Rejoignez-nous

Expositions et spectacles

[ITW] Revue 2025: entre satire locale, danse débridée et "joyeux bordel"

Publié

,

le

La troupe 2025 de La Revue (Droits réservés)

Le Casino Théâtre de Genève accueille la nouvelle édition de la Revue. Cette année, elle promet un cocktail toujours aussi détonant de sketchs satiriques, chorégraphies spectaculaires et clins d’œil à l’actualité genevoise et internationale. Laurent Deshusses et Molly Hirt étaient mes invités.

Laurent Deshusses & Molly HirtLa revue 2025

Après un paquebot en 2024, place cette année à un grand magasin, les galleries Lafaillitte! « On sera dans un univers inspiré des galeries Lafayette du début du siècle, avec un décor unique pour tout le spectacle », explique Laurent Deshusses, auteur, metteur en scène et pilier de la Revue. Un choix assumé: « On sort du format des sketchs indépendants pour rester dans un même lieu, avec des personnages récurrents et une dynamique de comédie musicale. »

Un joyeux chaos bien rodé

Le travail d’écriture a commencé dès le printemps. « C’est à peu près 400 heures, réparties entre plusieurs auteurs, avec à la tête du processus Claude-Inga Barbey », précise Deshusses. Si les plumes viennent parfois de l’extérieur, l’ancrage local reste essentiel: « Quand on parle de Pierre Maudet ou d’Antonio Hodgers, mieux vaut connaître le terrain. Mais le talent n’a pas de frontières. »

Comme chaque année, les comédiens sont recrutés sans savoir ce qu’ils joueront. « C’est un vrai pari. Ils s’engagent pour quatre mois sur un projet en construction. C’est rare aujourd’hui en Suisse romande. »

14 ballets et une troupe cosmopolite

Côté danse, Molly Hirt, chorégraphe d’origine vaudoise, orchestre 14 ballets originaux. « Chaque pièce a son univers . On passe des années 1920 à Stromae, du tango argentin au hip-hop. Il y a même du contemporain et de la danse de salon. Plus c’est varié, plus ça plaît. » Sélectionnés parmi des centaines de candidatures, les danseurs viennent de toute l’Europe francophone.

Le défi? Intégrer aussi les comédiens à l’univers chorégraphique.

Je ne cherche pas la grâce, mais une vraie expressivité. À la Revue, les danseurs doivent aussi savoir jouer un personnage. Il faut mêler rigueur physique et humour scénique.

Parmi les sujets abordés cette année: la redevance, l’intelligence artificielle, la numérisation de la société et bien sûr, la politique locale. « Il y aura un retour d’Hodgers, un clin d’œil à Maudet, un peu de Karin Keller-Sutter et Guy Parmelin. Et les grandes figures internationales aussi, bien sûr. » Les cent ans de la Migros, la redevance, Blatten, l'IA et la Genève internationale auront également leurs moments.

Le ton reste celui d’une revue populaire, accessible, mais exigeante.

La Revue a longtemps été vue comme un genre un peu “pain-fromage”. Aujourd’hui, on vise un vrai équilibre entre comédie, danse, satire et exigence de production.

Dernière saison au Casino Théâtre

Cette édition 2025 sera aussi la dernière au Casino Théâtre, qui doit fermer ses portes pour rénovation. « Je l’avais inauguré avec un spectacle, je le quitte avec une Revue. C’est un lieu auquel je suis très attaché », confie Deshusses non sans une pointe d'émotion.

La suite se jouera sous chapiteau, sur la plaine de Plainpalais. Une transition que Molly Hirt accueille avec enthousiasme: « On aura plus de place, une plus grande scène, et une structure pensée pour la danse. Ce sera un vrai plus. »

En attendant, la Revue se joue à Genève, au Casino Théâtre.

Avec IA

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Expositions et spectacles

Watches and Wonders: l'horlogerie à l'heure de la jeunesse

Publié

le

Le stand de la manufacture Audmars Piguet, durant "Watches and Wonders Geneva" le 14 avril 2026. (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

Le salon de l'horlogerie, a ouvert les portes de son édition 2026 à Palexpo mardi, accueillant 65 marques de montres qui présentent leurs innovations aux professionnels du secteur puis, dès samedi, au grand public. L'événement fait la part belle à la créativité, avec des stands et des innovations toujours plus épatants, et mise sur l'inclusivité pour séduire la jeunesse, alors que l'instabilité économique continue à entraver ses affaires.

