". Parallèlement, l'usine de La Janais continuera de produire la Citroën C5 Aircross, selon la direction du site citée par le syndicat.

"L'usine Stellantis de Rennes-La Janais franchit une nouvelle étape: elle accueillera prochainement la production d'un véhicule du constructeur chinois Dongfeng", a indiqué la CFDT de son côté, tout en réclamant également des "garanties solides pour les salariés du site et de la sous-traitance".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Airbus va reconvertir en Espagne des A330 civils en militaires

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Employé dans sa version civile notamment par Swiss, l'A330 du constructeur européen peut aussi dans sa livrée militaire ravitailler des chasseurs en vol. (archive) (© KEYSTONE/EPA/OLIVIER MATTHYS)

L'avionneur européen Airbus va ouvrir à Séville, dans le sud de l'Espagne, un centre de reconversion pour transformer des avions de ligne A330 en appareils militaires de ravitaillement en vol, a annoncé mercredi sa branche Airbus Defence and Space.

Ce nouveau centre, qui doit entrer en service fin 2027, viendra compléter les installations déjà existantes de Getafe, près de Madrid, et permettra de porter de cinq à sept le nombre annuel de transformations d'avions civils en appareils militaires.

Les A330 MRTT servent au ravitaillement en vol d'avions de combat, mais aussi au transport de troupes et de matériel ou aux évacuations médicales.

Le site de reconversion de Séville, où Airbus dispose déjà d'une usine, assurera également des activités de maintenance et de modernisation des A330 MRTT déjà en service.

"Le choix de Séville est une décision stratégique", a déclaré le président d'Airbus en Espagne, Francisco Javier Sanchez Segura.

Selon lui, la capitale andalouse dispose des infrastructures industrielles et des compétences nécessaires, grâce notamment aux lignes d'assemblage des avions militaires A400M et C295.

Airbus prévoit de moderniser les installations afin de les adapter aux opérations de reconversion militaire, avec des investissements dans les hangars, les procédés industriels et la formation du personnel local.

Le site de Getafe conservera pour sa part un rôle de coordination entre les deux centres.

Avec 91 commandes provenant de 19 pays, Airbus revendique environ 90% du marché mondial des avions ravitailleurs hors Etats-Unis.

L'annonce du groupe intervient dans un contexte de forte augmentation des budgets de défense en Europe depuis le début de la guerre en Ukraine et de tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient.

Airbus emploie plus de 14'000 personnes en Espagne, dont environ 3500 sur ses sites andalous de Séville et Cadix.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Les Knicks auteurs d'un retour extraordinaire face aux Cavaliers

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Jalen Brunson (à dr.) auteur d'un match XXL pour les Knicks. (© KEYSTONE/AP/Seth Wenig)

Devant leur bouillant public, les New York Knicks ont réussi l'un des plus grands retours de l'histoire des play-off de NBA pour s'imposer 115-104 après prolongation face aux Cleveland Cavaliers lors du premier match de la finale de Conférence Est.

Maladroits et menés de 22 points à 7'52 de la fin du temps réglementaire, les Knicks ont trouvé les ressources pour arracher une prolongation et s'imposer, dans le sillage de Jalen Brunson, immense avec 38 points (15 sur 29 au tir), dont 15 dans le 4e quart-temps.

Neuf jours après une qualification express contre les Philadelphia 76ers, les Knicks ont dominé les Cavaliers 44-12 lors des 12 dernières minutes de jeu (7 dans le temps réglementaire, 5 en prolongation), validant le deuxième plus grand retour gagnant dans un 4e quart-temps en play-off depuis 1997 (record de 24 points par les Clippers).

Les Cavaliers, 48 heures après une qualification à Detroit lors du match 7 de leur deuxième tour, ont eux complètement raté leur fin de match, incapables de s'ajuster et à court d'énergie.

Ils avaient pourtant maîtrisé une grande partie de la rencontre grâce à Donovan Mitchell (29 points).

Les "Cavs" se sont retrouvés presque incapables de marquer sur la fin, à l'image du meneur James Harden (15 points à 5 sur 16 au tir, 3 passes), qui a complètement raté son retour à ce niveau huit ans après.

Le célèbre barbu, MVP 2018, a été constamment ciblé par Brunson lors des attaques des Knicks sur la fin, avec succès.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Xi et Poutine réaffirment la solidité des relations sino-russes

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Le président chinois a déroulé le tapis rouge à son hôte russe au Palais du Peuple. (© KEYSTONE/AP/Kristina Solovyova)

Les présidents chinois et russe Xi Jinping et Vladimir Poutine ont affirmé mercredi la force des relations entre les deux puissances malgré les turbulences internationales, et moins d'une semaine après l'entreprise de détente menée à Pékin par Donald Trump.

"Nous avons su approfondir sans cesse la confiance politique mutuelle et la coordination stratégique avec une persévérance inébranlable qui a résisté à mille épreuves", a dit M. Xi, selon l'agence de presse Chine nouvelle.

