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Expositions et spectacles

Le CERN ouvre une saison culturelle en ode à la curiosité scientifique

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Archives/image prétexte (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le CERN inaugure sa nouvelle saison culturelle ce jeudi 25 septembre avec la projection en avant-première du documentaire « Les vrais chercheurs ne savent pas ce qu’ils cherchent », de Cédric Klapisch et Jean-Luc Perréard. Au delà du film, c'est le programme de cette année « Génération Higgs » qui met à l’honneur la jeunesse et sa capacité à questionner le monde à travers la science. Tour d'horizon avec Mélissa Gaillard du CERN.

Mélissa GaillardCERN

Une saison sous le signe de la transmission

« Avec cette nouvelle saison, nous voulons inviter les jeunes générations à s’approprier la physique, et la science en général  à l’exprimer, à la questionner, ainsi qu’à repenser la façon dont elle est transmise », souligne le CERN dans un communiqué.

Pensée comme un pont entre la recherche fondamentale et la société, la saison « Génération Higgs » déploiera plus d’une dizaine d’événements jusqu’à l’été 2026. Tous visent à stimuler la curiosité des jeunes, à mettre en lumière leur créativité, mais aussi à ouvrir des passerelles entre disciplines artistiques, scientifiques et éducatives.

Le documentaire de Klapisch, réalisé sur près de trois ans, retrace la genèse du Portail de la science, ce nouvel espace public du CERN imaginé par l’architecte Renzo Piano. Il met en scène le travail des scientifiques venus du monde entier, en interaction avec ce chantier emblématique situé aux portes de Genève.

Une programmation pour tous les publics

« Partage ta science » (03.10.2025) donnera la parole à de jeunes élèves de la région, invités à captiver le public en quelques minutes.

« Collision(s) » (05.03.2026), pièce de théâtre conçue en collaboration avec Château Rouge, explorera les résonances poétiques entre science et expérience humaine.

La finale internationale de FameLab (25.11.2025), concours de vulgarisation scientifique, permettra de désigner le ou la meilleure communicatrice scientifique de l’année.

Enfin, un concert de piano galactique signé KV 265 Science & Symphony Films en partenariat avec la Haute école de musique de Genève aura lieu le 31 mars 2026.

Spectacles interactifs, projections, performances, rencontres: le CERN entend ouvrir grand ses portes à une large diversité de publics. L’événement « La quête du Higgs » (29.04.2026) promet ainsi une expérience ludique et immersive, adaptée à toutes les générations.

Clou de la saison, le festival CERN CineGlobe reviendra du 5 au 7 juin 2026 avec une sélection de films inspirés par la science, clôturant cette édition sous le signe du dialogue entre art, recherche et société.

Le programme de Génération Higgs (Image Cern)

Avec Keystone-ATS

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Expositions et spectacles

Watches and Wonders: l'horlogerie à l'heure de la jeunesse

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Le stand de la manufacture Audmars Piguet, durant "Watches and Wonders Geneva" le 14 avril 2026. (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

Le salon de l'horlogerie, a ouvert les portes de son édition 2026 à Palexpo mardi, accueillant 65 marques de montres qui présentent leurs innovations aux professionnels du secteur puis, dès samedi, au grand public. L'événement fait la part belle à la créativité, avec des stands et des innovations toujours plus épatants, et mise sur l'inclusivité pour séduire la jeunesse, alors que l'instabilité économique continue à entraver ses affaires.

"Le luxe ne doit pas être quelque chose d'exclusif, il doit être accueillant et s'adresser à tout le monde", a déclaré lors de la cérémonie d'ouverture de Watches and Wonders son président, Cyrille Vigneron.

"Nous devons accueillir la diversité et prêter attention au regard des étrangers, sans leur rappeler chaque jour qu'ils n'ont pas leur place ici", a ajouté l'ancien directeur général de Cartier.

Cette année, l'événement a joué la carte de l'inclusivité et de la révolution des codes pour conquérir les visiteurs, attendus toujours plus nombreux - aux alentours de 60'000 - et jeunes. Lors de la précédente édition un quart des billets avaient été vendus à des moins de 25 ans, ont souligné les organisateurs.

La fin des stéréotypes

Ainsi, pour Cyrille Vigneron la clé du succès pour l'industrie horlogère réside en sa grande faculté d'évolution et d'adaptation. "Nous voyons de plus en plus d'hommes acheter des bijoux, des hommes acheter des montres féminines, des femmes acheter des montres masculines, et de plus en plus d'hommes et de femmes qui ne veulent pas qu'on leur dicte ce qui leur convient. Ce que nous pensons être lié au genre n'est qu'une norme sociale", a-t-il exposé.

"Nous réagissons aux normes sociales, et quand celles-ci changent, nous devons nous adapter car elles l'emportent toujours", a poursuivi le président.