"Le luxe ne doit pas être quelque chose d'exclusif, il doit être accueillant et s'adresser à tout le monde", a déclaré lors de la cérémonie d'ouverture de Watches and Wonders son président, Cyrille Vigneron.

"Nous devons accueillir la diversité et prêter attention au regard des étrangers, sans leur rappeler chaque jour qu'ils n'ont pas leur place ici", a ajouté l'ancien directeur général de Cartier.

Cette année, l'événement a joué la carte de l'inclusivité et de la révolution des codes pour conquérir les visiteurs, attendus toujours plus nombreux - aux alentours de 60'000 - et jeunes. Lors de la précédente édition un quart des billets avaient été vendus à des moins de 25 ans, ont souligné les organisateurs.

La fin des stéréotypes

Ainsi, pour Cyrille Vigneron la clé du succès pour l'industrie horlogère réside en sa grande faculté d'évolution et d'adaptation. "Nous voyons de plus en plus d'hommes acheter des bijoux, des hommes acheter des montres féminines, des femmes acheter des montres masculines, et de plus en plus d'hommes et de femmes qui ne veulent pas qu'on leur dicte ce qui leur convient. Ce que nous pensons être lié au genre n'est qu'une norme sociale", a-t-il exposé.

"Nous réagissons aux normes sociales, et quand celles-ci changent, nous devons nous adapter car elles l'emportent toujours", a poursuivi le président.

Le ton s'est voulu résolument progressiste lorsque M. Vigneron a affirmé que "la jeune génération a repensé les genres et les stéréotypes d'une manière bien plus nuancée que nous ne l'avons fait". "Nous devons donc évoluer vers un attrait universel et ne pas nous limiter à quelque chose qui repose sur des stéréotypes, que ce soit au niveau des produits, de la publicité, du parrainage ou de la vente au détail".

"Une image forte"

Également présente, la conseillère d'Etat genevoise Nathalie Fontanet a elle aussi mis en avant "la remarquable capacité d'adaptation et d'innovation" du secteur horloger "dans une période marquée par les incertitudes liées au climat géopolitique actuel", alors que les marques doivent désormais faire face au conflit au Moyen-Orient, aux droits de douane imposés par les Etats-Unis, au repli de la Chine et au franc fort.

"Ces atouts me permettent d'envisager l'avenir avec confiance et optimisme", a-t-elle affirmé. Elle a souligné que la résilience de l'horlogerie tenait "avant tout à la solidité de ses fondamentaux, à son expertise reconnue, à son engagement indéfectible envers la qualité et à une image de marque forte".

Se tenant jusqu'à lundi prochain, le salon compte cette année onze nouvelles marques et un parcours qui inclus également des conférences, des démonstrations d'artisans et des ateliers pour enfants. En parallèle, plus de 85 maisons horlogères indépendantes feront connaître leurs nouveautés au sein de Time to Watches, à la villa Sarasin, à deux pas de Palexpo.

Et Genève ne sera pas en reste puisque de nombreux événements en lien avec le pilier de son industrie d'exportation, y sont prévus, l'objectif étant de convertir la ville en "un théâtre horloger à ciel ouvert".

Avec Keystone-ATS

Continuer la lecture

Expositions et spectacles

JEMA: à la découverte de la fabrication de chapeaux

Publié

le

Laura Catignani dans sa boutique à Genève.

Les Journées Européennes des Métiers d’Art se tiennent ce week-end. A Genève, des dizaines d’artisans vont partager leur savoir-faire. Une modiste, soit une fabricante de chapeaux, nous a ouvert les portes de son atelier. 

Ce week-end, ce sont les Journées Européennes des Métiers d’Art.

Dès ce vendredi et jusqu'à dimanche, ce sera l’occasion de découvrir des métiers passionnants. A Genève, des artisans ouvrent les portes de leurs ateliers au public. D’autres seront au Pavillon Sicli, comme une fabricante d’abat-jour, une teinturière ou encore une modiste, il s'agit de Laura Catignani. Sa spécialité: la fabrication de chapeaux. Reportage dans son atelier:

ReportageJEMA: à la découverte de la fabrication de chapeaux

Continuer la lecture

Expositions et spectacles

Cinq graffeurs partagent leurs univers à Chêne-Bougeries 

Publié

le

Cinq graffeurs partagent leurs univers à Chêne-Bougeries. Œuvre de JAZI.