M. Poutine a quant à lui parlé de relations à un "niveau sans précédent", malgré les "facteurs extérieurs défavorables".

Menaces de reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran, guerre en Ukraine, tensions sur les échanges et les approvisionnements en hydrocarbures... les deux hommes se retrouvaient dans un contexte de crises multiples les concernant directement.

Les deux pays soulignent la nécessité "de revenir au dialogue et aux négociations dès que possible" au Moyen-Orient, dit le texte d'une déclaration commune publiée par le Kremlin. Ils sont en "accord complet" quant au fait que les frappes américaines et israéliennes contre l'Iran violent la loi internationale.

"Fournisseur fiable"

Les tensions sévissant autour du Golfe étaient l'un des sujets brûlants au menu des deux leaders, avec la récente visite de M. Trump en Chine ou la guerre en Ukraine.

Les deux leaders devraient aborder ces questions autour d'un thé dans la soirée, a dit préalablement le Kremlin. "Cela pourrait être une longue discussion", a prévenu un conseiller de M. Poutine, Iouri Ouchakov.

Le texte de déclaration commune publié par le Kremlin exprime le jugement "positif" de la Russie sur "la position objective et impartiale" de la Chine sur la guerre en Ukraine.

Pékin, pressée par les Occidentaux d'user de son influence sur Moscou pour mettre fin à la guerre en Ukraine, proclame sa neutralité.

La Chine, fortement tributaire du commerce international et des livraisons de pétrole et de gaz en provenance du Golfe, est directement impactée par la crise moyen-orientale.

Celle-ci présente au contraire pour M. Poutine l'opportunité de nouveaux débouchés pour son pays, troisième producteur mondial de pétrole et le deuxième de gaz en 2023, selon l'Agence internationale de l'énergie.

"Sur fond de crise au Moyen-Orient, la Russie garde sa place de fournisseur fiable de ressources", a dit M. Poutine.

Le sommet sino-russe lui offrait l'occasion de faire avancer un projet capital pour son pays, le grand gazoduc "Force de Sibérie 2". Il relierait les plus grosses réserves de gaz naturel russes dans le nord de la Sibérie et la Chine. Il ouvrirait un débouché pour les hydrocarbures russes, délaissés par l'Europe à la suite de l'invasion de l'Ukraine. Mais sa réalisation tarde.

Moscou et Pékin ont fait des "progrès", mais n'ont pas scellé d'accord, a dit le porte-parole du Kremlin cité par les agences russes.

Même si son pays fait face à ses propres défis, M. Xi reçoit M. Poutine en position de force comme c'était le cas avec M. Trump.

Relation déséquilibrée

Le président chinois a déroulé le tapis rouge à son hôte au Palais du Peuple. Salve de canons, hymnes, revue de soldats, groupe d'enfants scandant "bienvenue, bienvenue" et agitant des drapeaux des deux pays... la mise en scène était la copie conforme de l'accueil de M. Trump.

Mais le ton a ensuite été plus chaleureux entre M. Xi et Poutine, qui se disent amis et se sont rencontrés presque 40 fois au cours de plus de 13 années d'exercice concomitant du pouvoir.

Xi Jinping cherche à imposer l'image de la Chine comme un pôle de stabilité dans la tourmente. Chine et Russie sont opposées à un ordre mondial dominé par les Etats-Unis et l'Occident. Elles sont des partenaires de longue date de l'Iran et de la Corée du Nord.

A la différence de la semaine passée, MM. Xi et Poutine ont signé publiquement nombre de documents, sur la coopération stratégique, la construction d'une voie ferrée ou le développement urbain.

Ils se sont entendus pour prolonger un traité de bon voisinage datant de 25 ans et un régime d'exemption réciproque de visas.

M. Poutine a invité M. Xi en Russie l'an prochain et a confirmé sa présence au sommet de l'Apec (Coopération économique pour l'Asie-Pacifique) en novembre en Chine.

"Les relations sino-russes sont entrées dans une nouvelle phase, marquée par des réalisations plus importantes et un développement plus rapide", a assuré M. Xi.

Chine et Etats-Unis restent au contraire engagés dans une intense rivalité stratégique, commerciale et technologique. M. Xi a de nouveau dénoncé les dangers de "l'unilatéralisme et de l'hégémonisme" et le "risque d'un retour à la loi de la jungle".

Mais la Russie, affectée par quatre années de guerre en Ukraine, a plus besoin de la Chine que l'inverse, disent les experts.

Les relations économiques se sont considérablement renforcées depuis l'invasion de l'Ukraine. Mais les importations russes n'ont représenté qu'environ 5% des importations de la Chine en 2025, selon les Douanes chinoises. A l'inverse, la Chine a représenté plus du tiers des importations et plus du quart des exportations de la Russie en 2025, selon l'agence russe Tass.

La Chine était aussi fin 2025 le principal acheteur de pétrole brut et de charbon russes et le deuxième de gaz acheminé par pipeline, selon le Centre de recherche sur l'énergie CREA.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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