Le ton s'est voulu résolument progressiste lorsque M. Vigneron a affirmé que "la jeune génération a repensé les genres et les stéréotypes d'une manière bien plus nuancée que nous ne l'avons fait". "Nous devons donc évoluer vers un attrait universel et ne pas nous limiter à quelque chose qui repose sur des stéréotypes, que ce soit au niveau des produits, de la publicité, du parrainage ou de la vente au détail".

"Une image forte"

Également présente, la conseillère d'Etat genevoise Nathalie Fontanet a elle aussi mis en avant "la remarquable capacité d'adaptation et d'innovation" du secteur horloger "dans une période marquée par les incertitudes liées au climat géopolitique actuel", alors que les marques doivent désormais faire face au conflit au Moyen-Orient, aux droits de douane imposés par les Etats-Unis, au repli de la Chine et au franc fort.

"Ces atouts me permettent d'envisager l'avenir avec confiance et optimisme", a-t-elle affirmé. Elle a souligné que la résilience de l'horlogerie tenait "avant tout à la solidité de ses fondamentaux, à son expertise reconnue, à son engagement indéfectible envers la qualité et à une image de marque forte".

Se tenant jusqu'à lundi prochain, le salon compte cette année onze nouvelles marques et un parcours qui inclus également des conférences, des démonstrations d'artisans et des ateliers pour enfants. En parallèle, plus de 85 maisons horlogères indépendantes feront connaître leurs nouveautés au sein de Time to Watches, à la villa Sarasin, à deux pas de Palexpo.

Et Genève ne sera pas en reste puisque de nombreux événements en lien avec le pilier de son industrie d'exportation, y sont prévus, l'objectif étant de convertir la ville en "un théâtre horloger à ciel ouvert".

Avec Keystone-ATS

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JEMA: à la découverte de la fabrication de chapeaux

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Laura Catignani dans sa boutique à Genève.

Les Journées Européennes des Métiers d’Art se tiennent ce week-end. A Genève, des dizaines d’artisans vont partager leur savoir-faire. Une modiste, soit une fabricante de chapeaux, nous a ouvert les portes de son atelier. 

Ce week-end, ce sont les Journées Européennes des Métiers d’Art.

Dès ce vendredi et jusqu'à dimanche, ce sera l’occasion de découvrir des métiers passionnants. A Genève, des artisans ouvrent les portes de leurs ateliers au public. D’autres seront au Pavillon Sicli, comme une fabricante d’abat-jour, une teinturière ou encore une modiste, il s'agit de Laura Catignani. Sa spécialité: la fabrication de chapeaux. Reportage dans son atelier:

ReportageJEMA: à la découverte de la fabrication de chapeaux

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Cinq graffeurs partagent leurs univers à Chêne-Bougeries 

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Cinq graffeurs partagent leurs univers à Chêne-Bougeries. Œuvre de JAZI.

Cinq graffeurs exposent leurs œuvres à Chêne-Bougeries jusqu’au 22 mars. Une exposition dans un format “classique” pour ces artistes qui ont l’habitude d’évoluer dans des environnements différents. Des maquettes, des peintures sur toile, carton ou PVC sont à découvrir.

Une exposition de graffs à ne pas manquer à Genève.

Son nom: Coalition: Du béton au Nouveau Vallon.

Elle est à découvrir à Chêne-Bougeries jusqu’au 22 mars prochain.
Cinq artistes sont réunis, ils sont originaires de Genève, Lausanne et de France voisine. Il s’agit de JAZI, CRBZ, KEIM, SUENO, et SWICK. Tous ont des univers très différents et leur propre définition du street art.

C’est donc l’occasion de venir découvrir ces artistes qui se sont placés dans un environnement qui n’est pas forcément le leur, c’est à dire une exposition classique. Ils ont travaillé sur des supports originaux, du carton, des toiles ou du PVC.

Le street art et le graffiti en particulier connaît un certain succès à Genève, à chaque événement, le public répond présent. JAZI, l'organisateur de l’exposition:

JAZIGraffeur

"Il y a un réel intérêt de la population genevoise sur les événements graffitis. J'ai fait des balades graffitis et j'avais plein de gens de tous les milieux , de tous les âges qui venaient. Ils ont plein de questions."

Concernant les œuvres, on peut découvrir une collection très colorée de l’artiste KEIM qui a peint des oiseaux sur toile.

JAZIGraffeur

"Il est très axé sur la nature, c'est très coloré, très vivant. C'est une proposition différente, mais qui reste tout à fait intéressante. Et il y a quand même ce mélange, selon les œuvres, entre urbain et classique."

L’exposition est à découvrir à Chêne-Bougeries jusqu’au 22 mars prochain à l’espace Nouveau Vallon.