Cinq graffeurs exposent leurs œuvres à Chêne-Bougeries jusqu’au 22 mars. Une exposition dans un format “classique” pour ces artistes qui ont l’habitude d’évoluer dans des environnements différents. Des maquettes, des peintures sur toile, carton ou PVC sont à découvrir.

Une exposition de graffs à ne pas manquer à Genève.

Son nom: Coalition: Du béton au Nouveau Vallon.

Elle est à découvrir à Chêne-Bougeries jusqu’au 22 mars prochain.
Cinq artistes sont réunis, ils sont originaires de Genève, Lausanne et de France voisine. Il s’agit de JAZI, CRBZ, KEIM, SUENO, et SWICK. Tous ont des univers très différents et leur propre définition du street art.

C’est donc l’occasion de venir découvrir ces artistes qui se sont placés dans un environnement qui n’est pas forcément le leur, c’est à dire une exposition classique. Ils ont travaillé sur des supports originaux, du carton, des toiles ou du PVC.

Le street art et le graffiti en particulier connaît un certain succès à Genève, à chaque événement, le public répond présent. JAZI, l'organisateur de l’exposition:

JAZIGraffeur

"Il y a un réel intérêt de la population genevoise sur les événements graffitis. J'ai fait des balades graffitis et j'avais plein de gens de tous les milieux , de tous les âges qui venaient. Ils ont plein de questions."

Concernant les œuvres, on peut découvrir une collection très colorée de l’artiste KEIM qui a peint des oiseaux sur toile.

JAZIGraffeur

"Il est très axé sur la nature, c'est très coloré, très vivant. C'est une proposition différente, mais qui reste tout à fait intéressante. Et il y a quand même ce mélange, selon les œuvres, entre urbain et classique."

L’exposition est à découvrir à Chêne-Bougeries jusqu’au 22 mars prochain à l’espace Nouveau Vallon.

Retrouvez l'interview de JAZI et la visite de l'exposition sont à retrouver ci-dessous:

JAZIGraffeur

 

 

 

Continuer la lecture

Arts

"Elles" exposent au Musée Rath les oeuvres des aborigènes

Publié

le

(KEYSTONE/Martial Trezzini)

Au Musée Rath à Genève, l'exposition "Elles. Artistes aborigènes contemporaines" présente les oeuvres de femmes autochtones reconnues, en collaboration avec la Fondation Opale. A travers leurs peintures colorées, elles rendent hommage à leurs racines et livrent quelques secrets de leurs mythologies, à voir dès jeudi, jusqu'au 19 avril.

Au centre de l'exposition, une immense toile aux motifs symboliques et vibrants a été réalisée par un collectif de femmes aborigènes en Australie. Chacune, assise sur la toile posée au sol, y a peint une histoire liée à leur mythologie, à une dimension parallèle. Car si "pour nous ces peintures sont abstraites, il n'en est rien pour les artistes", glisse Georges Petitjean, curateur de l'exposition, lors de l'inauguration mercredi.

Dans les croyances de ces communautés très diverses, cette dimension parallèle a un nom intraduisible, selon le curateur, qui propose de l'appeler "rêve". Ce monde englobe toute la création de l'univers, y compris les esprits de leurs ancêtres qui leur soufflent des histoires. Chaque artiste est alors responsable de les transmettre, par des poèmes racontés mais aussi par la peinture, qu'elles pratiquent d'ailleurs souvent en chantant, glisse Georges Petitjean.

Lien à la terre

Emily Kam Kngwarray raconte ses histoires dans des tons doux et ronds, exposés au rez-de-chaussée. L'artiste, aussi exposée à la Tate Modern à Londres cette année, a commencé à peindre vers la fin des années 80 au crépuscule de sa vie, comme plusieurs artistes de l'exposition. Elle produira près de 5000 oeuvres avant sa mort en 1996. Cette "coloriste naturelle", selon Georges Petitjean, exprime à travers ses couleurs son lien primordial à la terre.

Ses toiles contrastent avec les couleurs vives, presque fluorescentes, de l'artiste Mirdidingkingathi Juwarnda Sally Gabori, juste à côté. Cette artiste a aussi commencé à peindre tard, vers ses 80 ans, juste après être retournée sur son île natale qu'elle avait dû fuir très jeune. La peintre contemporaine, amatrice de grandes toiles et à la renommée internationale, est décédée en 2015.

Laissant de côté l'acrylique sur toile, l'exposition présente au sous-sol de la peinture sur écorces. Sous forme de tableaux d'abord, qui représentent notamment les sensations de la pluie, en tous cas toujours des "mouvements perpétuels". Au centre se dressent des poteaux funéraires creusés par les termites, sur lesquels des serpents, symboles puissants de création parmi le monde du "rêve", glissent sur des tapis de nénuphars.

Voix politique

"La date de naissance des artistes exposées est souvent inconnue, ce qui souligne le côté politique de leur art et de leur existence", appuie Samuel Gross, deuxième curateur de l'exposition. En Australie, les Aborigènes n'étaient pas considérés comme des citoyens avant 1967, ce qui leur rend encore aujourd'hui très difficile d'obtenir un passeport, selon le curateur.

"L'art leur a donné une voix", ajoute Georges Petitjean. Leurs peintures, comme les peintures collectives, ont même été utilisées pour prouver devant les juges australiens leur lien avec leur terre, étant donné que ces cultures n'avaient pas de trace écrite. La transmission de leurs connaissances passait d'abord par les poèmes oraux, rappelle le curateur.

Les peintures exposées au Musée Rath sont aujourd'hui créées spécialement pour être présentées au grand public, souligne Georges Petitjean. Avant d'ajouter que ces oeuvres ne permettent que d'effleurer la surface du "noyau de leurs connaissances, réservé aux initiés".

Avec Keystone-ATS

Continuer la lecture

Expositions et spectacles

Révisez vos connaissances avec l’expo “La Nuit de l’Escalade”

Publié

le

Illustration d'Édouard Elzingre

L'exposition “La Nuit de l'Escalade” se tient à la Bibliothèque de Genève en ce moment, l'occasion de remettre à jour ses connaissances.

Connaissez-vous bien l’histoire de l'Escalade?

Pour peaufiner vos connaissances, ne ratez pas l'exposition “La Nuit de l'Escalade” qui se tient à la Bibliothèque de Genève, en collaboration avec la Compagnie de 1602 jusqu’au 24 décembre. L’exposition aborde les différents événements qui ont conduit à cette fameuse nuit du 11 au 12 décembre 1602, quand la population genevoise repoussa les troupes savoyardes.

ReportageL'exposition “La Nuit de l'Escalade” à la Bibliothèque de Genève

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Radio Lac (@radiolac_ch)

Continuer la lecture

Derniers titres

Publicité

L'info en continu

SuisseIl y a 57 minutes

L'enseignement des langues nationales doit être encadré

L'enseignement d'une deuxième langue nationale au niveau primaire devrait être obligatoire. Le Conseil fédéral a mis en consultation vendredi un...

EconomieIl y a 1 heure

Le Conseil fédéral a davantage pris l'avion l'an dernier

En 2025, le Conseil fédéral a de nouveau un peu plus pris l'avion ou volé...

GenèveIl y a 2 heures

G7: les HUG sont prêts à faire face à des afflux de blessés

Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ont déployé un important dispositif pour faire face à...

GenèveIl y a 2 heures

Un piéton meurt après avoir été percuté par un jeune conducteur

Un accident mortel de la route a eu lieu jeudi soir peu après 22h00 à...

InternationalIl y a 2 heures

"Nous sommes tous des migrants", dit le pape en Espagne

"Nous sommes tous, d'une certaine manière, des migrants", a déclaré vendredi en français le pape...

SuisseIl y a 2 heures

Rhône 3: Franz Ruppen promet une vision actualisée pour fin 2026

L'avancement du projet de 3e correction du Rhône continue de questionner tant en Valais que...

CultureIl y a 3 heures

David Hockney, figure majeure de l'art contemporain, est mort

L'artiste britannique David Hockney, l'une des figures les plus influentes de l'art contemporain, connu pour...

SuisseIl y a 3 heures

La mixité homme-femme s'améliore dans l'administration lausannoise

L'équilibre entre les femmes et les hommes progresse au sein de l'administration lausannoise. Au 1er...

EconomieIl y a 3 heures

Le développement de l’énergie éolienne ne doit pas être entravé

Le développement de l’énergie éolienne ne doit pas être entravé. Le Conseil fédéral a rejeté...

EconomieIl y a 3 heures

Feu vert aux taxis autonomes de CarPostal en Suisse orientale

Les taxis collectifs testés en Suisse orientale par CarPostal vont pouvoir circuler sans chauffeur. L'OFROU...