Retrouvez l'interview de JAZI et la visite de l'exposition sont à retrouver ci-dessous:

JAZIGraffeur

 

 

 

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Arts

"Elles" exposent au Musée Rath les oeuvres des aborigènes

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(KEYSTONE/Martial Trezzini)

Au Musée Rath à Genève, l'exposition "Elles. Artistes aborigènes contemporaines" présente les oeuvres de femmes autochtones reconnues, en collaboration avec la Fondation Opale. A travers leurs peintures colorées, elles rendent hommage à leurs racines et livrent quelques secrets de leurs mythologies, à voir dès jeudi, jusqu'au 19 avril.

Au centre de l'exposition, une immense toile aux motifs symboliques et vibrants a été réalisée par un collectif de femmes aborigènes en Australie. Chacune, assise sur la toile posée au sol, y a peint une histoire liée à leur mythologie, à une dimension parallèle. Car si "pour nous ces peintures sont abstraites, il n'en est rien pour les artistes", glisse Georges Petitjean, curateur de l'exposition, lors de l'inauguration mercredi.

Dans les croyances de ces communautés très diverses, cette dimension parallèle a un nom intraduisible, selon le curateur, qui propose de l'appeler "rêve". Ce monde englobe toute la création de l'univers, y compris les esprits de leurs ancêtres qui leur soufflent des histoires. Chaque artiste est alors responsable de les transmettre, par des poèmes racontés mais aussi par la peinture, qu'elles pratiquent d'ailleurs souvent en chantant, glisse Georges Petitjean.

Lien à la terre

Emily Kam Kngwarray raconte ses histoires dans des tons doux et ronds, exposés au rez-de-chaussée. L'artiste, aussi exposée à la Tate Modern à Londres cette année, a commencé à peindre vers la fin des années 80 au crépuscule de sa vie, comme plusieurs artistes de l'exposition. Elle produira près de 5000 oeuvres avant sa mort en 1996. Cette "coloriste naturelle", selon Georges Petitjean, exprime à travers ses couleurs son lien primordial à la terre.

Ses toiles contrastent avec les couleurs vives, presque fluorescentes, de l'artiste Mirdidingkingathi Juwarnda Sally Gabori, juste à côté. Cette artiste a aussi commencé à peindre tard, vers ses 80 ans, juste après être retournée sur son île natale qu'elle avait dû fuir très jeune. La peintre contemporaine, amatrice de grandes toiles et à la renommée internationale, est décédée en 2015.

Laissant de côté l'acrylique sur toile, l'exposition présente au sous-sol de la peinture sur écorces. Sous forme de tableaux d'abord, qui représentent notamment les sensations de la pluie, en tous cas toujours des "mouvements perpétuels". Au centre se dressent des poteaux funéraires creusés par les termites, sur lesquels des serpents, symboles puissants de création parmi le monde du "rêve", glissent sur des tapis de nénuphars.

Voix politique

"La date de naissance des artistes exposées est souvent inconnue, ce qui souligne le côté politique de leur art et de leur existence", appuie Samuel Gross, deuxième curateur de l'exposition. En Australie, les Aborigènes n'étaient pas considérés comme des citoyens avant 1967, ce qui leur rend encore aujourd'hui très difficile d'obtenir un passeport, selon le curateur.

"L'art leur a donné une voix", ajoute Georges Petitjean. Leurs peintures, comme les peintures collectives, ont même été utilisées pour prouver devant les juges australiens leur lien avec leur terre, étant donné que ces cultures n'avaient pas de trace écrite. La transmission de leurs connaissances passait d'abord par les poèmes oraux, rappelle le curateur.

Les peintures exposées au Musée Rath sont aujourd'hui créées spécialement pour être présentées au grand public, souligne Georges Petitjean. Avant d'ajouter que ces oeuvres ne permettent que d'effleurer la surface du "noyau de leurs connaissances, réservé aux initiés".

Avec Keystone-ATS

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Expositions et spectacles

Révisez vos connaissances avec l’expo “La Nuit de l’Escalade”

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Illustration d'Édouard Elzingre

L'exposition “La Nuit de l'Escalade” se tient à la Bibliothèque de Genève en ce moment, l'occasion de remettre à jour ses connaissances.

Connaissez-vous bien l’histoire de l'Escalade?

Pour peaufiner vos connaissances, ne ratez pas l'exposition “La Nuit de l'Escalade” qui se tient à la Bibliothèque de Genève, en collaboration avec la Compagnie de 1602 jusqu’au 24 décembre. L’exposition aborde les différents événements qui ont conduit à cette fameuse nuit du 11 au 12 décembre 1602, quand la population genevoise repoussa les troupes savoyardes.

ReportageL'exposition “La Nuit de l'Escalade” à la Bibliothèque de Genève

 

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